Lycée Utrillo de Stains : La CGT reçue par le Ministère, la répression doit cesser – le 17 septembre soyons nombreux-ses en grève pour dire NON

Le 7 septembre, la CGT était reçue en urgence au ministère de l’Education Nationale concernant les menaces de mutations forcées au lycée Utrillo de Stains. Preuve en est que le ministère n’ignore pas les atteintes graves à la la lutte contre les violences sexistes et sexuelles que constituerait une telle sanction envers les deux enseignantes syndicalistes à la CGT et lanceuses d’alerte. De l’aveu-même du cabinet du ministre, les enseignantes ont dû « se débrouiller » depuis de trop nombreuses années face au besoin de témoigner d’un grand nombre d’élèves du lycée. Ils annoncent n’avoir « rien à reprocher à leur démarche », qui n’a consisté qu’à accueillir en toute confiance la parole des élèves et à la relayer à leurs chefs de service successifs, en protection de leurs élèves tout en respectant systématiquement le cadre réglementaire. Aujourd’hui, le ministère se retrouve donc bien mal à l’aise pour défendre les agissements du Rectorat. Au cours de l’audience, la CGT a dénoncé auprès du cabinet, l’enquête administrative lancée au printemps dernier dans l’établissement : son caractère à charge contre les lanceuses d’alerte, menaçant envers les syndicalistes, et totalement sourd aux témoignages sur les violences. Cette enquête est le point de départ des sanctions actuelles. Nous avons rappelé que des élèves et ancien·nes élèves ainsi que les parents d’élèves qui faisaient la queue devant les salles d’audition de l’enquête administrative ont été éconduits. L’enquête a pourtant été présentée par le rectorat au ministère comme pensée pour « prendre de la hauteur sur les signalements de violence », pour « redonner du cadre », pour « repenser le pilotage de la lutte contre les VSS »… Cela ne correspond pas à la réalité d’une enquête qui, de façon très officielle (dans son intitulé, dans sa présentation aux organisations syndicales en instance) avait pour objectif de traiter les « tensions et la judiciarisation des relations » entre personnels. La question des VSS a été totalement évacuée par les enquêteurs et le rectorat. La CGT s’étonne qu’elle revienne donc par la fenêtre au moment même où le ministère se rend compte que le Rectorat fait l’extrême inverse des supposées priorités ministérielles. Pour la CGT, il est temps d’en finir avec cette répression syndicale et ces procédure baillons contre des lanceuses d’alerte qui contribuent à jeter l’opprobre sur les victimes et sur les professionnel·les à qui elles se confient. Abandon des menaces de mutation forcée, mise en œuvre d’un protocole clair et sécurisant de recueil de la parole des élèves, des ancien·nes élèves et des parents et ancien·nes parents d’élèves, mise en œuvre des sanctions contre des personnels qui ne peuvent pas être face à des élèves. C’est l’affaire de tou-tes, et c’est pourquoi la CGT et l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT 93 appellent à se mettre en grève jeudi 17 septembre et à rejoindre le rassemblement à 11h00 devant le rectorat de Créteil
Pétition en soutien à Julie et Sabrina

Madame Mahfoufi et Madame Léonis sont enseignantes au lycée Maurice Utrillo (Stains), depuis plus de 20 ans. Elles sont investies pour donner à leurs collègues des conditions de travail dignes et se battent pour un service public de l’Education qui soit émancipateur. Elles enseignent leur discipline avec professionnalisme et pédagogie, dans la confiance des élèves. Dans le cadre de leur mission et des procédures réglementaires, elles ont signalé des violences à caractère sexiste, sexuel et raciste présentes au sein du lycée. Aujourd’hui, elles sont menacées de mutation subie par le rectorat. Soutenez-les, signez la pétition ! www.change.org/p/au-lycée-maurice-utrillo-les-lanceuses-d-alerte-sont-menacées-de-mutation
