Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

CSA-SD du 2 septembre : 48 fermetures de classes supplémentaires, ce sont 403 classes que le ministère aura fermées pour cette rentrée 2026

Mercredi 2 septembre se tenait le CSA-SD du premier degré organisant les « ajustements de rentrée ». Si nos organisations syndicales sont parvenues à obtenir l’annulation de 11 fermetures, 48 fermetures de classes ont finalement été actées par la directrice académique. Dans le même temps, 39 ouvertures de classes ont été annoncées. Jamais il n’y avait eu autant de fermetures de classes en septembre, percutant de plein fouet la rentrée de nombreux enseignant-es, de leurs élèves et de leurs familles. La CGT dénonce avec force cette décision brutale qui porte à 403 le nombre de fermetures pour l’année 2026-2027, soit près d’une école sur 2 impactée en moyenne. La baisse démographique ne doit pas faire oublier les 1891 suppressions de poste dans le premier degré en cette rentrée, ni les 10 000 postes supprimés depuis 2017. Cette baisse dans le 1er degré, doit être l’occasion d’abaisser les effectifs par classe et de réduire ainsi les écarts avec les autres pays de l’OCDE dont les classes sont composées d’en moyenne 19 élèves par classe. C’est ce que la CGT exige avec l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT, dans le cadre d’un plan d’urgence et pour en finir avec le taux d’échec scolaire insupportable dans notre département. Nous dénonçons également les conditions de préparation de cette carte scolaire, entravée par la cyber attaque de cet été. Celle-ci a rendu caduque l’application ONDE qui trait jusqu’au jour de la rentrée, et a mis sous pression l’ensemble des personnels de la classe à la circonscription avec le maintien du CSA-SD au lendemain de la rentrée. La cyberattaque ne pourra pas excuser ces choix politiques bien insuffisants et ce manque cruel de moyens pour accompagner les écoles, les collègues et les élèves ». Pour toutes ces raisons, le 29 septembre, nous appelons l’ensemble des personnels à se mobiliser et à se mettre en grève, pour nos salaires, alors que nous avons perdu 23 % de rémunération en 20 ans, et pour un plan d’urgence pour l’éducation.

Devant les nouvelles provocations du ministère en audience, l’intersyndicale ne lâche pas l’affaire !

L’intersyndicale éducation 93, accompagnée de représentant.es nationales.aux a été reçue le 3 juin au ministère par le Directeur de cabinet, la Directrice des ressources humaines, la conseillère à l’égalité territoriale, la directrice de l’enseignement scolaire et la DASEN du 93. Le niveau de responsabilité de nos interlocuteurs.trices du jour et le faste de la bibliothèque du ministère comme lieu de l’audience pouvait nous faire croire à un changement de paradigme ministériel concernant la prise en considération de nos revendications. Nous pensions à minima être considéré.es sérieusement après l’audience consternante du 12 mars. Nous avons défendu avec détermination les droits du département le plus pauvre de la France hexagonale où l’État investit moins qu’ailleurs et ne remplit pas sa mission d’égalité des chances pour tous les élèves du 93. 846 millions c’est le rabais que s’autorise l’état en dépensant 30% de moins pour nos élèves que dans le reste du territoire. Ce constat, factuel et documenté, le ministère y répond en nous indiquant que l’état « continue d’investir dans le 93 », et que l’accompagnement des élèves à besoins particuliers va s’améliorer largement avec le déploiement des PAS. Notre interlocutrice a cru bon ajouter que l’académie « surconsommait » des AED et pour finir que le ministère « aurait pu supprimer beaucoup plus ».Nous aurions pu croire un instant à une caméra cachée : il n’en était rien. Il s’agissait simplementde la vision du 93, qualifié de « territoire complexe et éruptif », depuis la rue de Grenelle.Ces propos ont sonné comme une provocation à l’égard des personnels et parents d’élèvesmobilisés depuis 2 ans. La situation de la Seine-Saint-Denis pour la rentrée prochaine, c’est une saignée pour laréussite de nos élèves : La lutte doit se poursuivre plus que jamais, en particulier dans le cadre de la prochaine rentrée qui s’annonce sous haute tension. Nous le savons : sans déblocage d’une rallonge financière extraordinaire significative, il est illusoire d’imaginer améliorer la situation de l’école publique dans notre département. Nous avons ainsi obtenu une nouvelle audience à la rentrée. A l’heure où les bilans de rentrée dans les départements se font en DSDEN, le 93, fort de sa mobilisation depuis 2 ans, ira faire le sien au ministère, toujours déterminé et dans la lutte pour un plan d’urgence pour notre département. L’enjeu sera le budget 2027 !Nous ne lâcherons pas l’affaire devant les provocations du ministère !

