Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’Académie de Créteil sanctionne les lanceuses d’alerte

Communiqué de l’intersyndicale 93 – CGT, CNT, FSU, SUD Le 28 août 2026, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, deux enseignantes du lycée Utrillo de Stains, militantes à la CGT, ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service », sanction déguisée honteuse pratiquée depuis de nombreuses années par notre institution. Leur faute? Avoir alerté depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative sans avoir plus de précision sur les sanctions encourues, ce qui ajoute à l’intimidation de la part de l’administration subie par l’équipe du lycée. En avril dernier, une enquête administrative a eu lieu au lycée Utrillo de Stains. Faisant suite à de très nombreux signalements sur ces agissements sur élèves, violences signalées depuis de nombreuses années de la part d’un personnel de l’établissement, les personnels et leurs organisations syndicales avaient vite compris que cette enquête avait tout d’un énorme scandale, mais ne voulaient tout de même pas croire que le Rectorat irait aussi loin dans l’ignominie. Les conditions de l’enquête administrative étaient extrêmement inquiétantes : questions très orientées et à charge : refus des enquêteur∙ices d’entendre la parole des élèves victimes et des parents d’élèves, pressions des enquêteur∙ices sur les représentant∙es syndicaux∙ales accompagnant les collègues, présence parmi les enquêteur∙ices d’un personnel de la DSDEN qui avait poussé les lanceuses d’alerte à signaler les faits au procureur de la République en vertu de l’article 40 du code de la fonction publique et de l’IA-IPR de l’une d’elles… Mais nous voulions croire que notre employeur ferait preuve d’un minimum de courage et d’honnêteté à l’issue de cette enquête qui a forcément mis en lumière l’existence de ces violences, en ne sanctionnant donc que celui qui les a commises. Pour nous, il s’agit d’une nouvelle procédure-bâillon, d’un crachat à la figure des victimes de violences sexistes et sexuelles, d’une victimation secondaire et de la silenciation de tous∙tes celles et ceux qui osent parler en cas de violences. Alors que le ministre se targue de lancer une grande campagne de sensibilisation et de recueil de la parole, envisager une telle sanction montre une hypocrisie et un cynisme sans limites. Le Rectorat sait pertinemment que cette sanction déguisée est de plus illégale, mais connaît les lenteurs du tribunal administratif. Nous dénonçons ces attaques sournoises de la hiérarchie. Nos organisations syndicales se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions, de tous et toutes les victimes et des lanceur∙euses d’alerte, ainsi que de toute l’équipe du lycée Utrillo qui sortirait traumatisée d’un tel évènement s’il avait bien lieu. Nous exigeons l’annulation de ces sanctions ainsi que les convocations au rectorat de plusieurs membres de l’équipe en vue de mesures disciplinaires. A lire également, le communiqué de l’équipe du lycée Utrillo : le communiqué de soutien de l’équipe du lycée Henri Sellier de Livry-Gargan : le communiqué de soutien de l’équipe du collège Courbet de Pierrefitte :

Pour le réemploi des contractuel·les non renouvelé·es : compte-rendu de la délégation intersyndicale / AG en visio

