13 juin – École Publique en Danger : Non aux 275 fermetures de classes

La CGT et l’intersyndicale Plan d’Urgence FSU-CGT-SUD-CNT – 39 à Saint-Denis-Pierreffite– 16 à Montreuil– 15 à Aubervilliers et idem à Epinay-sur-Seine– 14 à Aulnay-sous-Bois– 13 à la Courneuve– 11 à Clichy-sous-Bois, idem à Blanc-Mesnil et à Drancy– 10 à Sevran et idem à Pantin– 9 à Bondy– 8 à Bagnolet et à Bobigny– Pas une ville épargnée même les plus petites (3 à 7 classes supprimées…) Le 13 juin tous à AUBERVILLIERS. Départ 10 h Métro Fort d’Aubervilliers Arrivée : Parvis de la mairie Financements : Non au 30 % de moins pour les élèves du 93.Collèges et les lycées : Non au 25 ETP d’enseignants supprimés.AESH : Non au retard massif dans les recrutementsAbsences non remplacées : Non à l’immobilisme du rectorat
L’extrême droite jette en pature des élèves sur X : stop à l’instrumentalisation !

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL CGT-FSU 93 du 8 juin Ce samedi, un compte anonyme a diffusé un extrait tronqué du spectacle de fin d’année d’une école maternelle de Montreuil intitulé « Voyage dans le temps ». Connu pour instrumentaliser la lutte contre l’antisémitisme, « Jugé Coupable » n’hésite ainsi pas a jeter en pâture plusieurs enfants en bas-âge à visage découvert, ainsi qu’une mère de famille, sur la base de mensonges éhontés. L’objectif de ce passage du spectacle était en effet de promouvoir le pacifisme et le devoir de mémoire. Après la scène représentée dans la vidéo, les enfants jetaient leurs t-shirts imprimes camouflage pour arborer des symboles de paix. Un message très clair pour tous les parents qui ont assisté à ce moment. Malgré cela, « Jugé coupable » et ses nombreux relais se permettent de se livrer à une instrumentalisation scandaleuse, mettant en danger des enfants de maternelle, l’équipe éducative ainsi qu’une mère d’élève, dont les informations personnelles ont été livrées sur les réseaux sociaux. Nous, la FSU-SNUipP 93 et la CGT Educ action 93, dénonçons cette polémique qui vise une fois de plus à stigmatiser les enfants des quartiers populaires. Nous attendons du ministère la protection des enfants, familles et personnels de l’école au lieu d’appeler à une enquête voire à des sanctions contre l’équipe pédagogique. Aussi, nous, ne laisserons pas diffuser des images des élèves hors de tout contexte, à des fins partisanes en contradiction avec l’esprit du travail effectué avec eux. Nous appelons au retrait de ces images exposant les élèves, et à ce que cesse cette campagne de harcèlement nauséabonde. La CGT Educ’Action 93 et le Snuipp 93Lundi 8 juin 2026
54e Congrès CGT – Meeting de l’internationale ouvrière contre l’extrême droite

Le congrès a accueilli 109 syndicalistes invité-es, venu-es de 69 pays. Plusieurs d’entre elles et eux ont témoigné de la montée de l’extrême droite chez eux, parfois jusqu’à l’accession au pouvoir. D’autres ont exposé leur stratégie pour obtenir des mesures politiques progressistes. « Un contre-pouvoir démocratique », en particulier contre la montée de l’extrême droite un peu partout dans le monde. Voilà comment Luc Triangle, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI), définit le rôle des syndicats. « L’extrême droite vote contre les droits syndicaux et contre les droits des travailleurs, tout en prétendant parler au nom du peuple », insiste-t-il, en désignant la voie à suivre : « Face à la haine, nous choisirons toujours la solidarité internationale. » Certes, l’extrême droite peut prendre des visages en apparence différents et mettre en avant des thématiques qui peuvent varier. Le visage, par exemple, du parti Vox en Espagne, « nostalgique du passé, ces cinquante ans de dictature de Franco, raciste, xénophobe, qui a voulu créer un