31 mars – Contre les suppressions de postes et les 296 fermetures de classe, pour le plan d’urgence 93 : tou·tes en grève !

Communiqué Intersyndical et parents d’élèves (CGT-FSU-SUD-CNT-FCPE) Partout en France, la colère monte dans les écoles et les établissements scolaires. En cause : les coupes budgétaires et la suppression de 4 000 postes d’enseignant·es. Notre département, déjà en difficulté, n’est pas épargnée par ces mesures. Lundi 23 mars la Dasen a annoncé la fermeture de 296 classes contre 115 ouvertures. Jamais notre école n’avait connu une telle attaque. Dans les collèges, 25 ETP manquent à la rentrée, simplement pour compenser la hausse démographique. Pour l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT, le 31 mars, notre réponse doit être massive et unitaire contre les suppressions de postes, pour le plan d’urgence 93. 1. Des suppressions de postes qui viennent aggraver la rupture d’égalité qui frappe la Seine-Saint-Denis Jeudi 12 mars, l’intersyndicale éducation FSU-CGT-SUD de Seine-Saint-Denis était reçue au ministère pour la 5ème audience depuis 2 ans, suite à la mobilisation d’ampleur du plan d’urgence 93. Notre délégation a porté haut et fort la voix des 33 000 personnels du 93 exigeant des conditions d’études décentes pour nos élèves. L’état des lieux dressé par notre délégation caractérise la rupture d’égalité entre l’éducation dans le 93 et dans le reste du territoire national. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Ce rabais est d’autant plus choquant que 2/3 de nos établissements sont classés en zone d’éducation prioritaire, ce qui devrait, contrairement à ce que l’on constate, justifier un sur investissement, propice à compenser ces inégalités. C’est un manque net de 859 millions d’euros pour nos écoles. Cette situation porte un nom : il s’agit de discrimination territoriale. 2. Le ministère fait mine de découvrir ce que ses politiques ont organisé dans notre département Nous avons été sidéré.es par le mépris affiché par le Ministère pendant cette audience et nous sommes très en colère : le Ministère semble complètement découvrir la situation du 93. Le constat est sans appel et révoltant : il n’y a pas de continuité d’état dans notre département. Les maigres engagements de Nicole Belloubet, ministre de l’éducation en 2024, (sur le bâti scolaire, les vies scolaires, les élèves allophones, les personnels médico-sociaux) étaient inconnus de la représentante du ministère qui nous a reçu·es. Face à un tel mépris, l’intersyndicale a exprimé sa colère et a exigé d’être de nouveau reçue et de rouvrir les négociations avec le ministre lui-même. L’intersyndicale nationale, qui nous accompagnait lors de l’audience, a écrit au ministre dans la foulée du 12 mars pour exiger des réponses. 3. Pour se faire entendre, 1er acte : boycott des CSA école/collège, 2e acte : grève massive le 31 mars ! Dans ces conditions, siéger en CSA-SD collège à la DSDEN 93 et participer à une parodie de dialogue social serait une trahison pour nos collègues mobilisé·es depuis 2 ans. Pour les écoles, siéger dans une instance qui vient piétiner l’école est inenvisageable. C’est en effet par une lutte acharnée avec le Ministère que nous finirons par arracher un plan d’urgence pour notre département. La prochaine étape de notre mobilisation pour l’école publique dans le 93 sera celle du 31 mars : nous devrons être massivement en grève pour exiger mieux pour notre département. Nous appelons l’ensemble des personnels d’enseignement et d’éducation, les AESH du département à se réunir et à construire les bases d’un rapport de force qui nous mènera face au ministre avant la fin de l’année scolaire. Nous appelons les parents d’élèves à soutenir ce mouvement et à rejoindre les cortèges de cette mobilisation. Toutes et tous en grève et dans la rue le 31 mars !
AVANTAGE SPÉCIFIQUE D’ANCIENNETÉ : une rupture d’égalité !