La CGT Educ’action Créteil organise une assemblée générale en visio le 9 septembre pour les contractuel·les.Le lien pour s’y connecter : https://cloud.ferc-cgt.org/apps/bbb/b/KTLkF2YpZJLemEge Le 26 août, après un rassemblement plein de détermination pour le renouvellement des contrats des collègues non-titulaires de l’académie de Créteil, une délégation intersyndicale a été reçue à 16h30 par le Recteur, la directrice adjointe de cabinet, le directeur des ressources humaines et le chef de service de la DPE. Audience que le Recteur a voulu expédier en 30 minutes, à l’occasion de laquelle il a considéré que revendiquer la reconduction de tous les contrats alors que nous savions qu’il était empêché par des contraintes budgétaires relevait du « populisme ». Nous avons quand même insisté lors de cette audience pour rappeler que nous demandons le renouvellement de tous les contrats et que l’année scolaire ne pourra être que chaotique si nous manquons de collègues pour assurer les cours devant les élèves. La situation est aussi très grave pour les collègues à qui l’on a annoncé qu’ils ne travailleraient plus à la rentrée. Selon les chiffres que nous a communiqués le rectorat lors de l’audience, 412 collègues ont vu leur contrat se terminer avec l’académie de Créteil en cette rentrée. 318 de ces collègues restent encore « dans le vivier » et peuvent être rappelés en fonction des besoins dans les différentes disciplines. Cependant, encore selon les informations que nous avons collectées lors de l’audience, les services du rectorat estiment avec satisfaction qu’à l’heure actuelle 91% des besoins en enseignant-es, Psy-En et CPE sont pourvus. Le réemploi des collègues mis en vivier ne concernera donc que quelques personnes à la marge. Nous avons rappelé que cette décision était inadmissible dans les conditions actuelles d’apprentissages des élèves de notre académie. De plus, nous savons que beaucoup des collègues concernés par le non-renouvellement de leur contrat, ont beaucoup d’ancienneté dans l’académie et dans l’Education Nationale. Il est totalement illogique de se séparer de collègues expérimentés et compétents au profit peut-être de nouvelles embauches au cours de l’année. Nous avons aussi insisté sur l’attention portée aux cas des collègues de la part des services du rectorat et notamment les réponses aux recours qui sont généralement soit inexistantes soit très succinctes. Le rectorat doit comprendre que des vies de collègues se retrouvent totalement chamboulées par les décisions prises et que la précarité est un poids permanent pour les collègues. Afin d’orienter au mieux les collègues, nous avons demandé des éclaircissements sur les matières qui étaient en besoin en cette rentrée. Le chef de la DPE nous a indiqué que le rectorat avait besoin de collègues en Technologie et Sciences Physiques et que depuis l’envoi des lettres de non-renouvellement à la fin du mois de juin, ils avaient déjà fait des réemplois en Education Musicale, en Lettres Histoire, en Technologie et en Physique-Chimie. Cependant, le rectorat a aussi rappelé que suites aux incidents de cybersécurité survenus cet été, les affectations avaient pris du retard, et continuaient d’être ralenties. Ainsi, certains collègues qui seraient affectés ces jours prochains, pourraient ne pas le savoir, puisque les outils de communication numériques ne sont pas encore complètement opérationnels. Aussi, les chef.fes d’établissements ont reçu la consigne de contacter directement les collègues nouvellement affectés. Nous conseillons donc aux collègues d’être particulièrement attentifs à cela. La remontée des besoins depuis les établissements se faisant aussi au compte goutte, certaines affectations pourraient se faire tardivement. Le rectorat a fortement insisté sur le fait qu’ils étaient ouvert-es à répondre à toutes les situations individuelles donc si vous vous trouvez dans cette situation, n’hésitez pas à nous contacter. Nous le rappelons, il s’agit cependant pour nous d’un problème collectif et structurel. Dès la pré-rentrée, dans nos établissements, nous découvrirons la liste des postes non pourvus, avec des remplacements non effectifs. La remontée des éléments du terrain doit nous permettre de demander immédiatement et avec force le renouvellement des contrats des 412 collègues !Nous avons demandé aussi à cette fin, que nous soit communiqué, dès octobre, le nombre de contrats effectivement reconduits, ainsi que les disciplines concernées, et ce afin que nous puissions les mettre face à l’intérêt de nos revendications.

Stagiaires, Réunion d’information le 09/09/2026 en visio

Le 09/09/2026 de 16h à 18h aura lieu une réunion d’information en viso, voir le QRcode pour obtenir le lienQuels sont mes droits ?Que faire à la rentrée ?Comment se passe la titularisation ?Ai-je le droit de faire grève ?Puis-je assister aux heures d’information syndicale ? Le guide complet de votre année de stage est disponible ici : https://www.93.cgteduc.fr/2026/08/26/stagiaires-2026-2027-le-guide-complet/