pseudo-syndicat » et rencontre le « succès auprès des héritiers du franquisme, mais aussi dans les classes moyennes », résume Christina Fabiacen (CCOO). Le visage d’un « parti nationaliste hindou qui gouverne depuis douze ans » en Inde et qui manie l’islamophobie, décrit Gautam Mody (NTUI). Le visage d’une extrême droite politique qui, en Ukraine, ne représente « que 2 % des voix », empêchant son entrée au Parlement, ce qui contredit la propagande russe sur le « prétendu régime ukrainien nazi », note Yuri Samoïlov (KVPU), mais une extrême droite qui « a sa propre particularité, la militarisation », à l’image du régiment Azov. Le visage d’un mouvement qui, en Pologne, met en avant le modèle de la « famille traditionnelle » comme socle politique, qui a réduit à quasiment rien le droit à l’avortement et qui oppose les « patriotes aux autres », décrit Magadalena Chojnowska (OPZZ). Le visage du pouvoir trumpiste aux États-Unis, où « dix-sept mois de choc quotidien font que les digues sautent tous les jours » et où « l’État de droit perdure à peine », ce qui donne à Nick Allen (SEIU) « un grand sentiment de responsabilité face à tout le mal que fait mon gouvernement dans le monde ». Ou encore le visage de Javier Milei en Argentine, qui se trouve « des ennemis partout : les peuples autochtones, les travailleurs, le féminisme, les universités et écoles publiques… » liste Roberto Bardel (CTA-A). « Protéger les puissants »Mais les ressorts principaux restent les mêmes : « L’extrême droite a pour stratégie de protéger les puissants », décrypte Esther Lynch, secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES). Au Parlement européen, elle observe ainsi un bloc qui « s’oppose à l’égalité femmes-hommes, à la santé et la sécurité au travail et au devoir de vigilance des entreprises ». Elle s’inquiète également de voir que cette force politique en emmène d’autres sur son terrain : « Le centre droit s’allie à l’extrême droite, c’est une honte ! » Et elle craint déjà la possible mise en place, avec l’aide de cette coalition, d’un « 28e régime » (qui s’ajouterait aux régimes des 27 États membres) voulu par la Commission européenne, qui « permettra aux employeurs de créer une entreprise en quarante-huit heures, en contournant toutes les législations nationales sur le travail et en mettant en place une rémunération en actions ». En Inde, le Premier ministre Narendra Modi se livre à des « attaques contre le salaire minimal, la protection sociale, le temps de travail », confie Gautam Mody, et réprime, jusqu’à les emprisonner, les travailleurs qui luttent pour de meilleurs salaires.Le meeting sur « L’Internationale ouvrière contre l’extrême droite » s’est penché sur les raisons de cette montée en puissance. « La crise de 2008 a fortement contribué à la recrudescence de l’extrême droite, avec des milliers de jeunes à la rue, l’explosion du chômage… » constate Antonio Lisboa, du syndicat brésilien CUT. Au Cameroun, « le salaire minimum est de moins de 100 euros », rapporte Céline Amana (CSP). En Italie, « la Première ministre [Giorgia Meloni, NDLR] provient d’un groupe fasciste que le peuple a choisi » dans les urnes, rappelle Maurizio Landini (CGIL). Il y voit notamment le résultat d’une « séparation et d’une fracture entre le monde politique et celui du travail », qui alimente à la fois le vote d’extrême droite et l’abstention. « La montée de l’extrême droite et de la droite en général est également le résultat des erreurs de la gauche », souligne-t-il. Constat semblable chez Magdalena Chojnowska : « La société polonaise est fragmentée et divisée. » « La démocratie est vulnérable quand le pouvoir cesse d’entendre les citoyens », acquiesce Yuri Samoïlov. « La précarité grandissante et une perception