Urgence pour les salaires et les conditions de travail des AED : dans l’action le mardi 2 juin !
Nos organisations SNES-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, FNEC-FP-FO, CFDT ÉducationFormation et Recherche Publiques, CGT Educ’action, SNALC et SUD Éducation appellentles AED à se mobiliser pour rendre visibles la réalité de leurs conditions de travail et leursrevendications (rassemblements, grève, manifestations etc), le mardi 2 juin. Rien n’est fait par le ministère pour permettre aux AED d’exercer leurs missions dans desconditions acceptables et décentes : Les AED se retrouvent souvent en première ligne, exposé·es aux risques, dans un rôle de « vigilesd’établissement » dont nous réaffirmons qu’il n’est pas le leur. Proches des élèves, les AED sontprimordiaux pour recevoir la parole des jeunes et les accompagner. Par la fonction d’AED, c’est uneEcole bienveillante et émancipatrice qui peut se mettre en place. Nous réaffirmons que les AED, qui jouent un rôle essentiel dans le quotidien desétablissements scolaires pour les élèves et les personnels, ne doivent pas être la variabled’ajustement des choix politiques et budgétaires du gouvernement qui tournent le dos auxurgences de l’Éducation nationale. Nous exigeons : AED, la précarité cela suffit !Toutes et tous mobilisé·es dans les manifestations, grève,rassemblements, le mardi 2 juin
Notre intervention auprès du préfet pour un plan d’urgence dans le 93
Le 21 mai, L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT et la FCPE 93 ont été reçus en préfecture. Voici la déclaration de la CGT. Monsieur le Préfet, Nous sommes devant vous aujourd’hui pour vous demander d’intervenir expressément auprès de votre administration pour que le droit dont vous êtes garant s’applique sur notre département dans le fonctionnement des établissements scolaires. Nous le répétons depuis plusieurs années, appuyé par les données officielles de la DEPP, des rapports par les commissions d’enquêtes de l’Assemblée Nationale, etc…, nos élèves perdent 1an de scolarité parce qu’iels sont habitants de Seine-Saint-Denis et que l’Etat ne met pas les moyens à la hauteur des autres territoires. Un élève en Seine-Saint-Denis coûte près de 30% de moins à l’Etat qu’un élève d’un autre département. C’est 6200 euros contre 8600 dans le reste de la France. Ces chiffres se sont vos services qui le disent. Personne ne peut se satisfaire de ce constat et il est urgent, Monsieur le Préfet que le principe d’égalité s’applique, à défaut du principe d’équité qui voudrait que dans le département le plus pauvre de France, l’Etat investisse plus qu’ailleurs pour donner une réelle chance à nos élèves. Est-il normal que partout nous entendons que l’Ecole est le moyen de gommer les inégalités sociales et qu’ici par un investissement moindre, elle les renforce ? Est-il normal qu’un élève de maternel ou de primaire se retrouve sans enseignant pendant plusieurs semaines par manque de remplacement ? C’est pourtant la réalité de ce que vivent nos élèves. Est-ce que cela se passerait ailleurs ? Dans ces proportions non et nous le savons toutes et tous autour de cette table. Le 93, c’est 20% de non remplacement lorsqu’il se situe entre 7,5 et 10% dans le reste de la France. Pouvons nous face à ce constat nous passer des 67 postes dans le 1er degré en passe d’être supprimés à la rentrée ? Au ministère le 31 mars, on nous disait qu’il pouvait y avoir des différences entre le macro et le micro pour justifier que certaines classes fermes alors que le nombre d’élève augmente dans certaines classes… C’est donc vers vous que nous nous tournons pour que vous puissiez faire remonter en tant que représentant de l’Etat au niveau local que la baisse budgétaire du ministère prévue pose un réel problème au niveau micro sur notre département. Il devient impossible de justifier des fermetures de classe auprès des parents, des personnels et de la population séquano-dyonisienne dans son ensemble quand les effectifs par classe augmentent et que les inégalités sont criantes. 