Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

CSA SD d’ajustements du 4 septembre 2025

Malgré une baisse démographique, qui permettrait une baisse des effectifs dans les classes, condition indispensable pour faire reculer les nombreuses difficultés dans notre département, la DASEN annonce 37 fermetures pour 26 ouvertures. Après réajustements, elle annule 10 fermetures et ouvre 1 classe supplémentaire.La CGT continuera d’exiger de surseoir à l’ensemble des fermetures qui déstabilisent les équipes et les élèves. Retrouvez l’ensemble des mesures ici :

Mercredi 11 juin Assemblée générale pour les personnels contractuels enseignant.es, psyEN et CPE en visio à 15H

La Cgt Educ’Action organise une assemblée générale le mercredi 11 Juin en visio conférence.Utiliser ce lien : https://zoom.us/meeting/register/IHsAw45CTPaUMlxdQQ0aXwIndiquez votre nom et prénom et département d’exercice. Venez vous informer et poser vos questions. Nous rencontrons régulièrement les services du rectorat pour porter vos situations individuelles. Nous ferons le point sur : Vous pourrez poser vos questions. Nous discuterons des actions et mobilisations possibles.

 Mesures de Carte Scolaire Comment agir ?

Le Comité Social d’Administration Spécial Départemental du 1er degré se réunit trois fois par an pour décider des mesures de carte scolaire : à la rentrée, en janvier et en juin.Cette année le groupe de travail aura lieu le 23 juin et le CSA-SD avec les décisions se réunira le 26 juin.Pour la CGT, la baisse démographique est l’occasion de réduire les effectifs dans toutes les classes, seule mesure pédagogique efficace à coup sûr ! Si vous craignez une fermeture de classe ou si vous avez besoin d’une ouverture, vous trouverez les fiches à nous retourner au plus tard le 20 juin en suivant ce lien :https://cloud.ferc-cgt.org/s/SSRWgLmDpZeqRyf Fonctionnement En fonction des prévisions d’effectifs fournis par les municipalités et les IEN (remontés des directions) et sur proposition des IEN, la DASEN décide d’ouvertures et fermetures de classe (MCS). C’est un jeu à somme nulle : il n’y a ni création ni suppression de poste à ce stade, c’est un jeu de réaffectation entre les écoles et le contingent de brigades de remplacement. Les collègues affectés par une MCS en septembre (pour l’année en cours) ou en juin (pour la rentrée suivante) sont placés en AFA (Affectation Fonctionnelle à l’année) et participeront au mouvement intra-départemental suivant avec une bonification. Si la MCS est décidée au CSASD de janvier, les collègues ne sont pas placés en AFA mais participent obligatoirement au mouvement, avec bonification. Comment agir ? Il arrive que les équipes soient mises en difficulté par les mesures proposées : classes surchargées, structure impossible, nombre d’EBEP par classe qui explose… ou au contraire, ouverture d’une classe et son cortège d’inscriptions alors qu’il n’y a pas de locaux disponibles… Voici la marche à suivre1) Remonter les informations au syndicat le plus tôt possible.Avant le GT préparatoire du CSASD, il faut obtenir les effectifs prévisionnels et faire des prévisions de structure en tenant compte des hypothèses de fermeture. Il faut montrer que la structure est intenable en cas de fermeture. Le syndicat vous fournit une fiche synthétique à remplir et une feuille de calcul pour simuler les structures :https://cloud.ferc-cgt.org/s/SSRWgLmDpZeqRyf 2) Faire feu de tout bois : tous les arguments sont bons à prendre : Logements encours de livraison, EBEP, problèmes de locaux, etc. Le but est et de nous donnerdes arguments en instance devant la DASEN 3) Alerter les parents d’élèves élu-es. Iels peuvent écrire à l’IEN pour influer sur ses propositions et à la DASEN et rechercher le soutien des élu-es de la municipalité par exemple. Protégez-vous, passez par le syndicat et les parents élu-es pour vos actions ! Envoyez les infos au syndicat le plus tôt possible !CGT Éduc’Action 93 – 01 55 84 41 02 – 93@cgteduccreteil.org

