Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Pétition en soutien à Julie et Sabrina

Madame Mahfoufi et Madame Léonis sont enseignantes au lycée Maurice Utrillo (Stains), depuis plus de 20 ans. Elles sont investies pour donner à leurs collègues des conditions de travail dignes et se battent pour un service public de l’Education qui soit émancipateur. Elles enseignent leur discipline avec professionnalisme et pédagogie, dans la confiance des élèves. Dans le cadre de leur mission et des procédures réglementaires, elles ont signalé des violences à caractère sexiste, sexuel et raciste présentes au sein du lycée. Aujourd’hui, elles sont menacées de mutation subie par le rectorat. Soutenez-les, signez la pétition ! www.change.org/p/au-lycée-maurice-utrillo-les-lanceuses-d-alerte-sont-menacées-de-mutation

Grève au lycée d’Alembert Aubervilliers

L’équipe enseignante du LPO d’Alembert s’est mise très majoritairement en grève ce lundi 7 septembre, pour protester contre des locaux et du matériel dégradé ou obsolète, un manque de place et des sureffectifs d’élèves qui dégradent les conditions de travail et d’enseignement. Ci-dessous, leurs courriers adressés au rectorat et à la région.

Bulletin – Lycée général et technologique – Septembre 2026

Primes ZEP en lycée : Le ministère nous les sucre ! Après avoir temporisé en 2025, les rectorats officialisent cette année la disparition des primes ZEP des lycées ex-éducation prioritaire dans l’opacité la plus totale. Au-delà des primes, il faut questionner l’Éducation prioritaire en lycée. La difficulté ne s’arrête pas à la porte du collège. Or depuis 2015, il n’y a plus de dispositif national pour les lycées : quelques arrangements temporaires et locaux, ni de moyens fléchés nationalement… alors que les besoins existent. Interdiction du téléphone Une loi votée pendant l’été interdit l’utilisation du téléphone portable dans les lycées, dès la rentrée scolaire 2026, sauf exception prévue par le règlement intérieur. La CGT Éduc’action dénonce cette nouvelle mesure d’affichage sans portée éducative face à une véritable question de santé publique. Une interdiction généralisée créera des tensions inutiles et conduira les personnels, notamment AEd, à une vaine et chronophage chasse au portable sans régler le problème. Il faut donner du temps aux communautés éducatives pour discuter de solutions pérennes vis-à-vis du portable afin d’adapter le règlement intérieur des établissements. Stages de seconde : pourquoi nous sommes contre Dangereux – Depuis leur mise en place en juin 2024, deux lycéens sont morts au travail. Ces décès sont la partie visible de l’iceberg. Ils cachent l’exposition aux violences sexistes et sexuelles ou encore psychologiques, aux micro-agressions… Souvent, les élèves ne font pas qu’observer, ce qui augmente le risque. Les équipements de protection ne sont pas toujours fournis et surtout les élèves ne connaissent pas les protocoles de sécurité. Des inégalités de classe – Les stages se font dans l’entreprise des parents ou de connaissances, sauf dans des cas exceptionnels qu’on voudrait nous présenter comme une généralité. Inutile pour l’orientation – L’orientation subie d’une partie des élèves ne repose pas sur une méconnaissance de l’entreprise. Faisons abandonner ces stages ! – La CGT Éduc’action revendique la suppression des stages de seconde et de 3e. Elle mène une campagne pour sensibiliser les personnels et les usager·ères (parents et élèves) afin d’obtenir leur abandon !

Bilan des quinquennats macron : un démantèlement délibéré de la voie professionnelle !