275 fermetures de classes sur 850 écoles, c’est près d’une école sur trois qui est touchées. Ce n’est plus une mesure d’ajustement face à la baisse démographique érigée en dogme par le ministère, c’est une saignée pour la réussite de nos élèves.Le service public d’Education dans le 93, c’est également 40% d’établissement où il manque des personnels médico-sociaux. A l’heure où le ministère met la santé mentale des élèves en priorité nationale, vous conviendrait qu’il y a dichotomie… Et ce constat ne prend pas en considération, le plan santé scolaire qui prévoit la prise en charge par les assistantes sociale du 1er, jusque là délaissé mais à moyen constant. Pouvons-nous nous passer dans le département le plus pauvre de France de moyens sociaux et médicaux dans nos écoles à la hauteur des besoins ? Pouvons-nous laisser des élèves en situation de handicap sans accompagnement ? C’est là encore une réalité de notre territoire. Il manque 2000 AESH pour couvrir les besoins notifiés par la MDPH pour une école réellement inclusive. A ce jour, ces prescriptions ne sont pas respectées avec des élèves et des ensaignant.e.s qui tentent tant bien que mal de compenser. Il y a des élèves privés de classe sur certain moment de la semaine parce que le temps de présence de l’AESH ne correspond pas au besoin de l’élève et que sans cet accompagnement, l’élève ne peut pas être pris en charge. Si la baisse démographique justifiait la saignée à laquelle nous assistons dans le 1er degré, il faudrait nous expliquer également, Monsieur le Préfet, pourquoi dans le 2nd degré, alors que les effectifs augmentent, les dotations en personnels n’évoluent pas à la hauteur des besoins. Outre le recrutement qui n’est pas à la hauteur avec un nombre d’heures non assurées inquiétant, nous assistons depuis 2022 à un phénomène M. Chalex, ancien DASEN, avait appelé à ce moment-là « le ventre mou » : celui des élèves non affectés à l’issu de la 3e. Chaque année depuis 4 ans, c’est plus de 500 élèves de troisième sans affectation parce qu’on anticipait déjà cette baisse démographie. C’est donc plus de 2000 élèves maintenant pour qui l’Etat n’a pas respecté ses obligations. Ceux sont des élèves qui se retrouvent dans des dispositifs alternatifs ou mis là où il avait de la place et qui décrochent, ceux sont des élèves que l’on a contraint à redoubler faisant fi du respect du droit. Quand dans d’autres académie, Paris par exemple, le problème des élèves sans affectation, c’est résorbé très rapidement, ici en Seine-Saint-Denis, il persiste depuis des années. Voilà M. le Préfet, l’état d’injustice dans lequel ce trouve l’Ecole dans notre département et cela ne peut plus durer ! Il est de votre responsabilité en tant que garant des lois et des politiques nationales sur notre département de faire en sorte que cela cesse et qu’enfin un plan d’urgence pour la Seine-Saint-Denis soit mis en place. Et pour cela il faut :
Lycée Berthelot : Communiqué de presse concernant un ancien personnel poursuivi par la justice, une communauté éducative face au silence de la hiérarchie.
Nous, professeurs, agents, et personnels de vie scolaire du lycée Marcelin Berthelot de Pantin, vous écrivons pour vous faire part de notre vive inquiétude. Dimanche 3 mai 2025, Le Parisien publiait un article faisant part d’une situation grave concernant un ancien cuisinier du lycée, présent depuis de nombreuses années dans l’établissement, et mis en examen pour « viol, agression sexuelle et corruption de mineur en récidive ». L’article a été lu par un certain nombre de nos élèves, dont beaucoup sont demi- pensionnaires et l’ont côtoyé quotidiennement. Dès le lendemain, l’information s’est diffusée viralement au sein du lycée, notamment auprès des enseignants. Ce sont les personnels qui ont dû informer la direction de cette publication. Devant l’absence d’information venue de la hiérarchie, ce sont également les personnels qui ont expressément demandé, le mardi 5 mai 2026 : • une communication de la part de l’institution auprès des personnels. Cette dernière a été effectuée par la direction à 19h mercredi, déléguant aux professeur.es la possibilité d’informer les élèves d’une éventuelle mise en place d’une cellule psychologique. • une communication de la part de l’institution auprès des familles et des élèves. Le courrier n’a été envoyé que ce jeudi 7 mai, à 11h, suite au mouvement de grève des professeurs, mais reste évasif sur la situation, entretenant la logique « pas de vague ». • la mise en place d’une cellule d’écoute pour les personnels et les élèves. Nous nous interrogeons sur le risque de potentielles victimes parmi nos élèves, dont certains présentent un profil socio-psychologique fragile, cible privilégiée des agresseurs. Malgré l’annonce mercredi soir de la « présence renforcée de psychologues de l’Education Nationale » tenues du 7 au 13 mai 2026, aucun