Mouvement intra-académique : du 27 mars au 7 avril déposez votre demande
Le serveur Siam pour la phase intra-académique du mouvement de l’académie de Créteil ouvre du 27 mars 12h et se terminera le 7 avril à 12h00. Moment clé de la carrière, la CGT fait le point sur le calendrier et les procédures. Circulaire de référence : https://www.ac-versailles.fr/mouvement-intra-academique-des-enseignants-du-second-degre-cpe-et-psyen-123854 Calendrier : – Le serveur SIAM est ouvert du 27 mars (12h) au 7 avril 2026 (12h)– Du mercredi 8 avril 2026 au lundi 13 avril 2026 (23h59) : Téléchargement des confirmations de mutation sur SIAM– 13 avril : – date limite d’envoi ds pièces justificatives :– (TZR) Retour des confirmations de saisie des préférences ,– date limite de retour des demandes formulées au titre du handicap auprès du médecin-conseiller technique du recteur.– Date limite de retour des confirmations de demande de mutation signées etdes pièces justificatives sur COLIBRI CRETEIL – Mercredi 6 mai 2026 (16h) affichage des barèmes (pensez à les vérifier)– du 6 mai au 27 mai : contestation des barêmes, demande de modification par écrit, de modification ou d’annulation de demande Demander l’aide des élu.es de la CGT Educ’Action Créteil (contact@cgteduccreteil.org)– 5 juin 16h : Affichage des résultats d’affectation– du 5 juin au 5 août : Demande de recours ou de révision d’affectation via l’application COLIBRIS Qui participe ? – Les participant.es obligatoires sont les stagiaires ou les titulaires dans l’académie n’ayant pas encore de poste (sauf ceux qui sont retenu.es sur un poste spécifique national) ; les collègues victimes d’une mesure de carte scolaire, les collègues précédemment titulaires d’un corps de personnels enseignants du 1er ou du 2d degré, d’éducation et d’orientation ne pouvant être maintenu.es dans leur poste ; les personnels entrant.es candidat.es aux fonctions d’ATER afin d’obtenir une affectation en zone de remplacement. – Les TZR ne sont pas des participant.es obligatoires. Cependant, ils et elles doivent se connecter lors de la phase intra pour formuler 5 vœux de préférences sur la zone dont ils et elles sont titulaires. – Les participant.es non-obligatoires sont les titulaires de l’académie désirant changer d’affectation, les titulaires géré.es par l’académie de Créteil et souhaitant la réintégrer après une disponibilité ; un congé avec libération de poste ; une affectation en poste adapté ; dans l’enseignement supérieur ; dans un CIO spécialisé ou en qualité de conseillèr.e pédagogique départemental pour l’EPS.Les procédures Les demandes de mutation se font uniquement par internet, via I-Prof accessible sur :https://portail.ac-creteil.fr/lilmac/Lilmac onglet « services », « siam »ou https://portail.ac-creteil.fr/iprof/ Attention ! Les personnes arrivant d’une autre académie doivent faire leurs vœux à partir de la plate-forme de leur académie actuelle. SIAM vous basculera ensuite sur Créteil. Accéder au comparateur de mobilité : https://info-mutations.phm.education.gouv.fr/cmpmo-front/mvt/comparateur/home Il est possible de faire jusqu’à 25 vœux. La logique est de faire ses vœux du plus précis (établissement) au plus large (Zone de remplacement départementale). Il est conseillé aux participant.es obligatoires de faire les 25 vœux pour éviter de partir en extension. Le premier vœu précis est important (établissement ou commune) car il servira de vœu indicatif au cas où vous seriez affecté.e via un vœu large (groupement de communes, département). Précisions concernant la règle d’extension : Les candidat.es, qui doivent obligatoirement recevoir une affectation à la rentrée 2026 (notamment les professeur.es stagiaires, les personnels affecté.es à titre provisoire) et qui ne sont pas satisfait.es sur leurs vœux (d’où l’intérêt d’élargir suffisamment les vœux et d’y inclure des vœux ZR), voient leur demande traitée selon la procédure dite d’extension des vœux. L’extension s’effectue toujours à partir du premier vœu formulé par l’intéressé.e et avec le barème le moins élevé attaché à l’un des vœux. Ce barème comporte les points liés à l’ancienneté de poste et l’ancienneté d’échelon. Dans le cadre de la procédure d’extension des vœux, seront examinés