Urgence pour les salaires et les conditions de travail des AED : dans l’action le mardi 2 juin !
Nos organisations SNES-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, FNEC-FP-FO, CFDT ÉducationFormation et Recherche Publiques, CGT Educ’action, SNALC et SUD Éducation appellentles AED à se mobiliser pour rendre visibles la réalité de leurs conditions de travail et leursrevendications (rassemblements, grève, manifestations etc), le mardi 2 juin. Rien n’est fait par le ministère pour permettre aux AED d’exercer leurs missions dans desconditions acceptables et décentes : Les AED se retrouvent souvent en première ligne, exposé·es aux risques, dans un rôle de « vigilesd’établissement » dont nous réaffirmons qu’il n’est pas le leur. Proches des élèves, les AED sontprimordiaux pour recevoir la parole des jeunes et les accompagner. Par la fonction d’AED, c’est uneEcole bienveillante et émancipatrice qui peut se mettre en place. Nous réaffirmons que les AED, qui jouent un rôle essentiel dans le quotidien desétablissements scolaires pour les élèves et les personnels, ne doivent pas être la variabled’ajustement des choix politiques et budgétaires du gouvernement qui tournent le dos auxurgences de l’Éducation nationale. Nous exigeons : AED, la précarité cela suffit !Toutes et tous mobilisé·es dans les manifestations, grève,rassemblements, le mardi 2 juin
Notre intervention auprès du préfet pour un plan d’urgence dans le 93
Le 21 mai, L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT et la FCPE 93 ont été reçus en préfecture. Voici la déclaration de la CGT. Monsieur le Préfet, Nous sommes devant vous aujourd’hui pour vous demander d’intervenir expressément auprès de votre administration pour que le droit dont vous êtes garant s’applique sur notre département dans le fonctionnement des établissements scolaires. Nous le répétons depuis plusieurs années, appuyé par les données officielles de la DEPP, des rapports par les commissions d’enquêtes de l’Assemblée Nationale, etc…, nos élèves perdent 1an de scolarité parce qu’iels sont habitants de Seine-Saint-Denis et que l’Etat ne met pas les moyens à la hauteur des autres territoires. Un élève en Seine-Saint-Denis coûte près de 30% de moins à l’Etat qu’un élève d’un autre département. C’est 6200 euros contre 8600 dans le reste de la France. Ces chiffres se sont vos services qui le disent. Personne ne peut se satisfaire de ce constat et il est urgent, Monsieur le Préfet que le principe d’égalité s’applique, à défaut du principe d’équité qui voudrait que dans le département le plus pauvre de France, l’Etat investisse plus qu’ailleurs pour donner une réelle chance à nos élèves. Est-il normal que partout nous entendons que l’Ecole est le moyen de gommer les inégalités sociales et qu’ici par un investissement moindre, elle les renforce ? Est-il normal qu’un élève de maternel ou de primaire se retrouve sans enseignant pendant plusieurs semaines par manque de remplacement ? C’est pourtant la réalité de ce que vivent nos élèves. Est-ce que cela se passerait ailleurs ? Dans ces proportions non et nous le savons toutes et tous autour de cette table. Le 93, c’est 20% de non remplacement lorsqu’il se situe entre 7,5 et 10% dans le reste de la France. Pouvons nous face à ce constat nous passer des 67 postes dans le 1er degré en passe d’être supprimés à la rentrée ? Au ministère le 31 mars, on nous disait qu’il pouvait y avoir des différences entre le macro et le micro pour justifier que certaines classes fermes alors que le nombre d’élève augmente dans certaines classes… C’est donc vers vous que nous nous tournons pour que vous puissiez faire remonter en tant que représentant de l’Etat au niveau local que la baisse budgétaire du ministère prévue pose un réel problème au niveau micro sur notre département. Il devient impossible de justifier des fermetures de classe auprès des parents, des personnels et de la population séquano-dyonisienne dans son ensemble quand les effectifs par classe augmentent et que les inégalités sont criantes. 