Plusieurs collègues, affectés dans un établissement politique de la ville, ne bénéficient pas de l’avantage spécifique d’ancienneté (ASA) ou vont perdre ce droit. Plusieurs collèges relevant de la politique de la ville alertent sur le fait que les personnels ne bénéficient pas de l’ASA ou perdent ce droit. Malgré l’interpellation de la DPE, l’administration leur indique ne pas pouvoir donner suite à leur demande, au motif que la liste des établissements ouvrant droit à l’ASA — fixée par l’arrêté du 16 janvier 2001 (BO du 8 mars 2001) — n’avait pas été actualisée. Conséquences directes de cette décision : Cette décision touche plus d’une dizaine d’établissements dans notre département ce qui constitue une rupture d’égalité flagrante avec les collèges présents sur la liste de 2001. Il suffirait pourtant de mettre à jour cette liste pour inclure les nouveaux établissements… Cela entraîne, en conséquence, un préjudice non négligeable sur les salaires des personnels dans un contexte ou les enseignant·es possèdent un niveau de vie inférieur aux autres cadres de la fonction publique et ont connu une perte de plus de 20% de pouvoir d’achat en 20 ans. Tout cela accentue la dégradation des conditions de travail des personnels ! A savoir Le champ d’application du régime de l’ASA est défini par l’arrêté interministériel du 16 janvier 2001 qui fixe la liste des 2000 écoles et des 466 établissements scolaires ouvrant droit à l’ASA. Il s’agit des écoles et établissements relevant du plan de lutte contre la violence (environ 40 000 enseignant-es et non enseignant-es). L’Avantage Spécifique d’Ancienneté consiste en une bonification d’un mois d’ancienneté par année d’exercice dans un ou plusieurs établissements ou écoles situées dans les zones du plan violence pour les trois premières années, soit trois mois (arrêté du 16/01/2001), puis de deux mois par année supplémentaire. La CGT Educ’93 se bat et continuera de le faire pour : Pour gagner ces revendications, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons-nous CGT !
31 mars tou-tes en grève : Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation
Mobilisons-nous la semaine du 30 mars et discutons des suites Soyons massivement en grève le 31 mars CONSULTEZ L’APPEL DE LA CGT appel Intersyndical Dans l’Éducation nationale : moyens, salaires, conditions de travail, amplifions la mobilisation ! Semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril Depuis plusieurs mois, nos organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Éducation dénoncent les choix budgétaires du gouvernement : suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue. Sans surprise, les suppressions d’emplois produisent les effets annoncés et redoutés. Dans le second degré, où les opérations de préparation de rentrée sont bien avancées, le constat est sans appel : suppressions de divisions qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l’offre de formation, complément de service, chantage aux moyens pour maintenir des groupes de niveau…Les vies scolaires sont particulièrement asphyxiées par le manque de moyens fragilisant toujours plus le climat scolaire des collèges et lycées. Tout montre que le second degré paye, encore, un lourd tribu aux choix budgétaires et politiques faits par le ministre et le gouvernement. Depuis des semaines, les actions se multiplient, souvent en intersyndicale : grève académique ou locale, rassemblements, action avec les parents d’élèves, opérations collèges morts, vote contre les répartition de moyens dans les CSA et les CA….D’autres sont prévues. Tout montre donc la détermination à dénoncer des choix qui vont, à rebours, de la nécessaire amélioration des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves. Dans le premier degré, les cartes scolaires vont débuter dès la semaine prochaine et elles vont s’accompagner de l’annonce de milliers de fermetures de classes, avec la contrainte mise sur la création des PAS, en l’absence de moyens spécifiques. Nous refusons de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’apprentissage dans le primaire. Nos organisations alertent déjà sur les difficultés liées au remplacement ou à l’école inclusive, que vont amplifier de nouvelles coupes budgétaires. La baisse démographique doit est une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par classe. Nous dénonçons ce budget 2026 synonyme de dégradation des conditions de travail, de poursuite du déclassement salarial de nos professions et de mise à mal des ambitions émancipatrices du service public d’Éducation. Nous dénonçons la vision budgétaire et court-termiste du gouvernement : la variable démographique ne peut être la boussole principale des choix en matière de moyens pour l’Éducation nationale. Cette