Stagiaires 2026-2027 – le guide complet

La Cgt educ’action Créteil organise cette année une réunion d’information en visio le 9 septembre de 16H à 18H pour répondre aux questions et demandes d’accompagnement des stagiaires. Voici le lien : https://cloud.cgteduc.fr/apps/bbb/b/naDpMcj4257gHfPZ La baisse du nombre de candidat∙es aux concours illustre à quel point nos métiers souffrent d’un déficitd’attractivité. Malgré une communication bien rodée de la part du ministère, les moyens alloués pour lesrevalorisations ou pour améliorer les conditions de travail sont restés bien insuffisants pour enrayer cettecrise. Or, la réforme de la formation initiale mise en place par le ministère pour cette rentrée n’est pas lasolution pour regagner de l’attractivité. Enseigner est un métier qui apporte de nombreuses satisfactionsmais il doit être revalorisé et doit pouvoir s’exercer dans des conditions dignes. Enseigner ne s’improvise pas, enseigner est un métier qui s’apprend ! Si la CGT Éduc’action est pour un concours au niveau L3 et une formation de deux années sous statut scolaire,elle rejette fermement les modalités de formation et d’affectation imposées par le ministère (tout commeles conditions salariales). Malgré cela, cette année, en tant qu’élève fonctionnaire ou fonctionnaire stagiaire, tu pourrasdécouvrir ou tester des techniques pédagogiques innovantes et émancipatrices tout en confrontantdifférentes méthodes avec vos collègues. Faire partie d’une équipe est précieux et amène à partager desmoments collectifs qui peuvent aussi, parfois, se transformer en moments revendicatifs. L’informationprincipale à retenir est que la CGT Éduc’action pourra t’accompagner à tout moment. Les réformes de ces dernières années ont contribué à fragiliser les collectifs de travail et à accentuer le trisocial des élèves, à l’opposé de la vision émancipatrice de l’École que porte la CGT Éduc’action.Aller à la rencontre de nos militant∙es, c’est aussi l’occasion, pour vous, de débattre sur notre projetd’École. À travers ce guide, la CGT Éduc’action a voulu te fournir un maximum d’informations utiles sur toutes lesétapes qui vont jalonner ton parcours cette année et te permettre, ainsi, de débuter de façon plus sereine.Les militants et militantes, dans les académies, seront à tes côtés dans cette découverte du métier mais aussipour lutter pour de nouveaux droits. Au sommaire de ce guide : l’année de stage en résumé (licence ou master) / mon école, mon établissement / les textes de référence / l’INSPE / mes droits et devoirs / ma formation et ma titularisation / le reclassement…

Rassemblement le 26 Aout à 14H30 pour exiger le renouvellement de tou.tes les contractuel.les

La CGT appelle à se rassembler à partit de 14h30 mercredi 26 août devant le rectorat de Créteil contre les non-renouvellements d’enseignant·es contractuel·les qui marque cette rentrée dans nos trois départements, 93, 94, 77. La CGT dénonce cette situation inacceptable qui aggrave la précarité alors même que les besoins existent. Mobilisons-nous contre ces licenciements qui ne disent pas leur nom, et pour la titularisation sans condition des personnels contractuel·les !

Quand saisir ses voeux ressemble au parcours du combattant pour les contractuel.les …

Saisir ses voeux quand on est personnels non-titulaires dans l’académie de Créteil, c’est le parcours du combattant ! Le serveur Lilmac s’est ouvert pour saisir les voeux d’affectation des personnels constractuel.les : https://portail.ac-creteil.fr/lilmac/Lilmac Attention cette année, la saisie est complexe ce qui ajoute un stress supplémentaire à la situation des personnels précaires :Vous pouvez d’abord renseigner tous les éléments vous concernant et votre établissement d’affectation actuel.Pour effectuer vos vœux, il faut ouvrir le premier onglet à gauche, chercher éléments de barème, modifier puis choisir OUI.Ensuite, l’onglet « vœux » apparaîtra et vous pourrez faire la saisie de vos vœux. L’année dernière, le rectorat nous avait annoncé retarder la date de saisie des voeux pour pouvoir envoyer tous les contrats avant cette date et ainsi que la saisie des voeux ne soit faite que pour les personnels renouvelés ou les personnels en CDI, cette année c’est plus que jamais confus ! À cette heure, un grand nombre de personnels n’a reçu ni contrat ni lettre de non-renouvellement et se retrouve dans le flou complet quand à l’année prochaine. . Cette attente et la non-réponse au recours déposés pour contester les avis provoquent beaucoup de stress chez les collègues ! Le mardi 9 juin, nous serons reçu.es au rectorat pour défendre les droits des personnels non-titulaires et pour pointer tous ces dysfonctionnements qui sont un calvaire pour les collègues ! La CGT Educ’Action reste aux côtés de tous les personnels précaires dans cette période difficile ! N’hésitez pas à nous solliciter pour vous aider dans vos démarches ! Ne restez pas isolé.e., syndiquez-vous !

