Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Mouvement complémetaire INEAT-EXEAT : jusqu’au 3 avril 23h59 pour demander

Les personnels concernés ont jusqu’au 3 avril 2026 23h49 pour envoyer le formulaire d’exeat-ineat via COLIBRI ainsi que la lettre de motivation adressée à l’IA-DASEN et les justificatifs administratifs. Qui est concerné-e ? Le mouvement complémentaire concerne les personnels qui ont préalablement participé à la phase de mutation interdépartementale et n’ont pas obtenu satisfaction.Cette phase d’ajustement permet de résoudre les situations particulières (rapprochement de conjoint·es, personnels atteints d’un handicap ou ayant un·e conjoint·e ou un·e enfant handicapé·e ou gravement malade). Ce que les personnels doivent savoir. Le droit à la mutation ne fait toujours pas partie de nos droits statutaires. Cela autorise l’État à répondre au minimum aux demandes des collègues. La CGT exige l’intégration de ce droit à notre statut de fonctionnaire d’État Notre département est de loin le plus gravement touché par ces entraves.La demande d’exeat se fait par courriel uniquement, accompagnée des pièces justificatives. Elle est adressée au nom du DASEN du département d’origine, La demande d’ineat au DASEN du département demandé. Ces deux courriels sont envoyés au DASEN du département d’origine : ce.93mouvement-inter@ac-creteil.fr Quelles sont les situations étudiées ? 1. Les situations d’ordre médical, social ou familial particulièrement difficiles. Il est nécessaire d’envoyer pour tout motif d’ordre médical et/ou social, la même fiche de candidature EXEAT, accompagnée des justificatifs par courriel à la médecine de prévention. En cas de motif d’ordre social, elles sont à communiquer au service social en faveur des personnels. Attention les formats photos ne sont pas valides. Les documents doivent être transmis dans des formats exploitables et lisibles (ZIP et PDF). 2. Les situations de rapprochement de conjoints. l’agent·e doit justifier la modification de la situation. L’objectif est d’étudier les situations particulières de rapprochement de conjoints non satisfaites ou inconnues lors du mouvement interdépartemental. 3. Les situations des personnels ayant une grande ancienneté générale des services. Attention ! L’exeat est validé en fonction du résultat de la demande d’ineat. En effet, un exeat accordé ne peut se traduire par la sortie effective du département qu’à la condition qu’il soit suivi, dans un deuxième temps, par un accord d’ineat pour un autre département.