fuite en avant, doit cesser. Nous alertons dès maintenant sur la nécessité de préserver l’Éducation nationale dans le prochain budget. Dans l’action ! Pour dénoncer et refuser les suppressions d’emplois de la rentrée 2026 et leurs conséquences, exiger un budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale sans contreparties, la FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir (rassemblements, actions avec les parents d’élèves, grèves locales etc) et appellent à les amplifier en particulier sur la semaine du 30 mars au 3 avril. Au cours de cette semaine de mobilisation, nos organisations appellent en particulier, partout où cette date ne fait pas obstacle aux actions déjà organisées, à une journée de grève le mardi 31 mars. Nos organisations continuent le travail en intersyndicale pour exiger des moyens et d’autres choix budgétaires pour le service public d’Éducation et les personnels. A Paris, le 20/03/2026
L’intersyndicale nationale interpelle le ministre en soutien de l’éducation du 93
Objet : Audience de l’intersyndicale du 93 Monsieur le Ministre, En 2024, la mobilisation initiée par l’intersyndicale du 93 (FSU, CGT Educ’action, SUD Education, CNT) a rassemblé très largement nos collègues mais aussi les parents et, plus globalement, de nombreux actrices et acteurs du département (élus, responsables associatifs etc). Par sa durée, plusieurs mois, et sa force, elle a mis dans le débat public et politique la nécessité d’un plan d’urgence pour le 93. L’intersyndicale du 93, appuyée par l’intersyndicale nationale, a été reçue à plusieurs reprises, à Matignon, au ministère, notamment par la ministre de l’Education nationale d’alors, Nicole Belloubet. Cette dernière avait ouvert la porte à plusieurs pistes de travail pour répondre aux revendications de l’intersyndicale. Un deuxième rendez vous était programmé en juin 2024, finalement annulé en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Emmanuel Macron. Deux ans après, l’intersyndicale départementale et nationale a été reçue le jeudi 12 mars par la DGESCO. Si nous saluons la réponse rapide à la demande d’audience qui vous a été adressée, nous ne pouvons que regretter le contenu de cette audience. Les seules « réponse » apportées ont consisté à expliquer les modalités de répartition des moyens entre académies. Nos collègues ont apporté, chiffres à l’appui, les preuves de la nécessité d’une attention particulière pour leur territoire. Nous avons rappelé les engagements pris par Nicole Belloubet. Aucune réponse n’a été apportée sur ces différents points. Nous avons eu la très désagréable impression d’une absence de continuité de l’État, de transmission des dossiers et d’une forme de mépris pour tout le travail que nous avons pu faire sur ce dossier depuis deux ans, au niveau départemental comme national. En rester à cette audience, sans signaux plus concrets d’une prise en considération des urgences de ce territoire, ne pourrait que nourrir une colère bien ancrée, d’autant plus que la préparation de rentrée confirme les inégalités qui caractérisent ce territoire et qui pèsent lourdement sur les trajectoires scolaires et sociales des élèves du 93. Aussi, nous vous demandons, Monsieur le ministre, de recevoir, avant la fin de l’année scolaire 2025-2026 une délégation de l’intersyndicale locale et nationale afin de pouvoir, enfin, apporter des réponses politiques aux questions que nous posons depuis deux ans. Soyez assuré, Monsieur le ministre, de notre sincère attachement au service public d’Éducation. Pour la FSU : Sophie VENETITAY et Aurélie GAGNIERPour la CGT Educ’action : Isabelle VUILLET et Michael MARCILLOUXPour SUD Éducation : Priscilla MANZANARES et Charly LEBEC
Guide Syndical Combattre les racismes au travail

A l’occasion du 21 mars, journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, la fédération CGT de l’EDUCATION, la RECHERCHE et la CULTURE sort ce guide syndical très complet. Ce guide syndical permet de connaître les outils de lutte contre les différentes manifestations du racisme au travail. Rédigé par les membres du collectif Lutte contre les racismes de la FERC, il s’adresse particulièrement aux travailleurs et travailleuses des secteurs éducation, recherche, culture, éducation populaire et sport mais est probablement intéressant pour d’autres champs du monde du travail. La question du racisme vécu par les usager·es, qui nécessite un guide consacré, sera abordé uniquement lorsqu’il se confond avec la situation des salarié·es et des agent·es publiques. Outil juridique et pratique, il aborde les démarches individuelles et collectives d’action syndicale et donne quelques conseils pour rendre plus efficace les luttes contre toutes les manifestations du racisme au travail.