Rentrée 2026 : impréparation, mépris et entêtement… Lors des discussions sur le calendrier des examens de la session 2026, la CGT Éduc’action avait proposé que les épreuves se déroulent le matin pour anticiper une éventuelle canicule. Le ministère était resté sourd à cette demande, et les épreuves du bac professionnel ont eu lieu, dans une chaleur accablante, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions pénibles voire dangereuses. Pour la session 2027 les épreuves se dérouleront à partir du 7 juin et uniquement le matin. Au-delà des aménagements de raison, l’urgence réside dans la rénovation du bâti scolaire. L’introduction de la correction dématérialisée des copies à laquelle la CGT Éduc’action est opposée, a été imposée sans concertation. Elle a dégradé le travail collectif et collaboratif des personnels, et remis en cause l’équité de traitement des élèves. La CGT Éduc’action exige à minima dans un cadre national, des décharges de service allouées à la hauteur de la charge de travail demandée. Alors que le parcours « Y » est un échec, le ministre s’entête à le maintenir. Entre novembre et début avril, les élèves du module « insertion professionnelle » feront, dans la continuité ou pas de leur PFMP, deux semaines supplémentaires, sécables et gratifiées. Ce module est corrélé avec le dispositif Avenirpro. Pour celles et ceux optant pour le module « poursuites d’études », ces deux semaines seront consacrées à préparer leur admission via Parcoursup dans un hypothétique BTS. Même réduit et déplacé dans l’année, ce parcours est inutile et va engendrer désorganisation et absentéisme ! La CGT Éduc’action revendique son abrogation. Le décès de plusieurs mineurs en stage a contraint le gouvernement à reconnaître, à demi-mot, la dangerosité de l’entreprise. Pour l’instant, les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Pour la CGT Éduc’action, il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Il faut transformer les PFMP en stage de pratique et d’observation, les réduire et les sécuriser. Pour la CGT Éduc’action il faut travailler sur trois plans : former et prévenir en doublant les heures de PSE et d’éco-droit, accorder de nouveaux droits aux élèves mineur·es comme un droit de retrait face à des dangers graves et imminents ou des situations de Violences Sexistes et Sexuelles, sanctionner les entreprises coupables en renforçant les moyens de l’inspection du travail. Comme à chaque rentrée, le nombre d’élèves non-affectées va être important et va se traduire par du surbooking, des retards d’affectation ou de la déscolarisation. Plutôt que de favoriser l’apprentissage à grands coups d’argent public, il y a nécessité à augmenter les capacités d’accueil des lycées professionnels notamment par la création de formations répondant aux enjeux écologiques et aux besoins sociaux. Le lycée professionnel a subi deux réformes réactionnaires lors des quinquennats Macron. Leur bilan est catastrophique, nous vous proposons d’en faire l’analyse.

Lycée Pro – PFMP : Non ce n’est pas le métier qui rentre !

Ne pas perdre la santé ou la vie en PFMP ! Sans cesse, l’enseignement professionnel est sommé d’accroitre les liens avec le monde économique. L’entreprise serait formatrice et les PFMP l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle initiale. Alors que les décès se sont multipliés ces derniers mois, la dangerosité des stages est niée. Les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Le plan Santé Travail 2026/2030 manque d’ambition et déresponsabilise le patronat. Si du côté de la ministre déléguée le droit de retrait est évoqué, son éventuelle adoption est renvoyée aux conclusions d’un « conseil national de la refondation pour l’attractivité de la voie professionnelle » qui semble mort-né ! Il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Nous les avons portées dans les séances du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle consacrées aux PFMP et à la réécriture de la circulaire de 2016. Le ministre doit rendre ses arbitrages mi-septembre. Pour l’instant la sécurisation des PFMP n’est envisagée que du point de vue de la prévention, sans véritables moyens ni heures dédiées. Autant dire que c’est insuffisant et qu’il est indispensable de se mobiliser pour obtenir une diminution et une réelle sécurisation des PFMP ! Dans ce 4 pages : cadre règlementaire ; dangerosité de l’entreprise ; gratification ; droits et obligations de service ; les revendications de la CGT