d’insécurité font de l’immigration un bouc émissaire », constate de son côté Christina Fabiacen. « S’attaquer à la financiarisation » Au-delà des dangers, le meeting avait évidemment pour objectif de tracer des perspectives. « Il ne peut y avoir d’égalité au travail sans égalité dans la société », insiste Magdalena Chojnowska. « L’extrême droite est la pire ennemie des classes laborieuses. Il faut s’attaquer aux maux du capitalisme, en particulier la financiarisation », poursuit Antonio Lisboa, du syndicat brésilien CUT. « La grève est notre principal outil », rappelle Christina Fabiacen, pour qui la contradiction à l’extrême droite doit être apportée « sur le lieu de travail », l’entreprise étant « l’espace idéal pour faire passer des idées ». Il convient aussi, pour elle, de « dénoncer tous les propos » relevant des idées d’extrême droite, y compris ceux prononcés sous couvert de « blagues ». « Il faut des propositions claires, qui mobilisent largement, les jeunes, les femmes… » note Antonio Lisboa. « La semaine dernière, la Chambre des députés a voté une loi du président Lula, qui fait passer la semaine de travail de 44 à 42 heures et qui instaure deux jours de repos », confie le syndicaliste brésilien.Pour arriver à ce résultat, le monde syndical avait une « stratégie claire », se félicite-t-il, basée notamment sur « des alliances avec des universitaires ». « Nous devons participer de plain-pied à la vie politique », confirme l’espagnol Pepe Alvarez (UGT). « Nous devons traiter les migrants avec dignité », enchaîne-t-il, se félicitant des « 500 000 à 800 000 régularisations de sans-papiers », décidées par le gouvernement espagnol. Nick Allen revient, lui, sur le soulèvement à Minneapolis, cette ville de 700 000 habitants où « trois mille agents masqués [de la milice anti-immigration ICE] ont procédé à des rafles partout dans la ville, les écoles, les
Quand saisir ses voeux ressemble au parcours du combattant pour les contractuel.les …
Saisir ses voeux quand on est personnels non-titulaires dans l’académie de Créteil, c’est le parcours du combattant ! Le serveur Lilmac s’est ouvert pour saisir les voeux d’affectation des personnels constractuel.les : https://portail.ac-creteil.fr/lilmac/Lilmac Attention cette année, la saisie est complexe ce qui ajoute un stress supplémentaire à la situation des personnels précaires :Vous pouvez d’abord renseigner tous les éléments vous concernant et votre établissement d’affectation actuel.Pour effectuer vos vœux, il faut ouvrir le premier onglet à gauche, chercher éléments de barème, modifier puis choisir OUI.Ensuite, l’onglet « vœux » apparaîtra et vous pourrez faire la saisie de vos vœux. L’année dernière, le rectorat nous avait annoncé retarder la date de saisie des voeux pour pouvoir envoyer tous les contrats avant cette date et ainsi que la saisie des voeux ne soit faite que pour les personnels renouvelés ou les personnels en CDI, cette année c’est plus que jamais confus ! À cette heure, un grand nombre de personnels n’a reçu ni contrat ni lettre de non-renouvellement et se retrouve dans le flou complet quand à l’année prochaine. . Cette attente et la non-réponse au recours déposés pour contester les avis provoquent beaucoup de stress chez les collègues ! Le mardi 9 juin, nous serons reçu.es au rectorat pour défendre les droits des personnels non-titulaires et pour pointer tous ces dysfonctionnements qui sont un calvaire pour les collègues ! La CGT Educ’Action reste aux côtés de tous les personnels précaires dans cette période difficile ! N’hésitez pas à nous solliciter pour vous aider dans vos démarches ! Ne restez pas isolé.e., syndiquez-vous !
AESH : stop à la maltraitance, stop aux PAS, un statut, un vrai salaire pour tou-tes maintenant !