successivement les postes en établissement, puis en zone de remplacement dans les départements de l’académie selon l’ordonnancement suivant :– Val de Marne / ZR 94 / Seine St Denis / ZR 93 / Seine et Marne / ZR 77– Seine St Denis / ZR 93 / Seine et Marne / ZR 77 / Val de Marne / ZR 94– Seine et Marne / ZR 77 / Seine St Denis / ZR 93 / Val de Marne / ZR 94 Le scandale des PLV Affichage du barème : – Les barèmes sont ensuite affichés sur le serveur SIAM du 6 mai au 27 mai. Pensez à vérifier vos barèmes car à cette étape vous pouvez encore les contester sur cette période. Les bonifications Le vœu préférentiel intra académique : cette bonification n’est pas cumulable avec les bonifications liées à la situation familiale, et ne s’applique sur des voeux de type COM et DPT Conditions : Il faut exprimer, pour la deuxième fois consécutive le même premier voeu large que le premier voeu large exprimé l’année précédente. Pour continuer à obtenir la bonification annuelle, il y a obligation d’exprimer chaque année de manière consécutive en premier rang le même voeu large. En cas d’interruption de la demande ou de changement de stratégie, les points cumulés sont perdus (si demande de mutation simultanée, par exemple).Aucune pièce n’est à fournir. Bonification : 20 points sont attribués par an, à compter de la 2e année. Cette bonification est plafonnée à l’issue de la 6e année consécutive, soit à hauteur de 100 points. Le barème commun à l’ensemble des candidat.es est composé obligatoirement de : Ancienneté de serviceAncienneté dans le poste :– 20 points par année d’exercice dans le poste actuel– + 50 points par tranche de 4 ans– Stagiaire ex-titulaire EN : 10 pts/an– + 10 pts pour l’année de stage (enseignement, éducation, orientation) – Priorités de mutation au titre du handicap Le dossier de demande de priorité au titre du handicap : annexe 6 Vous pouvez consulter la liste des établissements du 2nd degré public déclarant être dotés d’infrastructure pour accueillir des personnes à mobilité réduite Pour en savoir plus consultez les pages consacrées au handicap. A – Le barème incluant des situations particulières ou familiales : 1) Demande de rapprochement familial. Depuis cinq ans, la principale évolution concerne ce que l’on appelait auparavant le « rapprochement de la résidence de l’enfant » (RRE). Il y a maintenant deux possibilités : autorité parentale conjointe (APC) ou parent isolé.e. Pour l’autorité parentale conjointe, c’est un alignement du barème sur celui d’un rapprochement de conjoint.e avec enfant(s). Pour les
31 mars – Contre les suppressions de postes et les 296 fermetures de classe, pour le plan d’urgence 93 : tou·tes en grève !

Communiqué Intersyndical et parents d’élèves (CGT-FSU-SUD-CNT-FCPE) Partout en France, la colère monte dans les écoles et les établissements scolaires. En cause : les coupes budgétaires et la suppression de 4 000 postes d’enseignant·es. Notre département, déjà en difficulté, n’est pas épargnée par ces mesures. Lundi 23 mars la Dasen a annoncé la fermeture de 296 classes contre 115 ouvertures. Jamais notre école n’avait connu une telle attaque. Dans les collèges, 25 ETP manquent à la rentrée, simplement pour compenser la hausse démographique. Pour l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT, le 31 mars, notre réponse doit être massive et unitaire contre les suppressions de postes, pour le plan d’urgence 93. 1. Des suppressions de postes qui viennent aggraver la rupture d’égalité qui frappe la Seine-Saint-Denis Jeudi 12 mars, l’intersyndicale éducation FSU-CGT-SUD de Seine-Saint-Denis était reçue au ministère pour la 5ème audience depuis 2 ans, suite à la mobilisation d’ampleur du plan d’urgence 93. Notre délégation a porté haut et fort la voix des 33 000 personnels du 93 exigeant des conditions d’études décentes pour nos élèves. L’état des lieux dressé par notre délégation caractérise la rupture d’égalité entre l’éducation dans le 93 et dans le reste du territoire national. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Ce rabais est d’autant plus choquant que 2/3 de nos établissements sont classés en zone d’éducation prioritaire, ce qui devrait, contrairement à ce que l’on constate, justifier un sur investissement, propice à compenser ces inégalités. C’est un manque net de 859 millions d’euros pour nos écoles. Cette situation porte un nom : il s’agit de discrimination territoriale. 