Lutter intégralement contre les violences sexistes et sexuelles au travail maintenant !

Participez aux rassemblements et manifestations organisés sur tout le territoire, en particulier les lundis, et soyons nombreux·ses le samedi 4 juillet pour une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles à Paris et partout en France ! Les femmes en danger au travail, faute de prévention Au cours de leur carrière, 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail ; 9 % déclarent avoir déjà eu un rapport sexuel forcé ou non désiré avec une personne de leur milieu professionnel ; 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour sur un lieu de travail.Assez ! Ces violences, massives, ne sont pas une fatalité. Elles résultent de l’inaction des pouvoirs publics et des employeurs : 80 % d’entre eux n’ont pas mis en place de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles, alors même qu’il s’agit d’une obligation légale ! Et quand ils existent, la plupart de ces plans de prévention sont des coquilles vides. Le travail est un espace propice aux violences sexistes et sexuelles (VSST) car c’est un lieu de rapports de force et dedomination, qui se trouvent exacerbés du fait que l’emploi conditionne l’accès à l’autonomie financière et à l’émancipation des femmes. Les plaintes qui visent Patrick Bruel aujourd’hui concernent des faits qui ont quasi tous eu lieu au travail.Une loi-cadre pour des mesures réellement efficaces La CGT a intégré la Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles dès son lancement fin 2024 pour amplifier la lutte contre les violences sexuelles et notamment les VSST. Dans ce texte, nous portons plusieurs mesures urgentes pour éradiquer les violences au travail : Tou·tes mobilisé·es contre les VSST La CGT se mobilise dans les rassemblements qui ont lieu partout en France depuis le viol et le meurtre le Lyhanna, pour marquer sa volonté, aux côtés des associations féministes et enfantistes, d’obtenir des pouvoirs publics une action déterminée et proportionnée contre les violences sexuelles subies à tous les âges de la vie et dans tous les espaces, notamment au travail. Les professionnel·les qui ont pour mission de prévenir, protéger, accompagner, réparer, sanctionner, réinsérer tirent la sonnette d’alarme depuis des années : elles et ils n’ont pas les moyens de bien travailler. Il est grand temps d’y remédier. Assez de larmes de crocodile et de paroles en l’air ; nous exigeons des actes forts, à la hauteur de l’enjeu : une société affranchie des violences sexistes et sexuelles qui attentent à la dignité humaine et détruisent tant de vies. Faisons entendre nos voix !
Mardi 23 juin la CGT demande des comptes à Bercy !

Dans le cadre de la journée mondiale pour la fonction publique, rassemblement festif et revendicatif à Bercy. Vive la solidarité et le progrès social ! Le 23 juin, à partir de 16h, la CGT appelle les agent·es publics, fonctionnaires et contractuel·les, mais aussi les usager·es et citoyen·es à se rassembler à Bercy pour faire sauter le verrou budgétaire. Fiers de nos missions ! Tous les jours, près de 6 millions d’ agent·es de la Fonction Publique exercent leurs missions pour rendre le meilleur service public et participent au fonctionnement de l’État, des collectivités locales et des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux. L’austérité budgétaire met nos services publics à l’os. La logique du chiffre, du coût et de la performance abîme nos missions de service public, nourrit la perte de sens, accroît la maltraitance au travail et fragilise la Fonction publique. Ce sont les usager·es et les citoyen·nes qui sont mis à mal, c’est notre modèle social et démocratique qui est attaqué au profit des intérêts de l’argent, des idées réactionnaires et de l’extrême droite. De l’argent, il y en a… Plutôt que d’allouer chaque année 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises privées sans aucun contrôle ni contrepartie, ni résultats… , plutôt que d’augmenter sans cesse le budget des armées, finançons la fonction publique pour répondre aux besoins de la population. Les services publics sont notre bien commun et le patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas ! Les défendre et les développer, c’est garantir l’accès aux droits, c’est répondre aux besoins de la population et défendre une société plus juste socialement et économiquement. Prises de parole, musique, échanges : En présence de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGTPour l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires et agent·es publics, la CGT revendique : Le 23 juin à partir de 16h, rendez-vous à Bercy, au village CGT des services publicsAvec la CGT on s’organise pour nos missions, nos emplois et nos conditions de travail !
21 juin rassemblement contre le racisme

