Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

L’intersyndicale nationale interpelle le ministre en soutien de l’éducation du 93

Objet : Audience de l’intersyndicale du 93 Monsieur le Ministre, En 2024, la mobilisation initiée par l’intersyndicale du 93 (FSU, CGT Educ’action, SUD Education, CNT) a rassemblé très largement nos collègues mais aussi les parents et, plus globalement, de nombreux actrices et acteurs du département (élus, responsables associatifs etc). Par sa durée, plusieurs mois, et sa force, elle a mis dans le débat public et politique la nécessité d’un plan d’urgence pour le 93. L’intersyndicale du 93, appuyée par l’intersyndicale nationale, a été reçue à plusieurs reprises, à Matignon, au ministère, notamment par la ministre de l’Education nationale d’alors, Nicole Belloubet. Cette dernière avait ouvert la porte à plusieurs pistes de travail pour répondre aux revendications de l’intersyndicale. Un deuxième rendez vous était programmé en juin 2024, finalement annulé en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Emmanuel Macron. Deux ans après, l’intersyndicale départementale et nationale a été reçue le jeudi 12 mars par la DGESCO. Si nous saluons la réponse rapide à la demande d’audience qui vous a été adressée, nous ne pouvons que regretter le contenu de cette audience. Les seules « réponse » apportées ont consisté à expliquer les modalités de répartition des moyens entre académies. Nos collègues ont apporté, chiffres à l’appui, les preuves de la nécessité d’une attention particulière pour leur territoire. Nous avons rappelé les engagements pris par Nicole Belloubet. Aucune réponse n’a été apportée sur ces différents points. Nous avons eu la très désagréable impression d’une absence de continuité de l’État, de transmission des dossiers et d’une forme de mépris pour tout le travail que nous avons pu faire sur ce dossier depuis deux ans, au niveau départemental comme national. En rester à cette audience, sans signaux plus concrets d’une prise en considération des urgences de ce territoire, ne pourrait que nourrir une colère bien ancrée, d’autant plus que la préparation de rentrée confirme les inégalités qui caractérisent ce territoire et qui pèsent lourdement sur les trajectoires scolaires et sociales des élèves du 93. Aussi, nous vous demandons, Monsieur le ministre, de recevoir, avant la fin de l’année scolaire 2025-2026 une délégation de l’intersyndicale locale et nationale afin de pouvoir, enfin, apporter des réponses politiques aux questions que nous posons depuis deux ans. Soyez assuré, Monsieur le ministre, de notre sincère attachement au service public d’Éducation. Pour la FSU : Sophie VENETITAY et Aurélie GAGNIERPour la CGT Educ’action : Isabelle VUILLET et Michael MARCILLOUXPour SUD Éducation : Priscilla MANZANARES et Charly LEBEC