Lycée Berthelot : Communiqué de presse concernant un ancien personnel poursuivi par la justice, une communauté éducative face au silence de la hiérarchie.

Nous, professeurs, agents, et personnels de vie scolaire du lycée Marcelin Berthelot de Pantin, vous écrivons pour vous faire part de notre vive inquiétude. Dimanche 3 mai 2025, Le Parisien publiait un article faisant part d’une situation grave concernant un ancien cuisinier du lycée, présent depuis de nombreuses années dans l’établissement, et mis en examen pour « viol, agression sexuelle et corruption de mineur en récidive ». L’article a été lu par un certain nombre de nos élèves, dont beaucoup sont demi- pensionnaires et l’ont côtoyé quotidiennement. Dès le lendemain, l’information s’est diffusée viralement au sein du lycée, notamment auprès des enseignants. Ce sont les personnels qui ont dû informer la direction de cette publication. Devant l’absence d’information venue de la hiérarchie, ce sont également les personnels qui ont expressément demandé, le mardi 5 mai 2026 : • une communication de la part de l’institution auprès des personnels. Cette dernière a été effectuée par la direction à 19h mercredi, déléguant aux professeur.es la possibilité d’informer les élèves d’une éventuelle mise en place d’une cellule psychologique. • une communication de la part de l’institution auprès des familles et des élèves. Le courrier n’a été envoyé que ce jeudi 7 mai, à 11h, suite au mouvement de grève des professeurs, mais reste évasif sur la situation, entretenant la logique « pas de vague ». • la mise en place d’une cellule d’écoute pour les personnels et les élèves. Nous nous interrogeons sur le risque de potentielles victimes parmi nos élèves, dont certains présentent un profil socio-psychologique fragile, cible privilégiée des agresseurs. Malgré l’annonce mercredi soir de la « présence renforcée de psychologues de l’Education Nationale » tenues du 7 au 13 mai 2026, aucun dispositif n’est mis en place ce jeudi matin. Seule la psy-EN de l’établissement est présente, comme tous les jeudis, selon ses horaires habituels. • un retour de la Région et/ou du rectorat pour expliquer comment il est possible qu’une personne mise en examen pour « viol, agression sexuelle et corruption de mineur en récidive », et préalablement condamnée pour corruption de mineur à de la prison avec sursis (information confirmée par le journaliste après notre prise de contact), ait pu travailler dans un établissement scolaire pendant des années. Nous ne disposons d’aucun retour sur ce point à ce jour. Aujourd’hui-même, nous recevons une circulaire de M. le Ministre indiquant que « nous sommes en droit d’obtenir la protection [de l’institution], son efficacité et son soutien ». Or, face au silence de cette dernière, l’entière responsabilité de la communication et de la prise en charge de la sécurité affective et émotionnelle des élèves est déchargée sur les seules épaules des personnels d’éducation. Les parents d’élèves avec lesquels nous avons pu interagir se demandent si leurs enfants sont en sécurité et envisagent de les retirer de l’établissement. En l’état, nous ne sommes pas en mesure de les rassurer. Nous demandons la mise en place d’un protocole clair pour faire face à la gravité de la situation, et que notre hiérarchie prenne enfin ses responsabilités. Les personnels du lycée Marcelin Berthelot de Pantin