275 fermetures de classes sur 850 écoles, c’est près d’une école sur trois qui est touchées. Ce n’est plus une mesure d’ajustement face à la baisse démographique érigée en dogme par le ministère, c’est une saignée pour la réussite de nos élèves.Le service public d’Education dans le 93, c’est également 40% d’établissement où il manque des personnels médico-sociaux. A l’heure où le ministère met la santé mentale des élèves en priorité nationale, vous conviendrait qu’il y a dichotomie… Et ce constat ne prend pas en considération, le plan santé scolaire qui prévoit la prise en charge par les assistantes sociale du 1er, jusque là délaissé mais à moyen constant. Pouvons-nous nous passer dans le département le plus pauvre de France de moyens sociaux et médicaux dans nos écoles à la hauteur des besoins ? Pouvons-nous laisser des élèves en situation de handicap sans accompagnement ? C’est là encore une réalité de notre territoire. Il manque 2000 AESH pour couvrir les besoins notifiés par la MDPH pour une école réellement inclusive. A ce jour, ces prescriptions ne sont pas respectées avec des élèves et des ensaignant.e.s qui tentent tant bien que mal de compenser. Il y a des élèves privés de classe sur certain moment de la semaine parce que le temps de présence de l’AESH ne correspond pas au besoin de l’élève et que sans cet accompagnement, l’élève ne peut pas être pris en charge. Si la baisse démographique justifiait la saignée à laquelle nous assistons dans le 1er degré, il faudrait nous expliquer également, Monsieur le Préfet, pourquoi dans le 2nd degré, alors que les effectifs augmentent, les dotations en personnels n’évoluent pas à la hauteur des besoins. Outre le recrutement qui n’est pas à la hauteur avec un nombre d’heures non assurées inquiétant, nous assistons depuis 2022 à un phénomène M. Chalex, ancien DASEN, avait appelé à ce moment-là « le ventre mou » : celui des élèves non affectés à l’issu de la 3e. Chaque année depuis 4 ans, c’est plus de 500 élèves de troisième sans affectation parce qu’on anticipait déjà cette baisse démographie. C’est donc plus de 2000 élèves maintenant pour qui l’Etat n’a pas respecté ses obligations. Ceux sont des élèves qui se retrouvent dans des dispositifs alternatifs ou mis là où il avait de la place et qui décrochent, ceux sont des élèves que l’on a contraint à redoubler faisant fi du respect du droit. Quand dans d’autres académie, Paris par exemple, le problème des élèves sans affectation, c’est résorbé très rapidement, ici en Seine-Saint-Denis, il persiste depuis des années. Voilà M. le Préfet, l’état d’injustice dans lequel ce trouve l’Ecole dans notre département et cela ne peut plus durer ! Il est de votre responsabilité en tant que garant des lois et des politiques nationales sur notre département de faire en sorte que cela cesse et qu’enfin un plan d’urgence pour la Seine-Saint-Denis soit mis en place. Et pour cela il faut :
Brèves de luttes et de victoires CGT Educ’93 – Janvier-Avril 2026

Au quotidien, au plus près des travailleurs et travailleuses, la CGT Educ’93 est présente sur le terrain et dans les audiences, tant dans l’accompagnement que dans les luttes collectives . Si l’administration et nos dirigeant.e.s tentent de faire croire que l’action syndicale n’apporte pas à la cause des agent.e.s, nous apportons la preuve du contraire ici ! Autant de victoires que nous avons gagné sur ce 1er trimestre 2026 !