La CGT est signataire de l’appel à manifester contre le racisme dimanche 21 juin qui partira à 14h de Barbès. Nous publions cet appel à se mobiliser pour la justice, la paix et la solidarité et à manifester le 21 juin pour construire un avenir juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Mobilisation générale pour la justice, la paix et la solidarité. Après la réussite forte et inspirante du rassemblement initié à Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, à l’appel de Bally Bagayoko, maire de la commune nouvelle de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, où plus de 15 000 personnes ont répondu présentes le 4 avril 2026, nous appelons à amplifier cette mobilisation. Cet appel s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de renoncer : humanistes, antifascistes, antiracistes, à toutes celles et ceux qui assument de combattre les actes et les propos racistes qui se généralisent jusqu’au sommet de l’État. Parce que le racisme est systémique, la réponse doit être politique. Nous ne pouvons accepter les lois qui discriminent des parties de la population et banalisent le racisme, ni les complaisances, les silences et les renoncements de beaucoup face aux discours médiatiques et politiques qui portent la haine et le rejet. Il n’y a pas de place pour l’indifférence Nous appelons la jeunesse à se lever, les universitaires à éclairer, les artistes à créer et à dénoncer, les médias républicains à informer avec responsabilité. Nous appelons les féministes, les personnes sans papiers, les acteurs et actrices engagés pour la paix, contre les dominations et les injustices. Nous appelons les syndicalistes, les associatifs, les habitantes et habitants des quartiers populaires comme de tous les territoires, les intellectuel-le-s, les sportifs et sportives, les créateurs et créatrices, et toutes les forces vives de la société. Face à la montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de la négrophobie, de l’antitsiganisme, du racisme anti-asiatique et de toutes les formes de haine, face à la progression des idées d’extrême droite et des discours de division, il n’y a pas de place pour l’indifférence. Nous refusons la banalisation de ces idées et affirmons notre détermination à y faire barrage par la mobilisation.Le 21 juin rassemblons-nous à Paris pour porter haut une exigence : celle d’une société réellement égalitaire, fraternelle et libre. Une marche pour affirmer notre attachement commun aux valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Ce rendez-vous est un appel à l’engagement, à la dignité, à la solidarité active. Il est un appel à construire un avenir solidaire, juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Le 21 juin, marchons ensemble. Nombreu-s-es, solidaires, déterminé-e-s.
11 juin – École Nanteuil : face aux attaques de l’extrême-droite, la CGT appelle à rejoindre le rassemblement de soutien