Notre intervention auprès du préfet pour un plan d’urgence dans le 93

Le 21 mai, L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT et la FCPE 93 ont été reçus en préfecture. Voici la déclaration de la CGT. Monsieur le Préfet, Nous sommes devant vous aujourd’hui pour vous demander d’intervenir expressément auprès de votre administration pour que le droit dont vous êtes garant s’applique sur notre département dans le fonctionnement des établissements scolaires. Nous le répétons depuis plusieurs années, appuyé par les données officielles de la DEPP, des rapports par les commissions d’enquêtes de l’Assemblée Nationale, etc…, nos élèves perdent 1an de scolarité parce qu’iels sont habitants de Seine-Saint-Denis et que l’Etat ne met pas les moyens à la hauteur des autres territoires. Un élève en Seine-Saint-Denis coûte près de 30% de moins à l’Etat qu’un élève d’un autre département. C’est 6200 euros contre 8600 dans le reste de la France. Ces chiffres se sont vos services qui le disent. Personne ne peut se satisfaire de ce constat et il est urgent, Monsieur le Préfet que le principe d’égalité s’applique, à défaut du principe d’équité qui voudrait que dans le département le plus pauvre de France, l’Etat investisse plus qu’ailleurs pour donner une réelle chance à nos élèves. Est-il normal que partout nous entendons que l’Ecole est le moyen de gommer les inégalités sociales et qu’ici par un investissement moindre, elle les renforce ? Est-il normal qu’un élève de maternel ou de primaire se retrouve sans enseignant pendant plusieurs semaines par manque de remplacement ? C’est pourtant la réalité de ce que vivent nos élèves. Est-ce que cela se passerait ailleurs ? Dans ces proportions non et nous le savons toutes et tous autour de cette table. Le 93, c’est 20% de non remplacement lorsqu’il se situe entre 7,5 et 10% dans le reste de la France. Pouvons nous face à ce constat nous passer des 67 postes dans le 1er degré en passe d’être supprimés à la rentrée ? Au ministère le 31 mars, on nous disait qu’il pouvait y avoir des différences entre le macro et le micro pour justifier que certaines classes fermes alors que le nombre d’élève augmente dans certaines classes… C’est donc vers vous que nous nous tournons pour que vous puissiez faire remonter en tant que représentant de l’Etat au niveau local que la baisse budgétaire du ministère prévue pose un réel problème au niveau micro sur notre département. Il devient impossible de justifier des fermetures de classe auprès des parents, des personnels et de la population séquano-dyonisienne dans son ensemble quand les effectifs par classe augmentent et que les inégalités sont criantes. 275 fermetures de classes sur 850 écoles, c’est près d’une école sur trois qui est touchées. Ce n’est plus une mesure d’ajustement face à la baisse démographique érigée en dogme par le ministère, c’est une saignée pour la réussite de nos élèves.Le service public d’Education dans le 93, c’est également 40% d’établissement où il manque des personnels médico-sociaux. A l’heure où le ministère met la santé mentale des élèves en priorité nationale, vous conviendrait qu’il y a dichotomie… Et ce constat ne prend pas en considération, le plan santé scolaire qui prévoit la prise en charge par les assistantes sociale du 1er, jusque là délaissé mais à moyen constant. Pouvons-nous nous passer dans le département le plus pauvre de France de moyens sociaux et médicaux dans nos écoles à la hauteur des besoins ? Pouvons-nous laisser des élèves en situation de handicap sans accompagnement ? C’est là encore une réalité de notre territoire. Il manque 2000 AESH pour couvrir les besoins notifiés par la MDPH pour une école réellement inclusive. A ce jour, ces prescriptions ne sont pas respectées avec des élèves et des ensaignant.e.s qui tentent tant bien que mal de compenser. Il y a des élèves privés de classe sur certain moment de la semaine parce que le temps de présence de l’AESH ne correspond pas au besoin de l’élève et que sans cet accompagnement, l’élève ne peut pas être pris en charge. Si la baisse démographique justifiait la saignée à laquelle nous assistons dans le 1er degré, il faudrait nous expliquer également, Monsieur le Préfet, pourquoi dans le 2nd degré, alors que les effectifs augmentent, les dotations en personnels n’évoluent pas à la hauteur des besoins. Outre le recrutement qui n’est pas à la hauteur avec un nombre d’heures non assurées inquiétant, nous assistons depuis 2022 à un phénomène M. Chalex, ancien DASEN, avait appelé à ce moment-là « le ventre mou » : celui des élèves non affectés à l’issu de la 3e. Chaque année depuis 4 ans, c’est plus de 500 élèves de troisième sans affectation parce qu’on anticipait déjà cette baisse démographie. C’est donc plus de 2000 élèves maintenant pour qui l’Etat n’a pas respecté ses obligations. Ceux sont des élèves qui se retrouvent dans des dispositifs alternatifs ou mis là où il avait de la place et qui décrochent, ceux sont des élèves que l’on a contraint à redoubler faisant fi du respect du droit. Quand dans d’autres académie, Paris par exemple, le problème des élèves sans affectation, c’est résorbé très rapidement, ici en Seine-Saint-Denis, il persiste depuis des années. Voilà M. le Préfet, l’état d’injustice dans lequel ce trouve l’Ecole dans notre département et cela ne peut plus durer ! Il est de votre responsabilité en tant que garant des lois et des politiques nationales sur notre département de faire en sorte que cela cesse et qu’enfin un plan d’urgence pour la Seine-Saint-Denis soit mis en place. Et pour cela il faut :