Mouvement intra-académique : du 27 mars au 7 avril déposez votre demande

Le serveur Siam pour la phase intra-académique du mouvement de l’académie de Créteil ouvre du 27 mars 12h et se terminera le 7 avril à 12h00. Moment clé de la carrière, la CGT fait le point sur le calendrier et les procédures. Circulaire de référence  : https://www.ac-versailles.fr/mouvement-intra-academique-des-enseignants-du-second-degre-cpe-et-psyen-123854 Calendrier : – Le serveur SIAM est ouvert du 27 mars (12h) au 7 avril 2026 (12h)– Du mercredi 8 avril 2026 au lundi 13 avril 2026 (23h59) : Téléchargement des confirmations de mutation sur SIAM– 13 avril : – date limite d’envoi ds pièces justificatives :– (TZR) Retour des confirmations de saisie des préférences ,– date limite de retour des demandes formulées au titre du handicap auprès du médecin-conseiller technique du recteur.– Date limite de retour des confirmations de demande de mutation signées etdes pièces justificatives sur COLIBRI CRETEIL – Mercredi 6 mai 2026 (16h) affichage des barèmes (pensez à les vérifier)– du 6 mai au 27 mai : contestation des barêmes, demande de modification par écrit, de modification ou d’annulation de demande Demander l’aide des élu.es de la CGT Educ’Action Créteil (contact@cgteduccreteil.org)– 5 juin 16h : Affichage des résultats d’affectation– du 5 juin au 5 août : Demande de recours ou de révision d’affectation via l’application COLIBRIS Qui participe ? – Les participant.es obligatoires sont les stagiaires ou les titulaires dans l’académie n’ayant pas encore de poste (sauf ceux qui sont retenu.es sur un poste spécifique national) ; les collègues victimes d’une mesure de carte scolaire, les collègues précédemment titulaires d’un corps de personnels enseignants du 1er ou du 2d degré, d’éducation et d’orientation ne pouvant être maintenu.es dans leur poste ; les personnels entrant.es candidat.es aux fonctions d’ATER afin d’obtenir une affectation en zone de remplacement. – Les TZR ne sont pas des participant.es obligatoires. Cependant, ils et elles doivent se connecter lors de la phase intra pour formuler 5 vœux de préférences sur la zone dont ils et elles sont titulaires. – Les participant.es non-obligatoires sont les titulaires de l’académie désirant changer d’affectation, les titulaires géré.es par l’académie de Créteil et souhaitant la réintégrer après une disponibilité ; un congé avec libération de poste ; une affectation en poste adapté ; dans l’enseignement supérieur ; dans un CIO spécialisé ou en qualité de conseillèr.e pédagogique départemental pour l’EPS.Les procédures Les demandes de mutation se font uniquement par internet, via I-Prof accessible sur :https://portail.ac-creteil.fr/lilmac/Lilmac onglet « services », « siam »ou https://portail.ac-creteil.fr/iprof/ Attention ! Les personnes arrivant d’une autre académie doivent faire leurs vœux à partir de la plate-forme de leur académie actuelle. SIAM vous basculera ensuite sur Créteil. Accéder au comparateur de mobilité : https://info-mutations.phm.education.gouv.fr/cmpmo-front/mvt/comparateur/home Il est possible de faire jusqu’à 25 vœux. La logique est de faire ses vœux du plus précis (établissement) au plus large (Zone de remplacement départementale). Il est conseillé aux participant.es obligatoires de faire les 25 vœux pour éviter de partir en extension. Le premier vœu précis est important (établissement ou commune) car il servira de vœu indicatif au cas où vous seriez affecté.e via un vœu large (groupement de communes, département). Précisions concernant la règle d’extension : Les candidat.es, qui doivent obligatoirement recevoir une affectation à la rentrée 2026 (notamment les professeur.es stagiaires, les personnels affecté.es à titre provisoire) et qui ne sont pas satisfait.es sur leurs vœux (d’où l’intérêt d’élargir suffisamment les vœux et d’y inclure des vœux ZR), voient leur demande traitée selon la procédure dite d’extension des vœux. L’extension s’effectue toujours à partir du premier vœu formulé par l’intéressé.e et avec le barème le moins élevé attaché à l’un des vœux. Ce barème comporte les points liés à l’ancienneté de poste et l’ancienneté d’échelon. Dans le cadre de la procédure d’extension des vœux, seront examinés successivement les postes en établissement, puis en zone de remplacement dans les départements de l’académie selon l’ordonnancement suivant :– Val de Marne / ZR 94 / Seine St Denis / ZR 93 / Seine et Marne / ZR 77– Seine St Denis / ZR 93 / Seine et Marne / ZR 77 / Val de Marne / ZR 94– Seine et Marne / ZR 77 / Seine St Denis / ZR 93 / Val de Marne / ZR 94 Le scandale des PLV Affichage du barème : – Les barèmes sont ensuite affichés sur le serveur SIAM du 6 mai au 27 mai. Pensez à vérifier vos barèmes car à cette étape vous pouvez encore les contester sur cette période. Les bonifications Le vœu préférentiel intra académique : cette bonification n’est pas cumulable avec les bonifications liées à la situation familiale, et ne s’applique sur des voeux de type COM et DPT Conditions : Il faut exprimer, pour la deuxième fois consécutive le même premier voeu large que le premier voeu large exprimé l’année précédente. Pour continuer à obtenir la bonification annuelle, il y a obligation d’exprimer chaque année de manière consécutive en premier rang le même voeu large. En cas d’interruption de la demande ou de changement de stratégie, les points cumulés sont perdus (si demande de mutation simultanée, par exemple).Aucune pièce n’est à fournir. Bonification : 20 points sont attribués par an, à compter de la 2e année. Cette bonification est plafonnée à l’issue de la 6e année consécutive, soit à hauteur de 100 points. Le barème commun à l’ensemble des candidat.es est composé obligatoirement de : Ancienneté de serviceAncienneté dans le poste :– 20 points par année d’exercice dans le poste actuel– + 50 points par tranche de 4 ans– Stagiaire ex-titulaire EN : 10 pts/an– + 10 pts pour l’année de stage (enseignement, éducation, orientation) – Priorités de mutation au titre du handicap Le dossier de demande de priorité au titre du handicap : annexe 6 Vous pouvez consulter la liste des établissements du 2nd degré public déclarant être dotés d’infrastructure pour accueillir des personnes à mobilité réduite Pour en savoir plus consultez les pages consacrées au handicap. A – Le barème incluant des situations particulières ou familiales : 1) Demande de rapprochement familial. Depuis cinq ans, la principale évolution concerne ce que l’on appelait auparavant le « rapprochement de la résidence de l’enfant » (RRE). Il y a maintenant deux possibilités : autorité parentale conjointe (APC) ou parent isolé.e. Pour l’autorité parentale conjointe, c’est un alignement du barème sur celui d’un rapprochement de conjoint.e avec enfant(s). Pour les