Avis chefs d’établissement : Assemblée Générale le 12 mai en visio

Non titulaire mais pas sans droits Assemblée Générale organisée en visio par la CGT Educ Créteil mardi 12 mai à 17h30. Nous étions le 5 mai, en audience au rectorat, l’occasion pour nous une nouvelle fois de défendre les droits des collègues non-titulaires. Nous avons notamment porté à la connaissance des services de la DPE 2, les cas de nombreux collègues proches du CDI qui ont reçu des avis défavorables de leurs inspecteurs et inspectrices alors qu’ils et elles n’avaient eu aucune alerte auparavant. L’administration nous a assuré que les avis étaient rédigés indépendamment de l’ancienneté des collègues mais ce n’est pas ce que disent les collègues sur le terrain. Lors de l’accompagnement d’une collègue lors d’un entretien, une cheffe d’établissement a même dit « j’ai eu des gens du rectorat au téléphone, ils m’ont dit que vous ne signerez jamais de CDI » et ce pour justifier l’avis réservé qu’elle avait donné à la collègue, alors qu’elle avait jusque là reçu seulement des avis favorables.Pour nous, alors que la CGT revendique la titularisation de toutes et tous sans conditions de concours ou de nationalité, la politique qui consiste à magouiller les avis pour ne pas embaucher les collègues en CDI et encore plus précariser nos professions est inadmissible Nous exigeons également la fin des avis des chefs d’établissement qui mettent la pression sur les collègues et qui créent de la souffrance chez les collègues qui se sentent souvent, comme le disent les résultats de notre questionnaire (lien vers article résultats questionnaires), obligé.es d’accepter certaines missions par peur d’avoir un mauvais avis. La nouvelle circulaire parue l’année dernière et l’apparition des avis réservés qui ne sont pas contestables et qui ne donnent pas lieu à un entretien préalable accentue cette pression et cette souffrance. Si vous êtes personnel non-titulaire géré par la DPE 2 et que vous êtes concerné par ces dysfonctionnement ou par d’autres problèmes, nous organisons mardi 12 mai une AG à 17h30 des personnels non-titulaire en visio, pour continuer le combat face à cette administration maltraitante…
21 mai : bientôt reçus au ministère — tou·tes en grève contre les suppressions de classes et de postes, pour exiger un plan d’urgence 93

L’intersyndicale 93 CGT-FSU-SUD-CNT avec le soutien de la FCPE 93, appellent à faire grève jeudi 21 mai et peser sur l’audience au Ministère qui aura lieu le 3 juin prochain. Le 21 mai, la grève doit être massive : montrons notre détermination avant le 3 juin, jour de l’audience au ministère. L’objectif, la réouverture des négociations sur les dotations de notre département. Mardi 31 mars, la mobilisation était forte dans notre département à l’initiative de l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE. Il s’agit d’en finir avec les milliers de suppressions de postes annoncées par le gouvernement et les 296 fermetures de classe dans le 93, en continuant de défendre l’impératif d’un plan d’urgence pour notre département. Notre combat s’est poursuivi à travers un rassemblement le 7 avril devant la préfecture. D’ores et déjà, des avancées ont été obtenues dans le premier degré par la force de la mobilisation mais on compte toujours 275 fermetures de classes. Partout dans le département des réunions de parents et de personnels s’organisent. La ténacité des personnels de l’éducation et des parents de Seine-Saint-Denis s’appuie sur leur exigence de justice sociale et leur revendication d’égalité entre les territoires. Nous avons été présent·es à chaque rendez-vous de lutte depuis plus de 2 ans. Rien n’est joué d’avance. Quand les services publics sont fragilisés, s’engager pour les défendre devient une nécessité professionnelle, pour l’ensemble de nos élèves. Et c’est aussi ce qui donne du sens à notre métier.Le ministère doit rendre des comptes : c’est bel et bien sous la pression de la mobilisation des personnels et des parents d’élèves que nous serons reçu.es le 3 juin ! Nous devrons nous y présenter fort.es d’un élan massif en termes de lutte. Aussi, le 21 mai, nous serons à nouveau en grève et dans la rue pour exiger mieux pour les personnels et nos élèves. D’autres rendez-vous suivront, en particulier avec les parents d’élèves. Le plan d’action est clair et nous sommes déterminé·es. L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE revendiquent : Dans le même temps, nous sommes de toutes les luttes qui traversent notre département dont la protection des personnels et la lutte contre les VSS, assumant pleinement en tout lieu et en tout temps notre syndicalisme de lutte et de transformation sociale. Rendez-vous le 21 mai en grève et dans la rue pour un plan d’urgence pour l’éducation dans le 93
28 avril : Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit !

Ce 28 avril 2026, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail, la CGT appelle comme chaque année à la mobilisation pour qu’enfin de réelles mesures soient prises pour en finir avec la mort ou les blessures graves au travail. En 2024, 1297 personnes ont perdu la vie en raison de leur activité professionnelle. Un chiffre record. Les plus âgés sont plus touchés. Et le secteur de l’éducation n’est pas en reste. Rassemblement Mardi 28 avril 14h rdv square Marie Curie 29 bd de l’hôpital Paris 13, allée Amara Dioumassy Le monde du travail n’est pas sûr Dans le monde, chaque année, on dénombre près de 380 millions d’accidents du travail, entraînant absences, handicaps… voire la mort : plus de 3 millions de décès sont liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles. En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail (auxquels il faut ajouter les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es, non comptabilisé·es dans le rapport) : C’est un bilan désastreux pour le gouvernement et le patronat, qui défendent l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences.Les morts à la suite d’une maladie professionnelle sont aussi en augmentation. Les cancers professionnels sont encore nettement sous-déclarés, et souvent non considérés comme liés à l’activité professionnelle, faussant ainsi les statistiques et donc à terme la prévention nécessaire des risques et la réparation des préjudices subis par les victimes du travail. À ces morts s’ajoutent des milliers d’accidents graves occasionnant des lourdes séquelles parfois durables et entraînant trop souvent un licenciement pour inaptitude. L’accidentologie au travail n’est pas une fatalité Les morts au travail ou du fait du travail et les blessures graves ne sont jamais le fruit du hasard et sont parfaitement évitables. Elles sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés de maximiser les profits. Le travail dans l’urgence, le défaut de prévention de façon générale et d’une prévention genrée (prenant en compte les situations de travail différenciées et les spécificités biologiques des femmes et des hommes), les organisations du travail délétères sont parmi les facteurs aggravants des risques professionnels.Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés. Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, d’inspecteur·ices du travail et de contrôleur·ses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail. La sécurité au travail n’est pas une priorité pour les pouvoirs publics en général, pour le ministère de la Justice en particulier – trop de procès-verbaux des inspecteur·ices du travail sont classés sans suite par les procureur·ses de la République, soit par manque de moyens soit par décision politique. Les employeur·ses condamnés comme responsables d’un accident mortel reçoivent des peines peu dissuasives, des amendes dérisoires qui n’ont qu’un faible impact sur la prévention des risques. Sanction dérisoire également pour la mise en œuvre du document unique d’évaluation des risques professionnels et sa mise à jour régulière : 1 500 euros d’amende n’incitent pas les employeur·ses à respecter cette obligation légale – et 50 % d’entre eux ne le font pas. Combattre les risques au travail nécessite de renforcer les moyens des agent·es de l’État pour prévenir les risques et contrôler l’application de la loi. Renforcer le pouvoir d’agir des salarié·es Les gouvernements de Macron ont drastiquement limité l’intervention des représentant·es du personnel, et les CHSCT ont totalement disparu depuis 2020 tous secteurs confondus. La CGT considère que cette situation participe à l’aggravation des conditions de travail et au recul en matière de prévention des risques professionnels. Le pouvoir d’agir des salarié·es et de leurs représentant·es dans les entreprises doit être renforcé. En particulier, les CHSCT, institutions indispensables à la prévention des risques professionnels, doivent être remis en place, avec des prérogatives nouvelles, et être accessibles à tou·tes les travailleur·ses ! Tou·tes mobilisé·es le 28 avril ! La journée internationale de la santé et de la sécurité au travail est l’occasion de visibiliser les morts et blessures au travail évitables. Pour transformer le travail et arrêter cette hécatombe, exigeons : Partager Articles similaires Fonctionnaires, salarié.es du privé, retraité.es et étudiant.es : unité ! Le gouvernement mène sa lutte des classes et attaque le monde du travail sur tous les fronts, il (…) Motion de soutien à Gaël Quirante adoptée au CNU des 28-30 mars 2018 Dans un contexte où les mobilisations se développent dans plusieurs secteurs, le gouvernement (…) Annonces Blanquer : priorité à l’austérité ! 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Dans le cadre de la journée mondiale pour la fonction publique, rassemblement festif et (…)
1er mai : après la victoire, tou-tes en manifestation !