2. Le ministère fait mine de découvrir ce que ses politiques ont organisé dans notre département Nous avons été sidéré.es par le mépris affiché par le Ministère pendant cette audience et nous sommes très en colère : le Ministère semble complètement découvrir la situation du 93. Le constat est sans appel et révoltant : il n’y a pas de continuité d’état dans notre département. Les maigres engagements de Nicole Belloubet, ministre de l’éducation en 2024, (sur le bâti scolaire, les vies scolaires, les élèves allophones, les personnels médico-sociaux) étaient inconnus de la représentante du ministère qui nous a reçu·es. Face à un tel mépris, l’intersyndicale a exprimé sa colère et a exigé d’être de nouveau reçue et de rouvrir les négociations avec le ministre lui-même. L’intersyndicale nationale, qui nous accompagnait lors de l’audience, a écrit au ministre dans la foulée du 12 mars pour exiger des réponses. 3. Pour se faire entendre, 1er acte : boycott des CSA école/collège, 2e acte : grève massive le 31 mars ! Dans ces conditions, siéger en CSA-SD collège à la DSDEN 93 et participer à une parodie de dialogue social serait une trahison pour nos collègues mobilisé·es depuis 2 ans. Pour les écoles, siéger dans une instance qui vient piétiner l’école est inenvisageable. C’est en effet par une lutte acharnée avec le Ministère que nous finirons par arracher un plan d’urgence pour notre département. La prochaine étape de notre mobilisation pour l’école publique dans le 93 sera celle du 31 mars : nous devrons être massivement en grève pour exiger mieux pour notre département. Nous appelons l’ensemble des personnels d’enseignement et d’éducation, les AESH du département à se réunir et à construire les bases d’un rapport de force qui nous mènera face au ministre avant la fin de l’année scolaire. Nous appelons les parents d’élèves à soutenir ce mouvement et à rejoindre les cortèges de cette mobilisation. Toutes et tous en grève et dans la rue le 31 mars !
AVANTAGE SPÉCIFIQUE D’ANCIENNETÉ : une rupture d’égalité !
Plusieurs collègues, affectés dans un établissement politique de la ville, ne bénéficient pas de l’avantage spécifique d’ancienneté (ASA) ou vont perdre ce droit. Plusieurs collèges relevant de la politique de la ville alertent sur le fait que les personnels ne bénéficient pas de l’ASA ou perdent ce droit. Malgré l’interpellation de la DPE, l’administration leur indique ne pas pouvoir donner suite à leur demande, au motif que la liste des établissements ouvrant droit à l’ASA — fixée par l’arrêté du 16 janvier 2001 (BO du 8 mars 2001) — n’avait pas été actualisée. Conséquences directes de cette décision : Cette décision touche plus d’une dizaine d’établissements dans notre département ce qui constitue une rupture d’égalité flagrante avec les collèges présents sur la liste de 2001. Il suffirait pourtant de mettre à jour cette liste pour inclure les nouveaux établissements… Cela entraîne, en conséquence, un préjudice non négligeable sur les salaires des personnels dans un contexte ou les enseignant·es possèdent un niveau de vie inférieur aux autres cadres de la fonction publique et ont connu une perte de plus de 20% de pouvoir d’achat en 20 ans. Tout cela accentue la dégradation des conditions de travail des personnels ! A savoir Le champ d’application du régime de l’ASA est défini par l’arrêté interministériel du 16 janvier 2001 qui fixe la liste des 2000 écoles et des 466 établissements scolaires ouvrant droit à l’ASA. Il s’agit des écoles et établissements relevant du plan de lutte contre la violence (environ 40 000 enseignant-es et non enseignant-es). L’Avantage Spécifique d’Ancienneté consiste en une bonification d’un mois d’ancienneté par année d’exercice dans un ou plusieurs établissements ou écoles situées dans les zones du plan violence pour les trois premières années, soit trois mois (arrêté du 16/01/2001), puis de deux mois par année supplémentaire. La CGT Educ’93 se bat et continuera de le faire pour : Pour gagner ces revendications, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons-nous CGT !