Carte scolaire : CSA le 30 mars, anticiper les mesures de carte scolaire avec la CGT

Le 30 mars se tiendra le Comité Social d’Administration Spécial Départemental portant sur la carte scolaire. Ce CSA acte les ouvertures et fermetures de classes. Un groupe de travail préparatoire se réunira le 23 mars. La CGT luttera contre toutes les mesures de fermetures qui se font au détriment des élèves et des équipes. Elle défendra toutes les demandes d’ouverture Un CSA-SD sous haute tension Pour la CGT, la baisse démographique est l’occasion de réduire les effectifs dans toutes les classes, seule mesure pédagogique efficace à coup sûr ! Le ministère en a décidé autrement et annoncé supprimer 67 postes pour la Seine-Saint-Denis. Si vous craignez une fermeture de classe ou si vous avez besoin d’une ouverture, vous trouverez la fiche à nous retourner dès que possible ici : Comment agir ? 1) En équipe, remplissez le simulateur de structure ou le questionnaire de cartescolaire de la CGT. 2) Faites feu de tout bois ! Indiquez dans le document les livraisons de logement prévues dans le secteur, le nombre d’élèves à besoin particuliers, les heures AESH notifiées pourvues et non pourvues, les problèmes de locaux… 3) Envoyez le document à 93@cgteduccreteil.org La CGT Éduc’Action 93, à la demande des équipes, défendra toutes les situationsdont elle a connaissance lors du CSASD du 30 mars ! LA LUTTE PAIE ! TOUS LES ANS DES CLASSES SONT SAUVÉES ! Les classes surchargées, ça suffit ! 20 élèves par classe maximum en classeordinaire ! Recrutement immédiat de 2000 enseignant.e.s dans les écoles Envoyez les infos au syndicat le plus tôt possible !
CGT Éduc’Action 93 – 01 55 84 41 02 – 93@cgteduccreteil.org En cas de mesures de carte scolaire, comment agir ? Fonctionnement En fonction des prévisions d’effectifs fournis par les municipalités et les IEN (remontés des directions) et sur proposition des IEN, la DASEN décide d’ouvertures et fermetures de classe (MCS). C’est un jeu à somme nulle : il n’y a ni création ni suppression de poste à ce stade, c’est un jeu de réaffectation entre les écoles et le contingent de brigades de remplacement. Les collègues affectés par une MCS en septembre (pour l’année en cours) ou en juin (pour la rentrée suivante) sont placés en AFA (Affectation Fonctionnelle à l’année) et participeront au mouvement intra-départemental suivant avec une bonification. Si la MCS est décidée au CSASD de janvier, les collègues ne sont pas placés en AFA mais participent obligatoirement au mouvement, avec bonification. Comment agir ? Il arrive que les équipes soient mises en difficulté par les mesures proposées : classes surchargées, structure impossible, nombre d’EBEP par classe qui explose… ou au contraire, ouverture d’une classe et son cortège d’inscriptions alors qu’il n’y a pas de locaux disponibles… Voici la marche à suivre 

