C’est gagné ! AED mobilisé-es cette victoire est la vôtre !

Après 3 journées de mobilisation en 2025 fortement suivies par les vies scolaires et 3 audiences auprès de l’administration rectorale et académique, nous avions obtenue un groupe de travail en décembre sur un guide AED. C’était déjà un premier début de victoire. Lors du groupe de travail sur le guide, nous avons porté et défendu nos revendications avec force et conviction !Au CSA-A du 5 février, nous avons pu voir la version finale du guide. S’il y a des points qui ne nous satisfont pas, nous avons gagné : Ces victoires ceux sont celles des AED mobilisé.e.s et montrent que la lutte paye ! BRAVO à toutes et tous ! La CGT Educ’93 ne lâche rien et continue de se battre avec les AED pour obtenir : Pour gagner d’autres victoires, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons nous !
Personnels techniques Rémunérations : TOUJOURS LES MÊMES CHOIX

Le SMIC a été revalorisé de 1,18% au 1er janvier 2026 et représente désormais 1823€ brut par mois. Cette augmentation fait ainsi passer le salaire minimum à 12,02€ brut de l’heure. Le gain pour un·e salarié·e travaillant à temps plein est donc d’environ 17€ net par mois. Une aumône… Mais cette augmentation a aussi une incidence sur les fonctionnaires, notamment aux plus bas revenus. Quelles incidences pour les personnels techniques ? Et Pour solde de tout compte ? une indemnité différentielle …toujours la même rengaine, la même déconsidération pour les agent·es de la fonction publique. À chaque revalorisation du SMIC, les grilles salariales se tassent un peu plus, ce qui est indéniable pour certaines catégories, notamment les catégories C. À chaque augmentation du SMIC, ces catégories se retrouvent avec un traitement indiciaire insuffisant pour être au-dessus du salaire minimum et doit donc être complété par une indemnité différentielle. Cette logique et cette mécanique soulignent l’importance et l’urgence de gagner un SMIC à 2000€ brut, mais aussi la revalorisation du point d’indice et son indexation pour tou·tes les agent·es de la Fonction publique. L’usage récurrent de ces mécanismes de compensation indique clairement que la CGT a raison de dénoncer toutes les réformes catégorielles qui introduisent des dispositifs parcellaires pour « garantir » des salaires aux agent·es. Tout ceci n’est qu’un piètre palliatif conduisant à maintenir des personnels dans une grande précarité tout en accentuant la détérioration inacceptable des grilles indiciaires et des conditions de vie des personnels. Certes, l’état de droit et le respect de la loi étant intangibles, l’indice minimum de traitement (IMT) de la Fonction publique ne saurait être inférieur au Smic. Cependant, la hausse qui s’annonce, ne répond en rien à l’urgence salariale pour ces agent·es. À l’opposé de tels choix, la CGT Éduc’action rappelle ses revendications salariales :• Revalorisation immédiate du SMIC à 2000€• Augmentation immédiate de la valeur du point d’indice d’au moins 10%• Instauration d’un mécanisme d’indexation de la valeur du point sur l’inflation• Refonte des grilles indiciaires• Instauration de mesures immédiates pour parvenir à l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Les amputations de crédits alloués aux « opérateurs » de l’État-administrations-ministères et les suppressions d’emplois envisagées par le budget austéritaire 2026 ne font que confirmer la mise en œuvre d’un choc budgétaire contre le monde du travail, les Services publics, la Fonction publique et ses agent·es. La CGT Éduc’action organise le 18 MARS un webinaire à l’attention des personnels ITRF du ministère de l’Éducation nationale. Il sera question de votre travail, de vos conditions de travail, des évolutions rencontrées dans votre quotidien mais aussi nous pourrons parler : rémunérations, primes… Nous vous présenterons les repères revendicatifs ITRF votés en novembre. Plus d’information sur notre site (inscriptions) Ou en écrivant directement à unsen@cgteduc.fr (autorisation d’absence congés formation à déposer avant le 18 février 26).`
Éducation prioritaire, plutôt que des rustines, il est urgent de revoir la carte