31 mars tou-tes en grève : Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation
Mobilisons-nous la semaine du 30 mars et discutons des suites Soyons massivement en grève le 31 mars CONSULTEZ L’APPEL DE LA CGT appel Intersyndical Dans l’Éducation nationale : moyens, salaires, conditions de travail, amplifions la mobilisation ! Semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril Depuis plusieurs mois, nos organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Éducation dénoncent les choix budgétaires du gouvernement : suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue. Sans surprise, les suppressions d’emplois produisent les effets annoncés et redoutés. Dans le second degré, où les opérations de préparation de rentrée sont bien avancées, le constat est sans appel : suppressions de divisions qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l’offre de formation, complément de service, chantage aux moyens pour maintenir des groupes de niveau…Les vies scolaires sont particulièrement asphyxiées par le manque de moyens fragilisant toujours plus le climat scolaire des collèges et lycées. Tout montre que le second degré paye, encore, un lourd tribu aux choix budgétaires et politiques faits par le ministre et le gouvernement. Depuis des semaines, les actions se multiplient, souvent en intersyndicale : grève académique ou locale, rassemblements, action avec les parents d’élèves, opérations collèges morts, vote contre les répartition de moyens dans les CSA et les CA….D’autres sont prévues. Tout montre donc la détermination à dénoncer des choix qui vont, à rebours, de la nécessaire amélioration des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves. Dans le premier degré, les cartes scolaires vont débuter dès la semaine prochaine et elles vont s’accompagner de l’annonce de milliers de fermetures de classes, avec la contrainte mise sur la création des PAS, en l’absence de moyens spécifiques. Nous refusons de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’apprentissage dans le primaire. Nos organisations alertent déjà sur les difficultés liées au remplacement ou à l’école inclusive, que vont amplifier de nouvelles coupes budgétaires. La baisse démographique doit est une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par classe. Nous dénonçons ce budget 2026 synonyme de dégradation des conditions de travail, de poursuite du déclassement salarial de nos professions et de mise à mal des ambitions émancipatrices du service public d’Éducation. Nous dénonçons la vision budgétaire et court-termiste du gouvernement : la variable démographique ne peut être la boussole principale des choix en matière de moyens pour l’Éducation nationale. Cette fuite en avant, doit cesser. Nous alertons dès maintenant sur la nécessité de préserver l’Éducation nationale dans le prochain budget. Dans l’action ! Pour dénoncer et refuser les suppressions d’emplois de la rentrée 2026 et leurs conséquences, exiger un budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale sans contreparties, la FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir (rassemblements, actions avec les parents d’élèves, grèves locales etc) et appellent à les amplifier en particulier sur la semaine du 30 mars au 3 avril. Au cours de cette semaine de mobilisation, nos organisations appellent en particulier, partout où cette date ne fait pas obstacle aux actions déjà organisées, à une journée de grève le mardi 31 mars. Nos organisations continuent le travail en intersyndicale pour exiger des moyens et d’autres choix budgétaires pour le service public d’Éducation et les personnels. A Paris, le 20/03/2026
L’intersyndicale nationale interpelle le ministre en soutien de l’éducation du 93
Objet : Audience de l’intersyndicale du 93 Monsieur le Ministre, En 2024, la mobilisation initiée par l’intersyndicale du 93 (FSU, CGT Educ’action, SUD Education, CNT) a rassemblé très largement nos collègues mais aussi les parents et, plus globalement, de nombreux actrices et acteurs du département (élus, responsables associatifs etc). Par sa durée, plusieurs mois, et sa force, elle a mis dans le débat public et politique la nécessité d’un plan d’urgence pour le 93. L’intersyndicale du 93, appuyée par l’intersyndicale nationale, a été reçue à plusieurs reprises, à Matignon, au ministère, notamment par la ministre de l’Education nationale d’alors, Nicole Belloubet. Cette dernière avait ouvert la porte à plusieurs pistes de travail pour répondre aux revendications de l’intersyndicale. Un deuxième rendez vous était programmé en juin 2024, finalement annulé en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Emmanuel Macron. Deux ans après, l’intersyndicale départementale et nationale a été reçue le jeudi 12 mars par la DGESCO. Si nous saluons la réponse rapide à la demande d’audience qui vous a été adressée, nous ne pouvons que regretter le contenu de cette audience. Les seules « réponse » apportées ont consisté à expliquer les modalités de répartition des moyens entre académies. Nos collègues ont apporté, chiffres à l’appui, les preuves de la nécessité d’une attention particulière pour leur territoire. Nous avons rappelé les engagements pris par Nicole Belloubet. Aucune réponse n’a été apportée sur ces différents points. Nous avons eu la très désagréable impression d’une absence de continuité de l’État, de