1) Remonter les informations au syndicat le plus tôt possible.
 Avant le Groupe de travail préparatoire du CSASD, il faut obtenir les effectifs prévisionnels et faire des prévisions de structure en tenant compte des hypothèses de fermeture. Il faut montrer que la structure est intenable en cas de fermeture. Le syndicat vous fournit une fiche synthétique à remplir et une feuille de calcul pour simuler les structures.
 2) Faire feu de tout bois : tous les arguments sont bons à prendre : Logements en
cours de livraison, EBEP, problèmes de locaux, etc. Le but est et de nous donner
des arguments en instance devant la DASEN 3) Alerter les parents d’élèves élu-es. Iels peuvent écrire à l’IEN pour influer sur ses propositions et à la DASEN et rechercher le soutien des élu-es de la municipalité par exemple. Protégez-vous, passez par le syndicat et les parents élu-es pour vos actions !

31 mars : Journée sur l’Inclusion

La CGT Educ’Action 93 organise une journée de formation syndicale sur l’inclusion. Venez nombreux.ses pour échanger sur les conditions d’inclusion des élèves en situation de handicap et réfléchir à nos repères et nos revendications en matière de handicap. Pour vous inscrire, envoyez un mail à 93@cgteduccreteil.org avant le 26 mars.

Communiqué de grève des personnels enseignants et des AESH de l’école d’Estienne d’Orves (Montreuil)

Communiqué des personnels enseignants et AESH de l’école Estienne d’Orves de Montreuil Aujourd’hui nous étions en grève et l’école était fermée car nous refusons une situation qui dure depuis trop longtemps : la gestion catastrophique de l’aide apportée aux élèves en situation de handicap sur notre école, sur la ville et le département. Nous refusons que nos élèves ne bénéficient pas des heures d’accompagnement auxquelles ils ont droit (plus de 100h notifiées non pourvues par semaine dans notre école), nous refusons que les collègues voient leur stress augmenter à cause de situations dangereuses et évitables avec davantage de moyens, nous refusons que l’égalité des chances soit une vaine expression et ne concerne en réalité pas l’ensemble des élèves, enfin nous refusons que certains de nos élèves voient leur avenir compromis car leurs droits ne sont pas respectés à cause de politiques comptables. Nous avons été reçu.es en audience à la DSDEN 93. Nous avons appris que 150 AESH allaient être embauché.es sur le département très prochainement. Cela ne garantit pas que tous les besoins seront couverts, ça semble même largement insuffisant. Il nous a été indiqué que notre PIAL est largement déficitaire entre autre « parce que certaines AESH partent en congé maternité, d’autres en retraite ». Le recrutement serait difficile car « il n’y a pas beaucoup de REP-REP+ à Montreuil et c’est ce que recherchent les AESH ». Pour résumer, la DSDEN 93 fait son maximum mais les AESH ont l’outrecuidance de faire des enfants, de prendre leur retraite et courent après les primes REP ! Cet argumentaire est inacceptable ! Le travail des AESH est très largement sous estimé, ce sont des collègues indispensables au fonctionnement de l’école inclusive et les problèmes de recrutement nous semblent directement liés au manque d’attractivité du métier. Nous rappelons que « l’école inclusive ne peut pas reposer sur la précarité de près de 150 000 AESH, très majoritairement des femmes, dont le travail essentiel d’accompagnement reste invisibilisé et sous-rémunéré. » Nous demandons nous aussi à d’Estienne d’Orves « la création d’un véritable statut de fonctionnaire de catégorie B, garantissant un temps complet, un salaire décent, des droits et une reconnaissance professionnelle. » (communiqué intersyndical du 3 février 2026).Nous avons été entendu.es lors de cette audience mais nous sommes sorti.es sans rien obtenir et demain rien n’aura changé sur notre école. La prise en charge de l’inclusion ne peut pas non plus reposer sur les seul.es enseignant.es. Nous ne sommes pas des magicien.nes et l’absence de réelle formation, le manque d’AESH ne saurait être compensés par la visite rapide d’un.e conseiller.ère. Le problème du manque de personnel ne doit pas non plus reposer sur les familles – les mères souvent – qui, parfois, doivent partiellement garder leur enfant à la maison faute d’accompagnement suffisant. Nous avons envoyé plusieurs fiches SST, les réponses apportées ne nous suffisent pas. Les risques psycho-sociaux sont élevés pour nos élèves et nous-même. Nous allons déposer un droit d’alerte. Nous restons mobilisé.es, nous soutenons nos collègues AESH dans leurs revendications et toutes leurs mobilisations pour une véritable école inclusive.{{}}Non à l’exclusion, oui à une école humaine et émancipatrice pour tous les enfants !