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le ministère de l’Éducation nationale vient de présenter sa réponse à ce qu’il nomme lui-même des situations aberrantes. C’est-à-dire la situation de collèges et d’écoles de secteurs qui au vu de leur indice de position sociale moyen devraient être classés en éducation prioritaire renforcée. Pourtant ce n’est malheureusement pas le cas malgré la mobilisation régulière des personnels, parents d’élèves ou élu·es locaux·ales qui exigent leur intégration dans la carte de l’éducation prioritaire. En effet, le ministre a annoncé que la carte ne serait pas modifiée avant 2028 (du fait des élections municipales et présidentielles) alors qu’elle a été établie en 2015 et aurait dû être revue en 2019. Au regard des propositions, il s’agit surtout pour le ministère de « bricoler » une réponse à une situation effectivement aberrante dont il est responsable et qui ne pourrait pas être corrigée avant 2028. Avec une décennie de retard, l’éducation prioritaire n’est pas une priorité pour le gouvernement. Ainsi, les collèges concernés intégreraient les dispositifs CLA (Contrat Local d’Accompagnement), permettant d’accorder aux personnels une indemnité pour mission particulière et non d’indemnité REP+ ainsi que des bonifications pour le mouvement au bout de trois ans. La CGT Éduc’action rappelle son opposition aux CLA qui, en contractualisant les moyens donnés aux établissements, sont contraires à la philosophie même de l’éducation prioritaire (donner plus à celles et ceux qui ont le moins sans condition). Surtout, outre la reconnaissance indispensable des difficultés d’exercice des personnels, c’est de moyens supplémentaires dont ces établissements et écoles ont besoin dès maintenant. Sur ce point, le ministère annonce un pôle médico-social à temps complet sans redéploiement, ce dont on peut douter vu les difficultés de recrutement ainsi qu’un vague engagement non chiffré d’amélioration du taux d’encadrement, en revanche rien sur les vies scolaires. Pour les écoles élémentaires, il annonce la possibilité d’un·e professeur·e supplémentaire par école sous réserve de présentation d’un projet. Quant aux maternelles, elles sont scandaleusement oubliées.La CGT Éduc’action exige que ces écoles, élémentaires comme maternelles, bénéficient toutes de ce poste supplémentaire sans condition, mais aussi que ces collèges et écoles bénéficient des mêmes taux d’encadrement et les personnels du même niveau indemnitaire et de bonification mouvement qu’en REP+. Surtout, il est scandaleux que la carte de l’Éducation prioritaire reste ainsi figée depuis douze ans alors que la pauvreté et la ségrégation sociale n’ont cessé de s’aggraver. C’est pourquoi, la CGT Éduc’action exige la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, basée sur des critères sociaux objectifs et partagés et non sur une cible budgétaire préalable, un accompagnement des sorties éventuelles et son extension aux lycées et écoles dites orphelines (dont le collège de secteur n’est pas classé) qui répondent aux critères. Plus qu’une nécessité, c’est une urgence ! Télécharger le communiqué : https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2026/01/Communique-de-presse-Education-prioritaire-plutot-que-des-rustines-il-est-urgent-de-revoir-la-carte.pdf
COMITÉ DE SUIVI DE LA VOIE PROFESSIONNELLE : RÉFORME DU PARCOURS EN « Y » : IL FAUT SAVOIR ARRÊTER UN ECHEC
Après l’installation, jeudi 8 du comité de suivi de la voie professionnelle, la CGT Éduc’action a été reçue en bilatérale le mardi 13 janvier pour échanger sur le devenir du parcours « Y ». Si l’abandon annoncé du parcours en Y est une victoire et le fruit des mobilisations syndicales, nous restons vigilants concernant le dispositif qui lui succéderait.Si le ministère reconnaît l’échec de ce dispositif, la volonté perdure de différencier, lors de l’année de terminale, les élèves qui veulent s’insérer de celles et ceux qui veulent poursuivre leurs études. Possiblement, suite aux six semaines de PFMP obligatoires, les élèves choisissant le module « insertion professionnelle » enchaîneraient sur deux semaines supplémentaires en entreprise. Pour les élèves optant pour le module « poursuites d’études », les emplois du temps seraient maintenus pour travailler les prérequis indispensables en BTS. Au final, un « y » minuscule qui risque d’engendrer les mêmes dysfonctionnements, mais à un moment différent de l’année !La CGT Éduc’action y a réaffirmé son opposition à tout parcours « différencié » et « individualisé » même réduit et déplacé, et son attachement à un retour des examens après la mi-juin. Elle a insisté sur le fait que les personnels