Cette année, le 1er mai a une saveur particulière. Grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée. C’est une première victoire contre le patronat et les grands groupes soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite. Mais rien n’est joué. Tou-tes en manifestation vendredi 1er mai à 14H place de la République Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est notre journée ! Depuis 140 ans, après le 1er mai 1886 et la répression sanglante des ouvrières de Chicago, partout dans le monde, les travailleurs et les travailleuses se battent ensemble pour leurs droits. C’est grâce à cette lutte que nous avons conquis la journée de 8 heures et fait du 1er mai un jour férié dans 163 pays. Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, une journée de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Une journée pour profiter d’un jour de repos avec l’ensemble de ses proches et manifester pour ses droits. 1/ Nous voulons des mesures d’urgence contre la vie chère pour pouvoir vivre de notre travail : Plutôt que des primes non cotisées, des augmentations générales de salaire pour toutes et tous, y compris Smic, point d’indice et pensions pour améliorer nos quotidiens et nos lendemains. 2/ L’arrêt des guerres et une paix juste et durable Non pas aux conditions des agresseurs, mais dans le respect du droit international. Nous manifesterons notre solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d’extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort, ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international. 3/ L’égalité, la liberté et la fraternité Contre la division qui affaiblit les travailleurs et détourne la légitime colère, nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies. Face à l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et unitaire ! L’action syndicale, ça paie ! Rien n’est écrit d’avance, mais nos luttes font la différence. Sans la mobilisation de la CGT avec l’intersyndicale, ils n’auraient jamais reculé sur le 1er mai. Parce qu’il n’y a pas de droits sans syndicat et pas de syndicat sans syndiqué·es, c’est le moment de s’organiser.Pour connaître ses droits et les défendre, pour gagner des augmentations de salaires et améliorer ses conditions de travail, on s’organise avec la CGT !
Un rassemblement important contre les suppressions de classes et de postes, la lutte doit continuer pour le plan d’urgence 93 !

Un rassemblement important contre les suppressions de classes et de postes, la lutte doit continuer pour le plan d’urgence 93 ! Ce mardi 7 avril, près de 300 personnes étaient rassemblées à l’occasion du CDEN – Conseil Départemental de l’Education Nationale – . Parents, personnels de l’éducation, élu·es étaient réunis pour marquer leur opposition fondamentale au plan funeste prévu pour la rentrée : 275 fermetures de classes, 25 postes manquants dans les collèges. Nos organisations syndicales et association de parents d’élèves avons pris leurs responsabilités face à la brutalité de ces mesures et décidé de boycotter cette instance. L’objectif de cette instance était, entre autre, d’entériner les 275 fermetures de classes. Suite à la mobilisation des personnels et des parents d’élèves, des reculs ont été obtenus : 21 fermetures de classes ont été annulées, certaines mesures particulièrement contestées ont été corrigées, notamment le maintien des postes de CASEBEP. Nous prenons acte de ces inflexions, qui montrent que la mobilisation collective permet de faire bouger les lignes. Pour autant, ces ajustements restent très largement insuffisants. La situation de l’éducation dans notre département se dégrade à la vitesse de la lumière. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Nous le rappelons, notre combat est inédit. Il n’a pas de précédent. Des travailleur·euses aussi nombreux·euses, des parents aussi présent·es, tou·tes mobilisé·es aussi longtemps pour des problématiques d’intérêt collectif, on n’a jamais vu ça. L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE revendique :– l’annulation des 275 fermetures de classes dans le 93 et des 3 256 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2026 ;– une dotation dans le 1er et le 2nd degré répondant aux revendications du Plan d’Urgence 93 ;– pour une réelle école inclusive : augmentation des postes d’AESH et reconnaissance de ces personnels avec la création d’un statut ;– la création de postes d’infirmiers et d’infirmières scolaires, d’assistant·es sociales et de psychologues éducation nationale pour le 1er et le 2nd degré.
