Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Plan d’urgence 93 : l’intersyndicale 93 demande à être reçue par le Ministre

L’intersyndicale 93 a déposé une demande d’audience au Ministère ce 17 février, journée de grève régionale, concernant la revendication d’un Plan d’Urgence pour l’éducation du 93. Comme pour notre opposition à la réforme des retraites, l’intersyndicale entend ne rien lâcher pour le plan d’urgence 93 ! Objet : demande d’audience Monsieur le Ministre, Par ce courrier, l’intersyndicale FSU, CGT Educ’Action, Sud Éducation, CNT Éducation de Seine-Saint-Denis sollicite une audience avec vos services. Cette demande s’inscrit dans le cadre de la journée de mobilisation du 17 février et de la revendication portée par les personnels, depuis 2024, d’un plan d’urgence pour l’éducation dans le 93. Au départ de cette mobilisation, une large enquête auprès des 1 046 établissements publics du département a donné lieu à l’élaboration de doléances chiffrées avec pour objectifs : réparer notre école et offrir à nos élèves les moyens de réussir leur cursus scolaire. Un impératif dans notre département le plus pauvre de France hexagonale où déjà nos élèves perdent en moyenne 1 an de scolarité entre la maternelle et le lycée, faute de remplaçant·es en nombre suffisant. Nous avons donc reçu le mandat des personnels de porter leurs revendications d’un plan d’urgence pour l’éducation en Seine-Saint-Denis, mandat qui reste d’une implacable actualité. Suite à l’importante mobilisation des personnels du 93 durant l’année 2024, nous avons été reçu·es à plusieurs reprises par votre prédécesseuse et par le conseiller éducation de Matignon. Nous devions être reçu·es par le cabinet de Mme Belloubet le 11 juin, l’annonce de la dissolution de l’Assemblée Nationale le 9 juin a interrompu brutalement ces tables de négociations. L’audience a été annulée et depuis il y a eu une rupture de communication.La situation actuelle des écoles n’a pas tourné la page de l’urgence de ce plan de rattrapage, bien au contraire. Le récent rapport de la cour des compte paru le 12 décembre 2025, épingle la situation de l’éducation prioritaire en berne et en particulier en Seine-Saint- Denis. Aussi, nous ne demandons pas plus de moyens que dans les autres départements, mais l’égalité. En effet la dépense par élève séquano-dionysien est en moyenne inférieure à celle des autres départements. Comme le rappelle Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS : « Pour 1 euro économisé sur l’éducation, ce sont 9 euros perdus pour la société. » Nous vous remercions par avance pour l’attention accordée à notre demande et celle des personnels de Seine-Saint-Denis. Veuillez croire Monsieur le Ministre en notre attachement à un service public d’éducation de qualité.  La FSU 93, la CGT Educ’Action 93, Sud Éducation 93, la CNT Éducation 93

Forfait Mobilité Durable : victoire, le cumul avec le pass navigo enfin reconnu pour tou-tes