étaient épuisés par la fréquence des réformes et l’empilement des dispositifs spécifiques qui y sont prévus, comme actuellement avec la généralisation d’Avenirpro qui ampute encore des heures de cours. Cette cadence infernale explique, en grande partie, la perte de sens du métier. Nous avons rappelé que pour assurer une insertion professionnelle réelle dans un métier et des poursuites d’études réussies, il fallait surtout rendre la totalité des heures disciplinaires supprimées par les deux réformes successives subies par le lycée professionnel. Pour cela, il faut également en finir avec l’orientation contrainte en supprimant les familles de métiers et en élaborant une carte des formations déconnectée des besoins en emplois locaux qui réponde aux enjeux écologiques, de relocalisation industrielle et aux besoins sociaux. Nous avons conclu en revendiquant une diminution des PFMP (passage de 20 à 10 semaines) et leur sécurisation face aux accidents du travail, à la surexposition aux produits CMR et aux VSST. Face à des dangers graves ou imminents, la CGT Éduc’action exige, la mise en place d’un droit de retrait pour les stagiaires de la voie professionnelle, sans perte de gratification et avec une dérogation légale sur les semaines de stages qui ne pourraient pas être effectuées.Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est bien à l’abrogation des réformes Blanquer et Macron de la voie professionnelle, abrogation indispensable pour reconstruire un lycée professionnel au service des élèves et véritablement émancipateur.
Bravo aux élèves du Lycée Le Corbusier pour leur blocus victorieux et soutien face aux attaques de l’extrême droite !
COMMUNIQUE DES PERSONNELS DU LYCEE LE CORBUSIER (AUBERVILLIERS Le jeudi 8 janvier 2026, des élèves du lycée Le Corbusier d’Aubervilliers, soutenu es par le Syndicat des lycéens du Corbusier (SDLC 93), se sont organisé-e-s et ont agi pour faire entendre leurs revendications : remplacement systématique de tou-te-s leurs enseignant-e-s absent-e-s, plus de moyens et une égalité d’accès à l’éducation pour tou-te-s. Leur action a convaincu un grand nombre d’élèves de rejoindre le mouvement. Un certain nombre de personnels du lycée se sont mis en grève en soutien aux élèves mobilisé-e-s. Dès le lendemain, nous apprenions qu’une enseignante de physique-chimie est affectée au lycée pour remplacer une collègue absente depuis de nombreux mois. Nous tenons à féliciter vivement nos élèves mobilisé-es pour cette victoire ! Leur action politique et organisée a été efficace, visible et nous rappelle que la lutte paie. Lors de cette mobilisation, des élèves ont expliqué leurs revendications à deux médias. La diffusion d’une vidéo sur le réseau social X a été suivie d’une contre réaction nauséabonde de la part de nervis d’extrême droite. Ces derniers ont insulté une de nos élèves. Nous dénonçons sans détour ces propos et apportons notre soutien plein et entier à nos élèves visé-e-s. Nous combattrons sans cesse l’extrême droite et ses discours racistes, islamophobes et classistes. À nouveau, nous tenons à féliciter nos élèves pour cette belle victoire et ce blocus parfaitement organisé. Nous leur affirmons que nous partageons pleinement leurs revendications et que nous continuerons aussi de lutter pour une égalité d’accès à l’éducation et pour obtenir de meilleurs conditions de travail et d’étude dans notre lycée comme ailleurs. Les personnels réuni-e-s en heure d’informations syndicales, le mardi 13 janvier 2026, soutenu-e-s par SNES, CGT, SUD et CNT
Une réforme de la formation inItiale qui résonne avec une mise sous tutelle par l’employeur et un métier fragilisé
La formation des enseignant·es est soumise à des réformes successives : en 20 ans, on dénombre 5 réformes majeures et nous venons d’en connaitre 3 en moins de 5 ans. Pourtant, le nombre de candidat·es au métier ne cesse de chuter ; il a été divisé par plus de deux en 20 ans, provoquant une « crise du recrutement ». Depuis 2024, le ministère de l’Éducation nationale a décidé d’un profond bouleversement de la formation initiale, qui s’appliquera dès la rentrée 2025. Cette réforme modifie à la fois le moment du concours, le contenu de la formation, l’organisation des stages, le rôle des universités, et même le statut des futur·es enseignant·es. Le ministère avance plusieurs objectifs : rendre le métier plus attractif, proposer un parcours plus