Quand le non-remplacement dans le 1er degré rime avec maltraitance institutionnelle

Après l’amère expérience de la fusion des brigades de remplacement, le nouveau budget d’austérité ne va pas nous épargner ! Avec 3256 suppressions de postes dont près de 70 rien que pour les écoles du 93, ce budget va accentuer ce que nous vivons déjà au quotidien en tant que professeur-es des écoles : le non-remplacement de nos collègues en cas d’absence. Pourtant, la fusion des brigades a déjà considérablement impacté nos conditions de travail en générant des difficultés tant dans les écoles que pour les collègues BD. Alors même que les effectifs des brigades ne permettent ni de couvrir les besoins actuels ni d’offrir des conditions sereines de remplacement, le gouvernement va encore supprimer des postes. Conséquences directes de ces différentes politiques sur le terrain : Tout cela accentue les risques psycho-sociaux et la souffrance au travail.  N’hésitons pas à nous saisir des RSST- Registres Santé et Sécurité au Travail pour faire remonter ces situations de souffrance au travail. Contactez-nous, la CGT vous accompagne. La CGT Educ’93 se bat et continuera de la faire pour : Pour gagner ces revendications, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons nous !

Evaluations nationales : sortons de cette spirale infernale !

Depuis l’élection de N.Sarkozy en 2007, la « culture de l’évaluation » est devenue un leitmotiv pour les ministres de l’Éducation nationale. Cette « culture » tourne le dos à des années de recherche en pédagogie, mais aussi aux bienfaits qui, grâce à l’éducation populaire, avaient pu progressivement intégrer la vie des classes. Elle malmène les élèves mais aussi les enseignant·es. Il faut d’ailleurs dissocier cette culture de la pratique de l’évaluation pour laquelle la CGT Éduc’action n’a pas d’opposition formelle. Les enseignant·es n’ont pas attendu des injonctions ministérielles pour évaluer les élèves et leur rendre compte de leurs progrès, ainsi qu’à leurs familles. Cependant, la CGT Éduc’action a toujours dénoncé l’origine néo-libérale des évaluations nationales telles qu’elles sont conçues et utilisées depuis 2008 sous l’impulsion conjointe de Blanquer et du Conseil de l’évaluation. Elle a aussi dénoncé le Socle commun sur lequel elles se fondent, le management – on parle même désormais de leadership – qui est censé en découler, c’est-à-dire une mise au pas de tou·tes les enseignant·es par le pilotage académique via la direction d’école. Que les élèves en constituent la cible de dommages collatéraux ne gêne en rien les ministres, englué·es depuis Blanquer dans un seul courant des neurosciences/neuroscientistes. Sur l’autel de ce seul courant de recherche hégémonique qui ne voit l’enfant que conforme à un seul modèle, on nie les aspects sociologiques et l’hétérogénéité des classes, on déshumanise le rôle de l’enseignant·e réduit·e à une application stricte des « guides » orange et autres. Cette vérité ministérielle absolue est également véhiculée par les « guides de l’enseignant·es » des éditeurs scolaires qui sont souvent écrits comme des pas-à-pas desquels on ne s’écarte pas, parfois par facilité, surtout quand on débute et qu’on n’a pas été formé·e à appliquer et non à réfléchir – et que le temps de travail des enseignant·es est, de plus en plus, consacré à des tâches inutiles et chronophages. Le travail d’enseignant·e s’en trouve peu à peu prémâché, déqualifié. Cet aspect contribue à la perte de sens ressentie par la profession. (…) Suite du communiqué : https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2026/01/Evaluations-nationales.pdf