transmission des dossiers et d’une forme de mépris pour tout le travail que nous avons pu faire sur ce dossier depuis deux ans, au niveau départemental comme national. En rester à cette audience, sans signaux plus concrets d’une prise en considération des urgences de ce territoire, ne pourrait que nourrir une colère bien ancrée, d’autant plus que la préparation de rentrée confirme les inégalités qui caractérisent ce territoire et qui pèsent lourdement sur les trajectoires scolaires et sociales des élèves du 93. Aussi, nous vous demandons, Monsieur le ministre, de recevoir, avant la fin de l’année scolaire 2025-2026 une délégation de l’intersyndicale locale et nationale afin de pouvoir, enfin, apporter des réponses politiques aux questions que nous posons depuis deux ans. Soyez assuré, Monsieur le ministre, de notre sincère attachement au service public d’Éducation. Pour la FSU : Sophie VENETITAY et Aurélie GAGNIERPour la CGT Educ’action : Isabelle VUILLET et Michael MARCILLOUXPour SUD Éducation : Priscilla MANZANARES et Charly LEBEC
Guide Syndical Combattre les racismes au travail

A l’occasion du 21 mars, journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, la fédération CGT de l’EDUCATION, la RECHERCHE et la CULTURE sort ce guide syndical très complet. Ce guide syndical permet de connaître les outils de lutte contre les différentes manifestations du racisme au travail. Rédigé par les membres du collectif Lutte contre les racismes de la FERC, il s’adresse particulièrement aux travailleurs et travailleuses des secteurs éducation, recherche, culture, éducation populaire et sport mais est probablement intéressant pour d’autres champs du monde du travail. La question du racisme vécu par les usager·es, qui nécessite un guide consacré, sera abordé uniquement lorsqu’il se confond avec la situation des salarié·es et des agent·es publiques. Outil juridique et pratique, il aborde les démarches individuelles et collectives d’action syndicale et donne quelques conseils pour rendre plus efficace les luttes contre toutes les manifestations du racisme au travail.
Il est temps d’agir contre les violences sexistes et sexuelles dans nos écoles et établissements

– 80 % des femmes salariées considèrent être régulièrement confrontées à des attitudes ou comportements sexistes au travail – Près d’1/3 femme a déjà été harcelée ou agressée sexuellement sur son lieu de travail – 8000 femmes sont victimes de viol sur leur lieu de travail tous les ans. – 9% des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30% des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail, 70 % de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Pour les victimes de VSST qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement. La CGT agit et ne veut pas laisser les agresseurs impunis au sein du collectif de travail. La CGT se situe du côté des victimes et croit en la présomption de sincérité. Elle demande au Rectorat et aux DSDEN des protocoles clairs de suspension conservatoire du mis en cause, qui ne constituent pas une sanction, permettant une enquête sereine, complète, avec des témoignages faits sans pression. Cela est dans l’intérêt de tous·tes, y compris des mis·es en cause.Plusieurs situations d’agressions verbales à caractère sexiste ou raciste, de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles, voire pire, ne sont pas traitées correctement par notre administration. Les alertes faites par les élu·es ne sont pas prises au sérieux, pire : on accuse les représentant·es des personnels de détourner les instances paritaires, alors même que nous faisons le travail de protection des personnels. Chaque alerte doit être traitée et donner lieu à une réponse. Les insuffisances de traitement des violences concernent autant celles sur les personnels que sur les élèves. La protection de l’enfance doit être une priorité et toutes les alertes traitées avec sérieux. Les directions doivent mettre en place des protocoles clairs pour l’accueil de la parole. La CGT exige une politique de prévention bien plus ambitieuse. La cellule stop-violences est un atout que nous saluons, mais elle ne fait que de la prévention tertiaire, c’est-à-dire agir une fois que le risque a donné lieu à un ou des accidents. La lutte contre les VSS doit se faire en 3 étapes : éduquer et former, repérer les violences, et enfin alerter, protéger, aider les victimes. La culture du viol doit être combattue dès les agissements, outrages, injures sexistes : rien ne doit être laissé passer pour créer un environnement réellement non-sexiste.La CGT est aux côtés des victimes de toutes les discriminations et de toutes les violences, et agit par exemple sur les violences administratives pour les personnes racisées et/ou en minorité de genre, sur les violences économiques qui touchent plus durement les minorités de genre et les personnes racisées, et force l’employeur à agir sur les violences conjugales et intra-familiales. La CGT signale par des droits d’alerte pour danger grave et imminent lorsque c’est nécessaire et a obtenu des enquêtes par des inspecteur·es du travail qui peuvent forcer l’administration à agir ! Contactez le syndicat 93@cgteduccreteil.org si vous êtes victime ou témoin et souhaitez que l’on soit à vos côtés pour forcer notre employeur à agir, faire cesser tous les types de violences et sanctionner les agresseurs.