Depuis 72 heures, les personnels et les parents d’élèves de l’école Nanteuil à Montreuil font face à une campagne de désinformation et de stigmatisation d’une violence inédite, lancée par l’extrême droite dans les médias et sur les réseaux sociaux. La CGT leur apporte son plein et entier soutien et condamne avec la plus grande fermeté cette instrumentalisation scandaleuse et les menaces et pressions qui s’en sont suivies. Le Ministère n’a pas été en reste. Par ses déclarations sur les réseaux sociaux, le ministre a relayé cette campagne de harcèlement et contribué à alimenter la polémique en mettant en cause les personnels, avant d’être contraint de commencer à rétropédaler. La CGT dénonce ces actes qui participent à la banalisation des offensives réactionnaires contre l’École publique et ses agents. Nous saluons la réaction unitaire, digne et déterminée des personnels et des parents d’élèves. Ils et elles ont fait la lumière avec courage sur cette manipulation scabreuse et rétabli la vérité face aux mensonges propagés à des fins idéologiques. Aux côtés des personnels de l’école, la CGT exige l’appui et le soutien actif des collègues et des familles. Le Ministère doit revenir sur ces actes diffamants et accéder aux demande de mesure de protection des collègues Nous appelons à rejoindre le rassemblement organisé jeudi 11 juin à 17h00 devant l’école par les parents d’élèves et la FCPE 93 Rappel des faits – extrait du communiqué CGT-SNUIPP 93 du 8 juinSamedi, un compte anonyme a diffusé un extrait tronqué du spectacle de fin d’année d’une école maternelle de Montreuil intitulé « Voyage dans le temps ». Un compte X proche des réseaux Bolloré, n’ont pas hésité ainsi à jeter en pâture plusieurs enfants en bas-âge à visage découvert, ainsi qu’une mère de famille, sur la base de mensonges éhontés. L’objectif de ce passage du spectacle était en effet de promouvoir le pacifisme et le devoir de mémoire. Après la scène représentée dans la vidéo, les enfants jetaient leurs t-shirts imprimes camouflage pour arborer des symboles de paix. Un message très clair pour tous les parents qui ont assisté à ce moment. Les thèmes portés par l’extrême-droite imprègnent largement le débat public, aujourd’hui, tandis que la violence d’extrême droite se radicalise et s’affiche de plus en plus ouvertement tant dans les paroles que dans les actes. C’est ce que nous rappelle l’offensive contre les collègues, les élèves et leurs parents de cette école de Montreuil. La CGT, résolument antifasciste par son histoire et ce qu’elle défend, rappelle que l’extrême-droite est l’ennemi mortel des travailleur-euses.
Communiqué intersyndical UPE2A
Communiqué CGT-SNES-FO-SUD Suite à notre AG intersyndicale des coordonnateurs UPE2A du mardi 7 mai 2026,nous souhaitons vous alerter sur une dégradation nette et préoccupante des conditions d’accueil et d’inclusion des élèves allophones au sein des dispositifs UPE2A de notre département. À ce jour, les élèves issus de l’UPE2A ne sont ni comptabilisés dans les effectifs des classes ordinaires lors de leur inclusion, ni réellement anticipés dans les prévisions de rentrée, ce qui engendre des déséquilibres structurels importants. D’une part, pour la rentrée prochaine, de nombreux élèves sortants d’UPE2A sont amenés à rejoindre les classes ordinaires. En l’absence de prise en compte dans les effectifs prévisionnels, ces intégrations vont mécaniquement entraîner une surcharge des classes. Ces élèves doivent être intégrés dans les prévisions d’effectifs afin de leur garder la place en classe ordinaire. D’autre part, dès cette année scolaire, plusieurs élèves ont été inclus totalement en classe ordinaire à l’issue de 12 mois en UPE2A, sans tenir compte d’éventuels besoins supplémentaires. Ces intégrations, réalisées en cours d’année, ont provoqué une augmentation significative des effectifs dans les classes, avec des élèves qui n’y étaient pas suffisamment prêts, dégradant les conditions d’enseignement et rendant particulièrement difficiles les inclusions progressives des élèves encore en UPE2A. Ces dernières ne peuvent désormais plus être mises en œuvre dans des conditions satisfaisantes, ni pédagogiquement efficaces. L’abondement de trois heures de DHG par niveau surchargé et par dispositif UPE2A, sur demande du·de la chef·fe d’établissement, n’est pas une réponse satisfaisante à notre demande de réduction des effectifs dans les classes banales. Certes, ces quelques heures permettent d’améliorer les DHG. Toutefois, nous réaffirmons que seule une réduction globale des effectifs prenant en compte l’existence d’une UPE2A dans un établissement permet une inclusion raisonnée de nos élèves à besoins particuliers, répondant à une réflexion pédagogique individualisée des équipes, sans surcharger les classes. Par ailleurs, les orientations récentes conduisent à accueillir des élèves allophones non scolarisés antérieurement (NSA) en attente de place dans des dispositifs adaptés, ou à défaut en classe ordinaire. Ces accueils se font sans moyens supplémentaires, sans anticipation des effectifs et sans reconnaissance administrative claire, ce qui fait peser un risque réel d’invisibilisation de ces élèves et compromet la qualité de leur prise en charge. Dans un contexte déjà fragilisé par des fermetures de classes, cette accumulation de contraintes ne permet plus de garantir des conditions d’inclusion dignes et adaptées aux besoins des élèves. Cela s’ajoute aux difficultés des conditions de travail des coordinateur·rices UPE2A. Nous réitérons notre demande d’amélioration de leur situation. Nous souhaitons davantage de stabilité des coordonnateurs et veiller à ce que que l’IMP ne soit pas transformée en Pacte ou en cartographie. Nous demandons en conséquence : – la création de dispositifs UPE2A et NSA en nombre suffisant ;– la prise en compte effective des élèves UPE2A dans les effectifs des classes ordinaires ;– la comptabilisation, dans les effectifs globaux de rentrée, des élèves passant de l’UPE2A aux classes ordinaires ;– l’abondement de 3 heures par niveau chargé donné automatiquement dans les DHG sans avoir besoin d’en faire la demande– une baisse des effectifs par classe afin de rendre possible une inclusion réelle et de qualité, qui peut se traduire par des ouvertures ou non fermetures de classe ;– une souplesse dans la durée de prise en charge en UPE2A, adaptée aux besoins réels des élèves.– l’amélioration des conditions de travail et de recrutement des coordinateur·rices UPE2A Au regard de la dégradation constatée, nous allons demander une audience afin d’exposer plus précisément ces difficultés.
13 juin – École Publique en Danger : Non aux 275 fermetures de classes