Pour nos salaires et nos conditions de travail…Tous et toutes, Gagnons la grève du 29 septembre, refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le 8 juillet dernier, le ministre des Comptes publics a exclu toute revalorisation du point d’indice. Toutes les organisations syndicales de la Fonction publique ont alors quitté la réunion et appellent à une journée de grève et de manifestations le mardi 29 septembre. Les projets de budget 2027 annoncent une nouvelle cure d’austérité pour les Services publics. Ainsi, le gouvernement poursuit leur casse tout en allongeant et favorisant le budget militaire… Des choix politiques inacceptables. Dans l’Éducation nationale, au mépris salarial, s’ajoutent un budget rétréci, des classes surchargées, des locaux inadaptés au changement climatique, une sécurité informatique plus que précaire ou encore un plan de licenciement massif de contractuel·les. Toutes les raisons de se mobiliser pour exiger une revalorisation salariale et des moyens pour le Service public d’Éducation. Le point d’indice (la base de nos rémunérations) n’étant plus indexé sur l’inflation, il a perdu 32,1 % de sa valeur depuis 2000 et 15,62 % depuis 2017. Depuis 2023, la perte moyenne est de 112 €/mois en catégorie C, 142 € en cat. B et 216 € en cat. A. Résultat : 862 000 agent·es, dont de nombreux personnels précaires de l’Éducation (AESH, AEd, catégorie C…), doiventtoucher une indemnité différentielle pour atteindre le SMIC. Cette politique est parfaitement assumée par les différents gouvernements, sur le dos de l’austérité et de la diminution de la dette publique. Pourtant l’argent existe : 211 milliards d’€ sont versés chaque année aux entreprises sans aucune contrepartie. La DEPP a communiqué cet été sur le salaire moyen des enseignant·es qui serait de 3 090 € net/mois en moyenne. Le calcul est biaisé car il englobe toutes les primes et indemnités, inégalitaires et non retenues pour le calcul des retraites… Méthode contestable d’autant plus qu’elle change chaque année pour profiter àl’affichage ministériel… et qui exclut les contractuel·les (2 130 € en moyenne, elles·eux aussi payé·es en points d’indice) tout en masquant le décrochage du début de carrière. Un·e stagiaire touchait plus de deux fois le SMIC dans les années 1980 et à peine le SMIC aujourd’hui. Les enseignant·es gagnent toujours 900 € de moins par mois que les autres cat. A. Ce chiffre de communication ne change rien à nos fins de mois. 3256 postes d’enseignement supprimés en cette rentrée et qui s’ajoutent aux précédentes suppressions alors que les effectifs d’élèves ont augmenté depuis 2017. La « déprise démographique » est le prétexte récurrent pour les gouvernements pour supprimer des postes alors que le manque de personnels est à déplorer tous les ans. La baisse démographique doit permettre de diminuer les effectifs/classe et non de faire des économies. Classes sans enseignant·e, contractuel·les précarisé·es puis licencié·es, AEd et AESH en nombre insuffisant : c’est toujours « faire plus avec moins ». Cette pénurie de personnels touchent indifféremment les services administratifs, techniques, sociaux et de santé… Une politique d’austérité aveugle qui pénalise tout le système. Locaux surchauffés l’été, mal isolés l’hiver, jamais rénovés « faute de budget », mais surtout de volonté politique…Et depuis cet été, l’insécurité numérique s’ajoute à la liste : la cyberattaque du groupe ZeroBytes a exfiltré 43 Go de données et bloqué SIECLE, I-Prof, Onde dans plusieurs académies à quelques jours de la rentrée. L’institution numérise à marche forcée, mais reste incapable de protéger nos données et celles des élèves. Et ce n’est pas à eux·elles d’en subir les conséquences. Quand on pense avoir touché le fond niveau conditions de travail, le ministère creuse encore… contre nous ! Toutes et tous en grève et en manifestation le mardi 29 septembre Imposons une autre politique pour les salaires et pour l’École
L’académie de Créteil veut sanctionner les lanceuses d’alerte : soyons nombreux-ses pour dire non le 17 septembre !