Carte scolaire : CSA le 30 mars, anticiper les mesures de carte scolaire avec la CGT
Le 30 mars se tiendra le Comité Social d’Administration Spécial Départemental portant sur la carte scolaire. Ce CSA acte les ouvertures et fermetures de classes. Un groupe de travail préparatoire se réunira le 23 mars. La CGT luttera contre toutes les mesures de fermetures qui se font au détriment des élèves et des équipes. Elle défendra toutes les demandes d’ouverture Un CSA-SD sous haute tension Pour la CGT, la baisse démographique est l’occasion de réduire les effectifs dans toutes les classes, seule mesure pédagogique efficace à coup sûr ! Le ministère en a décidé autrement et annoncé supprimer 67 postes pour la Seine-Saint-Denis. Si vous craignez une fermeture de classe ou si vous avez besoin d’une ouverture, vous trouverez la fiche à nous retourner dès que possible ici : Comment agir ? 1) En équipe, remplissez le simulateur de structure ou le questionnaire de cartescolaire de la CGT. 2) Faites feu de tout bois ! Indiquez dans le document les livraisons de logement prévues dans le secteur, le nombre d’élèves à besoin particuliers, les heures AESH notifiées pourvues et non pourvues, les problèmes de locaux… 3) Envoyez le document à 93@cgteduccreteil.org La CGT Éduc’Action 93, à la demande des équipes, défendra toutes les situationsdont elle a connaissance lors du CSASD du 30 mars ! LA LUTTE PAIE ! TOUS LES ANS DES CLASSES SONT SAUVÉES ! Les classes surchargées, ça suffit ! 20 élèves par classe maximum en classeordinaire ! Recrutement immédiat de 2000 enseignant.e.s dans les écoles Envoyez les infos au syndicat le plus tôt possible ! CGT Éduc’Action 93 – 01 55 84 41 02 – 93@cgteduccreteil.org En cas de mesures de carte scolaire, comment agir ? Fonctionnement En fonction des prévisions d’effectifs fournis par les municipalités et les IEN (remontés des directions) et sur proposition des IEN, la DASEN décide d’ouvertures et fermetures de classe (MCS). C’est un jeu à somme nulle : il n’y a ni création ni suppression de poste à ce stade, c’est un jeu de réaffectation entre les écoles et le contingent de brigades de remplacement. Les collègues affectés par une MCS en septembre (pour l’année en cours) ou en juin (pour la rentrée suivante) sont placés en AFA (Affectation Fonctionnelle à l’année) et participeront au mouvement intra-départemental suivant avec une bonification. Si la MCS est décidée au CSASD de janvier, les collègues ne sont pas placés en AFA mais participent obligatoirement au mouvement, avec bonification. Comment agir ? Il arrive que les équipes soient mises en difficulté par les mesures proposées : classes surchargées, structure impossible, nombre d’EBEP par classe qui explose… ou au contraire, ouverture d’une classe et son cortège d’inscriptions alors qu’il n’y a pas de locaux disponibles… Voici la marche à suivre 1) Remonter les informations au syndicat le plus tôt possible. Avant le Groupe de travail préparatoire du CSASD, il faut obtenir les effectifs prévisionnels et faire des prévisions de structure en tenant compte des hypothèses de fermeture. Il faut montrer que la structure est intenable en cas de fermeture. Le syndicat vous fournit une fiche synthétique à remplir et une feuille de calcul pour simuler les structures. 2) Faire feu de tout bois : tous les arguments sont bons à prendre : Logements en cours de livraison, EBEP, problèmes de locaux, etc. Le but est et de nous donner des arguments en instance devant la DASEN 3) Alerter les parents d’élèves élu-es. Iels peuvent écrire à l’IEN pour influer sur ses propositions et à la DASEN et rechercher le soutien des élu-es de la municipalité par exemple. Protégez-vous, passez par le syndicat et les parents élu-es pour vos actions !
