Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Un rassemblement important contre les suppressions de classes et de postes, la lutte doit continuer pour le plan d’urgence 93 !

Un rassemblement important contre les suppressions de classes et de postes, la lutte doit continuer pour le plan d’urgence 93 ! Ce mardi 7 avril, près de 300 personnes étaient rassemblées à l’occasion du CDEN – Conseil Départemental de l’Education Nationale – . Parents, personnels de l’éducation, élu·es étaient réunis pour marquer leur opposition fondamentale au plan funeste prévu pour la rentrée : 275 fermetures de classes, 25 postes manquants dans les collèges. Nos organisations syndicales et association de parents d’élèves avons pris leurs responsabilités face à la brutalité de ces mesures et décidé de boycotter cette instance. L’objectif de cette instance était, entre autre, d’entériner les 275 fermetures de classes. Suite à la mobilisation des personnels et des parents d’élèves, des reculs ont été obtenus : 21 fermetures de classes ont été annulées, certaines mesures particulièrement contestées ont été corrigées, notamment le maintien des postes de CASEBEP. Nous prenons acte de ces inflexions, qui montrent que la mobilisation collective permet de faire bouger les lignes. Pour autant, ces ajustements restent très largement insuffisants. La situation de l’éducation dans notre département se dégrade à la vitesse de la lumière. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Nous le rappelons, notre combat est inédit. Il n’a pas de précédent. Des travailleur·euses aussi nombreux·euses, des parents aussi présent·es, tou·tes mobilisé·es aussi longtemps pour des problématiques d’intérêt collectif, on n’a jamais vu ça. L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE revendique :– l’annulation des 275 fermetures de classes dans le 93 et des 3 256 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2026 ;– une dotation dans le 1er et le 2nd degré répondant aux revendications du Plan d’Urgence 93 ;– pour une réelle école inclusive : augmentation des postes d’AESH et reconnaissance de ces personnels avec la création d’un statut ;– la création de postes d’infirmiers et d’infirmières scolaires, d’assistant·es sociales et de psychologues éducation nationale pour le 1er et le 2nd degré.

Communiqué Intersyndical – lycée Utrillo

Au lycée Utrillo de Stains, nous exigeons une enquête pour protéger les élèves, pas pour réprimer les lanceur·se·s d’alerte ! Depuis 2011, les personnels du lycée Maurice Utrillo de Stains se sont mobilisé·es pour dénoncer les violences sexistes, sexuelles et racistes commises au sein de leur lycée. Ils et elles n’ont cessé d’alerter la hiérarchie par tous les canaux adaptés : courriers, témoignages, demandes d’audience, fiche RSST, etc. Cette année encore, ils et elles ont signalé les faits à l’administration et à la justice, comme l’exige la loi. Après plus d’une décennie de silence, le rectorat réagit enfin et ouvre une enquête administrative. Hélas, tout nous indique qu’il y a une inversion de culpabilité : ce ne sont pas les violences qui en sont le sujet, mais les « tensions dans l’équipe ». Ce sont bien les collègues qui semblent visé·es par l’enquête. Nous affirmons qu’il n’y a pourtant pas un conflit interpersonnel au lycée, mais bien des lanceurs et lanceuses d’alerte sur des violences sexistes, racistes et sexuelles. Les mobilisations des personnels ont toujours eu ces objectifs : signaler à leurs élèves potentiellement victimes qu’elles et ils peuvent parler à des personnes de confiance, formées de façon institutionnelle ou entre pairs à recueillir leur parole ; et alerter leur hiérarchie qui ne leur a malheureusement jamais répondu. Depuis le début de l’enquête, vendredi 3 avril, les entretiens n’ont porté que sur les supposées tensions entre collègues et ignorent les violences commises. Cette enquête s’apparente de plus en plus à une répression visant les lanceuses d’alerte. Les inspecteurs et inspectrices semblent orienter leurs questions pour chercher la faille, pour trouver un prétexte, pour sanctionner de façon déguisée nos collègues. Nous ne sommes pas dupes, et le Rectorat non plus : notre institution sait que cette répression finirait mal pour elle autant médiatiquement avec un nouveau scandale d’Etat, que judiciairement avec une nouvelle défaite au Tribunal Administratif, tout en ayant eu le temps de causer effroi et souffrances chez les personnels du lycée Utrillo. Nous croyons fermement à notre mission de service public et invitons notre institution à prendre ses responsabilités et enfin protéger les élèves et les personnels contre les violences. Briser le silence sur les violences sexistes, sexuelles et racistes est une nécessité. Nous savons combien cela est long et difficile. Nous restons aux côtés des personnels d’Utrillo qui ne renonceront jamais à protéger leurs élèves Nous croyons fermement à notre mission de service public et invitons notre institution à prendre ses responsabilités et enfin protéger les élèves et les personnels contre les violences. Briser le silence sur les violences sexistes, sexuelles et racistes est une nécessité. Nous savons combien cela est long et difficile. Nous restons aux côtés des personnels du lycée Utrillo qui ne renonceront jamais à protéger leurs élèves.