– Appel à la grève de intersyndicale – Jeudi 3 septembre, jour de rentrée des lycéen-nes, un rassemblement a réuni plus de 200 personnes devant le lycée Utrillo de Stains. Enseignant-es, parents, élèves et syndicalistes de tout le département ont répondu à l’appel de l’équipe du lycée, en grève pour soutenir deux enseignantes de l’établissement, militantes à la CGT. A la veille de la rentrée elles ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service ». « Le tort » de ces syndicalistes lanceuses d’alerte? Avoir signalé depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative. Ce qui se passe au lycée Maurice Utrillo suit un schéma bien rodé : le rectorat diligente une enquête dans un établissement, produit un récit à partir de fragments des témoignages issus d’auditions menées à charge, et prononce une ou des mutations dans l’intérêt du service. Ce mode de gestion, sert désormais à la mise en œuvre d’une politique assumée et honteuse de répression syndicale. Cette lutte n’est pas seulement celle du lycée Utrillo car l’inaction face aux VSS et aux discriminations racistes, la répression syndicale sont des réalités bien connues dans notre institution. Le ministère depuis plusieurs mois se targue de mettre en place de vrais outils à grands coups de communication. Il n’en est rien, la plupart des situations sues sont mises sous le tapis. Les personnels se sentent totalement abandonnés face à la parole des élèves ou des personnels qu’ils et elles recueillent. Ce désaveu de la part du rectorat dure depuis trop longtemps. Nous exigeons : Tou-tes en grève jeudi 17 septembreRendez-vous à 11h00 au rassemblement devant le rectorat de Créteil21 rue Victoire Daubié – Créteil
Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’administration sanctionne les lanceuses d’alerte

Cette rentrée dans notre département est percutée par des mesures de répression inacceptables visant deux enseignantes syndicalistes de la CGT. Leur « faute » ? Avoir alerté, depuis plusieurs années, leur employeur sur des faits graves s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles (VSS), ainsi que sur des faits de discrimination raciste commis par un personnel de l’établissement à l’encontre d’élèves (voir article du Parisien). Voir l’article du Parisien : « Bande de couscous » : un professeur du lycée Utrillo à Stains soupçonné de remarques racistes et sexistes Le 28 août dernier, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, nos deux collègues ont reçu un courrier de l’académie de Créteil leur annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service ».Derrière cette formulation administrative se cache une sanction déguisée, une pratique honteuse utilisée depuis de nombreuses années par notre institution.D’autres syndicalistes de la CGT et de SUD sont également convoquées au rectorat en septembre, faisant peser une nouvelle menace disciplinaire sur plusieurs membres de l’équipe. Cette décision intervient alors même que ces enseignantes ont fait leur devoir en signalant des faits graves et en cherchant à protéger les élèves.Face à cette intimidation et à cette répression, l’ensemble des personnels du lycée sera en grève jeudi 3 septembre, avec un rassemblement dès 10h devant l’établissement. Voir le communiqué de l’équipe du lycée Utrillo : Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentrera pas ! La CGT dénonce avec force cette répression antisyndicale visant des lanceuses d’alerte. Nous leur apportons notre plein et entier soutien, ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe aujourd’hui mise en cause. Alors que le ministre déclarait à l’occasion de cette rentrée : « Nous avons le devoir de libérer la parole de manière aussi universelle que possible »,il est inacceptable que ce même employeur s’en prenne à des lanceuses d’alertes, par ailleurs syndicalistes CGT. La lutte contre les VSS – violences sexistes et sexuelles – ne peut être une opération de communication. La CGT et l’intersyndicales FSU-CGT-SUD-CNT se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions. Nous refusons que l’administration sanctionne celles et ceux qui alertent. Voir le communiqué intersyndical et les communiqué de soutien d’autres équipe du 93 : Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’Académie de Créteil sanctionne les lanceuses d’alerte Nous exigeons :
Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension

Après un été caniculaire qui n’aura pas été de tout repos, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 11 millions d’élèves et 800 000 personnels enseignants. Pour sa dernière rentrée de l’ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l’École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d’élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l’uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c’est une vision nauséabonde de l’École qui se dessine et que la CGT Éduc’action combat. À cette nouvelle offensive idéologique s’ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l’été a plongé services et personnels dans l’incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c’est surtout l’impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l’attente de leur nomination et avec l’angoisse d’être payé·es en septembre. Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l’absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu’un véritable plan social frappe les non-titulaires. L’augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins. Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n’a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d’ignorer la rénovation du bâti public et l’adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid… Face à cette situation, l’anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n’a rien de surprenant. Il est urgent d’agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c’est tout un symbole ! La CGT Éduc’action appelle les personnels à s’organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !
Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’Académie de Créteil sanctionne les lanceuses d’alerte

Communiqué de l’intersyndicale 93 – CGT, CNT, FSU, SUD Le 28 août 2026, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, deux enseignantes du lycée Utrillo de Stains, militantes à la CGT, ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service », sanction déguisée honteuse pratiquée depuis de nombreuses années par notre institution. Leur faute? Avoir alerté depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative sans avoir plus de précision sur les sanctions encourues, ce qui ajoute à l’intimidation de la part de l’administration subie par l’équipe du lycée. En avril dernier, une enquête administrative a eu lieu au lycée Utrillo de Stains. Faisant suite à de très nombreux signalements sur ces agissements sur élèves, violences signalées depuis de nombreuses années de la part d’un personnel de l’établissement, les personnels et leurs organisations syndicales avaient vite compris que cette enquête avait tout d’un énorme scandale, mais ne voulaient tout de même pas croire que le Rectorat irait aussi loin dans l’ignominie. Les conditions de l’enquête administrative étaient extrêmement inquiétantes : questions très orientées et à charge : refus des enquêteur∙ices d’entendre la parole des élèves victimes et des parents d’élèves, pressions des enquêteur∙ices sur les représentant∙es syndicaux∙ales accompagnant les collègues, présence parmi les enquêteur∙ices d’un personnel de la DSDEN qui avait poussé les lanceuses d’alerte à signaler les faits au procureur de la République en vertu de l’article 40 du code de la fonction publique et de l’IA-IPR de l’une d’elles… Mais nous voulions croire que notre employeur ferait preuve d’un minimum de courage et d’honnêteté à l’issue de cette enquête qui a forcément mis en lumière l’existence de ces violences, en ne sanctionnant donc que celui qui les a commises. Pour nous, il s’agit d’une nouvelle procédure-bâillon, d’un crachat à la figure des victimes de violences sexistes et sexuelles, d’une victimation secondaire et de la silenciation de tous∙tes celles et ceux qui osent parler en cas de violences. Alors que le ministre se targue de lancer une grande campagne de sensibilisation et de recueil de la parole, envisager une telle sanction montre une hypocrisie et un cynisme sans limites. Le Rectorat sait pertinemment que cette sanction déguisée est de plus illégale, mais connaît les lenteurs du tribunal administratif. Nous dénonçons ces attaques sournoises de la hiérarchie. Nos organisations syndicales se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions, de tous et toutes les victimes et des lanceur∙euses d’alerte, ainsi que de toute l’équipe du lycée Utrillo qui sortirait traumatisée d’un tel évènement s’il avait bien lieu. Nous exigeons l’annulation de ces sanctions ainsi que les convocations au rectorat de plusieurs membres de l’équipe en vue de mesures disciplinaires. A lire également, le communiqué de l’équipe du lycée Utrillo : le communiqué de soutien de l’équipe du lycée Henri Sellier de Livry-Gargan : le communiqué de soutien de l’équipe du collège Courbet de Pierrefitte :
Pour le réemploi des contractuel·les non renouvelé·es : compte-rendu de la délégation intersyndicale / AG en visio

La CGT Educ’action Créteil organise une assemblée générale en visio le 9 septembre pour les contractuel·les.Le lien pour s’y connecter : https://cloud.ferc-cgt.org/apps/bbb/b/KTLkF2YpZJLemEge Le 26 août, après un rassemblement plein de détermination pour le renouvellement des contrats des collègues non-titulaires de l’académie de Créteil, une délégation intersyndicale a été reçue à 16h30 par le Recteur, la directrice adjointe de cabinet, le directeur des ressources humaines et le chef de service de la DPE. Audience que le Recteur a voulu expédier en 30 minutes, à l’occasion de laquelle il a considéré que revendiquer