L’intersyndicale 93 reçue au ministère : on ne lâche toujours pas l’affaire

Jeudi 12 mars, l’intersyndicale éducation FSU-CGT-SUD de Seine-Saint-Denis était reçue au ministère pour la 5ème audience consécutive, suite à la mobilisation d’ampleur du plan d’urgence 93. Notre délégation a porté haut et fort la voix des 33 000 personnels du 93. Les représentant·es au niveau national de l’intersyndicale étaient présent·es à nos côtés pour apporter leur soutien. Cette audience intervient 2 ans après nos dernières audiences au ministère et à Matignon, pour lesquelles nous n’avons jamais eu de réponses, pourtant promises. Il y a deux ans, la dissolution a empêché la dernière audience au ministère et depuis, nous étions sans nouvelles quant aux réponses aux éléments apportés. Deux ans durant lesquels la politique de démantèlement du service public d’éducation s’est accentuée. Notre département, le plus pauvre de la France hexagonale, n’y a évidemment pas échappé. La mobilisation de 2024 pour un plan d’urgence dans l’éducation dans le 93 a été la 1ère mobilisation de salariés en nombre de grévistes en 2024, et si le plan d’urgence est chiffré à 358 millions, cela ne représente qu’à peine plus de 1 000 euros par élèves. 30 % d’investissement en moins pour nos élèves. L’état des lieux dressé par notre délégation caractérise la rupture d’égalité entre l’éducation dans le 93 et dans le reste du territoire national. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Ce rabais est d’autant plus choquant que 2/3 de nos établissements sont classés en zone d’éducation prioritaire, ce qui devrait, contrairement à ce que l’on constate, justifier un sur investissement, propice à compenser ces inégalités. C’est un manque net de 859 millions d’euros pour nos écoles. Cette situation porte un nom : il s’agit de discrimination territoriale. Tout comme nous voulons l’égalité femme-homme, nous voulons l’égalité territoriale. Il ne s’agit que de respecter, et de faire respecter, simplement et strictement, les principes les plus élémentaires de notre droit. Leurs réponses Le ministère semble (re)découvrir la situation. La réponse qui nous a été faite : « les suppressions sont moindres qu’ailleurs ». L’algorithme ministériel aurait épargné notre département. Notre académie aurait « bénéficié d’un rééquilibrage des suppressions. » Le constat est sans appel et révoltant : il n’y a pas de continuité d’état dans notre département. Les maigres engagements de Nicole Belloubet, ministre de l’éducation en 2024, sont inconnus de la représentante du ministère (sur le bâti scolaire, les vies scolaires, les élèves allophones, les personnels médico-sociaux). Elle a reconnu la clarté de nos demandes, a entendu le signal et s’est même excusée de ne pas pouvoir nous apporter plus d’éléments. Seul engagement : transmettre au ministre les éléments de l’intersyndicale. Notre réponse : il faut monter d’un cran Face à un tel mépris, l’intersyndicale a exprimé sa colère et a exigé d’être de nouveau reçue et de ré-ouvrir les négociations avec le ministre lui-même. Face à l’inconséquence et au mépris du ministère, il faut monter le son. L’intersyndicale 93 appelle les personnels à se réunir et à construire les bases d’une mobilisation qui montrera au ministère que nous ne nous satisfaisons pas d’un tel manque de considération. Après la journée du 17 février, il s’agit de monter d’un cran et de s’emparer de toutes les dates de mobilisation à venir.

Enfin reçue au ministère de l’Education : l’Intersyndicale 93 exigera des moyens à la hauteur des besoins pour l’école publique du département