7 avril : Tou·tes devant le CDEN pour le plan d’urgence 93, contre les suppressions de postes et les 296 fermetures de classes

Mardi 31 mars, la mobilisation était forte dans notre département, en particulier dans les écoles où 45 à 50% des professeures des écoles étaient grévistes. Personnels de l’éducation et parents d’élèves étaient mains dans la mains présent-es dans le cortège 93 qui a réuni près de 400 manifestant-es derrière la banderole « Dans le 93, gagnons un Plan d’Urgence pour l’éducation ». Plus tôt le matin, 6 assemblées générales de grévistes réunissant près de 200 personnes se sont tenues. L’objectif de cette journée pour l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE : en finir avec les milliers de suppressions de postes annoncées par le gouvernement et les 296 fermetures de classe dans le 93, et défendre l’impératif d’un plan d’urgence. Mardi 7 avril aura lieu le matin le CSA-SD de repli (comité carte scolaire) suite à notre boycott du 30 mars. L’intersyndicale soutient toutes les équipes qui se mettront en grève mardi 7 avril contre des fermetures de classes ou pour des demandes d’ouvertures.Notre combat est inédit. Il n’a pas de précédent. Des travailleur·euses aussi nombreux·euses, des parents aussi présents·es, tou-tes mobilisé·es aussi longtemps pour des problématiques d’intérêt collectif, on n’a jamais vu ça. Rien n’est jamais acquis, rien n’est définitif mais face à un gouvernement qui falsifie jusqu’au langage qu’il emploie pour détruire les services publics, la lutte et le combat sont devenus des aspects de notre professionnalisme et de notre engagement partagé en tant que communauté éducative. Parce que défendre l’école publique, c’est l’affaire de celles et ceux qui y travaillent et de celles et ceux qui lui confient leurs enfants. Parents, personnels de l’éducation, toutes et tous devant le CDEN Mardi 7 avril 17h00 Parvis de la préfecture de Bobigny, métro Pablo Picasso