Après une première victoire sur la reconnaissance du cumul FMD-pass navigo garantie à tous les personnels, la CGT enfonce le clou et gagne l’accès aux personnels initialement refusés qui se trouvaient jusqu’à présent bloqués.Le rectorat a en effet donné « une nouvelle consigne » suite à notre interpellation de ces derniers jours. Résultat : les demandes bloquées sont acceptées.Ce sont des centaines d’euros gagnées pour chaque personnels ! Conseils CGT : Contacter votre gestionnaire en mettant la CGT en copie de votre mail pour vous assurer que votre demande, initialement refusée, est bien validée. 1. Une victoire pour les personnels : des centaines d’euros récupérés ! A la veille des vacances, une excellente nouvelle pour les personnels concernés par le Forfait Mobilité Durable : le cumul avec le pass navigo est enfin reconnu pour tou-tes ! La Cgt a accompagné plusieurs collègues qui avaient fait leur demande de FMD, cumulée à la demande de remboursement du pass Navigo. Jusqu’à présent l’administration a opposé de nombreux refus sur Colibri. Décision arbitraire, en contradiction avec la circulaire FMD et la victoire syndicale obtenue il y a quelques années d’acceptation du cumul.Cette défense individuelle a permis d’être enfin entendus : les demande de cumul FMD- remboursement du pass Navigo sont enfin acceptées ! Cela représente des centaines d’euros par an pour les personnels concernés. 2. Rappel : qui sont les bénéficiaires du forfait mobilité durable ? Tous les personnels, y compris les agent·es de droit privé, peuvent bénéficier du forfait mobilité durable.Quel est le montant de l’indemnité ? Quelles sont les conditions pour l’obtenir ? Cette indemnité d’un montant de 100 à 300 euros modulable en fonction du nombre de trajets est exonérée d’impôts et de prélèvements sociaux. 3. Les modulations de l’indemnité Elle est conditionnée à une utilisation d’au moins 30 jours par an du vélo, du covoiturage (en qualité de conducteur ou de passager) ou d’autres mobilités douces (trottinette électrique, véhicule d’autopartage, véhicule à faible émission par exemple) pour effectuer les déplacements domicile-travail Besoin de la démarche CGT pour vous défendre ? Contactez-nous : 93@cgteduccreteil.org , 01 55 84 41 02 4. La CGT revendique : – le remboursement à 100% du pass Navigo par l’employeur– la revalorisation du forfait mobilité durable– le recrutement massif de personnels– une augmentation immédiate de 400 euros pour tou-tes,– le dégel et le rattrapage du point d’indice (23 % de perte en 20 ans)– l’indexation du point d’indice sur l’indice des prix (comme pour le SMIC). Ensemble on est plus fort, ne restez pas isolé-es, rejoignez la CGT !

Trop-perçus : que faire ? La CGT fait le point

Nouvelle campagne salaire de la CGT, le syndicat de la fiche de paie « J’ai été en accident de service pendant 4 mois. J’ai perçu mes primes REP+. 3 mois plus tard, on m’a demandé de tout rembourser, ça a été un coup dur. » « Je suis en temps partiel, mais je continue de recevoir mon traitement plein. » « l’administration me demande de rembourser 4 000 euros, que faire ? » Erreur de salaire, primes et indemnités indues, couacs dans l’indemnisation des arrêts de travail pour les contractuel·les… Tous les mois, la CGT aide de nombreux·euses collègues à faire la lumière sur les trop-perçus exigés par l’administration et le cas échéant les contester. Etre agent·e de la fonction publique ne signifie malheureusement pas être à l’abri d’anomalies et les erreurs de l’employeur sont courantes. Le sous-financement de notre service public, le sous-effectif de personnels administratifs, les réorganisations… les causes sont multiples. Et les procédures de recouvrement trop souvent brutales. En cas de trop-perçu, il n’y a pas de fatalité, il faut intervenir. C’est pourquoi la CGT vous informe et vous accompagne. Vérifier ses fiches de paie Entre le 25 et le 29 de chaque mois, nous percevons notre traitement. C’est sur ENSAP que nous pouvons vérifier notre fiche de paie et relever d’éventuelles anomalies dans les colonnes « À PAYER » et « À DÉDUIRE ». En cas de trop-perçus, de salaire anormalement haut, il faut vérifier ses fiches sur plusieurs mois. Si l’erreur est confirmée, contactez au plus vite votre gestionnaire et placez ces sommes de côté. Pressés pour récupérer, moins pour rembourser Alors que les retards de paies sont fréquents et contraignent à des réclamations quasi-systématiques, l’administration ne s’embarrasse pas et procède au recouvrement quasi-immédiat des sommes versées à tort. Pour cela, elle use de son droit d’effectuer un prélèvement direct (déduction sur paie) ou par l’émission d’un titre de recette, et alors la DGFIP (Direction Générale des Finances Publiques) se charge de les récupérer. Un reste à vivre doit être respecté pour l’agent·e. La prescription d’assiette : un délai de deux ans contre trente ans auparavant La loi du 28 décembre 2011 a réduit à deux ans, le délai de prescription des créances : soit le temps pour l’employeur de récupérer le trop-perçu (c’est la prescription d’assiette). Le délai part à compter du premier jour du mois suivant l’erreur. Un délai de prescription qui passe exceptionnellement à 5 ans si l’agent n’a pas fait mention d’un changement de situation. La CGT rappelle que l’agent·e à un délai de 4 ans pour récupérer des non-perçus. Identifier Chefs d’établissement (erreurs dans la déclaration d’heures sup etc…), coordo de réseau (PIAL) ou inspecteur·ices, service de gestion DPE, services de paie des AED/AESH des DSDEN… les responsables de nos paies et des erreurs sur salaire se situent à différents niveaux. Recouvrements intenables : la CGT saisit le ministère Régulièrement nous accompagnons des collègues sommés par l’administration de rembourser des montants intenables, certains pouvant dépasser 10 000 euros. Il arrive que les saisies soient éprouvantes. Aussi la CGT va interpeller le ministère pour exiger des procédures de recouvrement assimilable pour les agent·es. Agir – la démarche CGT Courrier de demande de régularisation, recours hiérarchique, demande d’échelonnement et saisie du service social, défense en audience, saisie du tribunal administratif… Contactez la CGT pour vous défendre et le cas échéant contester ces « indus ». Nous vous proposerons la démarche CGT et vous accompagnerons.Besoin de la démarche CGT pour vous défendre ? Contactez-nous : 93@cgteduccreteil.org , 01 55 84 41 02 Ensemble on est plus fort·es, ne restez pas isolé·es, rejoignez la CGT !