Le 12 mars prochain à travers l’intersyndicale Plan d’Urgence 93, c’est toute l’éducation de Seine-Saint-Denis qui sera – enfin – reçue au ministère de l’Education Nationale. Le 17 février dernier, forte de la mobilisation régionale contre les suppressions de postes, l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT de Seine-Saint-Denis avait déposé une demande d’audience au ministère. Nous y porterons la voix des 33000 personnels d’éducation et d’enseignement du département et exigerons un plan d’urgence pour l’école publique en Seine-Saint-Denis ! Notre objectif : un plan d’urgence pour l’éducation ! L’impératif de l’intersyndicale éducation 93 est claire : il faut réparer notre école, alors qu’elle ne cesse de s’enfoncer dans une crise majeure et qu’elle est à un point de bascule. L’Etat doit s’attaquer aux inégalités dans le département le plus pauvre de France hexagonale. Les personnels ne sont pas résigné.es face au démantèlement en bande organisée de l’éducation nationale. En 2024, notre mobilisation massive dans le 93 a fait date. Cent jours de grève historique ont imposé dans le débat public la réalité d’un abandon structurel de la Seine-Saint-Denis. La dissolution a interrompu le mouvement. Elle n’a rien réglé. Notre département est à un point de bascule Pendant que l’État parle d’ « excellence », nos établissements manquent de tout : personnels enseignants, vies scolaires, remplaçant·es, personnels médico-sociaux, psychologues, AESH – auxquelles la macronie agonisante a honteusement refusé un statut il y a quelques semaines. Pour la rentrée 2026, 25 ETP manquent dans les collèges simplement pour simplement compenser la hausse démographique.
Plutôt que d’investir, le ministère avance le plan « collèges en progrès », qui prépare la contractualisation des moyens et l’affaiblissement de l’éducation prioritaire. Nous ne serons pas des cobayes et refusons que notre département soit, une nouvelle fois, le laboratoire du démantèlement de l’école publique et de la France-télécomisation de l’éducation nationale. Dans le 1er degré, sous couvert de baisse démographique, le gouvernement fait payer le prix fort à l’école. Le 93 va devoir rendre 67 postes à la rentrée 2026. Alors qu’il aurait été possible d’abaisser les effectifs dans toutes les classes, de créer des postes de remplaçant·es, de restaurer les PDMQDC et les RASED, les choix politiques sont tout autre, malgré tous les voyants déjà au rouge, le primaire est une nouvelle fois privé de moyens pour lutter contre les inégalités notamment en Seine-Saint-Denis. L’Etat investit 30% de moins pour un élève du 93 Notre école est parmi les moins financées de France : un·e élève de Seine-Saint-Denis représente en moyenne 6 200 euros de dépense publique par an, contre 8 840 euros au niveau national. C’est un rabais honteux de 30%, sur le dos de nos élèves, alors même que 2/3 de nos établissements sont classés en éducation prioritaire.En conséquence, nos élèves perdent en moyenne plus d’1 an de scolarité entre la maternelle et le lycée, faute de remplaçant·es en nombre suffisant.  Cette inégalité budgétaire massive produit des effets concrets : classes surchargées, absences non remplacées, dégradation constante des conditions d’étude de nos élèves et de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Le nombre d’AESH est insuffisant. Notre département a besoin de création de postes de médecin, d’infirmier·ères scolaires et assistant·es sociales. De manière urgente, il faut financer la remise en état des écoles, collègues et lycées dont le bâti scolaire est en mauvais état. C’est une rupture d’égalité radicale et les manques sont criants : notre mobilisation les a chiffrés en organisant une large enquête auprès des 1 046 établissements publics du département. Elle a donné lieu à l’élaboration de doléances chiffrées : la vérité par et pour le terrain.Mais ce n’est pas une fatalité : c’est un choix politique. Le 93 en bas de l’échelle d’une école française déjà à la traîne Chaque euro retiré à l’éducation publique produit des coûts sociaux démultipliés.
En Seine-Saint-Denis, le sous-investissement chronique se paie en inégalités durables.Le département le plus jeune et le plus pauvre de l’Hexagone mérite mieux que des discours.Il mérite l’égalité réelle. Le 12, nous serons au ministère pour gagner !Nous y porterons les exigences du terrain.
 Nous y défendrons un plan de rattrapage massif.
 Nous y rappellerons que l’égalité n’est pas une option budgétaire. Le 93 ne sera pas le laboratoire du démantèlement de l’école publique.