Mouvement intra-académique : du 27 mars au 7 avril déposez votre demande

Le serveur Siam pour la phase intra-académique du mouvement de l’académie de Créteil ouvre du 27 mars 12h et se terminera le 7 avril à 12h00. Moment clé de la carrière, la CGT fait le point sur le calendrier et les procédures. Circulaire de référence  : https://www.ac-versailles.fr/mouvement-intra-academique-des-enseignants-du-second-degre-cpe-et-psyen-123854 Calendrier : – Le serveur SIAM est ouvert du 27 mars (12h) au 7 avril 2026 (12h)– Du mercredi 8 avril 2026 au lundi 13 avril 2026 (23h59) : Téléchargement des confirmations de mutation sur SIAM– 13 avril : – date limite d’envoi ds pièces justificatives :– (TZR) Retour des confirmations de saisie des préférences ,– date limite de retour des demandes formulées au titre du handicap auprès du médecin-conseiller technique du recteur.– Date limite de retour des confirmations de demande de mutation signées etdes pièces justificatives sur COLIBRI CRETEIL – Mercredi 6 mai 2026 (16h) affichage des barèmes (pensez à les vérifier)– du 6 mai au 27 mai : contestation des barêmes, demande de modification par écrit, de modification ou d’annulation de demande Demander l’aide des élu.es de la CGT Educ’Action Créteil (contact@cgteduccreteil.org)– 5 juin 16h : Affichage des résultats d’affectation– du 5 juin au 5 août : Demande de recours ou de révision d’affectation via l’application COLIBRIS Qui participe ? – Les participant.es obligatoires sont les stagiaires ou les titulaires dans l’académie n’ayant pas encore de poste (sauf ceux qui sont retenu.es sur un poste spécifique national) ; les collègues victimes d’une mesure de carte scolaire, les collègues précédemment titulaires d’un corps de personnels enseignants du 1er ou du 2d degré, d’éducation et d’orientation ne pouvant être maintenu.es dans leur poste ; les personnels entrant.es candidat.es aux fonctions d’ATER afin d’obtenir une affectation en zone de remplacement. – Les TZR ne sont pas des participant.es obligatoires. Cependant, ils et elles doivent se connecter lors de la phase intra pour formuler 5 vœux de préférences sur la zone dont ils et elles sont titulaires. – Les participant.es non-obligatoires sont les titulaires de l’académie désirant changer d’affectation, les titulaires géré.es par l’académie de Créteil et souhaitant la réintégrer après une disponibilité ; un congé avec libération de poste ; une affectation en poste adapté ; dans l’enseignement supérieur ; dans un CIO spécialisé ou en qualité de conseillèr.e pédagogique départemental pour l’EPS.Les procédures Les demandes de mutation se font uniquement par internet, via I-Prof accessible sur :https://portail.ac-creteil.fr/lilmac/Lilmac onglet « services », « siam »ou https://portail.ac-creteil.fr/iprof/ Attention ! Les personnes arrivant d’une autre académie doivent faire leurs vœux à partir de la plate-forme de leur académie actuelle. SIAM vous basculera ensuite sur Créteil. Accéder au comparateur de mobilité : https://info-mutations.phm.education.gouv.fr/cmpmo-front/mvt/comparateur/home Il est possible de faire jusqu’à 25 vœux. La logique est de faire ses vœux du plus précis (établissement) au plus large (Zone de remplacement départementale). Il est conseillé aux participant.es obligatoires de faire les 25 vœux pour éviter de partir en extension. Le premier vœu précis est important (établissement ou commune) car il servira de vœu indicatif au cas où vous seriez affecté.e via un vœu large (groupement de communes, département). Précisions concernant la règle d’extension : Les candidat.es, qui doivent obligatoirement recevoir une affectation à la rentrée 2026 (notamment les professeur.es stagiaires, les personnels affecté.es à titre provisoire) et qui ne sont pas satisfait.es sur leurs vœux (d’où l’intérêt d’élargir suffisamment les vœux et d’y inclure des vœux ZR), voient leur demande traitée selon la procédure dite d’extension des vœux. L’extension s’effectue toujours à partir du premier vœu formulé par l’intéressé.e et avec le barème le moins élevé attaché à l’un des vœux. Ce barème comporte les points liés à l’ancienneté de poste et l’ancienneté d’échelon. Dans le cadre de la procédure d’extension des vœux, seront examinés successivement les postes en établissement, puis en zone de remplacement dans les départements de l’académie selon l’ordonnancement suivant :– Val de Marne / ZR 94 / Seine St Denis / ZR 93 / Seine et Marne / ZR 77– Seine St Denis / ZR 93 / Seine et Marne / ZR 77 / Val de Marne / ZR 94– Seine et Marne / ZR 77 / Seine St Denis / ZR 93 / Val de Marne / ZR 94 Le scandale des PLV Affichage du barème : – Les barèmes sont ensuite affichés sur le serveur SIAM du 6 mai au 27 mai. Pensez à vérifier vos barèmes car à cette étape vous pouvez encore les contester sur cette période. Les bonifications Le vœu préférentiel intra académique : cette bonification n’est pas cumulable avec les bonifications liées à la situation familiale, et ne s’applique sur des voeux de type COM et DPT Conditions : Il faut exprimer, pour la deuxième fois consécutive le même premier voeu large que le premier voeu large exprimé l’année précédente. Pour continuer à obtenir la bonification annuelle, il y a obligation d’exprimer chaque année de manière consécutive en premier rang le même voeu large. En cas d’interruption de la demande ou de changement de stratégie, les points cumulés sont perdus (si demande de mutation simultanée, par exemple).Aucune pièce n’est à fournir. Bonification : 20 points sont attribués par an, à compter de la 2e année. Cette bonification est plafonnée à l’issue de la 6e année consécutive, soit à hauteur de 100 points. Le barème commun à l’ensemble des candidat.es est composé obligatoirement de : Ancienneté de serviceAncienneté dans le poste :– 20 points par année d’exercice dans le poste actuel– + 50 points par tranche de 4 ans– Stagiaire ex-titulaire EN : 10 pts/an– + 10 pts pour l’année de stage (enseignement, éducation, orientation) – Priorités de mutation au titre du handicap Le dossier de demande de priorité au titre du handicap : annexe 6 Vous pouvez consulter la liste des établissements du 2nd degré public déclarant être dotés d’infrastructure pour accueillir des personnes à mobilité réduite Pour en savoir plus consultez les pages consacrées au handicap. A – Le barème incluant des situations particulières ou familiales : 1) Demande de rapprochement familial. Depuis cinq ans, la principale évolution concerne ce que l’on appelait auparavant le « rapprochement de la résidence de l’enfant » (RRE). Il y a maintenant deux possibilités : autorité parentale conjointe (APC) ou parent isolé.e. Pour l’autorité parentale conjointe, c’est un alignement du barème sur celui d’un rapprochement de conjoint.e avec enfant(s). Pour les