Non-perçus : Que faire ? La CGT fait le point

Nouvelle campagne salaire de La CGT, le syndicat de la fiche de paie « Je n’ai perçu qu’une part de la troisième fraction de la prime 93. » « j’ai deux enfants et je ne touche toujours pas le SFT (Supplément familial de Traitement). » « je devais passer au 6éme échelon en septembre, mais rien n’a changé sur mon bulletin de salaire. » Problèmes d’échelon, retards de paiement, SFT, indemnités et primes non versées, contrats mal payés… Tous les mois, la CGT aide de nombreux-euses collègues à récupérer des sommes non-perçues. Etre agent-e de la fonction publique ne signifie malheureusement pas être à l’abri d’anomalies. Il est fréquent que l’administration soit en tort. Le sous-financement de notre service public, le sous-effectif de personnels administratifs, les réorganisations… les causes sont multiples. En cas de non perçu, pas de fatalité, il faut intervenir. C’est pourquoi la CGT vous informe et vous accompagne. Vérifier sa fiche de paie Entre le 25 et le 29 de chaque mois, nous percevons notre traitement. C’est sur ENSAP que nous pouvons vérifier notre fiche de paie et relever d’éventuelles anomalies en lisant la partie centrale et les colonnes « A PAYER » et « A DEDUIRE ». Quand réclamer ? Retards de paiement, heures supplémentaires (HSA / HSE) non payées, primes oubliées ou partiellement rémunérées (ISOE-ISAE, REP, prime 93), remboursements non effectués (transports, mobilité durable…), 1/30ème retiré non justifié etc. Nous avons 4 ans pour récupérer une somme non-perçue. En comparaison, l’administration a 2 ans pour récupérer des indus, en l’absence d’émission de titre de perception. Identifier Chef-fe d’établissement (non déclaration d’heures sup etc…), coordo de réseau (PIAL) ou inspecteur-ices, service de gestion DPE, services de paie des AED/AESH des DSDEN…) les responsables de nos paies et des erreurs sur salaire se situent à différents niveaux. Agir – la démarche CGT Courrier de demande de régularisation, recours hiérarchique, motion en CA , saisie du tribunal administratif, défense en audience…. Contactez la CGT pour récupérer les sommes non versées. Nous vous proposerons la démarche CGT et vous accompagnerons.Besoin de la démarche CGT pour gagner ? Contactez nous : 93@cgteduccreteil.org , 01 Ensemble on est plus fort-es, ne restez pas isolé-es, rejoignez la CGT

L’École publique sacrifiée : ça suffit ! Toutes et tous en grève le 17 février !