Il est temps d’agir contre les violences sexistes et sexuelles dans nos écoles et établissements

– 80 % des femmes salariées considèrent être régulièrement confrontées à des attitudes ou comportements sexistes au travail – Près d’1/3 femme a déjà été harcelée ou agressée sexuellement sur son lieu de travail – 8000 femmes sont victimes de viol sur leur lieu de travail tous les ans. – 9% des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30% des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail, 70 % de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Pour les victimes de VSST qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement. La CGT agit et ne veut pas laisser les agresseurs impunis au sein du collectif de travail. La CGT se situe du côté des victimes et croit en la présomption de sincérité. Elle demande au Rectorat et aux DSDEN des protocoles clairs de suspension conservatoire du mis en cause, qui ne constituent pas une sanction, permettant une enquête sereine, complète, avec des témoignages faits sans pression. Cela est dans l’intérêt de tous·tes, y compris des mis·es en cause.Plusieurs situations d’agressions verbales à caractère sexiste ou raciste, de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles, voire pire, ne sont pas traitées correctement par notre administration. Les alertes faites par les élu·es ne sont pas prises au sérieux, pire : on accuse les représentant·es des personnels de détourner les instances paritaires, alors même que nous faisons le travail de protection des personnels. Chaque alerte doit être traitée et donner lieu à une réponse. Les insuffisances de traitement des violences concernent autant celles sur les personnels que sur les élèves. La protection de l’enfance doit être une priorité et toutes les alertes traitées avec sérieux. Les directions doivent mettre en place des protocoles clairs pour l’accueil de la parole. La CGT exige une politique de prévention bien plus ambitieuse. La cellule stop-violences est un atout que nous saluons, mais elle ne fait que de la prévention tertiaire, c’est-à-dire agir une fois que le risque a donné lieu à un ou des accidents. La lutte contre les VSS doit se faire en 3 étapes : éduquer et former, repérer les violences, et enfin alerter, protéger, aider les victimes. La culture du viol doit être combattue dès les agissements, outrages, injures sexistes : rien ne doit être laissé passer pour créer un environnement réellement non-sexiste.La CGT est aux côtés des victimes de toutes les discriminations et de toutes les violences, et agit par exemple sur les violences administratives pour les personnes racisées et/ou en minorité de genre, sur les violences économiques qui touchent plus durement les minorités de genre et les personnes racisées, et force l’employeur à agir sur les violences conjugales et intra-familiales. La CGT signale par des droits d’alerte pour danger grave et imminent lorsque c’est nécessaire et a obtenu des enquêtes par des inspecteur·es du travail qui peuvent forcer l’administration à agir ! Contactez le syndicat 93@cgteduccreteil.org si vous êtes victime ou témoin et souhaitez que l’on soit à vos côtés pour forcer notre employeur à agir, faire cesser tous les types de violences et sanctionner les agresseurs.