dispositif n’est mis en place ce jeudi matin. Seule la psy-EN de l’établissement est présente, comme tous les jeudis, selon ses horaires habituels. • un retour de la Région et/ou du rectorat pour expliquer comment il est possible qu’une personne mise en examen pour « viol, agression sexuelle et corruption de mineur en récidive », et préalablement condamnée pour corruption de mineur à de la prison avec sursis (information confirmée par le journaliste après notre prise de contact), ait pu travailler dans un établissement scolaire pendant des années. Nous ne disposons d’aucun retour sur ce point à ce jour. Aujourd’hui-même, nous recevons une circulaire de M. le Ministre indiquant que « nous sommes en droit d’obtenir la protection [de l’institution], son efficacité et son soutien ». Or, face au silence de cette dernière, l’entière responsabilité de la communication et de la prise en charge de la sécurité affective et émotionnelle des élèves est déchargée sur les seules épaules des personnels d’éducation. Les parents d’élèves avec lesquels nous avons pu interagir se demandent si leurs enfants sont en sécurité et envisagent de les retirer de l’établissement. En l’état, nous ne sommes pas en mesure de les rassurer. Nous demandons la mise en place d’un protocole clair pour faire face à la gravité de la situation, et que notre hiérarchie prenne enfin ses responsabilités. Les personnels du lycée Marcelin Berthelot de Pantin
Avis chefs d’établissement : Assemblée Générale le 12 mai en visio

Non titulaire mais pas sans droits Assemblée Générale organisée en visio par la CGT Educ Créteil mardi 12 mai à 17h30. Nous étions le 5 mai, en audience au rectorat, l’occasion pour nous une nouvelle fois de défendre les droits des collègues non-titulaires. Nous avons notamment porté à la connaissance des services de la DPE 2, les cas de nombreux collègues proches du CDI qui ont reçu des avis défavorables de leurs inspecteurs et inspectrices alors qu’ils et elles n’avaient eu aucune alerte auparavant. L’administration nous a assuré que les avis étaient rédigés indépendamment de l’ancienneté des collègues mais ce n’est pas ce que disent les collègues sur le terrain. Lors de l’accompagnement d’une collègue lors d’un entretien, une cheffe d’établissement a même dit « j’ai eu des gens du rectorat au téléphone, ils m’ont dit que vous ne signerez jamais de CDI » et ce pour justifier l’avis réservé qu’elle avait donné à la collègue, alors qu’elle avait jusque là reçu seulement des avis favorables.Pour nous, alors que la CGT revendique la titularisation de toutes et tous sans conditions de concours ou de nationalité, la politique qui consiste à magouiller les avis pour ne pas embaucher les collègues en CDI et encore plus précariser nos professions est inadmissible Nous exigeons également la fin des avis des chefs d’établissement qui mettent la pression sur les collègues et qui créent de la souffrance chez les collègues qui se sentent souvent, comme le disent les résultats de notre questionnaire (lien vers article résultats questionnaires), obligé.es d’accepter certaines missions par peur d’avoir un mauvais avis. La nouvelle circulaire parue l’année dernière et l’apparition des avis réservés qui ne sont pas contestables et qui ne donnent pas lieu à un entretien préalable accentue cette pression et cette souffrance. Si vous êtes personnel non-titulaire géré par la DPE 2 et que vous êtes concerné par ces dysfonctionnement ou par d’autres problèmes, nous organisons mardi 12 mai une AG à 17h30 des personnels non-titulaire en visio, pour continuer le combat face à cette administration maltraitante…
21 mai : bientôt reçus au ministère — tou·tes en grève contre les suppressions de classes et de postes, pour exiger un plan d’urgence 93

L’intersyndicale 93 CGT-FSU-SUD-CNT avec le soutien de la FCPE 93, appellent à faire grève jeudi 21 mai et peser sur l’audience au Ministère qui aura lieu le 3 juin prochain. Le 21 mai, la grève doit être massive : montrons notre détermination avant le 3 juin, jour de l’audience au ministère. L’objectif, la réouverture des négociations sur les dotations de notre département. Mardi 31 mars, la mobilisation était forte dans notre département à l’initiative de l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE. Il s’agit d’en finir avec les milliers de suppressions de postes annoncées par le gouvernement et les 296 fermetures de classe dans le 93, en continuant de défendre