La loi de finances imposée par le 49.3 confirme une fois de plus que l’École publique n’est pas une priorité pour ce gouvernement. À la rentrée 2026, ce sont 3 256 postes qui sont supprimés dans l’Éducationnationale : Sous prétexte de baisse démographique, le gouvernement organise l’austérité scolaire. Peu importe les classes surchargées, le manque de remplaçant·es, l’explosion des besoins en inclusion : alors que tous les indicateurs sont déjà au rouge, l’École est de nouveau privé de moyens pour lutter contre les inégalités. C’est un non-sens économique et social. Comme le rappelle Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS : « Pour 1 euro économisé sur l’éducation, ce sont 9 euros perdus pour la société. » Pour l’Intersyndicale93 FSU-CGT-SUD-CNT , il est urgent d’en finir avec les suppressions de postes et les baisses de DHG. La baisse démographique doit permettre d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels, pas de les dégrader davantage. Dans le 1er degré : des suppressions de postes inadmissibles aux lourdes conséquences ! C’est 67 postes en moins avec des conséquences directes : fermetures de classes, hausse des effectifs, dégradation du remplacement et de l’inclusion, affaiblissement des RASED, recul de la formation. A cela s’ajoute la volonté de la directrice académique de supprimer les postes de conseiller·ères d’aide à la scolarisation pour mettre en place les Pôles d’Appui à la Scolarité. Leur suppression remet en cause toute ambition d’une École réellement inclusive. Dans les collèges du 93 : une provocation inacceptable Les DHG collège sont tombées et la chute est brutale dans les établissements, tant les moyens alloués pour le 93 sonnent comme une véritable provocation dans le département le plus pauvre de la France hexagonale, où 62 % des collèges sont classés en éducation prioritaire. Notre département scolarisera, selon les prévisions de la DSDEN pour la rentrée 2026, 550 élèves en plus. Pour accueillir ces élèves, il faudrait plus de 600 heures, soit plus de 35 ETP. La DSDEN ne nous en propose que 9. Les conséquences sont immédiates et parfaitement prévisibles : l’augmentation du nombre d’élèves par classe devient la variable d’ajustement, au mépris des besoins pédagogiques, de l’accompagnement des élèves les plus fragiles et des conditions de travail des personnels. Dans un département déjà marqué par des classes souvent chargées, cette orientation aggrave mécaniquement les difficultés scolaires, les tensions dans les établissements et le décrochage. Parce qu’il n’y pas de petites économies, cette augmentation du nombre d’élève est accentuée par le recul sur les élèves scolarisé·es en UPE2A qui ne sont désormais plus inclus dans les effectifs. Cette dégradation est d’autant plus inacceptable qu’elle s’opère sans aucun renforcement des moyens de vie scolaire. Aucun poste supplémentaire d’AED, aucune dotation nouvelle pour faire face à l’augmentation des effectifs, alors même que les besoins en surveillance, en accompagnement éducatif et en gestion des situations de crise sont croissants. Les équipes de vie scolaire, déjà en tension permanente, se retrouvent une nouvelle fois sommées de faire plus avec moins. C’est une véritable saignée en termes de moyens horaires : 80 heures en moins pour les établissements classés en zone sensible, 325 heures en moins pour l’accompagnement des élèves. Cela laisse fortement penser à un revers du succès obtenu dans la bataille des groupes de niveau. S’agirait-il de punir les établissements qui n’ont pas mis en place la mesure phare du « choc des savoirs » ? En parallèle, une centaine d’heures en plus sont attribuées au dispositif cosmétique du « plan mixité » et à des dispositifs expérimentaux au cadre flottant, dont la pertinence n’est jamais évaluée. Par ailleurs, la « surveillance » des personnels monte en puissance à travers le plan « 800 collèges », qui vise, sans moyens supplémentaires, à mettre au pas les pratiques pédagogiques des collègues.La rentrée 2026 préparée par le gouvernement dans le 93 répond donc à quatre critères : austérité, punition, provocation et caporalisation. Pour les AESH, la situation non seulement ne s’améliore pas mais se dégrade dans de nombreux établissements. Le rejet du statut par le Sénat est une véritable provocation. Pour les assistant·es sociaux·les, infirmièr·es scolaires, le bilan est sans appel : postes vacants, redéploiement envisagé par la DASEN 93 sans moyens supplémentaires. La dégradation des conditions de travail s’annonce dramatique. La défense des équipes pluri-professionnelles est aussi une priorité pour l’accompagnement des élèves. Organisons la riposte et la mobilisation contre le démantèlement en marche du service public d’éducation et continuons d’exiger un véritable plan d’urgence pour notre département. L’IS 93 appelle les professeur·es des écoles, des collèges et des lycées, les enseignant·es spécialisé·es, les AESH, les AED, les personnels non enseignant·es à la grève mardi 17 février, dans le cadre d’une mobilisation de la région Ile de France. Pour stopper l’hémorragie et obtenir les moyens nécessaires, mobilisons-nous !Nous exigeons :