L’intersyndicale 93 reçue au ministère : on ne lâche toujours pas l’affaire
Jeudi 12 mars, l’intersyndicale éducation FSU-CGT-SUD de Seine-Saint-Denis était reçue au ministère pour la 5ème audience consécutive, suite à la mobilisation d’ampleur du plan d’urgence 93. Notre délégation a porté haut et fort la voix des 33 000 personnels du 93. Les représentant·es au niveau national de l’intersyndicale étaient présent·es à nos côtés pour apporter leur soutien. Cette audience intervient 2 ans après nos dernières audiences au ministère et à Matignon, pour lesquelles nous n’avons jamais eu de réponses, pourtant promises. Il y a deux ans, la dissolution a empêché la dernière audience au ministère et depuis, nous étions sans nouvelles quant aux réponses aux éléments apportés. Deux ans durant lesquels la politique de démantèlement du service public d’éducation s’est accentuée. Notre département, le plus pauvre de la France hexagonale, n’y a évidemment pas échappé. La mobilisation de 2024 pour un plan d’urgence dans l’éducation dans le 93 a été la 1ère mobilisation de salariés en nombre de grévistes en 2024, et si le plan d’urgence est chiffré à 358 millions, cela ne représente qu’à peine plus de 1 000 euros par élèves. 30 % d’investissement en moins pour nos élèves. L’état des lieux dressé par notre délégation caractérise la rupture d’égalité entre l’éducation dans le 93 et dans le reste du territoire national. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Ce rabais est d’autant plus choquant que 2/3 de nos établissements sont classés en zone d’éducation prioritaire, ce qui devrait, contrairement à ce que l’on constate, justifier un sur investissement, propice à compenser ces inégalités. C’est un manque net de 859 millions d’euros pour nos écoles. Cette situation porte un nom : il s’agit de discrimination territoriale. Tout comme nous voulons l’égalité femme-homme, nous voulons l’égalité territoriale. Il ne s’agit que de respecter, et de faire respecter, simplement et strictement, les principes les plus élémentaires de notre droit. Leurs réponses Le ministère semble (re)découvrir la situation. La réponse qui nous a été faite : « les suppressions sont moindres qu’ailleurs ». L’algorithme ministériel aurait épargné notre département. Notre académie aurait « bénéficié d’un rééquilibrage des suppressions. » Le constat est sans appel et révoltant : il n’y a pas de continuité d’état dans notre département. Les maigres engagements de Nicole Belloubet, ministre de l’éducation en 2024, sont inconnus de la représentante du ministère (sur le bâti scolaire, les vies scolaires, les élèves allophones, les personnels médico-sociaux). Elle a reconnu la clarté de nos demandes, a entendu le signal et s’est même excusée de ne pas pouvoir nous apporter plus d’éléments. Seul engagement : transmettre au ministre les éléments de l’intersyndicale. Notre réponse : il faut monter d’un cran Face à un tel mépris, l’intersyndicale a exprimé sa colère et a exigé d’être de nouveau reçue et de ré-ouvrir les négociations avec le ministre lui-même. Face à l’inconséquence et au mépris du ministère, il faut monter le son. L’intersyndicale 93 appelle les personnels à se réunir et à construire les bases d’une mobilisation qui montrera au ministère que nous ne nous satisfaisons pas d’un tel manque de considération. Après la journée du 17 février, il s’agit de monter d’un cran et de s’emparer de toutes les dates de mobilisation à venir.