7 avril : Tou·tes devant le CDEN pour le plan d’urgence 93, contre les suppressions de postes et les 296 fermetures de classes
Mardi 31 mars, la mobilisation était forte dans notre département, en particulier dans les écoles où 45 à 50% des professeures des écoles étaient grévistes. Personnels de l’éducation et parents d’élèves étaient mains dans la mains présent-es dans le cortège 93 qui a réuni près de 400 manifestant-es derrière la banderole « Dans le 93, gagnons un Plan d’Urgence pour l’éducation ». Plus tôt le matin, 6 assemblées générales de grévistes réunissant près de 200 personnes se sont tenues. L’objectif de cette journée pour l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE : en finir avec les milliers de suppressions de postes annoncées par le gouvernement et les 296 fermetures de classe dans le 93, et défendre l’impératif d’un plan d’urgence. Mardi 7 avril aura lieu le matin le CSA-SD de repli (comité carte scolaire) suite à notre boycott du 30 mars. L’intersyndicale soutient toutes les équipes qui se mettront en grève mardi 7 avril contre des fermetures de classes ou pour des demandes d’ouvertures.Notre combat est inédit. Il n’a pas de précédent. Des travailleur·euses aussi nombreux·euses, des parents aussi présents·es, tou-tes mobilisé·es aussi longtemps pour des problématiques d’intérêt collectif, on n’a jamais vu ça. Rien n’est jamais acquis, rien n’est définitif mais face à un gouvernement qui falsifie jusqu’au langage qu’il emploie pour détruire les services publics, la lutte et le combat sont devenus des aspects de notre professionnalisme et de notre engagement partagé en tant que communauté éducative. Parce que défendre l’école publique, c’est l’affaire de celles et ceux qui y travaillent et de celles et ceux qui lui confient leurs enfants. Parents, personnels de l’éducation, toutes et tous devant le CDEN Mardi 7 avril 17h00 Parvis de la préfecture de Bobigny, métro Pablo Picasso
AESH : syndicats et féministes dénoncent une précarité organisée
Tribune syndicale et féministe Égalité femmes/hommes et handicap, 2 grandes causes nationales : pourquoi alors les AESH sont-elles maintenues dans la précarité ? Depuis des années, les accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) alertent sur leurs salaires indignes, leurs contrats précaires, leurs temps incomplets imposés, l’absencede reconnaissance de leur métier pourtant essentiel à l’école inclusive. Or, en bafouant le métier d’AESH et en méprisant celles et ceux qui l’exercent, le ministère maltraite par ricochet les élèves en situation de handicap. Derrière les discours sur l’inclusion, c’est une hypocrisie qui se joue : on nie les besoins réels des élèves et on ment aux familles sur les moyens réellement mis en œuvre. Une preuve de plus : Le 7 janvier, le Sénat a rejeté la proposition de loi, bien que modifiée dans son périmètre initial, visant à améliorer leurs conditions d’emploi. Pour nous syndicalistes et féministes, ce n’est pas un accident parlementaire, c’est un choix politique qui s’inscrit dans une longue histoire consistant à dévaloriser systématiquement les métiers féminisés. Car il faut le dire clairement : le métier d’AESH est féminisé à plus de 94 % (source panorama statistique des personnels MEN octobre 2025). Et comme tant d’autres métiers du soin, de l’accompagnement et de l’éducation, il concentre tous les marqueurs des inégalités professionnelles femmes-hommes : temps incomplets imposés, bas salaires, précarité contractuelle, absence de déroulé de carrière, invisibilisation du travail réel. Pourtant, l’inclusion du handicap et l’égalité femmes-hommes sont régulièrement brandies par les dirigeants politiques comme des « causes nationales » et des priorités. Mais que valent ces proclamations quand, dans les faits, celles et ceux qui rendent l’école inclusive possible vivent sous le seuil de pauvreté ? Quand un métier, très majoritairement féminisé, indispensable au service public d’éducation est maintenu dans une précarité organisée ? La proposition de loi du 7 janvier rejetée par les sénateurs proposait justement de sortir les AESH de la précarité en leur offrant un statut stable avec des droits renforcés (rémunération, carrière, protection statutaire). Votée, elle aurait permis d’ouvrir les discussions sur les contours du statut afin de reconnaître pleinement le rôle des personnels dans l’école inclusive et d’améliorer la qualité de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.Le rejet de cette proposition de loi, accompagné de propos ministériels minimisant la portée de cette réforme ou renvoyant à de