professionnalisant, mieux préparer les futur·es enseignant·es aux réalités du terrain. Pourtant cette énième réforme ne va pas s’attaquer au principal problème du « déficit d’attractivité » qui est la dégradation des conditions de travail et des salaires des enseignant·es !Le cœur de la réforme : avancer le concours et créer un parcours en alternance Depuis 2022, le concours pour devenir enseignant·e (CRPE pour le premier degré, CPE, CAPES, CAPET ou CAPLP pour le second degré) était placé en fin de Master 2. Alors que les syndicats s’étaient opposés à la réforme Blanquer et annoncé une réforme catastrophique, le recrutement s’est à nouveau effondré, avec des milliers de postes vacants au concours chaque année (15% en moyenne). Avec la « nouvelle » réforme, le concours est avancé à Bac +3, c’est-à-dire à la fin de la licence. Les lauréat·es intégreront un Master Métiers de l’Enseignement et de l’Éducation (M2E) qui remplace le master MEEF. La formation se déroulera en alternance, avec dès le M2 une ou des classes confiées en responsabilité à mi- temps, tout en poursuivant une formation professionnalisante. La titularisation interviendra toujours à Bac +5. La CGT est favorable depuis longtemps à un concours au niveau licence, mais pas dans les conditions imposées actuellement par le ministère. Cette réforme risque de dégrader encore plus la formation et de remettre en cause l’indépendance pédagogique et universitaire. La formation elle-même devient une forme de période d’essai, où l’on apprend « sur le tas ».
L’entreprise n’est pas légitime à participer à l’orientation et à la formation des élèves mineur·es
Alors que cinq jeunes ont trouvé la mort en entreprise en fin d’année scolaire dernière, la circulaire du 21-11-2025 précise les modalités d’accueil d’élèves de collège et de lycée en milieu professionnel. Elle différencie les séquences d’observation (en classe de quatrième et de troisième ; en classe de seconde générale et technologique), des stages d’initiation (troisième « prépa-métiers » ; quatrième des Segpa ; seconde STHR) et des stages d’application (troisième de Segpa et des établissements régionaux d’enseignement adapté ; élèves de première STHR). Elle rappelle, pour chacun les conditions d’encadrement législatif et humain. Pour les séquences d’observation en milieu professionnel, les élèves « doivent faire l’objet d’un suivi de la part d’un personnel de l’établissement référent et d’un tuteur en milieu professionnel » et « ils ne peuvent être exposés à des travaux ou à des activités interdits et réglementés par le Code du travail ». Pour les stages d’initiation, « chaque élève doit faire l’objet d’un suivi individuel de la part d’un enseignant de son établissement d’origine et d’un tuteur dans l’entreprise ou l’organisme d’accueil » et il peut « effectuer des activités pratiques variées, et sous surveillance, des travaux légers autorisés aux mineurs » par l’article D. 4153-4 du Code du travail. Pour les stages d’application, une convention est signée, les élèves bénéficient d’un suivi et ils procèdent à des manœuvres ou manipulations sur des machines, produits ou appareils de production nécessaires à leur formation. La situation des élèves en situation de handicap est à peine rappelée et lorsque la circulaire évoque très rapidement les accidents, les risques professionnels ou les violences sexistes et sexuelles que les mineur·es peuvent subir c’est uniquement sous l’angle de la prévention laissant les établissements imaginer une mise en œuvre et renvoyant beaucoup de responsabilités sur les élèves mineur·es ! Pour la CGT Éduc’action l’orientation et la formation des mineur·es est incompatible avec les impératifs de productivité des entreprises. La CGT Éduc’action revendique la suppression des séquences d’observation pour les classes de quatrième, de troisième et de seconde générale et technologique. Pour les stages d’initiation et d’application pour les élèves de Segpa et de 3ème prépa-métiers elle préconise des périodes d’immersion en lycée professionnel plutôt qu’en entreprise. Pour la CGT Éduc’action il faut travailler de conserve sur trois plans : former et prévenir notamment en doublant les heures de PSE et d’éco-droit, accorder de nouveaux droits aux élèves mineur·es comme un droit de retrait face à des dangers graves et imminents, sanctionner les entreprises coupables en renforçant les moyens de l’inspection du travail.