Elèves « sans-papiers » en danger, tou-tes mobilisé-es vendredi 13 février

L’intersyndicale SNES 93 -CGT Educ’Ac:on 93-Sud Educa:on 93 appelle à se mobiliser massivement vendredi 13 février en sou:en à nos élèves sans-papiers. Nous relayons l’appel des collec:fs RESF – Réseau Educa:on Sans Fron :ères et du collectif « Bouge ta Pref » à manifester devant les préfectures d’Ile-de-France. Depuis la mise en oeuvre de la loi sur l’immigration de G. Darmanin et la circulaire Retailleau, nos élèves sans-papiers se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Entravé-es dans l’accès à leur régularisation, l’accès à un logement, à la santé et à une scolarité décente se trouvent désormais mis à mal. Conséquence, nos élèves se retrouvent aujourd’hui en danger. Aux dernières vacances l’un de nos élèves du Raincy a été arrêté et expulsé. En septembre dernier, Mamadou Garanké Diallo a été victime de ces politiques xénophobes. Cet apprenti boucher du 76, pris en charge par l’ASE puis sous OQTF car majeur, s’est vu obligé de rejoindre Dunkerque (dans l’espoir d’atteindre la Grande Bretagne) où il a été tué par un camion. N’attendons pas qu’il soit trop tard pour réagir ! En tant que personnels de l’éducation, nous refusons d’être spectateur-ices de telles injustices. Nous exigeons l’annulation des OQTF – Obligation de Quitter le Territoire Français – et la régularisation de nos élèves et de leur famille. Nous exigeons l’abrogation de la loi Darmanin et de la circulaire Retailleau. Nous appelons à rejoindre la manifestation de ce vendredi 13 février qui partira de la DSDEN à 15h pour rejoindre la préfecture. Le matin nous appelons à rejoindre les piquets de grève organisés dès 9h devant les établissements. Un préavis de grève à été déposé pour permettre aux collègues de se mobiliser. Tou-tes en manifestation ! À partir de 15h00 au départ de la DSDEN (8 rue Claude Bernard, Bobigny)

Solidarité avec notre collègue de Sanary sur Mer

La CGT Éduc’action et la CGT Éduc’action Var expriment leur profonde émotion suite à l’agression extrêmement grave dont a été victime une enseignante au collège La Guicharde de Sanary ce mardi 3 février. À ce stade, nous ne disposons pas d’informations précises et vérifiées sur les circonstances exactes des faits. Nous tenons donc à faire preuve de la plus grande prudence. Nous appelons notamment à éviter tout amalgame hâtif entre les éléments de vie personnelle ou familiale du jeune mis en cause, relayés par certains médias, et une quelconque explication simpliste ou déterministe de cette violence. Rien ne saurait justifier un acte aussi grave, et aucune situation individuelle ne peut être érigée en cause générale. Une nouvelle fois, nous déplorons le manque criant de politiques de prévention et d’accompagnement, que ce soit au sein de l’Éducation nationale ou de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Dans nos collèges, les moyens humains sont insuffisants : absence ou présence trop rare d’infirmier·es scolaires, nombre d’AEd insuffisant, manque de personnels médico-sociaux et éducatifs… De façon générale, ces multiples carences en adultes dans les établissements fragilisent à la fois la scolarité des élèves et le travail des personnels. Tout ceci va à l’encontre d’un travail de prévention efficace et continu sur le long terme et, faute de moyens et de coordination suffisante, trop d’enfants se retrouvent dans des classes surchargées où leurs difficultés, bien qu’identifiées, ne peuvent pas être réellement prises en charge. Pour mémoire également, le Var fait partie des départements les plus chargés en termes de ratios élèves/enseignant·es, élèves/psychologues scolaires et élèves médecins scolaires avec une situation structurelle alarmante. La non-adéquation de certains dispositifs d’accompagnement personnalisés et l’écart entre les besoins réels du terrain et les moyens alloués aggravent encore ces tensions. Nos pensées vont avant tout à la collègue agressée et blessée, à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative touchée par cet événement. Nous réaffirmons notre solidarité envers tous les personnels et élèves, et rappelons l’urgence de garantir des conditions de travail, d’accompagnement et de sécurité dignes pour l’ensemble des agent·es de l’Éducation nationale comme pour les élèves, et qui passe immanquablement par des recrutements urgents et conséquents de personnels.