l’impératif d’un plan d’urgence pour notre département. Notre combat s’est poursuivi à travers un rassemblement le 7 avril devant la préfecture. D’ores et déjà, des avancées ont été obtenues dans le premier degré par la force de la mobilisation mais on compte toujours 275 fermetures de classes. Partout dans le département des réunions de parents et de personnels s’organisent. La ténacité des personnels de l’éducation et des parents de Seine-Saint-Denis s’appuie sur leur exigence de justice sociale et leur revendication d’égalité entre les territoires. Nous avons été présent·es à chaque rendez-vous de lutte depuis plus de 2 ans. Rien n’est joué d’avance. Quand les services publics sont fragilisés, s’engager pour les défendre devient une nécessité professionnelle, pour l’ensemble de nos élèves. Et c’est aussi ce qui donne du sens à notre métier.Le ministère doit rendre des comptes : c’est bel et bien sous la pression de la mobilisation des personnels et des parents d’élèves que nous serons reçu.es le 3 juin ! Nous devrons nous y présenter fort.es d’un élan massif en termes de lutte. Aussi, le 21 mai, nous serons à nouveau en grève et dans la rue pour exiger mieux pour les personnels et nos élèves. D’autres rendez-vous suivront, en particulier avec les parents d’élèves. Le plan d’action est clair et nous sommes déterminé·es. L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE revendiquent : Dans le même temps, nous sommes de toutes les luttes qui traversent notre département dont la protection des personnels et la lutte contre les VSS, assumant pleinement en tout lieu et en tout temps notre syndicalisme de lutte et de transformation sociale. Rendez-vous le 21 mai en grève et dans la rue pour un plan d’urgence pour l’éducation dans le 93
Pétition : abandon des stages d’observation en seconde générale et technologique

Depuis 2024 et la volonté de G.Attal de «reconquérir le mois de juin», les élèves de seconde générale et technologique doivent effectuer, à cette période de l’année, deux semaines de «stage d’observation» en entreprise. Alors que ces stages n’ont aucun intérêt pédagogique (comme ceux de 3ème), ils présentent avant tout des risques pour les élèves, augmentent la charge de travail des personnels et sont profondément inégalitaires (réseaux familiaux et autre reproduction sociale). Surtout, au-delà de leur caractère occupationnel, ils sont un outil au service du discours néolibéral et militariste du gouvernement qui ne cesse de présenter l’entreprise comme l’alpha et l’oméga de la formation. La CGT Educ’action Lille ayant lancé une pétition pour l’abandon de ces stage, la CGT Educ’action la soutient nationalement et demande que cette pétition soit signée massivement. C’est un outil de médiatisation qui participe d’une campagne plus large, ancrée sur le terrain, contre la présence des enfants en entreprise de façon plus générale. Signer la pétition ! Nous rappelons les publications récentes de l’UNSEN sur ce sujet : https://www.cgteduc.fr/2026/04/30/stages-de-seconde-une-seule-solution-l-abrogation/ https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2025/09/RV-stages-seconde-LGT-2.pdf
Forfait mobilité Durable : après la victoire CGT, mise en paiement le 28 avril

Mardi 28 avril, les personnels recevront sur leurs salaires le FMD (Forfait Mobilité Durable) que le rectorat s’est engagé à verser. Pour rappel, après une première victoire sur la reconnaissance du cumul FMD-pass navigo garantie à tous les personnels, la CGT a enfoncé le clou et gagné l’accès aux personnels initialement refusés qui se trouvaient jusqu’à présent bloqués. Ce sont des centaines d’euros qui ont été gagnés pour chaque personnels ! Les modulations de l’indemnité Elle est conditionnée à une utilisation d’au moins 30 jours par an du vélo, du covoiturage (en qualité de conducteur ou de passager) ou d’autres mobilités douces (trottinette électrique, véhicule d’autopartage, véhicule à faible émission par exemple) pour effectuer les déplacements domicile-travail La CGT revendique : – le remboursement à 100% du pass Navigo par l’employeur– la revalorisation du forfait mobilité durable– le recrutement massif de personnels– une augmentation immédiate de 400 euros pour tou-tes,– le dégel et le rattrapage du point d’indice (23 % de perte en 20 ans)– l’indexation du point d’indice sur l’indice des prix (comme pour le SMIC). Ensemble on est plus fort, ne restez pas isolé·es, rejoignez la CGT !