Éducation prioritaire, plutôt que des rustines, il est urgent de revoir la carte

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le ministère de l’Éducation nationale vient de présenter sa réponse à ce qu’il nomme lui-même des situations aberrantes. C’est-à-dire la situation de collèges et d’écoles de secteurs qui au vu de leur indice de position sociale moyen devraient être classés en éducation prioritaire renforcée. Pourtant ce n’est malheureusement pas le cas malgré la mobilisation régulière des personnels, parents d’élèves ou élu·es locaux·ales qui exigent leur intégration dans la carte de l’éducation prioritaire. En effet, le ministre a annoncé que la carte ne serait pas modifiée avant 2028 (du fait des élections municipales et présidentielles) alors qu’elle a été établie en 2015 et aurait dû être revue en 2019. Au regard des propositions, il s’agit surtout pour le ministère de « bricoler » une réponse à une situation effectivement aberrante dont il est responsable et qui ne pourrait pas être corrigée avant 2028. Avec une décennie de retard, l’éducation prioritaire n’est pas une priorité pour le gouvernement. Ainsi, les collèges concernés intégreraient les dispositifs CLA (Contrat Local d’Accompagnement), permettant d’accorder aux personnels une indemnité pour mission particulière et non d’indemnité REP+ ainsi que des bonifications pour le mouvement au bout de trois ans. La CGT Éduc’action rappelle son opposition aux CLA qui, en contractualisant les moyens donnés aux établissements, sont contraires à la philosophie même de l’éducation prioritaire (donner plus à celles et ceux qui ont le moins sans condition). Surtout, outre la reconnaissance indispensable des difficultés d’exercice des personnels, c’est de moyens supplémentaires dont ces établissements et écoles ont besoin dès maintenant. Sur ce point, le ministère annonce un pôle médico-social à temps complet sans redéploiement, ce dont on peut douter vu les difficultés de recrutement ainsi qu’un vague engagement non chiffré d’amélioration du taux d’encadrement, en revanche rien sur les vies scolaires. Pour les écoles élémentaires, il annonce la possibilité d’un·e professeur·e supplémentaire par école sous réserve de présentation d’un projet. Quant aux maternelles, elles sont scandaleusement oubliées.La CGT Éduc’action exige que ces écoles, élémentaires comme maternelles, bénéficient toutes de ce poste supplémentaire sans condition, mais aussi que ces collèges et écoles bénéficient des mêmes taux d’encadrement et les personnels du même niveau indemnitaire et de bonification mouvement qu’en REP+. Surtout, il est scandaleux que la carte de l’Éducation prioritaire reste ainsi figée depuis douze ans alors que la pauvreté et la ségrégation sociale n’ont cessé de s’aggraver. C’est pourquoi, la CGT Éduc’action exige la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, basée sur des critères sociaux objectifs et partagés et non sur une cible budgétaire préalable, un accompagnement des sorties éventuelles et son extension aux lycées et écoles dites orphelines (dont le collège de secteur n’est pas classé) qui répondent aux critères. Plus qu’une nécessité, c’est une urgence ! Télécharger le communiqué : https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2026/01/Communique-de-presse-Education-prioritaire-plutot-que-des-rustines-il-est-urgent-de-revoir-la-carte.pdf

