Des moyens pour les affectations et l’inclusion des élèves allophones !

Lors de la réunion des coordonnateur·rices UPE2A collège du 21 mai 2025, la DSDEN a fait des annonces qui nous interpellent grandement. La DSDEN a la volonté d’accélérer les délais d’affectations des élèves d’UPE2A (en collège et lycée). Nous nous félicitons que la revendication que nous portons depuis des années soit enfin entendue. La DSDEN a reconnu que ces délais étaient notamment liés à des problèmes de non remplacement des personnels de la DIVEL en charge de ces affectations. Sauf qu’au lieu d’apporter les moyens supplémentaires de personnel que nous demandons depuis longtemps, la DSDEN a décidé d’associer les coordonnateur·rices et les chef·fes d’établissement à des commissions d’affectation avec la DIVEL en juin et septembre sur plusieurs demi-journées. Cette demande nous questionne sur les missions supplémentaires administratives demandées aux coordonnateur·rices. Nous rappelons que l’affectation et l’inscription des élèves ne font pas partie des obligations de service des enseignant·es, dont la charge de travail est déjà très lourde, Lors de cette commission d’affectation, nulle considération pédagogique ne justifie la participation des coordonateur·rices. Ils et elles n’ont pas à porter la responsabilité des affectations et leurs éventuelles conséquences sur les effectifs de classe. Tout élève affecté·e puis inscrit·e étant enregistré·e dans la base académique, nous rejetons l’argument selon lequel la DSDEN ignorerait les effectifs réels en UPE2A. • Nous soutenons les collègues qui ne veulent pas participer à cette commission d’affectation et les invitons à se rapprocher de l’intersyndicale pour ne pas rester isolé·es.• Nous continuons de demander l’embauche supplémentaire de personnels à la DIVEL et de personnels pour tester en CIO pour un allègement des tâches de test. Par ailleurs, la DSDEN souhaite cette année veiller à ce que les élèves d’UPE2A aient bien 26h d’enseignement dans chaque collège, dans le respect du Code de l’Éducation. Pour ce faire, elle veut imposer des inclusions fléchées qui ne tiennent pas compte de l’analyse et de l’avis des équipes UPE2A et du/de la coordonnateur·rice en automatisant 21h + 5h d’inclusion (EPS, arts plastiques, LV1 et même UNSS, clubs, et cours avec la/le professeur documentaliste pour ajouter des heures). En utilisant quelques établissements comme modèles, elle souhaite procéder à des alignements de cours dès juin pour rendre l’inclusion possible. Le choix de certains collèges de concentrer les EANA dans une ou deux classes par niveau ne saurait s’imposer à l’ensemble des établissements. De plus, ces contraintes vont se rajouter à d’autres contraintes déjà très fortes, comme les alignements des demi-groupes et des groupes de besoins…et cela risque de dégrader encore davantage les conditions de travail Nous nous opposons à l’inclusion des UPE2A de manière systématique et fléchée sur quelques matières sans tenir compte de la diversité des élèves, dont l’inclusion serait par ailleurs concentrée dans quelques classes. À nouveau, la DSDEN nous demande d’inclure, avec un respect strict des 26 heures, sans moyens supplémentaires, (hormis les 3 heures d’abondement par niveau chargé). Plus que jamais, à l’heure où l’ancienne Ministre nous avait promis la double inscription, ce qui a été reconfirmé par la ministre Mme Borne en avril, elle reste essentielle à obtenir mais en comptabilisant les élèves d’UPE2A dans les dispositifs et dans les classes. La DSDEN reprend notre revendication de 26 heures pour les élèves allophones, mais sans moyen supplémentaire, en nous demandant de faire avec les moyens que l’on a, peu importe si l’on dépasse les seuils. Nous demandons les ouvertures de divisions nécessaires pour favoriser l’inclusion. La DSDEN dit répondre à certaines de nos revendications, mais sans moyens supplémentaires et en nous associant à la tâche, en ajoutant des missions et de nombreuses contraintes supplémentaires. Nous demandons :– la double inscription et les ouvertures de classes ordinaires nécessaires– le recrutement de personnels pour tester et affecter à la DIVEL et dans les CIO– le respect des missions des coordonnateur·rices UPE2A, sans ajout de missions administratives– le respect de la liberté pédagogique de l’équipe pour procéder aux inclusions– le respect des 26 heures d’enseignement en collège et 32 heures en lycée pour les élèves avec des moyens supplémentaires– la création des UPE2A nécessaires à tous les niveaux (1er degré, collège, LGT, lycée pro)Un préavis de grève va être déposé pour le mois de juin pour s’organiser et défendre ces revendications. lettre de demande 3h abondement