L’intersyndicale 93 est présente depuis lundi 1er juin au matin devant la DSDEN pouraccompagner les collègues AESH qui sont convoqué·es pour signer un avenant qui modifie le nombre d’établissements avec les PAS. Le constat est affligeant : les collègues sont reçues à la chaîne, quelques secondes seulement pour lire et signer l’avenant. Pour celles qui avaient des questions sur les conséquences des PAS et sur les nouvelles zonesgéographiques couvertes par le PAS on leur a dit « il faut scanner le QR code », en leur tendantun marque page aux couleurs de l’académie de Créteil. Quel mépris pour ces personnels qui sont déjà les plus précaires de la fonction publique ! Nous informons les collègues qu’elles ne sont pas obligées de signer l’avenant sur place et qu’elles ont un délai d’un mois de réflexion. Nous leur conseillons d’utiliser ce droit pour montrer à l’administration que les AESH refusent d’être maltraitées une fois de plus. Les PAS ont été rejetés par les parlementaires, le ministre maintient sa généralisation dans un déni de démocratie. Le ministère doit renoncer à la mise en place des PAS qui vont renforcer la précarité des personnels AESH et amenuiser les heures d’accompagnements proposées aux élèves en situation de handicap, alors que beaucoup d’élèves du département n’ont pas un accompagnement à la hauteur de leur notification. Nous refusons que les conditions de travail des AESH soient de nouveau dégradées. Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales. Alors que les AESH représentent aujourd’hui le deuxième métier de l’éducation tous ministères confondus en nombre de personnels, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des AESH. Cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins, ni aux exigences d’une école réellement inclusive. L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité, sous-payés et privés de véritables perspectives professionnelles.Continuons le combat pour un statut de fonctionnaire de catégorie B pour toutes les AESH et des conditions d’inclusion et de scolarisation dignes pour nos élèves. Des revendications qui font pleinement partie de notre demande d’un plan d’urgence pour l’éducation en Seine-Saint-Denis ! Nous appelons les AESH et les enseignant·es à se mettre en grève massivement le 9 juin et à manifester à Paris à 14h.
Devant les nouvelles provocations du ministère en audience, l’intersyndicale ne lâche pas l’affaire !

L’intersyndicale éducation 93, accompagnée de représentant.es nationales.aux a été reçue le 3 juin au ministère par le Directeur de cabinet, la Directrice des ressources humaines, la conseillère à l’égalité territoriale, la directrice de l’enseignement scolaire et la DASEN du 93. Le niveau de responsabilité de nos interlocuteurs.trices du jour et le faste de la bibliothèque du ministère comme lieu de l’audience pouvait nous faire croire à un changement de paradigme ministériel concernant la prise en considération de nos revendications. Nous pensions à minima être considéré.es sérieusement après l’audience consternante du 12 mars. Nous avons défendu avec détermination les droits du département le plus pauvre de la France hexagonale où l’État investit moins qu’ailleurs et ne remplit pas sa mission d’égalité des chances pour tous les élèves du 93. 846 millions c’est le rabais que s’autorise l’état en dépensant 30% de moins pour nos élèves que dans le reste du territoire. Ce constat, factuel et documenté, le ministère y répond en nous indiquant que l’état « continue d’investir dans le 93 », et que l’accompagnement des élèves à besoins particuliers va s’améliorer largement avec le déploiement des PAS. Notre interlocutrice a cru bon ajouter que l’académie « surconsommait » des AED et pour finir que le ministère « aurait pu supprimer beaucoup plus ».Nous aurions pu croire un instant à une caméra cachée : il n’en était rien. Il s’agissait simplementde la vision du 93, qualifié de « territoire complexe et éruptif », depuis la rue de Grenelle.Ces propos ont sonné comme une provocation à l’égard des personnels et parents d’élèvesmobilisés depuis 2 ans. La situation de la Seine-Saint-Denis pour la rentrée prochaine, c’est une saignée pour laréussite de nos élèves : La lutte doit se poursuivre plus que jamais, en particulier dans le cadre de la prochaine rentrée qui s’annonce sous haute tension. Nous le savons : sans déblocage d’une rallonge financière extraordinaire significative, il est illusoire d’imaginer améliorer la situation de l’école publique dans notre département. Nous avons ainsi obtenu une nouvelle audience à la rentrée. A l’heure où les bilans de rentrée dans les départements se font en DSDEN, le 93, fort de sa mobilisation depuis 2 ans, ira faire le sien au ministère, toujours déterminé et dans la lutte pour un plan d’urgence pour notre département. L’enjeu sera le budget 2027 !Nous ne lâcherons pas l’affaire devant les provocations du ministère !