28 avril : Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit !

Ce 28 avril 2026, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail, la CGT appelle comme chaque année à la mobilisation pour qu’enfin de réelles mesures soient prises pour en finir avec la mort ou les blessures graves au travail. En 2024, 1297 personnes ont perdu la vie en raison de leur activité professionnelle. Un chiffre record. Les plus âgés sont plus touchés. Et le secteur de l’éducation n’est pas en reste. Rassemblement Mardi 28 avril 14h rdv square Marie Curie 29 bd de l’hôpital Paris 13, allée Amara Dioumassy Le monde du travail n’est pas sûr Dans le monde, chaque année, on dénombre près de 380 millions d’accidents du travail, entraînant absences, handicaps… voire la mort : plus de 3 millions de décès sont liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles. En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail (auxquels il faut ajouter les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es, non comptabilisé·es dans le rapport) : C’est un bilan désastreux pour le gouvernement et le patronat, qui défendent l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences.Les morts à la suite d’une maladie professionnelle sont aussi en augmentation. Les cancers professionnels sont encore nettement sous-déclarés, et souvent non considérés comme liés à l’activité professionnelle, faussant ainsi les statistiques et donc à terme la prévention nécessaire des risques et la réparation des préjudices subis par les victimes du travail. À ces morts s’ajoutent des milliers d’accidents graves occasionnant des lourdes séquelles parfois durables et entraînant trop souvent un licenciement pour inaptitude. L’accidentologie au travail n’est pas une fatalité Les morts au travail ou du fait du travail et les blessures graves ne sont jamais le fruit du hasard et sont parfaitement évitables. Elles sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés de maximiser les profits. Le travail dans l’urgence, le défaut de prévention de façon générale et d’une prévention genrée (prenant en compte les situations de travail différenciées et les spécificités biologiques des femmes et des hommes), les organisations du travail délétères sont parmi les facteurs aggravants des risques professionnels.Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés. Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, d’inspecteur·ices du travail et de contrôleur·ses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail. La sécurité au travail n’est pas une priorité pour les pouvoirs publics en général, pour le ministère de la Justice en particulier – trop de procès-verbaux des inspecteur·ices du travail sont classés sans suite par les procureur·ses de la République, soit par manque de moyens soit par décision politique. Les employeur·ses condamnés comme responsables d’un accident mortel reçoivent des peines peu dissuasives, des amendes dérisoires qui n’ont qu’un faible impact sur la prévention des risques. Sanction dérisoire également pour la mise en œuvre du document unique d’évaluation des risques professionnels et sa mise à jour régulière : 1 500 euros d’amende n’incitent pas les employeur·ses à respecter cette obligation légale – et 50 % d’entre eux ne le font pas. Combattre les risques au travail nécessite de renforcer les moyens des agent·es de l’État pour prévenir les risques et contrôler l’application de la loi. Renforcer le pouvoir d’agir des salarié·es Les gouvernements de Macron ont drastiquement limité l’intervention des représentant·es du personnel, et les CHSCT ont totalement disparu depuis 2020 tous secteurs confondus. La CGT considère que cette situation participe à l’aggravation des conditions de travail et au recul en matière de prévention des risques professionnels. Le pouvoir d’agir des salarié·es et de leurs représentant·es dans les entreprises doit être renforcé. En particulier, les CHSCT, institutions indispensables à la prévention des risques professionnels, doivent être remis en place, avec des prérogatives nouvelles, et être accessibles à tou·tes les travailleur·ses ! Tou·tes mobilisé·es le 28 avril ! La journée internationale de la santé et de la sécurité au travail est l’occasion de visibiliser les morts et blessures au travail évitables. Pour transformer le travail et arrêter cette hécatombe, exigeons : Partager Articles similaires Fonctionnaires, salarié.es du privé, retraité.es et étudiant.es : unité ! Le gouvernement mène sa lutte des classes et attaque le monde du travail sur tous les fronts, il (…) Motion de soutien à Gaël Quirante adoptée au CNU des 28-30 mars 2018 Dans un contexte où les mobilisations se développent dans plusieurs secteurs, le gouvernement (…) Annonces Blanquer : priorité à l’austérité ! 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Dans le cadre de la journée mondiale pour la fonction publique, rassemblement festif et (…)
1er mai : après la victoire, tou-tes en manifestation !