Lycée Bartholdi – DHG 2026 : PAS D’ÉCOLE AU RABAIS POUR NOS ÉLÈVES, DES MOYENS MAINTENANT !

Au Conseil d’Administration du 12 février 2026, les personnels ont dénoncé une Dotation Horaire Globale inacceptable au Lycée professionnel Frédéric Bartholdi en déposant une Motion adoptée à l’unanimité. La DHG notifiée pour la rentrée 2026 est en totale contradiction avec les besoins réels de l’établissement. La réalité du terrain :• Effectifs en hausse• Classes surchargées• Forte proportion d’élèves ULIS, allophones et à besoins particuliers• Suppression des dédoublements Dans ces conditions, parler de “réussite pour tous” relève d’un discours creux et démagogique. Le Code de l’éducation (art. L111-1 et L112-1) impose la réussite et l’inclusion. Sans moyens, ces obligations deviennent inapplicables. Ce que cela signifie concrètement :• Moins de suivi individualisé• Moins de remédiation• Moins de sécurité dans les ateliers• Plus de décrochage• Dégradation du climat scolaire Les référentiels des CAP et baccalauréats professionnels exigent des groupes réduits et des mises en situation encadrées. Supprimer les dédoublements, c’est organiser l’échec. Nos exigences immédiates :• 80 heures minimum à la DHG• Maintien et développement des dédoublements• Heures fléchées pour les élèves à besoins éducatifs particuliers et allophones• Ouverture d’une concertation urgente avec le Rectorat Les personnels du lycée Bartholdi refusent de se laisser faire et sont prêts à se mobiliser pour obtenir de bonnes conditions d’enseignement pour tous. Les parents d’élèves sont déjà informés et nous soutiennent dans toutes nos actions. La voie professionnelle ne peut pas être la variable d’ajustement budgétaire. Nos élèves ne sont pas des chiffres. Nous voulons des moyens immédiats et nous réclamons respect et ambition pour nos élèves.