Le collège Langevin Wallon n’a pas de place, la DSDEN passe en force

Depuis lundi 16 juin, les personnels du collège Langevin Wallon de Rosny-sous-Bois sont en grève reconductible pour une demande simple : ne pas ouvrir la 21ème classe (une sixième classe de 6ème) proposée en janvier 2025 par les services de la DSDEN. Face à la pression démographique sur laquelle tous les personnels de Rosny-sous-Bois alertent depuis plus de 10 ans, rien n’a été anticipé et il est décidé d’ouvrir une nouvelle classe dans ce collège, ce qui est totalement inenvisageable du point de vue la sécurité des personnels et des élèves. Cette nouvelle division est impossible à encaisser pour le collège : il n’y a pas la place, le seuil maximal d’accueil des élèves fixé par la commission de sécurité passée en 2024 est déjà dépassé de 2 cette année. Les travaux en cours font baisser le nombre de salles de classes. L’an prochain, avec cette ouverture de division, le seuil serait dépassé de presque 30 élèves. L’impossibilité et l’illégalité de cette ouverture sont caractérisés et les collègues en ont d’abord témoigné lors d’une audience en mars dernier, puis en juin cette semaine. Ce vendredi 20 juin 2025, nos élu∙es au Comité Spécial Administratif de la Seine- Saint-Denis (CSA-SD) ont reçu un étrange correctif aux documents préparatoires du CSA-SD spécial ajustements 2nd degré prévu jeudi 26 juin prochain. La veille, les documents avaient été envoyés en temps et en heure. Les mesures d’ajustement faisaient figurer la fermeture de la nouvelle division de 6ème qui figurait sur la DHG préparatoire de janvier dernier. Nos organisations syndicales ainsi que l’ensemble des collègues de l’établissement se sont réjouis. La demande, simple, de ne pas ouvrir cette nouvelle division, afin que les demandes d’entrée en 6ème soient réaffectées dans les collèges de proximité (plus grands et aux IPS plus élevés), semblait avoir reçu une réponse positive. Les documents officiels reçus hier soir faisaient bien figurer l’annulation de cette ouverture. La DOS avait donc bien constaté cette impossibilité et l’administration remplissait son rôle de protection des élèves comme des personnels, en garantissant un cadre d’accueil des élèves et de travail digne.Mais ce vendredi matin, un « annule et remplace » nous parvient et la ligne correspondant à ce collège a disparu. Nous sommes extrêmement choqué∙es : il ne s’agit nullement d’une erreur, la décision prise initialement est la bonne et la seule qui respecte les personnels, les élèves et la loi. Les collègues sont mobilisé∙es depuis une semaine et se voient dans l’obligation de perdre des jours de salaire pour obtenir des conditions décentes d’étude pour leurs élèves. Ils ont le soutien des parents d’élèves, du maire de Rosny et de la députée de la circonscription. Ce changement inopiné et brusque dans les mesures d’ajustement fait suite à une audience en DSDEN tendue où le DAASEN et le directeur de cabinet de la DASEN se sont levés avant la fin de la réunion et ont opposé le silence comme seule réponse aux collègues exaspérés par l’absence de réponse claire. Alors qu’iels étaient venu.es demander des conditions de travail simplement acceptables on leur a opposé tout un tas de mesures de bricolage, indignes et dégradant les conditions d’accueil de tou∙tes comme une « solution » à leur problème. Nous ne comprenons pas cette gestion par la DSDEN. Le dialogue social semblait fonctionner avec une sortie par le haut et un accord des services, que nous remercions pour leur engagement. Mais cette décision prise le lendemain semble unilatérale et arbitraire, et plonge le collège dans une grande détresse. Comment ne pas se sentir méprisé.es, après ces mois passés à alerter par tous les canaux légaux possibles, sur une situation qui ne relève que du droit à la sécurité le plus strict pour les élèves comme pour les personnels, et même pas d’une revendication de moyens supplémentaires, qui serait par ailleurs tout à fait légitime. Cette décision nous met, élu∙es et organisations syndicales, dans une situation délicate : nous avons communiqué aux collègues que leur demande était acceptée par les services, et qu’iels avaient été entendu∙es. Ce revirement de situation est incompréhensible pour tous∙tes. C’est pourquoi nous demandons à la DSDEN de revenir au tableau initial des mesures d’ajustements proposé par la DOS. Il faut annuler cette impossible ouverture de division, qui est une véritable claque pour l’ensemble des collègues. C’est la seule solution pour apaiser la situation de collègues qui se sentent grandement méprisé‧es alors qu’iels sont massivement engagé∙es pour la réussite de leurs élèves.