Brèves de luttes et de victoires CGT Educ’93 – Janvier-Avril 2026

Au quotidien, au plus près des travailleurs et travailleuses, la CGT Educ’93 est présente sur le terrain et dans les audiences, tant dans l’accompagnement que dans les luttes collectives . Si l’administration et nos dirigeant.e.s tentent de faire croire que l’action syndicale n’apporte pas à la cause des agent.e.s, nous apportons la preuve du contraire ici ! Autant de victoires que nous avons gagné sur ce 1er trimestre 2026 !

21 mai : bientôt reçus au ministère — tou·tes en grève contre les suppressions de classes et de postes, pour exiger un plan d’urgence 93

L’intersyndicale 93 CGT-FSU-SUD-CNT avec le soutien de la FCPE 93, appellent à faire grève jeudi 21 mai et peser sur l’audience au Ministère qui aura lieu le 3 juin prochain. Le 21 mai, la grève doit être massive : montrons notre détermination avant le 3 juin, jour de l’audience au ministère. L’objectif, la réouverture des négociations sur les dotations de notre département. Mardi 31 mars, la mobilisation était forte dans notre département à l’initiative de l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE. Il s’agit d’en finir avec les milliers de suppressions de postes annoncées par le gouvernement et les 296 fermetures de classe dans le 93, en continuant de défendre l’impératif d’un plan d’urgence pour notre département. Notre combat s’est poursuivi à travers un rassemblement le 7 avril devant la préfecture. D’ores et déjà, des avancées ont été obtenues dans le premier degré par la force de la mobilisation mais on compte toujours 275 fermetures de classes. Partout dans le département des réunions de parents et de personnels s’organisent. La ténacité des personnels de l’éducation et des parents de Seine-Saint-Denis s’appuie sur leur exigence de justice sociale et leur revendication d’égalité entre les territoires. Nous avons été présent·es à chaque rendez-vous de lutte depuis plus de 2 ans. Rien n’est joué d’avance. Quand les services publics sont fragilisés, s’engager pour les défendre devient une nécessité professionnelle, pour l’ensemble de nos élèves. Et c’est aussi ce qui donne du sens à notre métier.Le ministère doit rendre des comptes : c’est bel et bien sous la pression de la mobilisation des personnels et des parents d’élèves que nous serons reçu.es le 3 juin ! Nous devrons nous y présenter fort.es d’un élan massif en termes de lutte. Aussi, le 21 mai, nous serons à nouveau en grève et dans la rue pour exiger mieux pour les personnels et nos élèves. D’autres rendez-vous suivront, en particulier avec les parents d’élèves. Le plan d’action est clair et nous sommes déterminé·es. L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE revendiquent : Dans le même temps, nous sommes de toutes les luttes qui traversent notre département dont la protection des personnels et la lutte contre les VSS, assumant pleinement en tout lieu et en tout temps notre syndicalisme de lutte et de transformation sociale. Rendez-vous le 21 mai en grève et dans la rue pour un plan d’urgence pour l’éducation dans le 93

Un rassemblement important contre les suppressions de classes et de postes, la lutte doit continuer pour le plan d’urgence 93 !