Enfin reçue au ministère de l’Education : l’Intersyndicale 93 exigera des moyens à la hauteur des besoins pour l’école publique du département

Le 12 mars prochain à travers l’intersyndicale Plan d’Urgence 93, c’est toute l’éducation de Seine-Saint-Denis qui sera – enfin – reçue au ministère de l’Education Nationale. Le 17 février dernier, forte de la mobilisation régionale contre les suppressions de postes, l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT de Seine-Saint-Denis avait déposé une demande d’audience au ministère. Nous y porterons la voix des 33000 personnels d’éducation et d’enseignement du département et exigerons un plan d’urgence pour l’école publique en Seine-Saint-Denis ! Notre objectif : un plan d’urgence pour l’éducation ! L’impératif de l’intersyndicale éducation 93 est claire : il faut réparer notre école, alors qu’elle ne cesse de s’enfoncer dans une crise majeure et qu’elle est à un point de bascule. L’Etat doit s’attaquer aux inégalités dans le département le plus pauvre de France hexagonale. Les personnels ne sont pas résigné.es face au démantèlement en bande organisée de l’éducation nationale. En 2024, notre mobilisation massive dans le 93 a fait date. Cent jours de grève historique ont imposé dans le débat public la réalité d’un abandon structurel de la Seine-Saint-Denis. La dissolution a interrompu le mouvement. Elle n’a rien réglé. Notre département est à un point de bascule Pendant que l’État parle d’ « excellence », nos établissements manquent de tout : personnels enseignants, vies scolaires, remplaçant·es, personnels médico-sociaux, psychologues, AESH – auxquelles la macronie agonisante a honteusement refusé un statut il y a quelques semaines. Pour la rentrée 2026, 25 ETP manquent dans les collèges simplement pour simplement compenser la hausse démographique. Plutôt que d’investir, le ministère avance le plan « collèges en progrès », qui prépare la contractualisation des moyens et l’affaiblissement de l’éducation prioritaire. Nous ne serons pas des cobayes et refusons que notre département soit, une nouvelle fois, le laboratoire du démantèlement de l’école publique et de la France-télécomisation de l’éducation nationale. Dans le 1er degré, sous couvert de baisse démographique, le gouvernement fait payer le prix fort à l’école. Le 93 va devoir rendre 67 postes à la rentrée 2026. Alors qu’il aurait été possible d’abaisser les effectifs dans toutes les classes, de créer des postes de remplaçant·es, de restaurer les PDMQDC et les RASED, les choix politiques sont tout autre, malgré tous les voyants déjà au rouge, le primaire est une nouvelle fois privé de moyens pour lutter contre les inégalités notamment en Seine-Saint-Denis. L’Etat investit 30% de moins pour un élève du 93 Notre école est parmi les moins financées de France : un·e élève de Seine-Saint-Denis représente en moyenne 6 200 euros de dépense publique par an, contre 8 840 euros au niveau national. C’est un rabais honteux de 30%, sur le dos de nos élèves, alors même que 2/3 de nos établissements sont classés en éducation prioritaire.En conséquence, nos élèves perdent en moyenne plus d’1 an de scolarité entre la maternelle et le lycée, faute de remplaçant·es en nombre suffisant. Cette inégalité budgétaire massive produit des effets concrets : classes surchargées, absences non remplacées, dégradation constante des conditions d’étude de nos élèves et de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Le nombre d’AESH est insuffisant. Notre département a besoin de création de postes de médecin, d’infirmier·ères scolaires et assistant·es sociales. De manière urgente, il faut financer la remise en état des écoles, collègues et lycées dont le bâti scolaire est en mauvais état. C’est une rupture d’égalité radicale et les manques sont criants : notre mobilisation les a chiffrés en organisant une large enquête auprès des 1 046 établissements publics du département. Elle a donné lieu à l’élaboration de doléances chiffrées : la vérité par et pour le terrain.Mais ce n’est pas une fatalité : c’est un choix politique. Le 93 en bas de l’échelle d’une école française déjà à la traîne Chaque euro retiré à l’éducation publique produit des coûts sociaux démultipliés. En Seine-Saint-Denis, le sous-investissement chronique se paie en inégalités durables.Le département le plus jeune et le plus pauvre de l’Hexagone mérite mieux que des discours.Il mérite l’égalité réelle. Le 12, nous serons au ministère pour gagner !Nous y porterons les exigences du terrain. Nous y défendrons un plan de rattrapage massif. Nous y rappellerons que l’égalité n’est pas une option budgétaire. Le 93 ne sera pas le laboratoire du démantèlement de l’école publique.
8 mars – Inégalités salariales : on compare, on répare !