Mercredi 11 juin Assemblée générale pour les personnels contractuels enseignant.es, psyEN et CPE en visio à 15H

La Cgt Educ’Action organise une assemblée générale le mercredi 11 Juin en visio conférence.Utiliser ce lien : https://zoom.us/meeting/register/IHsAw45CTPaUMlxdQQ0aXwIndiquez votre nom et prénom et département d’exercice. Venez vous informer et poser vos questions. Nous rencontrons régulièrement les services du rectorat pour porter vos situations individuelles. Nous ferons le point sur : Vous pourrez poser vos questions. Nous discuterons des actions et mobilisations possibles.
Des moyens pour les affectations et l’inclusion des élèves allophones !

Lors de la réunion des coordonnateur·rices UPE2A collège du 21 mai 2025, la DSDEN a fait des annonces qui nous interpellent grandement. La DSDEN a la volonté d’accélérer les délais d’affectations des élèves d’UPE2A (en collège et lycée). Nous nous félicitons que la revendication que nous portons depuis des années soit enfin entendue. La DSDEN a reconnu que ces délais étaient notamment liés à des problèmes de non remplacement des personnels de la DIVEL en charge de ces affectations. Sauf qu’au lieu d’apporter les moyens supplémentaires de personnel que nous demandons depuis longtemps, la DSDEN a décidé d’associer les coordonnateur·rices et les chef·fes d’établissement à des commissions d’affectation avec la DIVEL en juin et septembre sur plusieurs demi-journées. Cette demande nous questionne sur les missions supplémentaires administratives demandées aux coordonnateur·rices. Nous rappelons que l’affectation et l’inscription des élèves ne font pas partie des obligations de service des enseignant·es, dont la charge de travail est déjà très lourde, Lors de cette commission d’affectation, nulle considération pédagogique ne justifie la participation des coordonateur·rices. Ils et elles n’ont pas à porter la responsabilité des affectations et leurs éventuelles conséquences sur les effectifs de classe. Tout élève affecté·e puis inscrit·e étant enregistré·e dans la base académique, nous rejetons l’argument selon lequel la DSDEN ignorerait les effectifs réels en UPE2A. • Nous soutenons les collègues qui ne veulent pas participer à cette commission d’affectation et les invitons à se rapprocher de l’intersyndicale pour ne pas rester isolé·es.• Nous continuons de demander l’embauche supplémentaire de personnels à la DIVEL et de personnels pour tester en CIO pour un allègement des tâches de test. Par ailleurs, la DSDEN souhaite cette année veiller à ce que les élèves d’UPE2A aient bien 26h d’enseignement dans chaque collège, dans le respect du Code de l’Éducation. Pour ce faire, elle veut imposer des inclusions fléchées qui ne tiennent pas compte de l’analyse et de l’avis des équipes UPE2A et du/de la coordonnateur·rice en automatisant 21h + 5h d’inclusion (EPS, arts plastiques, LV1 et même UNSS, clubs, et cours avec la/le professeur documentaliste pour ajouter des heures). En utilisant quelques établissements comme modèles, elle souhaite procéder à des alignements de cours dès juin pour rendre l’inclusion possible. Le choix de certains collèges de concentrer les EANA dans une ou deux classes par niveau ne saurait s’imposer à l’ensemble des établissements. De plus, ces contraintes vont se rajouter à d’autres contraintes déjà très fortes, comme les alignements des demi-groupes et des groupes de besoins…et cela risque de dégrader encore davantage les conditions de travail Nous nous opposons à l’inclusion des UPE2A de manière systématique et fléchée sur quelques matières sans tenir compte de la diversité des élèves, dont l’inclusion serait par ailleurs concentrée dans quelques classes. À nouveau, la DSDEN nous demande