Un rassemblement important contre les suppressions de classes et de postes, la lutte doit continuer pour le plan d’urgence 93 ! Ce mardi 7 avril, près de 300 personnes étaient rassemblées à l’occasion du CDEN – Conseil Départemental de l’Education Nationale – . Parents, personnels de l’éducation, élu·es étaient réunis pour marquer leur opposition fondamentale au plan funeste prévu pour la rentrée : 275 fermetures de classes, 25 postes manquants dans les collèges. Nos organisations syndicales et association de parents d’élèves avons pris leurs responsabilités face à la brutalité de ces mesures et décidé de boycotter cette instance. L’objectif de cette instance était, entre autre, d’entériner les 275 fermetures de classes. Suite à la mobilisation des personnels et des parents d’élèves, des reculs ont été obtenus : 21 fermetures de classes ont été annulées, certaines mesures particulièrement contestées ont été corrigées, notamment le maintien des postes de CASEBEP. Nous prenons acte de ces inflexions, qui montrent que la mobilisation collective permet de faire bouger les lignes. Pour autant, ces ajustements restent très largement insuffisants. La situation de l’éducation dans notre département se dégrade à la vitesse de la lumière. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Nous le rappelons, notre combat est inédit. Il n’a pas de précédent. Des travailleur·euses aussi nombreux·euses, des parents aussi présent·es, tou·tes mobilisé·es aussi longtemps pour des problématiques d’intérêt collectif, on n’a jamais vu ça. L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE revendique :– l’annulation des 275 fermetures de classes dans le 93 et des 3 256 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2026 ;– une dotation dans le 1er et le 2nd degré répondant aux revendications du Plan d’Urgence 93 ;– pour une réelle école inclusive : augmentation des postes d’AESH et reconnaissance de ces personnels avec la création d’un statut ;– la création de postes d’infirmiers et d’infirmières scolaires, d’assistant·es sociales et de psychologues éducation nationale pour le 1er et le 2nd degré.

7 avril : Tou·tes devant le CDEN pour le plan d’urgence 93, contre les suppressions de postes et les 296 fermetures de classes

Mardi 31 mars, la mobilisation était forte dans notre département, en particulier dans les écoles où 45 à 50% des professeures des écoles étaient grévistes. Personnels de l’éducation et parents d’élèves étaient mains dans la mains présent-es dans le cortège 93 qui a réuni près de 400 manifestant-es derrière la banderole « Dans le 93, gagnons un Plan d’Urgence pour l’éducation ». Plus tôt le matin, 6 assemblées générales de grévistes réunissant près de 200 personnes se sont tenues. L’objectif de cette journée pour l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE : en finir avec les milliers de suppressions de postes annoncées par le gouvernement et les 296 fermetures de classe dans le 93, et défendre l’impératif d’un plan d’urgence. Mardi 7 avril aura lieu le matin le CSA-SD de repli (comité carte scolaire) suite à notre boycott du 30 mars. L’intersyndicale soutient toutes les équipes qui se mettront en grève mardi 7 avril contre des fermetures de classes ou pour des demandes d’ouvertures.Notre combat est inédit. Il n’a pas de précédent. Des travailleur·euses aussi nombreux·euses, des parents aussi présents·es, tou-tes mobilisé·es aussi longtemps pour des problématiques d’intérêt collectif, on n’a jamais vu ça. Rien n’est jamais acquis, rien n’est définitif mais face à un gouvernement qui falsifie jusqu’au langage qu’il emploie pour détruire les services publics, la lutte et le combat sont devenus des aspects de notre professionnalisme et de notre engagement partagé en tant que communauté éducative. Parce que défendre l’école publique, c’est l’affaire de celles et ceux qui y travaillent et de celles et ceux qui lui confient leurs enfants. Parents, personnels de l’éducation, toutes et tous devant le CDEN Mardi 7 avril 17h00 Parvis de la préfecture de Bobigny, métro Pablo Picasso