Plan d’urgence 93 : l’intersyndicale 93 demande à être reçue par le Ministre

L’intersyndicale 93 a déposé une demande d’audience au Ministère ce 17 février, journée de grève régionale, concernant la revendication d’un Plan d’Urgence pour l’éducation du 93. Comme pour notre opposition à la réforme des retraites, l’intersyndicale entend ne rien lâcher pour le plan d’urgence 93 ! Objet : demande d’audience Monsieur le Ministre, Par ce courrier, l’intersyndicale FSU, CGT Educ’Action, Sud Éducation, CNT Éducation de Seine-Saint-Denis sollicite une audience avec vos services. Cette demande s’inscrit dans le cadre de la journée de mobilisation du 17 février et de la revendication portée par les personnels, depuis 2024, d’un plan d’urgence pour l’éducation dans le 93. Au départ de cette mobilisation, une large enquête auprès des 1 046 établissements publics du département a donné lieu à l’élaboration de doléances chiffrées avec pour objectifs : réparer notre école et offrir à nos élèves les moyens de réussir leur cursus scolaire. Un impératif dans notre département le plus pauvre de France hexagonale où déjà nos élèves perdent en moyenne 1 an de scolarité entre la maternelle et le lycée, faute de remplaçant·es en nombre suffisant. Nous avons donc reçu le mandat des personnels de porter leurs revendications d’un plan d’urgence pour l’éducation en Seine-Saint-Denis, mandat qui reste d’une implacable actualité. Suite à l’importante mobilisation des personnels du 93 durant l’année 2024, nous avons été reçu·es à plusieurs reprises par votre prédécesseuse et par le conseiller éducation de Matignon. Nous devions être reçu·es par le cabinet de Mme Belloubet le 11 juin, l’annonce de la dissolution de l’Assemblée Nationale le 9 juin a interrompu brutalement ces tables de négociations. L’audience a été annulée et depuis il y a eu une rupture de communication.La situation actuelle des écoles n’a pas tourné la page de l’urgence de ce plan de rattrapage, bien au contraire. Le récent rapport de la cour des compte paru le 12 décembre 2025, épingle la situation de l’éducation prioritaire en berne et en particulier en Seine-Saint- Denis. Aussi, nous ne demandons pas plus de moyens que dans les autres départements, mais l’égalité. En effet la dépense par élève séquano-dionysien est en moyenne inférieure à celle des autres départements. Comme le rappelle Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS : « Pour 1 euro économisé sur l’éducation, ce sont 9 euros perdus pour la société. » Nous vous remercions par avance pour l’attention accordée à notre demande et celle des personnels de Seine-Saint-Denis. Veuillez croire Monsieur le Ministre en notre attachement à un service public d’éducation de qualité.  La FSU 93, la CGT Educ’Action 93, Sud Éducation 93, la CNT Éducation 93