Réforme des concours enseignants et CPE : l’incertitude budgétaire non gérée est intolérable

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le 18 décembre que dans l’état actuel du budget (pas de PLF voté à ce jour), la mise en œuvre des nouveaux concours de recrutement des enseignant·es et CPE (à Bac+3) n’était pas assurée pour la session 2026. À deux mois des épreuves du concours, cette annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre pour les 88 000 étudiant·es qui se préparent actuellement. Ces candidat·es, et les enseignant·es qui assurent les préparations, se retrouvent dans une situation totalement intenable ! Ils et elles sont déstabilisé·es car plongé·es dans l’incertitude au moment où au contraire il faudrait qu’ils et elles puissent travailler en toute sérénité. Cette situation est inacceptable, surtout lorsqu’elle est provoquée par un gouvernement qui prétend restaurer « l’attractivité du métier ». Le gouvernement a engagé la décision d’une réforme et de nouveaux concours sans réelle concertation en amont de la présentation du projet et sans même la garantie de la faisabilité réelle. Il faut arrêter de jouer avec l’avenir des étudiant·es et des personnels, et la charge de travail des personnels, déjà malmené·es par le rythme de cette réforme qui ne cesse de se complexifier. En tout état de cause, le gouvernement ne peut pas s’en tenir à une simple suppression alors même que dans certaines disciplines, il n’y a pas de concours M2 prévus, ce qui voudrait dire qu’elles n’auraient aucun recrutement ! Les étudiant·es ne doivent pas pâtir de ce contexte. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour garantir l’avenir de ces étudiant·es. Paris, le 13 janvier 2026

Une réforme de la formation inItiale qui résonne avec une mise sous tutelle par l’employeur et un métier fragilisé

La formation des enseignant·es est soumise à des réformes successives : en 20 ans, on dénombre 5 réformes majeures et nous venons d’en connaitre 3 en moins de 5 ans. Pourtant, le nombre de candidat·es au métier ne cesse de chuter ; il a été divisé par plus de deux en 20 ans, provoquant une « crise du recrutement ». Depuis 2024, le ministère de l’Éducation nationale a décidé d’un profond bouleversement de la formation initiale, qui s’appliquera dès la rentrée 2025. Cette réforme modifie à la fois le moment du concours, le contenu de la formation, l’organisation des stages, le rôle des universités, et même le statut des futur·es enseignant·es. Le ministère avance plusieurs objectifs : rendre le métier plus attractif, proposer un parcours plus professionnalisant, mieux préparer les futur·es enseignant·es aux réalités du terrain. Pourtant cette énième réforme ne va pas s’attaquer au principal problème du « déficit d’attractivité » qui est la dégradation des conditions de travail et des salaires des enseignant·es !Le cœur de la réforme : avancer le concours et créer un parcours en alternance Depuis 2022, le concours pour devenir enseignant·e (CRPE pour le premier degré, CPE, CAPES, CAPET ou CAPLP pour le second degré) était placé en fin de Master 2. Alors que les syndicats s’étaient opposés à la réforme Blanquer et annoncé une réforme catastrophique, le recrutement s’est à nouveau effondré, avec des milliers de postes vacants au concours chaque année (15% en moyenne). Avec la « nouvelle » réforme, le concours est avancé à Bac +3, c’est-à-dire à la fin de la licence. Les lauréat·es intégreront un Master Métiers de l’Enseignement et de l’Éducation (M2E) qui remplace le master MEEF. La formation se déroulera en alternance, avec dès le M2 une ou des classes confiées en responsabilité à mi- temps, tout en poursuivant une formation professionnalisante. La titularisation interviendra toujours à Bac +5. La CGT est favorable depuis longtemps à un concours au niveau licence, mais pas dans les conditions imposées actuellement par le ministère. Cette réforme risque de dégrader encore plus la formation et de remettre en cause l’indépendance pédagogique et universitaire. La formation elle-même devient une forme de période d’essai, où l’on apprend « sur le tas ».

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