La CGT et l’intersyndicale Plan d’Urgence FSU-CGT-SUD-CNT – 39 à Saint-Denis-Pierreffite– 16 à Montreuil– 15 à Aubervilliers et idem à Epinay-sur-Seine– 14 à Aulnay-sous-Bois– 13 à la Courneuve– 11 à Clichy-sous-Bois, idem à Blanc-Mesnil et à Drancy– 10 à Sevran et idem à Pantin– 9 à Bondy– 8 à Bagnolet et à Bobigny– Pas une ville épargnée même les plus petites (3 à 7 classes supprimées…) Le 13 juin tous à AUBERVILLIERS. Départ 10 h Métro Fort d’Aubervilliers Arrivée : Parvis de la mairie Financements : Non au 30 % de moins pour les élèves du 93.Collèges et les lycées : Non au 25 ETP d’enseignants supprimés.AESH : Non au retard massif dans les recrutementsAbsences non remplacées : Non à l’immobilisme du rectorat
AESH : stop à la maltraitance, stop aux PAS, un statut, un vrai salaire pour tou-tes maintenant !

L’intersyndicale 93 est présente depuis lundi 1er juin au matin devant la DSDEN pouraccompagner les collègues AESH qui sont convoqué·es pour signer un avenant qui modifie le nombre d’établissements avec les PAS. Le constat est affligeant : les collègues sont reçues à la chaîne, quelques secondes seulement pour lire et signer l’avenant. Pour celles qui avaient des questions sur les conséquences des PAS et sur les nouvelles zonesgéographiques couvertes par le PAS on leur a dit « il faut scanner le QR code », en leur tendantun marque page aux couleurs de l’académie de Créteil. Quel mépris pour ces personnels qui sont déjà les plus précaires de la fonction publique ! Nous informons les collègues qu’elles ne sont pas obligées de signer l’avenant sur place et qu’elles ont un délai d’un mois de réflexion. Nous leur conseillons d’utiliser ce droit pour montrer à l’administration que les AESH refusent d’être maltraitées une fois de plus. Les PAS ont été rejetés par les parlementaires, le ministre maintient sa généralisation dans un déni de démocratie. Le ministère doit renoncer à la mise en place des PAS qui vont renforcer la précarité des personnels AESH et amenuiser les heures d’accompagnements proposées aux élèves en situation de handicap, alors que beaucoup d’élèves du département n’ont pas un accompagnement à la hauteur de leur notification. Nous refusons que les conditions de travail des AESH soient de nouveau dégradées. Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales. Alors que les AESH représentent aujourd’hui le deuxième métier de l’éducation tous ministères confondus en nombre de personnels, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des AESH. Cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins, ni aux exigences d’une école réellement inclusive. L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité, sous-payés et privés de véritables perspectives professionnelles.Continuons le combat pour un statut de fonctionnaire de catégorie B pour toutes les AESH et des conditions d’inclusion et de scolarisation dignes pour nos élèves. Des revendications qui font pleinement partie de notre demande d’un plan d’urgence pour l’éducation en Seine-Saint-Denis ! Nous appelons les AESH et les enseignant·es à se mettre en grève massivement le 9 juin et à manifester à Paris à 14h.
Devant les nouvelles provocations du ministère en audience, l’intersyndicale ne lâche pas l’affaire !