Cette année, le 1er mai a une saveur particulière. Grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée. C’est une première victoire contre le patronat et les grands groupes soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite. Mais rien n’est joué. Tou-tes en manifestation vendredi 1er mai à 14H place de la République Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est notre journée ! Depuis 140 ans, après le 1er mai 1886 et la répression sanglante des ouvrières de Chicago, partout dans le monde, les travailleurs et les travailleuses se battent ensemble pour leurs droits. C’est grâce à cette lutte que nous avons conquis la journée de 8 heures et fait du 1er mai un jour férié dans 163 pays. Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, une journée de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Une journée pour profiter d’un jour de repos avec l’ensemble de ses proches et manifester pour ses droits. 1/ Nous voulons des mesures d’urgence contre la vie chère pour pouvoir vivre de notre travail : Plutôt que des primes non cotisées, des augmentations générales de salaire pour toutes et tous, y compris Smic, point d’indice et pensions pour améliorer nos quotidiens et nos lendemains. 2/ L’arrêt des guerres et une paix juste et durable Non pas aux conditions des agresseurs, mais dans le respect du droit international. Nous manifesterons notre solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d’extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort, ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international. 3/ L’égalité, la liberté et la fraternité Contre la division qui affaiblit les travailleurs et détourne la légitime colère, nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies. Face à l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et unitaire ! L’action syndicale, ça paie ! Rien n’est écrit d’avance, mais nos luttes font la différence. Sans la mobilisation de la CGT avec l’intersyndicale, ils n’auraient jamais reculé sur le 1er mai. Parce qu’il n’y a pas de droits sans syndicat et pas de syndicat sans syndiqué·es, c’est le moment de s’organiser.Pour connaître ses droits et les défendre, pour gagner des augmentations de salaires et améliorer ses conditions de travail, on s’organise avec la CGT !
Mouvement intra du 1er degré : du 27 avril au 10 mai, circulaire enfin parue
Un manque de considération flagrant : une circulaire parue moins de deux semaines avant un mouvement qui débute pendant les vacances Avec une circulaire parue le 15 avril, la CGT dénonce l’amateurisme de la DSDEN qui maintient les collègues dans le flou à l’approche de cette étape cruciale de leur carrière. Une mutation ne s’improvise pas, d’autant plus lorsque 275 collègues sont touché·es par une mesure de carte scolaire suite aux fermetures de classes ! Pour rajouter à cette situation déjà plus que problématique le serveur sera fermé pour maintenance les 29 et 30 avril. Un mépris de plus pour ce mouvement et les collègues qui doivent y participer. Opérations de mutation : retrouvez les échéance ! Pour contacter la cellule départementale d’aide et de conseil, contactez le 01 43 93 72 03 et le service mouvement : ce.93mouvement-intra@ac-creteil Source : https://www.dsden93.ac-creteil.fr/spip/spip.php?article8954note de service : https://www.dsden93.ac-creteil.fr/spip/IMG/pdf/note_de_service_mobilite_intradepartementale_2026.pdf Du 27 avril 2026 (14h) au 10 mai 2026 (23h59)vous pourrez saisir ses vœux d’affectation par internet (Portail ARENA ; I-Prof – module MVT1D phase intra départementale). Résultats : le 15 juin à 14h00 Qui peut y participer ?