Avis chefs d’établissement : Assemblée Générale le 12 mai en visio

Non titulaire mais pas sans droits Assemblée Générale organisée en visio par la CGT Educ Créteil mardi 12 mai à 17h30. Nous étions le 5 mai, en audience au rectorat, l’occasion pour nous une nouvelle fois de défendre les droits des collègues non-titulaires. Nous avons notamment porté à la connaissance des services de la DPE 2, les cas de nombreux collègues proches du CDI qui ont reçu des avis défavorables de leurs inspecteurs et inspectrices alors qu’ils et elles n’avaient eu aucune alerte auparavant. L’administration nous a assuré que les avis étaient rédigés indépendamment de l’ancienneté des collègues mais ce n’est pas ce que disent les collègues sur le terrain. Lors de l’accompagnement d’une collègue lors d’un entretien, une cheffe d’établissement a même dit « j’ai eu des gens du rectorat au téléphone, ils m’ont dit que vous ne signerez jamais de CDI » et ce pour justifier l’avis réservé qu’elle avait donné à la collègue, alors qu’elle avait jusque là reçu seulement des avis favorables.Pour nous, alors que la CGT revendique la titularisation de toutes et tous sans conditions de concours ou de nationalité, la politique qui consiste à magouiller les avis pour ne pas embaucher les collègues en CDI et encore plus précariser nos professions est inadmissible Nous exigeons également la fin des avis des chefs d’établissement qui mettent la pression sur les collègues et qui créent de la souffrance chez les collègues qui se sentent souvent, comme le disent les résultats de notre questionnaire (lien vers article résultats questionnaires), obligé.es d’accepter certaines missions par peur d’avoir un mauvais avis. La nouvelle circulaire parue l’année dernière et l’apparition des avis réservés qui ne sont pas contestables et qui ne donnent pas lieu à un entretien préalable accentue cette pression et cette souffrance. Si vous êtes personnel non-titulaire géré par la DPE 2 et que vous êtes concerné par ces dysfonctionnement ou par d’autres problèmes, nous organisons mardi 12 mai une AG à 17h30 des personnels non-titulaire en visio, pour continuer le combat face à cette administration maltraitante…

Pétition : abandon des stages d’observation en seconde générale et technologique

Depuis 2024 et la volonté de G.Attal de «reconquérir le mois de juin», les élèves de seconde générale et technologique doivent effectuer, à cette période de l’année, deux semaines de «stage d’observation» en entreprise. Alors que ces stages n’ont aucun intérêt pédagogique (comme ceux de 3ème), ils présentent avant tout des risques pour les élèves, augmentent la charge de travail des personnels et sont profondément inégalitaires (réseaux familiaux et autre reproduction sociale). Surtout, au-delà de leur caractère occupationnel, ils sont un outil au service du discours néolibéral et militariste du gouvernement qui ne cesse de présenter l’entreprise comme l’alpha et l’oméga de la formation. La CGT Educ’action Lille ayant lancé une pétition pour l’abandon de ces stage, la CGT Educ’action la soutient nationalement et demande que cette pétition soit signée massivement. C’est un outil de médiatisation qui participe d’une campagne plus large, ancrée sur le terrain, contre la présence des enfants en entreprise de façon plus générale. Signer la pétition ! Nous rappelons les publications récentes de l’UNSEN sur ce sujet : https://www.cgteduc.fr/2026/04/30/stages-de-seconde-une-seule-solution-l-abrogation/ https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2025/09/RV-stages-seconde-LGT-2.pdf

Lycée Jean-Baptiste Clément (Gagny) : le droit syndical (toujours) de travers !

Le 08/04, un élu FSU 93 à la FSSSCT-D a averti la direction du lycée Jean-Baptiste Clément(Gagny) de sa prochaine venue le 14/04 pour consulter les différents registres obligatoires decet établissement.Cette venue s’inscrivait dans le cadre du suivi de cet établissement, en particulier de laprotection de personnels particulièrement rudoyé.es depuis septembre 2024 par unmanagement toxique et autoritaire fort bien connu des autorités départementales. Pour rappel,début janvier 2026, un droit d’alerte suivi d’une formation spécialisée extraordinaire avaitmême été déclenché.Suivant manifestement à la lettre les consignes toujours aussi farfelues de « conseillers » enmal de considération, la direction du lycée Jean-Baptiste Clément (Gagny) a précisé à l’éluFSSSCT-D présent les éléments suivants :

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