Face aux terribles chaleurs, notre administration profite de la clim et ne voit pas le problème

Ce jeudi et ce vendredi 28 et 29 mai ont été frappés par de terribles chaleurs dans notre département de la Seine-Saint-Denis, comme dans une grande partie de la France, rappelant l’urgence à transformer notre société pour de bon face au changement global. Mais dans notre département, comme nous l’avons démontré avec notre lutte pour un plan d’urgence dans le 93, la calamité de l’état du bâti aggrave grandement la situation :Une écrasante majorité des écoles, collèges et lycées sont mal isolés, n’ont pas de volet fonctionnel, n’ont pas de recoin de fraîcheur pouvant accueillir les élèves et les personnels. Il a fait plus de 30°C dans un nombre incalculable de classes. Il est impossible de faire cours normalement dans ces conditions. De nombreux·ses élèves et personnels ont subi des malaises, voire pire.Face à cette situation pourtant prévue et malgré les demandes répétées de nos syndicats, l’administration n’a pas été à la hauteur. Il a fallu se battre dans chaque établissement pour obtenir des bouteilles d’eau et des ventilateurs, et encore plus fort dans les établissements où il fallait annuler les cours. Si certain·es chef·fes de service ont accepté d’annuler des cours, en adéquation avec leur obligation de protection de la santé et de la sécurité des élèves et des personnels, beaucoup n’ont pas pris leurs responsabilités. Pire, la DSDEN 93 a cherché à les en empêcher. Il faut dire que quand on a la climatisation on a plus de mal à voir le problème.Des droits de retraits ont été refusés, les collègues se sentant en danger immédiat par les températures atteintes. Faut-il rappeler que chaque année des gens meurent au travail du fait de la chaleur ? La DSDEN leur a de plus menti sur la lecture des textes en disant qu’un droit de retrait pour raisons de chaleur n’était pas possible, sous prétexte que le code du travail (et le CGFP et le code de l’éducation) ne prévoient pas de température maximale pour travailler. Lecture fallacieuse de la réglementation : un danger grave et imminent s’évalue au cas par cas, il n’y a pas de liste des dangers pré-établie. Rien ne dit dans la loi qu’il est interdit de travailler lorsqu’il y a un incendie, or cela est évidemment reconnu comme un danger grave et imminent. Les lycéens des sections d’enseignement professionnel passaient des épreuves écrites ce jour, et nombre d’incidents sont à énumérer, prouvant que même pour des épreuves nationales l’anticipation est à la peine. Les personnels des lycées pro ont dû souvent se débrouiller trop seul·es pour venir en aide aux élèves. L’administration n’a pas été à la hauteur, la CGT Educ’Action 93 a fait ce qu’elle a pu pour appuyer les revendications pourtant vitales des collègues dans leurs écoles et établissements. La CGT demande à notre administration de remplir son devoir de protection de la santé, de permettre cet après-midi aux élèves et personnels présent·es dans des bâtis les mettant en danger de leur permettre d’en sortir et se mettre au frais. Elle exhorte notre administration à anticiper les vagues de chaleur à venir dans les semaines prochaines. On ne peut pas enseigner normalement quand l’école brûle. Contactez la CGT pour toute atteinte à votre santé au travail.