Elèves « sans papiers » en danger, droit à l’éducation bafoué, appel à la grève et à la manifestation vendredi 13 février

Tandis que le monde entier a les yeux rivés sur la situation des migrant-es persécutés aux Etats-Unis et la politique de déportation massive en cours, les personnels des lycées sonnent l’alarme. En cause, la situation périlleuse dans laquelle se retrouvent nos élèves sans papier, acculés au mur depuis mai 2025 par la circulaire Retailleau et avant elle par la loi sur l’immigration de G. Darmanin. Déjà, l’un de nos élèves a été arrêté puis expulsé lors de ces dernières vacances. Pire, en septembre dernier, Mamadou Garanké Diallo, apprenti boucher du 76, pris en charge par l’ASE puis sous OQTF car majeur, s’est vu obligé de rejoindre Dunkerque (dans l’espoir d’atteindre la Grande-Bretagne) où il a été tué par un camion. En soutien de nos élèves « sans-papiers » et pour en finir avec la circulaire retailler et la loi Darmanin, la CGT Educ’Action 93 appelle à faire grève et à manifester vendredi 13 février à l’appel de RESF 93 et du collectif « Bouge ta Pref ». Nous appelons à rejoindre les piquets de grève organisés dès 9h00 devant les établissements mobilisés. Les élèves sans-papiers subissent l’abrogation de la circulaire Valls et sont désormais confronté·es à la loi Darmanin sur l’immigration et la circulaire Retailleau. L’objectif est la restriction massive des admissions exceptionnelles au séjour et la multiplication des OQTF. Cela entraîne : – un allongement de la durée de présence sur le sol français nécessaire pour une régularisation : de 3 ans, elle passe à 7 ans !– la multiplication des refus de séjour avec obligation de quitter le territoire (OQTF) valables 3 ans au lieu de 1 an auparavant et opposables à toute demande ultérieure.Conséquence, l’accès à un logement, au soin, au transport, à une scolarité correcte est mis à mal– La peur et le désespoir pour nos élèves Ces nouvelles mesures racistes fragilisent le droit à la scolarisation et mettent en danger ces jeunes et leurs familles.Nous exigeons le respect du droit à l’éducation pour tou-tes, cela passe par l’abrogation de la circulaire Retailleau et de la loi sur l’immigration de G. Darmanin. Vendredi 13 février , tou-tes en grève et en à la manifestation qui partira de la DSDEN à 15h00 (8 rue Claude Bernard, Bobigny)

Budget 2026 et postes dans l’Éducation nationale : l’austérité au détriment des conditions de travail et d’étude.