Communiqué intersyndical en soutien aux collègues de la Courneuve

L’intersyndicale FSU, CGT, SUD, CNT de Seine-Saint-Denis exprime son soutien plein et entier aux collègues de La Courneuve dont les noms ont été affichés publiquement dans la rue, accompagnés de la mention de leur absence pour une fête religieuse, en l’occurrence l’Aïd. Cette pratique constitue une atteinte grave à la vie privée et à la protection des agent·es. En exposant le motif de leur absence, pourtant parfaitement légal et autorisé par la hiérarchie, ces collègues ont été mis·es en danger. Cette divulgation contrevient aux principes fondamentaux du service public, notamment au respect du principe de laïcité, qui implique à la fois la neutralité de l’État et la garantie de la liberté de conscience des agent·es. Nous saluons le soutien clair et sans ambiguïté apporté par les parents d’élèves et la municipalité, qui ont pris leurs responsabilités en défendant les agent·es face à cette stigmatisation injustifiée. Ce positionnement est essentiel pour réaffirmer les valeurs de respect, d’égalité et de protection qui doivent guider l’action publique.Nous dénonçons avec la plus grande fermeté l’amalgame opéré entre l’absence de quelques agent·es et une prétendue atteinte à la République. Le parallèle douteux, suggéré dans cet affichage, entre l’Aïd et la date symbolique du 6 juin (débarquement de 1944) ne fait qu’attiser les tensions. Ce type de rhétorique fait écho aux théories racistes et conspirationnistes, comme celle du « grand remplacement », et participe à une banalisation inquiétante des discours islamophobes. Nous rappelons que les autorisations d’absence pour fêtes religieuses sont prévues par la réglementation et relèvent d’un cadre strictement administratif, validé par l’institution. Aucune dérive, aucun manquement ne peut être reproché à nos collègues. Nous appelons l’administration à :– garantir une protection sans faille à ses agent·es, comme le prévoit leur statut ;– engager les mesures nécessaires pour faire cesser de telles pratiques. L’émotion est vive, tant chez les personnels que parmi les familles, choqué·es de voir ainsi des agent·es stigmatisé·es. Dans un contexte national marqué par une recrudescence de l’islamophobie, il est urgent de réaffirmer les principes de respect, d’égalité et de non-discrimination. L’intersyndicale 93 restera pleinement mobilisée pour défendre les droits et la dignité de tou·tes les personnels.

Des moyens pour les affectations et l’inclusion des élèves allophones !

Lors de la réunion des coordonnateur·rices UPE2A collège du 21 mai 2025, la DSDEN a fait des annonces qui nous interpellent grandement. La DSDEN a la volonté d’accélérer les délais d’affectations des élèves d’UPE2A (en collège et lycée). Nous nous félicitons que la revendication que nous portons depuis des années soit enfin entendue. La DSDEN a reconnu que ces délais étaient notamment liés à des problèmes de non remplacement des personnels de la DIVEL en charge de ces affectations. Sauf qu’au lieu d’apporter les moyens supplémentaires de personnel que nous demandons depuis longtemps, la DSDEN a décidé d’associer les coordonnateur·rices et les chef·fes d’établissement à des commissions d’affectation avec la DIVEL en juin et septembre sur plusieurs demi-journées. Cette demande nous questionne sur les missions supplémentaires administratives demandées aux coordonnateur·rices. Nous rappelons que l’affectation et l’inscription des élèves ne font pas partie des obligations de service des enseignant·es, dont la charge de travail est déjà très lourde, Lors de cette commission d’affectation, nulle considération pédagogique ne justifie la participation des coordonateur·rices. Ils et elles n’ont pas à porter la responsabilité des affectations et leurs éventuelles conséquences sur les effectifs de classe. Tout élève affecté·e puis inscrit·e étant enregistré·e dans la base académique, nous rejetons l’argument selon lequel la DSDEN ignorerait les effectifs réels en UPE2A. • Nous soutenons les collègues qui ne veulent pas participer à cette commission d’affectation et les invitons à se rapprocher de l’intersyndicale pour ne pas rester isolé·es.• Nous continuons de demander l’embauche supplémentaire de personnels à la DIVEL et de personnels pour tester en CIO pour un allègement des tâches de test. Par ailleurs, la DSDEN souhaite cette année veiller à ce que les élèves d’UPE2A aient bien 26h d’enseignement dans chaque collège, dans le respect du Code de l’Éducation. Pour ce faire, elle veut imposer des inclusions fléchées qui ne tiennent pas compte de l’analyse et de l’avis des équipes UPE2A et du/de la coordonnateur·rice en automatisant 21h + 5h d’inclusion (EPS, arts plastiques, LV1 et même UNSS, clubs, et cours avec la/le professeur documentaliste pour ajouter des heures). En utilisant quelques établissements comme modèles, elle souhaite procéder à des alignements de cours dès juin pour rendre l’inclusion possible. Le choix de certains collèges de concentrer les EANA dans une ou deux classes par niveau ne saurait s’imposer à l’ensemble des établissements. De plus, ces contraintes vont se rajouter à d’autres contraintes déjà très fortes, comme les alignements des demi-groupes et des groupes de besoins…et cela risque de dégrader encore davantage les conditions de travail Nous nous opposons à l’inclusion des UPE2A de manière systématique et fléchée sur quelques matières sans tenir compte de la diversité des élèves, dont l’inclusion serait par ailleurs concentrée dans quelques classes. À nouveau, la DSDEN nous demande d’inclure, avec un respect strict des 26 heures, sans moyens supplémentaires, (hormis les 3 heures d’abondement par niveau chargé). Plus que jamais, à l’heure où l’ancienne Ministre nous avait promis la double inscription, ce qui a été reconfirmé par la ministre Mme Borne en avril, elle reste essentielle à obtenir mais en comptabilisant les élèves d’UPE2A dans les dispositifs et dans les classes. La DSDEN reprend notre revendication de 26 heures pour les élèves allophones, mais sans moyen supplémentaire, en nous demandant de faire avec les moyens que l’on a, peu importe si l’on dépasse les seuils. Nous demandons les ouvertures de divisions nécessaires pour favoriser l’inclusion. La DSDEN dit répondre à certaines de nos revendications, mais sans moyens supplémentaires et en nous associant à la tâche, en ajoutant des missions et de nombreuses contraintes supplémentaires. Nous demandons :– la double inscription et les ouvertures de classes ordinaires nécessaires– le recrutement de personnels pour tester et affecter à la DIVEL et dans les CIO– le respect des missions des coordonnateur·rices UPE2A, sans ajout de missions administratives– le respect de la liberté pédagogique de l’équipe pour procéder aux inclusions– le respect des 26 heures d’enseignement en collège et 32 heures en lycée pour les élèves avec des moyens supplémentaires– la création des UPE2A nécessaires à tous les niveaux (1er degré, collège, LGT, lycée pro)Un préavis de grève va être déposé pour le mois de juin pour s’organiser et défendre ces revendications. lettre de demande 3h abondement