vagues ajustements futurs, envoie un signal glaçant auxAESH : leur travail et leur engagement ne mérite ni statut, ni salaire digne, ni reconnaissance. Ce mépris institutionnel contraste violemment avec les discours officiels sur l’égalité et l’inclusion.Ce que vivent les AESH n’est pas une exception malheureuse. C’est un système : le patriarcat. Dans la fonction publique comme ailleurs, les métiers très féminisés sont structurellement moins bien payés, moins reconnus, plus précaires. Non parce qu’ils seraient moins qualifiés ou moins complexes – c’est d’ailleurs tout l’inverse ; mais parce qu’ils sont historiquement pensés comme le prolongement de prétendues « qualités naturelles » féminines : patience, douceur, dévouement, empathie. Des qualités qu’on invoque pour exiger toujours plus… sans jamais les payer car elles ne sont pas considérées comme des compétences et donc comme du travail. L’histoire sociale et féministe le montre : des nourrices aux aides-soignantes, des agentes d’entretien aux assistantes maternelles, les femmes sont passées du travail gratuit au travail sous-payé. Les employeurs publics et les gouvernements du XXIᵉ siècle, en créant le métier d’AESH, s’inscrivent dans la droite ligne des choix opérés par ceux du XIX ème siècle concernant l’emploi des femmes : indispensables, mais relégués au second plan. Leur métier est essentiel, mais invisibilisé. Leur expertise est réelle, mais ni reconnue ni rémunérée à sa juste valeur. Leur précarité n’a rien d’une fatalité : elle résulte de choix budgétaires et politiques sexistes. Les employeurs publics et les gouvernements du XXIᵉ siècle, en créant le métier d’AESH sans droits ni statut à la hauteur des missions confiées, prolongent et actualisent la logiquedes métiers féminisés du XIXᵉ siècle : indispensables au fonctionnement du service public, mais délibérément maintenus dans l’invisibilité, la précarité et le sous-paiement. Face à cela, la mobilisation des AESH et de leurs collègues prend une ampleur inédite. Grèves, rassemblements, interpellations publiques : partout, la colère s’exprime. Cette mobilisation s’inscrit dans une histoire plus large des luttes de femmes pour lareconnaissance de leur travail, des femmes de chambre des Batignolles aux infirmières de la fin des années 1980. Ce combat dépasse la seule question des AESH. Il pose une question politique fondamentale : quelle valeur notre société accorde-t-elle au soin, à l’accompagnement, à l’éducation ? Tant que ces missions seront confiées majoritairement à des femmes, sous contrats précaires et à bas salaire, l’égalité restera un slogan vide. Revaloriser le métier d’AESH, créer un véritable statut, garantir un temps plein choisi, un salaire digne et des perspectives de carrière, ce n’est pas une faveur. C’est une exigence de justice sociale, d’égalité femmes-hommes et de cohérence politique. L’école inclusive ne peut pas reposer sur la précarité organisée de celles qui la font vivre au quotidien. Nous appelons donc les pouvoirs publics à sortir des discours et à prendre leurs responsabilités. Et nous appelons l’ensemble des organisations syndicales, associations féministes, collectifs de parents, personnels de l’éducation et citoyen·nes à soutenir la mobilisation des AESH. Parce que défendre les AESH, c’est défendre une école réellement inclusive. Et parce que lutter contre la précarité des métiers féminisés, c’est faire avancer l’égalité réelle. signé par : Sophie BINET secrétaire confédérale de la CGT,Alyssa AHRABARE présidente la ClefElisabeth ALLAIN-MORENO secrétaire générale du SE-UNSA,Ana AZARIA Co-présidente de Femmes ÉgalitéVirginie CASSAND, responsable nationale AESH FSUMarion CHEVALIER référente nationale AESH SE-UNSA,Caroline CHEVE secrétaire générale de la FSU,Marilyse LEON, secrétaire générale de la CFDTJulie FERRUA, co-déléguée générale de SolidairesAurélie GAGNIER, co-secrétaire générale de la FSU-SNUipp,Delphine GIRARD, mandatée AESH SUD EducationMurielle GUIBERT, co-déléguée générale de SolidairesÉlodie K’BIDI responsable nationale AESH SNALCNathalie LEGROS, responsable AESH CFDT Éducation Formation Recherche Publiques,Audrey MARINELLI AESH, membre du collectif national AESH de la CGT Educ’actionMarion MAURICE-JASSERON co-secrétaire SUD Education.Catherine NAVE-BEKHTI, secrétaire générale CFDTMarie-Hélène PIQUEMAL vice-présidente nationale du SNALC,Céline PIQUES Porte-parole Osez le féminisme !Suzy ROJTMAN, Porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes (CNDF)Charlotte VANBESIEN secrétaire fédérale CGT FERC,Sophie VENETITAY secrétaire générale SNES-FSU,Isabelle VUILLET