Communiqué intersyndical sur la situation au lycée Jean Renoir
Depuis plusieurs semaines, au lycée Jean Renoir, les témoignages affluent pour dénoncer des propos violents, racistes et discriminants.L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT 93 réaffirme son engagement dans la lutte contre toutes les formes de discriminations, accompagnera les personnels victimes qui le souhaitent et appelle les personnels à signaler les violences subies par des mineur·es dont ils et elles auraient connaissance. Elle exige de l’institution la mise en place d’une cellule d’écoute et d’accompagnement pour les élèves et les personnels afin que toutes les victimes puissent avoir un espace d’écoute et de signalement des violences subies. Ces signalements doivent être crus et traités, dans le respect des droits des personnes mis en cause, mais aussi en protégeant les victimes et témoins de violences supplémentaires ou de sanctions. En ne le faisant pas, l’institution instaure un climat délétère pour les élèves et les personnels de l’établissement. Nous avons vu les effets de cette inaction institutionnelle au lycée Utrillo et cela ne peut plus continuer ! Au lycée Jean Renoir comme ailleurs, les personnels doivent être formés à reconnaître et à lutter contre le racisme et toutes les formes de discriminations au sein du système éducatif, car il ne se réduit pas à des comportements intentionnels et isolés, mais a une dimension systémique.L’absence d’intervention du Rectorat amène la situation à dégénérer : une élève a été arrêtée par la police qui a fait usage de gaz lacrymogène, les tensions entre personnels sont exacerbées, des informations circulent sur les réseaux sociaux. Les personnels se retrouvent de ce fait tout•es exposés, en particulier les agent•e d’accueil, les personnels administratifs ou de vie scolaire à des remises en cause publiques sur les réseaux sociaux avec des informations personnelles qui les mettent en danger.L’attitude du Rectorat est inadmissible ! Tout comme il est inadmissible de laisser des victimes ne pas être entendues et reconnues dans ce qu’elles ont vécu. L’IS 93 suit de près cette situation et sera présente aux côtés de personnels et des élèves pour que l’administration cesse de mener une politique de l’autruche.
AED : en grève le 2 juin ! La lutte continue pour un vrai statut et un salaire

Les AEd occupent une place centrale dans les établissements mais sont précarisé·es et sous-payé·es. Enfin, les moyens humains en vie scolaire sont insuffisants. Pour une éducation égalitaire et émancipatrice, nous avons besoin de personnels aux approches et cultures professionnelles variées. LA GRÈVE PAYE ! Depuis 2 ans, la CGT Éduc’action construit les grèves avec les personnels AEd et obtient des avancées notables. La plupart des rectorats ont désormais adopté un Guide AEd. S’il contient souvent des erreurs ou interprétations discutables, il constitue une première avancée pour formaliser les droits et missions des AEd et éviter des tâches indues. La mobilisation des vies scolaires ne concerne pas que les AEd, mais tous les personnels ! Dans plusieurs académies, nous avons gagné une grille de salaire basée sur celle des AESH, le retour de CDD de 2 ou 3 ans, la CDIsation d’AEd malgré un refus initial de leur rectorat… La lutte paye ! LUTTER CONTRE L’ARBITRAIRE : CE N’EST PAS À LA HIÉRARCHIE LOCALE DE FAIRE SA LOI C’est par la menace permanente du non-renouvellement que les hiérarchies imposent des conditions de travail bien au-delà du cadre légal. Partout, les AEd ne veulent plus se laisser faire et s’organisent. Les rectorats doivent prendre leurs responsabilités, faire enfin appliquer le droit, et faire cesser l’arbitraire dans le renouvellement des contrats. Mais ce n’est qu’en sortant les AEd des conditions d’emploi précaires dans lesquelles ils et elles sont maintenu·es, qu’il sera réellement possible de garantir des conditions de travail dignes. ENSEMBLE, EXIGEONS
9 juin : AESH, un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire ! Toutes et tous mobilisé·es

Alors que les AESH représentent aujourd’hui le deuxième métier de l’Education, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des AESH. La CGT Educ’Action 93 dénonce ce seuil à minima, dont l’un des effets est d’exclure de fait les personnels de nationalité extra-communautaires. Cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins, ni aux exigences d’une école réellement inclusive. COMMUNIQUE INTERSYNDICAL Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales. Mais dès ce premier groupe de travail, les limites fixées par le ministère sont apparues inacceptables. Alors que les AESH représentent aujourd’hui le deuxième métier de l’éducation tous ministères confondus en nombre de personnels, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des AESH. Cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins, ni aux exigences d’une école réellement inclusive. L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité, sous-payés et privés de véritables perspectives professionnelles. Nous réaffirmons nos revendications : • la création immédiate d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour toutes et tous les AESH ;• un temps complet sur la base des missions réelles exercées ;• une revalorisation salariale significative ;• a reconnaissance pleine et entière des qualifications et compétences professionnelles des AESH ;• une école pleinement inclusive donnant réellement les moyens de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Le prochain groupe de travail est annoncé pour le 17 juin. D’ici là, il est indispensable de faire entendre massivement les revendications des AESH.