31 mars : toute la CGT mobilisée derrière l’éducation en grève

Communiqué national de la CGT en soutien de la mobilisation du 31 mars Moyens, salaires, conditions de travail… L’intersyndicale CGT Éduc’Action, FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche publique et SUD Éducation appellent à une semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril, avec une journée de grève nationale le 31 mars, pour dénoncer les choix budgétaires du gouvernement et porter leurs revendications. Les conséquences du budget austéritaire ne se sont pas fait attendre Sans surprise, les suppressions d’emplois prévues par les choix budgétaires du gouvernement produisent les effets annoncés et redoutés. Dans les collèges et les lycées, la dégradation des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves se poursuit, malgré la mobilisation des personnels : Dans le premier degré, l’élaboration des cartes scolaires va s’accompagner de l’annonce de milliers de fermetures de classes, qui seront source de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’apprentissage dans le primaire. les coupes budgétaires vont amplifier les difficultés liées au remplacement ou à l’école inclusive sur lesquels les organisations syndicales alertent depuis longtemps. Refusant cette politique de dégradation des conditions de travail et des rémunérations des personnels de l’éducation et de mise à mal des ambitions émancipatrices du service public de l’éducation, les organisations FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche publique, CGT Éduc’Action et SUD Éducation appellent à poursuivre les mobilisations en cours et à les amplifier, particulièrement sur la semaine du 30 mars au 3 avril. Elles appellent également à une journée de grève nationale le 31 mars. Une autre politique est possible Dénonçant le budget 2026, la CGT porte un autre projet, respectueux des personnels et des usager·es :

31 mars – Contre les suppressions de postes et les 296 fermetures de classe, pour le plan d’urgence 93 : tou·tes en grève !

Communiqué Intersyndical et parents d’élèves (CGT-FSU-SUD-CNT-FCPE) Partout en France, la colère monte dans les écoles et les établissements scolaires. En cause : les coupes budgétaires et la suppression de 4 000 postes d’enseignant·es. Notre département, déjà en difficulté, n’est pas épargnée par ces mesures. Lundi 23 mars la Dasen a annoncé la fermeture de 296 classes contre 115 ouvertures. Jamais notre école n’avait connu une telle attaque. Dans les collèges, 25 ETP manquent à la rentrée, simplement pour compenser la hausse démographique. Pour l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT, le 31 mars, notre réponse doit être massive et unitaire contre les suppressions de postes, pour le plan d’urgence 93. 1. Des suppressions de postes qui viennent aggraver la rupture d’égalité qui frappe la Seine-Saint-Denis Jeudi 12 mars, l’intersyndicale éducation FSU-CGT-SUD de Seine-Saint-Denis était reçue au ministère pour la 5ème audience depuis 2 ans, suite à la mobilisation d’ampleur du plan d’urgence 93. Notre délégation a porté haut et fort la voix des 33 000 personnels du 93 exigeant des conditions d’études décentes pour nos élèves. L’état des lieux dressé par notre délégation caractérise la rupture d’égalité entre l’éducation dans le 93 et dans le reste du territoire national. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Ce rabais est d’autant plus choquant que 2/3 de nos établissements sont classés en zone d’éducation prioritaire, ce qui devrait, contrairement à ce que l’on constate, justifier un sur investissement, propice à compenser ces inégalités. C’est un manque net de 859 millions d’euros pour nos écoles. Cette situation porte un nom : il s’agit de discrimination territoriale. 2. Le ministère fait mine de découvrir ce que ses politiques ont organisé dans notre département Nous avons été sidéré.es par le mépris affiché par le Ministère pendant cette audience et nous sommes très en colère : le Ministère semble complètement découvrir la situation du 93. Le constat est sans appel et révoltant : il n’y a pas de continuité d’état dans notre département. Les maigres engagements de Nicole Belloubet, ministre de l’éducation en 2024, (sur le bâti scolaire, les vies scolaires, les élèves allophones, les personnels médico-sociaux) étaient inconnus de la représentante du ministère qui nous a reçu·es.  Face à un tel mépris, l’intersyndicale a exprimé sa colère et a exigé d’être de nouveau reçue et de rouvrir les négociations avec le ministre lui-même. L’intersyndicale nationale, qui nous accompagnait lors de l’audience, a écrit au ministre dans la foulée du 12 mars pour exiger des réponses. 3. Pour se faire entendre, 1er acte : boycott des CSA école/collège, 2e acte : grève massive le 31 mars ! Dans ces conditions, siéger en CSA-SD collège à la DSDEN 93 et participer à une parodie de dialogue social serait une trahison pour nos collègues mobilisé·es depuis 2 ans. Pour les écoles, siéger dans une instance qui vient piétiner l’école est inenvisageable. C’est en effet par une lutte acharnée avec le Ministère que nous finirons par arracher un plan d’urgence pour notre département. La prochaine étape de notre mobilisation pour l’école publique dans le 93 sera celle du 31 mars : nous devrons être massivement en grève pour exiger mieux pour notre département. Nous appelons l’ensemble des personnels d’enseignement et d’éducation, les AESH du département à se réunir et à construire les bases d’un rapport de force qui nous mènera face au ministre avant la fin de l’année scolaire.  Nous appelons les parents d’élèves à soutenir ce mouvement et à rejoindre les cortèges de cette mobilisation. Toutes et tous en grève et dans la rue le 31 mars !