– les fonctionnaires stagiaires nommé·es au 1er septembre 2025– celles et ceux qui souhaitent changer d’affectation. En cas de non satisfaction, ils seront maintenus sur leur poste d’affectation actuel.– les enseignant·es dont le poste a fait l’objet d’une fermeture– les enseignant·es affecté·es à titre provisoire– les enseignant·es qui souhaitent une réintégration après détachement, disponibilité, congé parental ou congé longue durée. Accusé de réception : 12 mai 2026 à partir de 14h00 (consultation et contestation du barème à renvoyer. Recours sur le barème : du 22 mai au 8 juin 23h59 (via Colibri), contactez-nous !Du 12 mai 2026 à partir de 14h00 au 21 mai 2026 – 23h59 : en cas de suppression de vœux ou d’annulation de la participation au mouvement, le 1er accusé de réception doit être transmis par le candidat, daté et signé, uniquement de manière dématérialisée via l’application Colibris Résultats : Le 15 juin 2026 à partir de 14h00 sur Iprof et recours entre le 16 et le 30 juin 2026. PHASE D’AJUSTEMENT À partir du 17 juin 2026 : La phase d’ajustement permet de pourvoir les postes restés vacants à l’issue du mouvement informatisé, notamment les postes à profil et les postes de direction.du 25 juin 2026 jusqu’au 24 juillet 2026 : Transmission des résultats de la phase d’ajustement aux enseignants via leur messagerie « ac-creteil.fr ». SAISIE DES VOEUX Les participant·es obligatoires et facultatifs au mouvement (c’est-à-dire les enseignant·es déjà titulaires d’un poste définitif) pourront réaliser 70 vœux maximum ( 65 vœux postes maximum et au moins 5 voeux groupés).Vœux groupés ( Plusieurs postes sont proposés dans un même groupe. Les vœux groupe remplacent les vœux géographiques et les vœux larges. Vous avez la possibilité de classer les postes au sein d’un groupe par ordre de préférence. Attention : en cas de non saisie des 70 vœux dont 5 vœux groupe à mobilité obligatoire pour les pour les participants obligatoires, une affectation dans une zone hors vœux sur un poste resté vacant pourra être attribuée à titre définitif. Vous pouvez lier vos vœux à ceux de votre conjoint pour faciliter le rapprochement. https://www.dsden93.ac-creteil.fr/spip/IMG/pdf/annexe_rapprochement_de_conjoint-conjointe_-_mvt_2026.pdf – 11 points sont attribués à tout le monde d’emblée, EFS compris·es.– Viennent ensuite les traditionnels 10 points par année d’expérience– et différents points de bonifications selon l’ancienneté dans une école à titre définitif, des bonifications également à partir de 2 ans à titre définitif dans une école REP ou REP+, et 1 point est octroyé pour chaque enfant de moins de 18 ans.– Des points de bonification existent également pour les enseignant·es affecté·es à titre provisoire sur des postes fractionnés tout au long de l’année.Pour rappel, si vous êtes touché-es par une mesure de carte scolaire– 460 pour un poste dans la même commune– 180 pour un poste dans une commune limitropheDans les 2 cas sera ajouté dans le barème le maximum de points ancienneté poste pour atteindre 19 points Les enseignants faisant l’objet d’une fermeture de classe dans le cadre des mesures de carte sont départagés à l’aide des critères suivants :1. un volontaire (conseil des maîtres),2. l’enseignant ayant la plus petite ancienneté à titre définitif parmi tous les enseignants de l’école,3. l’ancienneté de fonction d’enseignant du 1er degré (A1D),4. le numéro aléatoire (qui remplace le critère de l’âge),5. l’ancienneté générale de service (AGS),6. l’échelon,7. la date d’effet d’échelon,8. la date de la titularisation,9. le plus petit numéro agent (SIRH) LA CGT VOUS ACCOMPAGNE DANS VOTRE DEMANDE DE MUTATION. CONTACTEZ-NOUS SI VOUS AVEZ BESOIN DE CONSEILS.