19 février – Réunion d’information syndicale – Assistantes sociales

L’intersyndicale CGT-FSU-Sud invite toutes les assistantes sociales à participer à la Réunion d’Information Syndicale jeudi 19 février concernant les projets à venir pour le service. La rentrée 2026 s’écrit aujourd’hui et il est indispensable de se réunir entre assistantes sociale pour faire le point. Cette réunion se tiendra sur temps de travail à la Bourse du Travail de Bobigny de 9h30 à 12h30 (1 place de la Libération). Elle sera l’occasion d’échanger sur nos conditions de travail, les menaces liées aux mesures de redéploiement, les nouvelles directives concernant la protection de l’enfance, l’organisation du télétravail et la qualité de l’accompagnement du public.

L’École publique sacrifiée : ça suffit ! Toutes et tous en grève le 17 février !

La loi de finances imposée par le 49.3 confirme une fois de plus que l’École publique n’est pas une priorité pour ce gouvernement. À la rentrée 2026, ce sont 3 256 postes qui sont supprimés dans l’Éducationnationale : Sous prétexte de baisse démographique, le gouvernement organise l’austérité scolaire. Peu importe les classes surchargées, le manque de remplaçant·es, l’explosion des besoins en inclusion : alors que tous les indicateurs sont déjà au rouge, l’École est de nouveau privé de moyens pour lutter contre les inégalités. C’est un non-sens économique et social. Comme le rappelle Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS : « Pour 1 euro économisé sur l’éducation, ce sont 9 euros perdus pour la société. » Pour l’Intersyndicale93 FSU-CGT-SUD-CNT , il est urgent d’en finir avec les suppressions de postes et les baisses de DHG. La baisse démographique doit permettre d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels, pas de les dégrader davantage. Dans le 1er degré : des suppressions de postes inadmissibles aux lourdes conséquences ! C’est 67 postes en moins avec des conséquences directes : fermetures de classes, hausse des effectifs, dégradation du remplacement et de l’inclusion, affaiblissement des RASED, recul de la formation. A cela s’ajoute la volonté de la directrice académique de supprimer les postes de conseiller·ères d’aide à la scolarisation pour mettre en place les Pôles d’Appui à la Scolarité. Leur suppression remet en cause toute ambition d’une École réellement inclusive. Dans les collèges du 93 : une provocation inacceptable Les DHG collège sont tombées et la chute est brutale dans les établissements, tant les moyens alloués pour le 93 sonnent comme une véritable provocation dans le département le plus pauvre de la France hexagonale, où 62 % des collèges sont classés en éducation prioritaire. Notre département scolarisera, selon les prévisions de la DSDEN pour la rentrée 2026, 550 élèves en plus. Pour accueillir ces élèves, il faudrait plus de 600 heures, soit plus de 35 ETP. La DSDEN ne nous en propose que 9. Les conséquences sont immédiates et parfaitement prévisibles : l’augmentation du nombre d’élèves par classe devient la variable d’ajustement, au mépris des besoins pédagogiques, de l’accompagnement des élèves les plus fragiles et des conditions de travail des personnels. Dans un département déjà marqué par des classes souvent chargées, cette orientation aggrave mécaniquement les difficultés scolaires, les tensions dans les établissements et le décrochage. Parce qu’il n’y pas de petites économies, cette augmentation du nombre d’élève est accentuée par le recul sur les élèves scolarisé·es en UPE2A qui ne sont désormais plus inclus dans les effectifs. Cette dégradation est d’autant plus inacceptable qu’elle s’opère sans aucun renforcement des moyens de vie scolaire. Aucun poste supplémentaire d’AED, aucune dotation nouvelle pour faire face à l’augmentation des effectifs, alors même que les besoins en surveillance, en accompagnement éducatif et en gestion des situations de crise sont croissants. Les équipes de vie scolaire, déjà en tension permanente, se retrouvent une nouvelle fois sommées de faire plus avec moins. C’est une véritable saignée en termes de moyens horaires : 80 heures en moins pour les établissements classés en zone sensible, 325 heures en moins pour l’accompagnement des élèves. Cela laisse fortement penser à un revers du succès obtenu dans la bataille des groupes de niveau. S’agirait-il de punir les établissements qui n’ont pas mis en place la mesure phare du « choc des savoirs » ? En parallèle, une centaine d’heures en plus sont attribuées au dispositif cosmétique du « plan mixité » et à des dispositifs expérimentaux au cadre flottant, dont la pertinence n’est jamais évaluée. Par ailleurs, la « surveillance » des personnels monte en puissance à travers le plan « 800 collèges », qui vise, sans moyens supplémentaires, à mettre au pas les pratiques pédagogiques des collègues.La rentrée 2026 préparée par le gouvernement dans le 93 répond donc à quatre critères : austérité, punition, provocation et caporalisation. Pour les AESH, la situation non seulement ne s’améliore pas mais se dégrade dans de nombreux établissements. Le rejet du statut par le Sénat est une véritable provocation. Pour les assistant·es sociaux·les, infirmièr·es scolaires, le bilan est sans appel : postes vacants, redéploiement envisagé par la DASEN 93 sans moyens supplémentaires. La dégradation des conditions de travail s’annonce dramatique. La défense des équipes pluri-professionnelles est aussi une priorité pour l’accompagnement des élèves. Organisons la riposte et la mobilisation contre le démantèlement en marche du service public d’éducation et continuons d’exiger un véritable plan d’urgence pour notre département. L’IS 93 appelle les professeur·es des écoles, des collèges et des lycées, les enseignant·es spécialisé·es, les AESH, les AED, les personnels non enseignant·es à la grève mardi 17 février, dans le cadre d’une mobilisation de la région Ile de France. Pour stopper l’hémorragie et obtenir les moyens nécessaires, mobilisons-nous !Nous exigeons :