la reconduction de tous les contrats alors que nous savions qu’il était empêché par des contraintes budgétaires relevait du « populisme ». Nous avons quand même insisté lors de cette audience pour rappeler que nous demandons le renouvellement de tous les contrats et que l’année scolaire ne pourra être que chaotique si nous manquons de collègues pour assurer les cours devant les élèves. La situation est aussi très grave pour les collègues à qui l’on a annoncé qu’ils ne travailleraient plus à la rentrée. Selon les chiffres que nous a communiqués le rectorat lors de l’audience, 412 collègues ont vu leur contrat se terminer avec l’académie de Créteil en cette rentrée. 318 de ces collègues restent encore « dans le vivier » et peuvent être rappelés en fonction des besoins dans les différentes disciplines. Cependant, encore selon les informations que nous avons collectées lors de l’audience, les services du rectorat estiment avec satisfaction qu’à l’heure actuelle 91% des besoins en enseignant-es, Psy-En et CPE sont pourvus. Le réemploi des collègues mis en vivier ne concernera donc que quelques personnes à la marge. Nous avons rappelé que cette décision était inadmissible dans les conditions actuelles d’apprentissages des élèves de notre académie. De plus, nous savons que beaucoup des collègues concernés par le non-renouvellement de leur contrat, ont beaucoup d’ancienneté dans l’académie et dans l’Education Nationale. Il est totalement illogique de se séparer de collègues expérimentés et compétents au profit peut-être de nouvelles embauches au cours de l’année. Nous avons aussi insisté sur l’attention portée aux cas des collègues de la part des services du rectorat et notamment les réponses aux recours qui sont généralement soit inexistantes soit très succinctes. Le rectorat doit comprendre que des vies de collègues se retrouvent totalement chamboulées par les décisions prises et que la précarité est un poids permanent pour les collègues. Afin d’orienter au mieux les collègues, nous avons demandé des éclaircissements sur les matières qui étaient en besoin en cette rentrée. Le chef de la DPE nous a indiqué que le rectorat avait besoin de collègues en Technologie et Sciences Physiques et que depuis l’envoi des lettres de non-renouvellement à la fin du mois de juin, ils avaient déjà fait des réemplois en Education Musicale, en Lettres Histoire, en Technologie et en Physique-Chimie. Cependant, le rectorat a aussi rappelé que suites aux incidents de cybersécurité survenus cet été, les affectations avaient pris du retard, et continuaient d’être ralenties. Ainsi, certains collègues qui seraient affectés ces jours prochains, pourraient ne pas le savoir, puisque les outils de communication numériques ne sont pas encore complètement opérationnels. Aussi, les chef.fes d’établissements ont reçu la consigne de contacter directement les collègues nouvellement affectés. Nous conseillons donc aux collègues d’être particulièrement attentifs à cela. La remontée des besoins depuis les établissements se faisant aussi au compte goutte, certaines affectations pourraient se faire tardivement. Le rectorat a fortement insisté sur le fait qu’ils étaient ouvert-es à répondre à toutes les situations individuelles donc si vous vous trouvez dans cette situation, n’hésitez pas à nous contacter. Nous le rappelons, il s’agit cependant pour nous d’un problème collectif et structurel. Dès la pré-rentrée, dans nos établissements, nous découvrirons la liste des postes non pourvus, avec des remplacements non effectifs. La remontée des éléments du terrain doit nous permettre de demander immédiatement et avec force le renouvellement des contrats des 412 collègues !Nous avons demandé aussi à cette fin, que nous soit communiqué, dès octobre, le nombre de contrats effectivement reconduits, ainsi que les disciplines concernées, et ce afin que nous puissions les mettre face à l’intérêt de nos revendications.