18 mars : Assemblée générale des Contractuel-les

Le 6 novembre 2025, la CGT Educ Créteil a lancé son questionnaire à destination des personnels contractuels gérés par la DPE 2 (enseignant∙es du 2d degré, PsyEN, CPE…) pour analyser précisément une situation que l’on connaît déjà tou-tes bien : les personnels non-titulaires sont maltraités dans notre académie. Ils et elles servent de variable d’ajustement aux manques criants de titulaires dans les établissements scolaires et sont corvéables à merci. La CGT éduc revendique depuis de nombreuses années la titularisation de tous∙tes les contractuel∙les sans condition de concours ni de nationalité. Pour gagner cela et obtenir d’autres victoires, construisons une mobilisation d’ampleur en partant des résultats de cette enquête de terrain pour rédiger un cahier de revendications fort et à la mesure des besoins. Les premiers résultats effarants de l’enquête : il faut payer les collègues ! Environ 250 réponses font ressortir un traitement administratif et économique subie par les agent∙es contractuel∙les de l’académie de Créteil. Ainsi, le rectorat doit de l’argent à 36% des collègues ! Ce chiffre est catastrophique. Quasiment tous∙tes les nouveaux∙elles contractruel∙les de l’académie doivent déjà attendre 2 mois pour recevoir leur premier salaire, puis ils et elles ont des soucis tout au long de leur carrière : retard de paiement de primes, de SFT, problèmes d’indices… Le problème de l’absence de subrogation fait de plus qu’iels reçoivent un double salaire en arrêt maladie, entraînant des trop-perçus qui les met dans des situations financières terribles. Comment travailler normalement, comment se sentir reconnu∙e et en confiance dans son travail en étant traité de la sorte ? 45% des collègues ont dû prendre leurs fonctions avant que leur contrat soit signé. Les gestionnaires de la DPE, en nombre largement insuffisant face à l’explosion du recours aux non-titulaires, se retrouvent obligé∙es de gérer « en mode très dégradé » leurs collègues. Il est temps que les choses changent. La santé au travail rendue difficile et sous pression Un tiers des collègues disent subir des pressions hiérarchiques pour accepter des missions supplémentaires, un quart ne reçoivent jamais de réponse de la DPE 2… Les situations de risque socio-organisationnels (appelés aussi risques psycho-sociaux) sont légion pour les contractuel∙les, s’ajoutant à l’immense liste de ces risques pour tout personnel de l’Education Nationale. Il y a négligence et insuffisance sur la protection de la santé : impossibilité d’avoir des rendez-vous à la médecine de prévention, pression au renouvellement en cas de signalement au RSST, obstacles énormes pour faire reconnaître des accidents de service… Mobilisons-nous pour faire respecter nos droits et en gagner de nouveau ! Construisons notre mobilisation dans nos établissements et le 18 mars à 16h en AG ! Le mercredi 18 mars au siège de la Confédération Générale du Travail à Montreuil (263 rue de Paris), dans la salle B2, la CGT éduc Créteil organise une AG des personnels non-titulaires. Retrouvons-nous entre collègues pour faire le point sur le questionnaire, et en tirer un cahier de revendication ainsi qu’un plan de mobilisation capables de nous faire gagner ! Envoyez un mail à contact@cgteduccreteil.org pour obtenir une invitation ou un mandat d’absence si nécessaire !

31 mars : Journée sur l’Inclusion

La CGT Educ’Action 93 organise une journée de formation syndicale sur l’inclusion. Venez nombreux.ses pour échanger sur les conditions d’inclusion des élèves en situation de handicap et réfléchir à nos repères et nos revendications en matière de handicap. Pour vous inscrire, envoyez un mail à 93@cgteduccreteil.org avant le 26 mars.

Dématérialisation des corrections en bac professionnel : Un nivellement par le bas

Jusqu’à la session 2025, les corrections des épreuves écrites du baccalauréat professionnel s’effectuaient dans des centres de correction où les enseignant·es correcteur·rices étaient convoqué·es, sur une ou deux journées. Malgré des conditions de travail dégradées liées à un bâti scolaire souvent synonyme de passoire thermique, ou au nombre important de copies à corriger, cette organisation permet de donner du sens à ce travail d’évaluation et de faire reposer les corrections d’examen sur un collectif de travail, de développer la coordination et la double correction, l’harmonisation ou l’accompagnement des collègues dont ce sont les premières corrections. Or à la session 2026, le ministère prévoit que les épreuves écrites du bac professionnel rejoignent la plateforme Santorin pour un système de correction dématérialisée, comme c’est déjà le cas pour les baccalauréats général et technologique. La CGT Éduc’action dénonce cette pratique car les dysfonctionnements sont nombreux : difficulté à comparer les copies et à harmoniser la correction, fatigabilité (notamment oculaire), isolement face à son propre écran, arbitrages individuels, réattributions de copies non concertées, bugs bloquants… Qui plus est, la concentration de la difficulté scolaire et des élèves en situation de handicap dans la voie professionnelle peut conduire à un manque de lisibilité des copies, lié à des problèmes de maîtrise de la graphie ou de la langue, qui pourrait être amplifié par le passage au scan, pénalisant ainsi les candidat·es. D’autre part, les épreuves qui comportent des schémas, plans ou supports techniques ne sont absolument pas adaptées à la dématérialisation (c’est d’autant plus vrai que l’adaptation des examens pour certain·es élèves ayant des notifications n’est pas respectée). Pour la CGT Éduc’action, cette remise en cause d’une pratique qui fonctionnait et ce nivellement par le bas sont inquiétants. Encore une fois, un dispositif est imposé, sans prise en compte de l’avis de celles et ceux qui accomplissent ces tâches. Nous alertons l’institution sur cette dématérialisation qui va dégrader considérablement les conditions de travail des collègues et donc, la qualité de leur mission d’évaluation des épreuves du baccalauréat, mais aussi dégrader les conditions d’évaluation des élèves, remettre en cause l’équité de traitement et le taux de réussite aux épreuves terminales. La CGT Éduc’action revendique, le maintien des collectifs de travail lors des corrections des épreuves écrites du baccalauréat professionnel avec convocation en centre.