À l’occasion du 8 mars, la CGT appelle l’ensemble des travailleuses et travailleurs à se mobiliser pour l’égalité réelle, l’augmentation des salaires, la fin des violences et la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines. Un village féministe se tiendra Place Stalingrad dans le 19ème arrondissement de 11h à 14h et une manifestation aura lieu à 14h (lieu de rendez-vous à venir). Avec la CGT, on revendique : Gagner l’égalité, c’est mettre fin au dumping social lié aux différences de rémunérations entre femmes et hommes qui tire tous les salaires vers le bas. Tout le monde y gagne ! On s’organise pour gagner l’égalité salariale Avec qui/quoi ? Quels sont mes droits ? Pour mettre fin aux inégalités de salaire et de carrière, on la joue collectif ! Les inégalités de salaire et de carrière sont connues, les causes et les mécanismes aussi, reste maintenant à agir ! Les lois qui existent étant insuffisantes et mal appliquées, les inégalités salariales et professionnelles entre les femmes et les hommes demeurent, massives. Y remédier, c’est d’abord et avant tout une question de justice : c’est notre dû ! Les négociations annuelles obligatoires (les NAO) La période des NAO est le bon moment pour porter l’égalité salariale en entreprises. Les NAO doivent être l’occasion de demander une augmentation générale des salaires et une réparation des inégalités faites aux femmes. Les accords égalité femmes-hommes dans les entreprises Les accords égalité femmes-hommes doivent permettre de mettre en œuvre les mesures préventives et correctives adaptées, sur la base d’un diagnostic complet et fiable. La base, c’est donc déjà d’identifier précisément les inégalités entre les femmes et les hommes pour actionner les bons leviers. Aujourd’hui, l’Index égalité qui est utilisé masque en grande partie les écarts de salaire et de carrière femmes-hommes mais il peut en laisser apparaître qui justifieraient par exemple la mise en place d’une enveloppe spécifique dédiée à la suppression des écarts (indépendamment du budget lié aux promotions classiques et aux augmentations générales de salaire). Les négociations de branche Les négociations au niveau des branches professionnelles doivent permettre de réviser les classifications d’emplois et les grilles de salaires à partir d’une opération d’évaluation de la valeur des emplois qui permette de reconnaître le travail à sa juste valeur. Aujourd’hui, les femmes sont surreprésentées dans des métiers dévalorisés, notamment dans les secteurs du nettoyage, du secrétariat, du soin et du lien, de l’hôtellerie-restauration ou encore de la grande distribution. Les compétences professionnelles mises en œuvre dans ces métiers ne sont pas reconnues et le travail y est donc sous-payé. Tout l’enjeu est d’utiliser désormais des critères non discriminants dans l’évaluation des emplois de façon à garantir un salaire égal pour un travail de valeur égale et faire ainsi en sorte que les femmes et les hommes, à niveau de qualification équivalent, perçoivent le même salaire. Les recours en justice On peut aussi mener des actions de groupe en justice pour faire sanctionner les entreprises et obtenir réparation du préjudice subi sur la carrière et à la retraite.Pour continuer à sous-payer et à discriminer les femmes, les entreprises savent faire bloc ensemble et font pression, avec succès, sur les pouvoirs publics qui ne prennent pas les mesures de nature à imposer l’égalité salariale. Soyons toutes et tous soudé·es pour faire front et arracher l’égalité ! La transparence sur les rémunérations, un levier pour gagner l’égalité femmes-hommes au travail ! La France doit transposer cette année en droit français une directive européenne qui prévoit notamment : Ces dispositions changeront la donne en profondeur si l’esprit du texte européen est respecté. Or, les concertations entre syndicats, gouvernement et patronat font craindre le pire. Contre une transposition au rabais, la mobilisation de l’ensemble du monde du travail est indispensable ! 🔗 Retrouvez davantage d’informations sur le site égalité professionnelle de la CGT
Contre la criminalisation de l’antifascisme ! Pour un front unitaire antifasciste !