L’intersyndicale 93 reçue au ministère : on ne lâche toujours pas l’affaire
Jeudi 12 mars, l’intersyndicale éducation FSU-CGT-SUD de Seine-Saint-Denis était reçue au ministère pour la 5ème audience consécutive, suite à la mobilisation d’ampleur du plan d’urgence 93. Notre délégation a porté haut et fort la voix des 33 000 personnels du 93. Les représentant·es au niveau national de l’intersyndicale étaient présent·es à nos côtés pour apporter leur soutien. Cette audience intervient 2 ans après nos dernières audiences au ministère et à Matignon, pour lesquelles nous n’avons jamais eu de réponses, pourtant promises. Il y a deux ans, la dissolution a empêché la dernière audience au ministère et depuis, nous étions sans nouvelles quant aux réponses aux éléments apportés. Deux ans durant lesquels la politique de démantèlement du service public d’éducation s’est accentuée. Notre département, le plus pauvre de la France hexagonale, n’y a évidemment pas échappé. La mobilisation de 2024 pour un plan d’urgence dans l’éducation dans le 93 a été la 1ère mobilisation de salariés en nombre de grévistes en 2024, et si le plan d’urgence est chiffré à 358 millions, cela ne représente qu’à peine plus de 1 000 euros par élèves. 30 % d’investissement en moins pour nos élèves. L’état des lieux dressé par notre délégation caractérise la rupture d’égalité entre l’éducation dans le 93 et dans le reste du territoire national. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Ce rabais est d’autant plus choquant que 2/3 de nos établissements sont classés en zone d’éducation prioritaire, ce qui devrait, contrairement à ce que l’on constate, justifier un sur investissement, propice à compenser ces inégalités. C’est un manque net de 859 millions d’euros pour nos écoles. Cette situation porte un nom : il s’agit de discrimination territoriale. Tout comme nous voulons l’égalité femme-homme, nous voulons l’égalité territoriale. Il ne s’agit que de respecter, et de faire respecter, simplement et strictement, les principes les plus élémentaires de notre droit. Leurs réponses Le ministère semble (re)découvrir la situation. La réponse qui nous a été faite : « les suppressions sont moindres qu’ailleurs ». L’algorithme ministériel aurait épargné notre département. Notre académie aurait « bénéficié d’un rééquilibrage des suppressions. » Le constat est sans appel et révoltant : il n’y a pas de continuité d’état dans notre département. Les maigres engagements de Nicole Belloubet, ministre de l’éducation en 2024, sont inconnus de la représentante du ministère (sur le bâti scolaire, les vies scolaires, les élèves allophones, les personnels médico-sociaux). Elle a reconnu la clarté de nos demandes, a entendu le signal et s’est même excusée de ne pas pouvoir nous apporter plus d’éléments. Seul engagement : transmettre au ministre les éléments de l’intersyndicale. Notre réponse : il faut monter d’un cran Face à un tel mépris, l’intersyndicale a exprimé sa colère et a exigé d’être de nouveau reçue et de ré-ouvrir les négociations avec le ministre lui-même. Face à l’inconséquence et au mépris du ministère, il faut monter le son. L’intersyndicale 93 appelle les personnels à se réunir et à construire les bases d’une mobilisation qui montrera au ministère que nous ne nous satisfaisons pas d’un tel manque de considération. Après la journée du 17 février, il s’agit de monter d’un cran et de s’emparer de toutes les dates de mobilisation à venir.