Quand le non-remplacement dans le 1er degré rime avec maltraitance institutionnelle

Après l’amère expérience de la fusion des brigades de remplacement, le nouveau budget d’austérité ne va pas nous épargner ! Avec 3256 suppressions de postes dont près de 70 rien que pour les écoles du 93, ce budget va accentuer ce que nous vivons déjà au quotidien en tant que professeur-es des écoles : le non-remplacement de nos collègues en cas d’absence. Pourtant, la fusion des brigades a déjà considérablement impacté nos conditions de travail en générant des difficultés tant dans les écoles que pour les collègues BD. Alors même que les effectifs des brigades ne permettent ni de couvrir les besoins actuels ni d’offrir des conditions sereines de remplacement, le gouvernement va encore supprimer des postes. Conséquences directes de ces différentes politiques sur le terrain : Tout cela accentue les risques psycho-sociaux et la souffrance au travail.  N’hésitons pas à nous saisir des RSST- Registres Santé et Sécurité au Travail pour faire remonter ces situations de souffrance au travail. Contactez-nous, la CGT vous accompagne. La CGT Educ’93 se bat et continuera de la faire pour : Pour gagner ces revendications, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons nous !

800 collèges : attaque en règle du service public d’Education Nationale pour 45% des collèges du 93

Mise au pas des équipes, contractualisation, augmentation des risques psycho sociaux, baisse des moyens…Comment le ministère a prévu de mettre à terre l’éducation prioritaire pour 59 collèges du 93. Ce qui est prévu 1. Le ministère cible les 800 collèges avec les résultats les plus faibles au brevet. 2. Un équipe académique constituée à la fois d’IA-IPR, IEN, membres de l’administration académique/DSDEN, dirigée par les IG et le CASF (Conseil Académique des Savoirs Fondamentaux) pilote le déploiement sur l’académie et évalue les projets, notamment avec les chefs d’établissement. 3. 2 journées sont banalisées dans les établissements au premier semestre pour permettre aux équipes pédagogiques de chaque établissement de rédiger un diagnostic puis un projet pour y répondre. 4. L’équipe peut mobiliser plusieurs leviers : demande de formation des équipes, modification de l’organisation pédagogique (les chef.fes d’établissement restant le décisionnaire final quant aux choix de l’équipe), travail sur le climat scolaire (notamment en demandant un renforcement des fonds sociaux) Conséquences : 1. Pilotage par les résultats et non par les besoins : un nouvel affaiblissement de la politique des moyens en fonction des besoins, sur des critères sociaux à l’échelle nationale ! 2. Renforcement du New Public Management dans l’éducation nationale : on pilote par des « critères objectivés » dont la construction est plus que problématique, on pilote par le haut, en accentuant la pression sur les équipes… Une dynamique que l’on connait bien, et qui a amené à l’explosion des risques psycho-sociaux (RPS) ces dernières années ! 3. La politique de contractualisation permet à la fois la fin de l’égalité sur le territoire national et en même temps la casse des équipes et des collectifs. Si les objectifs ne sont pas atteints, alors ce sera la faute des personnels de l’établissement. Un bon moyen de casser les plus vulnérables ou les représentant.es syndicaux.les. Une nouvelle augmentation des RPS à venir. 4. Pas de moyens supplémentaires : redéploiement des heures des groupes de niveaux, ou d’abondements d’autres établissements en éducation prioritaire. Un moyen de rejeter la faute sur les équipes « pas assez formées » pour faire réussir leurs élèves, mais aussi opérer une mise au pas des pratiques : sous couvert d’échanges de pratiques professionnelles, c’est une énième réduction de la liberté pédagogique. Notre analyse CGT Dans la droite lignée du ministère Blanquer, dont il était le directeur de la DGESCO, Geffray continue la politique de mise au pas de l’éducation nationale : libéralisme, contractualisation, privatisation et renforcement du New Public Management sont ses horizons. C’est ainsi qu’il faut comprendre le Plan 800 collèges ; un travail de sape de l’éducation prioritaire, sans avoir l’air d’y toucher, tout en renforçant la fin d’une politique nationale d’égalité territoriale. Pourtant, un collège REP a 7 fois plus de risques qu’un collège ordinaire de faire partie des 800 collèges : c’est bien que les difficultés sont socio-scolaires et que la politique d’éducation prioritaire doit être renforcée. L’augmentation continue des risques psycho-sociaux depuis 2017 chez les personnels de l’Education Nationale a été à nouveau épinglée par la Cour des comptes dans son rapport de 2025 (les demandes de temps partiel thérapeutique ont ainsi augmenté de 250% entre 2018 et 2023, et les congés maladie de 41%). Pourtant le ministère s’obstine à garder les mêmes pratiques autoritaires et violentes contre les personnels. Dans le même temps, la mise au pas des pratiques pédagogiques se fait sous couvert d’innovation. Si les échanges de pratiques professionnelles sont des outils précieux dans les équipes enseignantes, il est ici question d’en faire un moyen de coercition, pour faire rentrer les moutons noirs dans le rang. Dans une période de montée de l’extrême-droite et d’une vision particulièrement réactionnaire de l’école, notre liberté pédagogique est vitale. Notre indépendance doit être protégée ! Enfin, il s’agit une fois de plus de faire semblant d’agir sur un problème, sans moyens, pour mieux détruire le service public de l’intérieur. Quand les classes ont les effectifs parmi les plus chargés de l’OCDE, quand 45% de nos collèges sont concernés par ce plan, quand en Seine-Saint-Denis, l’Etat ne dépense que 6200€ par élève contre 8600 en moyenne dans le reste de la France, quand la médecine scolaire s’effondre, il s’agit simplement de mettre définitivement à terre l’éducation prioritaire et la promesse d’égalité pour tous.tes nos élèves. La CGT revendique… Toujours un plan d’urgence pour l’Education en Seine-Saint-Denis ! 20 élèves par classe, des personnels psycho-médico-sociaux, des personnels de vie scolaire, une inclusion de qualité et surtout une dépense à la hauteur des besoins ! Un refonte et une amélioration de la carte de l’éducation prioritaire selon nos repères revendicatifs (QR code ? https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2024/01/Reperes-revendicatifs-college.pdfhttps://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2024/03/Reperes-Revendicatifs Education-Prioritaire-adoptes-2024-03-22cp.pdf ) Le respect de notre liberté pédagogique La fin des politiques de contractualisation dans l’Education Nationale. Une vraie politique de prise en charge des risques psycho-sociaux (RPS) dans l’éducation nationale Comment agir et lutter Face à la contractualisation des politiques publiques, une méthode a déjà été éprouvée dans de nombreux collèges, notamment lors de la lutte contre les évaluations d’établissement. L’objectif est de ne pas se laisser prendre par les promesses creuses d’amélioration des conditions de travail. On l’a bien compris, aucun moyen supplémentaire ne sera dégagé, et, comme lors des évaluations, l’idée est avant tout de repérer les personnels qui ne correspondent pas à la doxa gouvernementale actuelle pour mieux les casser. Pour cela, on peut donc refuser de participer et/ou vider de leur sens les réunions. 1. Construire le collectif, réfléchir en Heure d’info Syndicale, pour décider d’une réponse collective qui convienne au plus grand nombre et soit appliquée par la majorité de l’équipe éducative.2. Si l’on choisit de boycotter purement et simplement : il est possible de faire grève lors des journées banalisées (la banalisation équivaut à un ordre de mission, ne pas participer entraîne donc une perte de salaire). Cette solution est la plus simple mais les collègues doivent participer très largement pour que celasoit efficace.3. Si l’on choisit de détourner les journées banalisées, en profiter pour changer l’ordre du jour : parler des risques psycho-sociaux, du manque de moyens, remplir le Registre Santé et Sécurité au Travail, utiliser nos revendications pour établir les critères de diagnostic