Grève reconduite au lycée Utrillo – Communiqué des personnels

Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentre toujours pas ! Après une journée de grève massive hier qui a mobilisé 73 % des personnels du lycée, après un rassemblement de plus de 200 personnes, réussi et très médiatisé, réunissant syndicats, unions locales, établissements d’Île de France, parents d’élèves, élèves et anciens élèves, élu.es et associations, l’AG des personnels mobilisé.es a décidé de reconduire majoritairement la grève ce vendredi 4 septembre 2026. En effet, nous contestons vivement, encore et toujours, les convocations injustes au rectorat de deux collègues de notre établissement, syndiquées et militantes, et les éventuelles mesures disciplinaires qu’elles encourent. L’une d’entre elle est reçue ce jour. De la même manière, nous contestons les menaces de « mutation dans l’intérêt du service » envisagées par le Recteur de l’académie de Créteil à l’encontre de 2 autres de nos collègues syndiquées et militantes de l’établissement. Rappelons que ces 2 collègues s’engagent au sein du lycée Maurice Utrillo depuis plus de 20 ans pour la qualité du service public de l’éducation, le bien-être des élèves, le respect des conditions de travail de tous leurs collègues et contre les violences sexistes, sexuelles et racistes. Ce sont des enseignantes exemplaires qui ont toujours travaillé à la réussite de leurs élèves avec ferveur, sérieux et professionnalisme. Leur engagement s’est aussi traduit dans les instances de l’établissement, en représentant les personnels et en défendant de très nombreux collègues et élèves afin de leur garantir des conditions de travail et d’apprentissage décentes et dignes. Les personnels mobilisé.es du lycée poursuivront leurs actions dans les jours à venir, et jusqu’à ce que cessent les procédures-bâillons, que soient abandonnées toute intimidation et mesures de répression syndicale. Nous n’accepterons aucune sanction, réelle ou déguisée, à l’encontre de nos collègues militantes et lanceuses d’alerte ! Les personnels mobilisé.es du lycée Utrillo de Stains soutenu.es par leurs sections syndicales locales CGT, CNT, FSU, SUD

Lycée Feyder : en grève le 7 septembre contre les classes surchargées

Communiqué des personnels mobilisés du lycée Feyder (Epinay) Nous avons découvert de nouveau en cette pré-rentrée des classes surchargées en 1ère et en Terminale ST2S. Les effectifs qui étaient jusque-là dans notre lycée, limités à 24 élèves par classe comme dans les autres filières technologiques (STMG), étaient déjà passés à 30 dans les deux classes de 1ère ST2S l’an dernier. Nous avions alerté sur les difficultés que cette augmentation allaient entraîner :-​ moins de temps pour accompagner chaque élève,-​ une gestion de classe plus difficile,-​ des conditions d’apprentissage et de travail dégradées pour les élèves et les enseignants. Nous avions envoyé un courrier au Rectorat, resté jusque là sans réponse.La réponse qu’on nous apporte donc aujourd’hui est un mépris total pour nos demandes : les 4 classes de ST2S, en 1ère et en Terminale, sont désormais à 30 élèves chacune. D’autre part, toutes les classes de 1ère et Terminale générales sont remplies à 35 élèves chacune. On nous parle de baisse démographique sans cesse, mais pour l’instant, les classes sont toujours trop chargées, et les conditions de travail et d’apprentissage continuent de se dégrader. Nous ne sommes même pas sûrs non plus de pouvoir maintenir les dispositifs de soutien qui existaient au lycée, en mathématiques, physique, français… Réunis en assemblée générale le 31 août, nous avons donc décidé de nous mettre en grève le lundi 7 septembre pour protester contre ce mépris pour nous et nos élèves et réclamer les moyens nécessaires afin d’ouvrir des classes supplémentaires, pour ne pas dépasser les 24 élèves par classe dans les filières technologiques. Nous demandons également à être reçus dans les plus brefs délais par les services du Rectorat compétents. Les personnels mobilisés du lycée Feyder avec le soutien des sections syndicales de la CGT, SUD et FO.

Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’administration sanctionne les lanceuses d’alerte

Cette rentrée dans notre département est percutée par des mesures de répression inacceptables visant deux enseignantes syndicalistes de la CGT. Leur « faute » ? Avoir alerté, depuis plusieurs années, leur employeur sur des faits graves s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles (VSS), ainsi que sur des faits de discrimination raciste commis par un personnel de l’établissement à l’encontre d’élèves (voir article du Parisien). Voir l’article du Parisien : « Bande de couscous » : un professeur du lycée Utrillo à Stains soupçonné de remarques racistes et sexistes Le 28 août dernier, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, nos deux collègues ont reçu un courrier de l’académie de Créteil leur annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service ».Derrière cette formulation administrative se cache une sanction déguisée, une pratique honteuse utilisée depuis de nombreuses années par notre institution.D’autres syndicalistes de la CGT et de SUD sont également convoquées au rectorat en septembre, faisant peser une nouvelle menace disciplinaire sur plusieurs membres de l’équipe. Cette décision intervient alors même que ces enseignantes ont fait leur devoir en signalant des faits graves et en cherchant à protéger les élèves.Face à cette intimidation et à cette répression, l’ensemble des personnels du lycée sera en grève jeudi 3 septembre, avec un rassemblement dès 10h devant l’établissement. Voir le communiqué de l’équipe du lycée Utrillo : Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentrera pas ! La CGT dénonce avec force cette répression antisyndicale visant des lanceuses d’alerte. Nous leur apportons notre plein et entier soutien, ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe aujourd’hui mise en cause. Alors que le ministre déclarait à l’occasion de cette rentrée : « Nous avons le devoir de libérer la parole de manière aussi universelle que possible »,il est inacceptable que ce même employeur s’en prenne à des lanceuses d’alertes, par ailleurs syndicalistes CGT. La lutte contre les VSS – violences sexistes et sexuelles – ne peut être une opération de communication. La CGT et l’intersyndicales FSU-CGT-SUD-CNT se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions. Nous refusons que l’administration sanctionne celles et ceux qui alertent. Voir le communiqué intersyndical et les communiqué de soutien d’autres équipe du 93 : Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’Académie de Créteil sanctionne les lanceuses d’alerte Nous exigeons :

Guide des personnels non-titulaires gérés par la DPE 2

La CGT Educ’action Créteil publie un guide pour les personnels enseignants contractuel·les du second degré. Vous y trouverez de nombreuses informations concernant : les salaires (primes et indemnités), les grilles indiciaires, le recrutement et le classement, les procédures de renouvellement de contrat, les dates et échéances importantes de l’année.

Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentrera pas !

Nous, personnels du lycée Utrillo, avons appris, à quelques jours de la rentrée, avec colère et consternation que le rectorat envisageait de sanctionner deux de nos collègues syndicalistes. Elles risquent une mutation dans l’intérêt du service. Ces deux collègues se battent au sein du lycée depuis plus de 20 ans pour le service public de l’éducation, le bien etre des élèves, les conditions de travail de tous leurs collègues et contre les violences sexistes, sexuelles et racistes au sein du lycée. Elles ont été nos représentantes au conseil d’administration du lycée, elles ont défendu des centaines de collègues afin de leur garantir des conditions de travail dignes, elles ont marché sans relâche pour défendre un service public de l’éducation émancipateur et tout particulièrement pour des conditions d’étude dignes pour les enfants de la Seine Saint Denis. Elles sont aussi des enseignantes exemplaires qui ont transmis a des milliers d’élèves leur discipline, sans relâche et avec passion, pédagogie et un grand professionnalisme.Par ailleurs, deux autres collègues sont convoquées au rectorat. Ces risques de sanction sont inacceptables. Nous ne les acceptons pas. Il est pour nous inenvisageable de travailler au lycée Maurice Utrillo sans nos collègues. Elles portent nos valeurs, nos combats, nos aspirations, elles sont notre fierté. Les sanctionner, c’est nous sanctionner, c’est attaquer les valeurs du service public que nous portons. Nous n’acceptons pas l’inversion de la culpabilité. Alors que notre ministère communique largement sur un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles et promet la libération de la parole, notre hiérarchie se couvre de honte en sanctionnant les lanceuses d’alerte au lieu de protéger les élèves et les personnels. Nous serons donc en gréve le jeudi 3 septembre pour la rentrée scolaire et appelons à un rassemblement de soutien devant le lycée Utrillo à 10h. Les personnels mobilisé.es du lycée Utrillo de Stains, soutenu.es par leur sections locales CGT, CNT, FSU, SUD

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