500 collègues non renouvelés : tou-tes en grève le 24 Juin pour le réemploi de tous les contractuel.les enseignant.es, Psy En et CPE

500 collègues contractuel.es de l’académie non renouvelé.es : Inacceptable ! Grève et rassemblement au rectorat de Créteil mardi 24 juin 2025 à 8h45, au moment du CSA Académique ! Lors de l’audience du 6 Juin que nous avons obtenue auprès du rectorat, nous avons eu confirmation que suite à la campagne de recueil des avis, plus de 500 collègues avaient reçu des lettres de non-renouvellements. 89 d’entre eux « de manière définitive », et entre 400 et 420 ont été placés dans un « vivier », c’est-à-dire qu’ils n’ont eu aucune proposition de renouvellement, mais restent considérés comme « recrutables » à partir de septembre 2025 en fonction des besoins. Ces explications montrent à quel point la gestion des personnels contractuels est pilotée par la seule préoccupation de l’enveloppe budgétaire. Des centaines de postes sont aujourd’hui sans enseignant-e, du fait du manque de remplaçant.e. Qui oserait affirmer qu’il n’y aurait pas les « besoins en enseignement » nécessaires pour justifier le renouvellement immédiat de ces 500 collègues pour l’instant remerciés ? Nos organisations syndicales condamnent ce plan de non-renouvellement et exigent la garantie de réemploi de tous les collègues qui le souhaitent par l’envoi immédiat de propositions de renouvellement de leur contrat. Elles revendiquent à court terme la mise en œuvre de contrats de trois ans et in fine la titularisation de tous les contractuels. Les organisations syndicales académiques CGT Educ’action, SNFOLC, FSU, SUD considèrent que ce plan de non-renouvellement est une attaque contre l’ensemble de la profession, contre l’école publique elle-même puisqu’il va aggraver la pénurie dans les nécessaires remplacements. Elles ont donc décidé d’appeler à la grève tous les personnels le 24 Juin, jour du Conseil Social d’Administration (CSA) académique, et de se rassembler à 8H45 devant le rectorat pour exiger la mise en œuvre de ces revendications. Une demande d’audience a été faite en ce sens auprès de Monsieur le Recteur. *

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