Rassemblement le 26 Aout à 14H30 pour exiger le renouvellement de tou.tes les contractuel.les

La CGT appelle à se rassembler à partit de 14h30 mercredi 26 août devant le rectorat de Créteil contre les non-renouvellements d’enseignant·es contractuel·les qui marque cette rentrée dans nos trois départements, 93, 94, 77. La CGT dénonce cette situation inacceptable qui aggrave la précarité alors même que les besoins existent. Mobilisons-nous contre ces licenciements qui ne disent pas leur nom, et pour la titularisation sans condition des personnels contractuel·les !
Fonction publique : appel à la grève le 29 septembre

Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent·es publics. Dans les trois versants de la fonction publique, la CGT appelle à la grève et la manifestation. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel·les s’effondre D’un côté, 415 milliards d’euros de crédits au titre de la loi de programmation militaire auxquels 36 milliards d’euros viennent d’être ajoutés pour militariser toujours plus l’économie et la société françaises ! 211 milliards d’euros alloués chaque année aux entreprises sans contreparties, ni évaluation ni contrôle, etc. De l’autre, des gels et annulations de crédits de 6 milliards d’euros qui pourraient aller jusqu’à 8 et même 10 milliards d’euros alors que les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale 2026 ont déjà passé la fonction publique, nos systèmes de sécurité et de protection sociales sous les fourches caudines de l’austérité budgétaire. À l’ordre du jour : toujours moins de politiques publiques, de services publics et d’agent·es publics dont les premières victimes sont les citoyen·nes et les usager·es dont les droits ne sont plus garantis et les besoins de moins en moins satisfaits. La maltraitance des agent·es publics atteint des sommets. Là encore, le menu proposé par le Gouvernement est particulièrement indigeste avec des attaques contre les autorisations spéciales d’absence, les congés pour raison de santé, le mi temps thérapeutique, etc. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel·les s’effondre du fait notamment du gel pluriannuel de la valeur du point d’indice, de l’arrêt du versement de la GIPA ou encore du jour de carence et de la baisse de 10 % de la rémunération versée aux agent·es qui sont en congé maladie ordinaire… En 25 ans, le point d’indice a perdu de l’ordre de 30 % de sa valeur. La smicardisation frappe comme jamais la fonction publique ! Pour être au niveau du Smic, 862 000 agent·es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle depuis le 1er juin 2026. Elles et ils étaient 356 000 avant cette date. Trop, c’est trop ! La CGT fonction publique réaffirme que d’autres choix sont non seulement possiblesmais nécessaires. Oui, il y a besoin de faire des services publics et de la fonction publique des outils au service d’une nouvelle logique de développement articulant transition écologique, garantie des droits, réponse aux besoins de toutes et tous, progrès social. Cela passe par des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale construitessur d’autres bases. Oui, il y a besoin de créer des emplois de fonctionnaires partout où c’estnécessaire et de titulariser les contractuel·les. Oui, il y a besoin de mettre en oeuvre une autre politique salariale avec, entre autres : Plutôt que de faire la chasse aux agent·es et à leurs droits, plus particulièrement à celles et ceux qui sont malades, le Gouvernement doit non seulement les rétablir et les améliorer. Dans un tel contexte, la CGT fonction publique s’adresse à l’ensemble des agent·es publics pour les appeler à : De l’argent il y en a pour financer, par l’impôt et la cotisation sociale, d’autres choix. Il y en a pour des services publics, une fonction publique, des systèmes de sécurité et de protection sociales au service du progrès social. Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre prochain, imposons d’autres choix !