Plan d’urgence

La CGT éduc’action, avec l’intersyndicale 93 (CGT, FSU, SUD) revendique un plan d’urgence pour l’éducation en Seine-Saint-Denis.

 Mesures de Carte Scolaire Comment agir ?

Le Comité Social d’Administration Spécial Départemental du 1er degré se réunit trois fois par an pour décider des mesures de carte scolaire : à la rentrée, en janvier et en juin.Cette année le groupe de travail aura lieu le 23 juin et le CSA-SD avec les décisions se réunira le 26 juin.Pour la CGT, la baisse démographique est l’occasion de réduire les effectifs dans toutes les classes, seule mesure pédagogique efficace à coup sûr ! Si vous craignez une fermeture de classe ou si vous avez besoin d’une ouverture, vous trouverez les fiches à nous retourner au plus tard le 20 juin en suivant ce lien :https://cloud.ferc-cgt.org/s/SSRWgLmDpZeqRyf Fonctionnement En fonction des prévisions d’effectifs fournis par les municipalités et les IEN (remontés des directions) et sur proposition des IEN, la DASEN décide d’ouvertures et fermetures de classe (MCS). C’est un jeu à somme nulle : il n’y a ni création ni suppression de poste à ce stade, c’est un jeu de réaffectation entre les écoles et le contingent de brigades de remplacement. Les collègues affectés par une MCS en septembre (pour l’année en cours) ou en juin (pour la rentrée suivante) sont placés en AFA (Affectation Fonctionnelle à l’année) et participeront au mouvement intra-départemental suivant avec une bonification. Si la MCS est décidée au CSASD de janvier, les collègues ne sont pas placés en AFA mais participent obligatoirement au mouvement, avec bonification. Comment agir ? Il arrive que les équipes soient mises en difficulté par les mesures proposées : classes surchargées, structure impossible, nombre d’EBEP par classe qui explose… ou au contraire, ouverture d’une classe et son cortège d’inscriptions alors qu’il n’y a pas de locaux disponibles… Voici la marche à suivre1) Remonter les informations au syndicat le plus tôt possible.Avant le GT préparatoire du CSASD, il faut obtenir les effectifs prévisionnels et faire des prévisions de structure en tenant compte des hypothèses de fermeture. Il faut montrer que la structure est intenable en cas de fermeture. Le syndicat vous fournit une fiche synthétique à remplir et une feuille de calcul pour simuler les structures :https://cloud.ferc-cgt.org/s/SSRWgLmDpZeqRyf 2) Faire feu de tout bois : tous les arguments sont bons à prendre : Logements encours de livraison, EBEP, problèmes de locaux, etc. Le but est et de nous donnerdes arguments en instance devant la DASEN 3) Alerter les parents d’élèves élu-es. Iels peuvent écrire à l’IEN pour influer sur ses propositions et à la DASEN et rechercher le soutien des élu-es de la municipalité par exemple. Protégez-vous, passez par le syndicat et les parents élu-es pour vos actions ! Envoyez les infos au syndicat le plus tôt possible !CGT Éduc’Action 93 – 01 55 84 41 02 – 93@cgteduccreteil.org

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