d’inclure, avec un respect strict des 26 heures, sans moyens supplémentaires, (hormis les 3 heures d’abondement par niveau chargé). Plus que jamais, à l’heure où l’ancienne Ministre nous avait promis la double inscription, ce qui a été reconfirmé par la ministre Mme Borne en avril, elle reste essentielle à obtenir mais en comptabilisant les élèves d’UPE2A dans les dispositifs et dans les classes. La DSDEN reprend notre revendication de 26 heures pour les élèves allophones, mais sans moyen supplémentaire, en nous demandant de faire avec les moyens que l’on a, peu importe si l’on dépasse les seuils. Nous demandons les ouvertures de divisions nécessaires pour favoriser l’inclusion. La DSDEN dit répondre à certaines de nos revendications, mais sans moyens supplémentaires et en nous associant à la tâche, en ajoutant des missions et de nombreuses contraintes supplémentaires. Nous demandons :– la double inscription et les ouvertures de classes ordinaires nécessaires– le recrutement de personnels pour tester et affecter à la DIVEL et dans les CIO– le respect des missions des coordonnateur·rices UPE2A, sans ajout de missions administratives– le respect de la liberté pédagogique de l’équipe pour procéder aux inclusions– le respect des 26 heures d’enseignement en collège et 32 heures en lycée pour les élèves avec des moyens supplémentaires– la création des UPE2A nécessaires à tous les niveaux (1er degré, collège, LGT, lycée pro)Un préavis de grève va être déposé pour le mois de juin pour s’organiser et défendre ces revendications. lettre de demande 3h abondement
500 collègues non renouvelés : tou-tes en grève le 24 Juin pour le réemploi de tous les contractuel.les enseignant.es, Psy En et CPE

500 collègues contractuel.es de l’académie non renouvelé.es : Inacceptable ! Grève et rassemblement au rectorat de Créteil mardi 24 juin 2025 à 8h45, au moment du CSA Académique ! Lors de l’audience du 6 Juin que nous avons obtenue auprès du rectorat, nous avons eu confirmation que suite à la campagne de recueil des avis, plus de 500 collègues avaient reçu des lettres de non-renouvellements. 89 d’entre eux « de manière définitive », et entre 400 et 420 ont été placés dans un « vivier », c’est-à-dire qu’ils n’ont eu aucune proposition de renouvellement, mais restent considérés comme « recrutables » à partir de septembre 2025 en fonction des besoins. Ces explications montrent à quel point la gestion des personnels contractuels est pilotée par la seule préoccupation de l’enveloppe budgétaire. Des centaines de postes sont aujourd’hui sans enseignant-e, du fait du manque de remplaçant.e. Qui oserait affirmer qu’il n’y aurait pas les « besoins en enseignement » nécessaires pour justifier le renouvellement immédiat de ces 500 collègues pour l’instant remerciés ? Nos organisations syndicales condamnent ce plan de non-renouvellement et exigent la garantie de réemploi de tous les collègues qui le souhaitent par l’envoi immédiat de propositions de renouvellement de leur contrat. Elles revendiquent à court terme la mise en œuvre de contrats de trois ans et in fine la titularisation de tous les contractuels. Les organisations syndicales académiques CGT Educ’action, SNFOLC, FSU, SUD considèrent que ce plan de non-renouvellement est une attaque contre l’ensemble de la profession, contre l’école publique elle-même puisqu’il va aggraver la pénurie dans les nécessaires remplacements. Elles ont donc décidé d’appeler à la grève tous les personnels le 24 Juin, jour du Conseil Social d’Administration (CSA) académique, et de se rassembler à 8H45 devant le rectorat pour exiger la mise en œuvre de ces revendications. Une demande d’audience a été faite en ce sens auprès de Monsieur le Recteur. *