Communiqué de VISA 93 (Vigilance InterSyndicale Antifasciste) – dont la CGT-FSU-Solidaires-CNT-FSE-SAF sont membres Depuis les affrontements survenus à Lyon, avec la mort d’un jeune néo-fasciste, pour laquelle désormais la justice approfondit ses investigations, une véritable campagne médiatico-politique s’est déployée pour criminaliser l’antifascisme. Dans une totale inversion des valeurs, cette instrumentalisation glorifie les nervis fascistes, criminalise l’antifascisme, et une certaine vulgate excluent de « l’arc républicain » la première organisation parlementaire de gauche, LFI pour dans le même mouvement coopter le FN-RN « dans le cercle de la raison », si cher aux libéraux de toutes obédiences.La banalisation de l’extrême droite connaît donc une nouvelle accélération. Il est désormais clair qu’une frange de plus en plus importante de l’élite patronale, médiatique, et politique a décidé de pactiser avec l’extrême droite. Les avocats du Capital, dont le premier d’entre eux Emmanuel Macron, ne font passer leurs régressions sociales qu’à l’aide d’autoritarisme et de passage en force institutionnel qui piétine l’esprit de notre démocratie. Les résistances ouvrières, sociales et populaires, bien que trop souvent éparses, arrivent tout de même à freiner ces régressions néolibérales. Cela est manifestement trop pour un capital aux abois prêt à l’ultime compromission pour maintenir son système, ses prérogatives, ses privilèges et ses profits ! Il s’agit ainsi de faire porter la responsabilité de la violence aux franges les plus combatives de la gauche politique et sociale, dans un inversement de valeurs totalement grossier, mais qui peut bénéficier de la puissante caisse de résonance des médias de milliardaires d’extrême droite et de droite extrême, et de la connivence de trop nombreux médias de masse. Nous refusons toute remise en cause des libertés publiques et syndicales. Le droit de manifester, de s’organiser, de se syndiquer, de contester et de critiquer le pouvoir est au cœur de toute démocratie réelle. Criminaliser l’antifascisme ou assimiler les mobilisations sociales à des menaces pour l’ordre public constitue une atteinte grave à ces libertés fondamentales. Or la réalité indéniable, c’est la recrudescence de violences de groupe d’extrême droite pouvant aller jusqu’aux homicides comme ce fut le cas pour Clément Meric, Martin Aramburu, Angela Rostas, Hichem Miraoui … En Seine-Saint-Denis, ces dernières années, des groupuscules fascistes de plus en plus désinhibés ont organisé différentes provocations visant à stigmatiser et insulter les habitants du département. Banderole xénophobe sur le toit de la CAF 93 en 2019, attaque sexiste et raciste de photos de femmes voilées séquano-dyonisiennes lors d’une exposition à la basilique st-Denis, tags pro-Algérie française et incendie d’un édifice départemental portant le au nom d’une militante féministe et anticoloniale en 2025 … L’Action française, organisation qu’a fréquenté Quentin Deranque, a été créée lors de l’affaire Dreyfus par des antidreyfusards antisémites, et continue aujourd’hui de propager son antisemitisme. Ces provocations, ce verbe de la haine et du racisme, ces violences, ces crimes, sont actuellement totalement invisibilisés pour faire place à une propagande qui alimente la fascisation du pays. Nous vivons un processus qui prépare, idéologiquement et matériellement, la construction d’un État de guerre ouverte contre l’ensemble des mouvements d’émancipation pour l’égalité et contre le racisme, le patriarcat, l’exploitation et la destruction de l’environnement. Un État cherchant plus profondément à anéantir toute forme de dissidence et tout espace de contre-pouvoir. Un État atomisant ainsi sa population et l’encadrant idéologiquement, afin de tenter de relancer l’accumulation du capital.Au-delà des divergences, les forces du mouvement social, syndical, associatif et politique doivent faire front commun. C’est dans le rassemblement de notre camp social, dans la solidarité active, que nous pourrons faire obstacle à la banalisation de l’extrême droite. Nous ne nous résignerons jamais à l’avènement du fascisme ! Nous continuerons à revendiquer nos engagements antifascistes. L’antifascisme c’est l’auto-défense, politique, sociale, syndicale, contre la bête immonde ! L’antifascisme c’est défendre nos conquêtes, nos libertés, nos vies ! Aujourd’hui plus que jamais, Siamo Tutti antifascisti ! visa93@proton.me // VISA93 sur Bluesky