Enfin reçue au ministère de l’Education : l’Intersyndicale 93 exigera des moyens à la hauteur des besoins pour l’école publique du département

Le 12 mars prochain à travers l’intersyndicale Plan d’Urgence 93, c’est toute l’éducation de Seine-Saint-Denis qui sera – enfin – reçue au ministère de l’Education Nationale. Le 17 février dernier, forte de la mobilisation régionale contre les suppressions de postes, l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT de Seine-Saint-Denis avait déposé une demande d’audience au ministère. Nous y porterons la voix des 33000 personnels d’éducation et d’enseignement du département et exigerons un plan d’urgence pour l’école publique en Seine-Saint-Denis ! Notre objectif : un plan d’urgence pour l’éducation ! L’impératif de l’intersyndicale éducation 93 est claire : il faut réparer notre école, alors qu’elle ne cesse de s’enfoncer dans une crise majeure et qu’elle est à un point de bascule. L’Etat doit s’attaquer aux inégalités dans le département le plus pauvre de France hexagonale. Les personnels ne sont pas résigné.es face au démantèlement en bande organisée de l’éducation nationale. En 2024, notre mobilisation massive dans le 93 a fait date. Cent jours de grève historique ont imposé dans le débat public la réalité d’un abandon structurel de la Seine-Saint-Denis. La dissolution a interrompu le mouvement. Elle n’a rien réglé. Notre département est à un point de bascule Pendant que l’État parle d’ « excellence », nos établissements manquent de tout : personnels enseignants, vies scolaires, remplaçant·es, personnels médico-sociaux, psychologues, AESH – auxquelles la macronie agonisante a honteusement refusé un statut il y a quelques semaines. Pour la rentrée 2026, 25 ETP manquent dans les collèges simplement pour simplement compenser la hausse démographique. Plutôt que d’investir, le ministère avance le plan « collèges en progrès », qui prépare la contractualisation des moyens et l’affaiblissement de l’éducation prioritaire. Nous ne serons pas des cobayes et refusons que notre département soit, une nouvelle fois, le laboratoire du démantèlement de l’école publique et de la France-télécomisation de l’éducation nationale. Dans le 1er degré, sous couvert de baisse démographique, le gouvernement fait payer le prix fort à l’école. Le 93 va devoir rendre 67 postes à la rentrée 2026. Alors qu’il aurait été possible d’abaisser les effectifs dans toutes les classes, de créer des postes de remplaçant·es, de restaurer les PDMQDC et les RASED, les choix politiques sont tout autre, malgré tous les voyants déjà au rouge, le primaire est une nouvelle fois privé de moyens pour lutter contre les inégalités notamment en Seine-Saint-Denis. L’Etat investit 30% de moins pour un élève du 93 Notre école est parmi les moins financées de France : un·e élève de Seine-Saint-Denis représente en moyenne 6 200 euros de dépense publique par an, contre 8 840 euros au niveau national. C’est un rabais honteux de 30%, sur le dos de nos élèves, alors même que 2/3 de nos établissements sont classés en éducation prioritaire.En conséquence, nos élèves perdent en moyenne plus d’1 an de scolarité entre la maternelle et le lycée, faute de remplaçant·es en nombre suffisant. Cette inégalité budgétaire massive produit des effets concrets : classes surchargées, absences non remplacées, dégradation constante des conditions d’étude de nos élèves et de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Le nombre d’AESH est insuffisant. Notre département a besoin de création de postes de médecin, d’infirmier·ères scolaires et assistant·es sociales. De manière urgente, il faut financer la remise en état des écoles, collègues et lycées dont le bâti scolaire est en mauvais état. C’est une rupture d’égalité radicale et les manques sont criants : notre mobilisation les a chiffrés en organisant une large enquête auprès des 1 046 établissements publics du département. Elle a donné lieu à l’élaboration de doléances chiffrées : la vérité par et pour le terrain.Mais ce n’est pas une fatalité : c’est un choix politique. Le 93 en bas de l’échelle d’une école française déjà à la traîne Chaque euro retiré à l’éducation publique produit des coûts sociaux démultipliés. En Seine-Saint-Denis, le sous-investissement chronique se paie en inégalités durables.Le département le plus jeune et le plus pauvre de l’Hexagone mérite mieux que des discours.Il mérite l’égalité réelle. Le 12, nous serons au ministère pour gagner !Nous y porterons les exigences du terrain. Nous y défendrons un plan de rattrapage massif. Nous y rappellerons que l’égalité n’est pas une option budgétaire. Le 93 ne sera pas le laboratoire du démantèlement de l’école publique.