13 février – LP Théodore Monod : Une mobilisation et des revendications claires à la DSDEN de Bobigny à 18h

Face à la recrudescence alarmante des violences au sein de l’établissement et au manque de moyens, les personnels du Lycée professionnel Théodore Monod refusent de se taire. Les mobilisations, engagées aux côtés des parents d’élèves, nous permettent d’être reçus à la DSDEN 93 vendredi 13 février à 18h. Cette audience se déroulera après une journée de mobilisation pour nos élèves sans papiers, nombreux et nombreuses dans le département, qui vivent chaque jour avec la peur d’être expulsées du territoire. Nous affirmons avec fermeté de droit à l’éducation pour chaque élève, mineur ou majeur, avec ou sans papiers.Nous appelons au rassemblement vendredi 13 fevrier à 15h devant la DSDEN de Bobigny. Nous appelons de plus à venir la délégation du LP Théodore Monod qui sera reçue en audience à 18h. Nous exigeons des moyens supplémentaires pour accompagner tous les élèves vers la réussite de leur scolarité afin de remplir notre mission de service public dans les meilleures conditions. RDV VENDREDI 13 FÉVRIER DEVANT LA DSDEN DE BOBIGNY A PARTIR DE 15H ! Les personnels mobilisés du lycée professionnel Théodore Monod de Noisy-le-sec et les représentantes de parents d’élèves du lycée.

Temps partiel, ou quand la CGT a été entendue

La campagne temps partiels a enfin démarré. Ce vendredi 6 février, les personnels enseignant-es du second degré, ont enfin reçu la circulaire sur les Temps partiels, après une attente insupportable. Les agent-es ont jusqu’au 24 mars pour en faire la demande en ligne. Seules les demandes de temps partiel de droit seront prises en compte après cette date. La CGT a interpellé le rectorat sur l’accès au temps partiel, voici ce que nous avons obtenu : – un délai de 2 mois supplémentaires par rapport à 2025 ( 27 janvier) et imposé la mise en conformité avec le Code de l’Education. Une amélioration significative pour la conciliation vie privée – vie familiale des collègues, – que les éventuels refus soient communiqués plus rapidement aux personnels pour leur permettre d’avoir plus de temps pour faire un recours, – Aussi, nous avons saisi le Tribunal Administratif pour faire respecter les droits des collègues du premier degré d’accéder au temps partiel à 80 % rémunéré 85,7 %. Aujourd’hui, ils et surtout elles n’y ont pas accès, et sont contraint de prendre un 75 %, soit 10 points de rémunération de moins. Une rupture d’égalité et une injustice insupportable quand on sait que 85 % des professeur-es des écoles sont des femmes. A savoir, le temps partiel peut être demandé par :– les fonctionnaires titulaires de l’Etat.– les fonctionnaires stagiaires (la durée du stage sera prolongée d’autant.)– les agent-es non titulaires. Pour rappel : derrière certains temps partiel des victoires syndicales – Le 80 % payé 85,7 % est une victoire des mobilisations des travailleuses de la fonction publique dans les années 50-60. Elles se sont mises en grève pour faire reconnaître leur droit à un temps partiel hebdo auparavant refusé. L’employeur public a finalement cédé et mis en place le 80 % (rémunéré 85,7%), plus tard suivi du 90 % (rémunéré à 91,4%).–  Retraites et temps partiel de droit pour garde d’enfant de moins de 3 ans , les syndicats ont été entendu il y a quelques années : pas besoin de sur-cotisation, la quotité non travaillée est prise en compte gratuitement (période limitée à 3 ans par enfant). Que faire en cas de refus ?Saisine de la CAPA, recours gracieux, la CGT vous accompagne et vous défend. Contactez-nous par mail (93@cgteduccreteil.org) ou par téléphone 01 55 84 51 02 (mardi, jeudi et vendredi). La CGT revendique : – l’accès au 80 % rémunéré 85,7 % pour tou-tes– le temps partiel pour tous les collègues qui en font la demande– le recrutement massif de personnels– une augmentation de 400 euros pour tou-tes, le dégel et le rattrapage du point d’indice et son indexation sur l’indice des prix. Pour gagner ces revendications, ne restez pas isolé-es, rejoignez la CGT !

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