31 mars tou-tes en grève : Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Mobilisons-nous la semaine du 30 mars et discutons des suites Soyons massivement en grève le 31 mars CONSULTEZ L’APPEL DE LA CGT appel Intersyndical Dans l’Éducation nationale : moyens, salaires, conditions de travail, amplifions la mobilisation ! Semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril Depuis plusieurs mois, nos organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Éducation dénoncent les choix budgétaires du gouvernement : suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue. Sans surprise, les suppressions d’emplois produisent les effets annoncés et redoutés. Dans le second degré, où les opérations de préparation de rentrée sont bien avancées, le constat est sans appel : suppressions de divisions qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l’offre de formation, complément de service, chantage aux moyens pour maintenir des groupes de niveau…Les vies scolaires sont particulièrement asphyxiées par le manque de moyens fragilisant toujours plus le climat scolaire des collèges et lycées. Tout montre que le second degré paye, encore, un lourd tribu aux choix budgétaires et politiques faits par le ministre et le gouvernement. Depuis des semaines, les actions se multiplient, souvent en intersyndicale : grève académique ou locale, rassemblements, action avec les parents d’élèves, opérations collèges morts, vote contre les répartition de moyens dans les CSA et les CA….D’autres sont prévues. Tout montre donc la détermination à dénoncer des choix qui vont, à rebours, de la nécessaire amélioration des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves. Dans le premier degré, les cartes scolaires vont débuter dès la semaine prochaine et elles vont s’accompagner de l’annonce de milliers de fermetures de classes, avec la contrainte mise sur la création des PAS, en l’absence de moyens spécifiques. Nous refusons de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’apprentissage dans le primaire. Nos organisations alertent déjà sur les difficultés liées au remplacement ou à l’école inclusive, que vont amplifier de nouvelles coupes budgétaires. La baisse démographique doit est une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par classe. Nous dénonçons ce budget 2026 synonyme de dégradation des conditions de travail, de poursuite du déclassement salarial de nos professions et de mise à mal des ambitions émancipatrices du service public d’Éducation. Nous dénonçons la vision budgétaire et court-termiste du gouvernement : la variable démographique ne peut être la boussole principale des choix en matière de moyens pour l’Éducation nationale. Cette fuite en avant, doit cesser. Nous alertons dès maintenant sur la nécessité de préserver l’Éducation nationale dans le prochain budget. Dans l’action ! Pour dénoncer et refuser les suppressions d’emplois de la rentrée 2026 et leurs conséquences, exiger un budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale sans contreparties, la FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir (rassemblements, actions avec les parents d’élèves, grèves locales etc) et appellent à les amplifier en particulier sur la semaine du 30 mars au 3 avril. Au cours de cette semaine de mobilisation, nos organisations appellent en particulier, partout où cette date ne fait pas obstacle aux actions déjà organisées, à une journée de grève le mardi 31 mars. Nos organisations continuent le travail en intersyndicale pour exiger des moyens et d’autres choix budgétaires pour le service public d’Éducation et les personnels. A Paris, le 20/03/2026

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