Après de nombreux reports (en l’absence de budget 2026 adopté), le ministère de l’Éducation nationale a présenté, lors du Comité Social d’Administration du lundi 26 janvier, les chiffres provisoires (en attendant le budget par 49-3) concernant les moyens pour la rentrée à venir, entre flou et volonté de cacher le saupoudrage de la misère. Alors que le nombre d’élèves scolarisé·es poursuit sa chute, le ministère maintient sa sinistre politique comptable concernant les postes d’enseignant·es en supprimant à nouveau des milliers de postes enseignants ( à confirmer en raison d’une contre-déclaration du ministère le 28/01) en 2026 : 2229 dans le 1er degré (ou solde de 2229) et 1365 dans le 2nd degré, ). Pour l’heure, il n’y a aucune référence à la réforme de la formation et des concours de recrutement en L3, d’où l’absence de chiffres formels sur de futures ouvertures de postes. À quelques semaines du concours, ce silence est inacceptable pour les candidat·es préparant les épreuves et se retrouvant dans une situation de stress intenable. Cette présentation des moyens 2026 par l’administration et le ministre a surtout confirmé l’austérité budgétaire assumée et les chiffres avancés par le gouvernement lors des discussions au Parlement. Alors que le nombre d’élèves scolarisé·es poursuit sa chute, le ministère maintient sa sinistre politique comptable concernant les postes d’enseignant·es en supprimant à nouveau 4032 postes enseignants en 2026 (2229 dans le 1er degré et 1803 dans le 2nd degré). Une nouvelle fois, la CGT Éduc’action condamne cette démarche et ne peut accepter ces suppressions alors que maintenir le nombre de postes pourrait servir à améliorer l’encadrement des élèves, à renforcer les moyens de remplacement ou maintenir des écoles rurales, le tout au bénéfice de la scolarité et des conditions de travail. Elle dénonce aussi le fait que dans ce vaste plan social, certaines académies, comme celles de Lille, Bordeaux ou Nancy-Metz, paient le prix fort. Dans le même temps, la situation des personnels administratifs n’est pas meilleure puisqu’aucune création de poste n’est prévue pour 2026. Comme les années précédentes, il ne s’agira, pour le ministère, que de travailler au redéploiement des effectifs dans les académies, et ce malgré des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Parmi les éléments pouvant apparaître positivement, notons la création de 1700 postes d’AESH (indispensables à l’accompagnement de la scolarisation de tous·tes), la création de postes pour le contrôle des établissements privés ou les quelques postes dans les services sociaux et de santé. Cependant, la CGT Éduc’action dénonce l’insuffisance de ces créations pour agir efficacement sur l’ensemble du territoire et couvrir tous les besoins, notamment sur la question de la santé mentale. Elle regrette aussi l’absence de moyens conséquents dans les Vies scolaires pour veiller au climat scolaire, accompagner les élèves et lutter contre le harcèlement alors que de trop nombreux drames ont eu lieu ces derniers mois. Notre organisation dénonce donc l’hypocrise d’un ministère qui salue l’indispensable nécessité de tous ces emplois (AESH et AEd), mais qui maintient leur insuffisant nombre et leur caractère précaire faute de création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour ces métiers. Avec de telles mesures budgétaires, le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement indiquent clairement leur absence de volonté d’améliorer la situation de l’École, quels que soient les gouvernements, l’objectif est bien de poursuivre la destruction du Service public d’éducation, la détérioration des conditions d’étude des élèves, de travail des personnels, tout en maintenant/accentuant la précarité au service de la reproduction sociale au sein de l’institution. Tout ce que dénonce la CGT Éduc’action et qu’elle combat avec les personnels. Montreuil, le 27 janvier 2026 Télécharger le communiqué

Pour un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat : pour une école publique laïque

Des organisations syndicales (CGT Éduc’cation, FSU, Sud éducation et Unsa éducation) lycéennes, étudiantes, la FCPE et des associations (Ligue de l’enseignement, Libre pensée, Comité national d’action laïque…) se sont réunies pour construire un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat. Ce collectif de défense de l’École publique, laïque, gratuite et obligatoire a commencé par publier une tribune dans Le Monde de l’Éducation le 30 janvier 2024 et depuis travaille à construire ce plan de sortie. D’ores et déjà, il vise à limiter le financement public du privé au strict minimum légal.Dans cette optique, la campagne municipale qui s’ouvre sera l’occasion de présenter ses pistes de baisse de financement au niveau municipal. C’est l’objet du dossier que vous trouverez en lien : https://cloud.cgteduc.fr/s/RYmqCkRLqsFiyYkIl a été présenté lors d’une conférence de presse lundi 12 janvier. La publication des IPS du privé par Pap Ndiaye, les scandales Stanilas/Oudéa-Castéra et Bétharram ainsi que les rapports des commissions parlementaires Vannier/Weissberg et Vannier/Spillebout qui ont suivi, ont permis de remettre en lumière le problème du financement public du séparatisme scolaire. Il faut en profiter pour faire avancer dans l’opinion notre revendication de la nationalisation du privé sous contrat et de la fonctionnarisation de ses personnels.

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