L’intersyndicale éducation 93, accompagnée de représentant.es nationales.aux a été reçue le 3 juin au ministère par le Directeur de cabinet, la Directrice des ressources humaines, la conseillère à l’égalité territoriale, la directrice de l’enseignement scolaire et la DASEN du 93. Le niveau de responsabilité de nos interlocuteurs.trices du jour et le faste de la bibliothèque du ministère comme lieu de l’audience pouvait nous faire croire à un changement de paradigme ministériel concernant la prise en considération de nos revendications. Nous pensions à minima être considéré.es sérieusement après l’audience consternante du 12 mars. Nous avons défendu avec détermination les droits du département le plus pauvre de la France hexagonale où l’État investit moins qu’ailleurs et ne remplit pas sa mission d’égalité des chances pour tous les élèves du 93. 846 millions c’est le rabais que s’autorise l’état en dépensant 30% de moins pour nos élèves que dans le reste du territoire. Ce constat, factuel et documenté, le ministère y répond en nous indiquant que l’état « continue d’investir dans le 93 », et que l’accompagnement des élèves à besoins particuliers va s’améliorer largement avec le déploiement des PAS. Notre interlocutrice a cru bon ajouter que l’académie « surconsommait » des AED et pour finir que le ministère « aurait pu supprimer beaucoup plus ».Nous aurions pu croire un instant à une caméra cachée : il n’en était rien. Il s’agissait simplementde la vision du 93, qualifié de « territoire complexe et éruptif », depuis la rue de Grenelle.Ces propos ont sonné comme une provocation à l’égard des personnels et parents d’élèvesmobilisés depuis 2 ans. La situation de la Seine-Saint-Denis pour la rentrée prochaine, c’est une saignée pour laréussite de nos élèves : La lutte doit se poursuivre plus que jamais, en particulier dans le cadre de la prochaine rentrée qui s’annonce sous haute tension. Nous le savons : sans déblocage d’une rallonge financière extraordinaire significative, il est illusoire d’imaginer améliorer la situation de l’école publique dans notre département. Nous avons ainsi obtenu une nouvelle audience à la rentrée. A l’heure où les bilans de rentrée dans les départements se font en DSDEN, le 93, fort de sa mobilisation depuis 2 ans, ira faire le sien au ministère, toujours déterminé et dans la lutte pour un plan d’urgence pour notre département. L’enjeu sera le budget 2027 !Nous ne lâcherons pas l’affaire devant les provocations du ministère !
AED : en grève le 2 juin ! La lutte continue pour un vrai statut et un salaire

Les AEd occupent une place centrale dans les établissements mais sont précarisé·es et sous-payé·es. Enfin, les moyens humains en vie scolaire sont insuffisants. Pour une éducation égalitaire et émancipatrice, nous avons besoin de personnels aux approches et cultures professionnelles variées. LA GRÈVE PAYE ! Depuis 2 ans, la CGT Éduc’action construit les grèves avec les personnels AEd et obtient des avancées notables. La plupart des rectorats ont désormais adopté un Guide AEd. S’il contient souvent des erreurs ou interprétations discutables, il constitue une première avancée pour formaliser les droits et missions des AEd et éviter des tâches indues. La mobilisation des vies scolaires ne concerne pas que les AEd, mais tous les personnels ! Dans plusieurs académies, nous avons gagné une grille de salaire basée sur celle des AESH, le retour de CDD de 2 ou 3 ans, la CDIsation d’AEd malgré un refus initial de leur rectorat… La lutte paye ! LUTTER CONTRE L’ARBITRAIRE : CE N’EST PAS À LA HIÉRARCHIE LOCALE DE FAIRE SA LOI C’est par la menace permanente du non-renouvellement que les hiérarchies imposent des conditions de travail bien au-delà du cadre légal. Partout, les AEd ne veulent plus se laisser faire et s’organisent. Les rectorats doivent prendre leurs responsabilités, faire enfin appliquer le droit, et faire cesser l’arbitraire dans le renouvellement des contrats. Mais ce n’est qu’en sortant les AEd des conditions d’emploi précaires dans lesquelles ils et elles sont maintenu·es, qu’il sera réellement possible de garantir des conditions de travail dignes. ENSEMBLE, EXIGEONS
9 juin : AESH, un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire ! Toutes et tous mobilisé·es

Alors que les AESH représentent aujourd’hui le deuxième métier de l’Education, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des AESH. La CGT Educ’Action 93 dénonce ce seuil à minima, dont l’un des effets est d’exclure de fait les personnels de nationalité extra-communautaires. Cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins, ni aux exigences d’une école réellement inclusive. COMMUNIQUE INTERSYNDICAL Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales. Mais dès ce premier groupe de travail, les limites fixées par le ministère sont apparues inacceptables. Alors que les AESH représentent aujourd’hui le deuxième métier de l’éducation tous ministères confondus en nombre de personnels, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des AESH. Cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins, ni aux exigences d’une école réellement inclusive. L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité, sous-payés et privés de véritables perspectives professionnelles. Nous réaffirmons nos revendications : • la création immédiate d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour toutes et tous les AESH ;• un temps complet sur la base des missions réelles exercées ;• une revalorisation salariale significative ;• a reconnaissance pleine et entière des qualifications et compétences professionnelles des AESH ;• une école pleinement inclusive donnant réellement les moyens de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Le prochain groupe de travail est annoncé pour le 17 juin. D’ici là, il est indispensable de faire entendre massivement les revendications des AESH.