Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Lutter intégralement contre les violences sexistes et sexuelles au travail maintenant !

Participez aux rassemblements et manifestations organisés sur tout le territoire, en particulier les lundis, et soyons nombreux·ses le samedi 4 juillet pour une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles à Paris et partout en France ! Les femmes en danger au travail, faute de prévention Au cours de leur carrière, 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail ; 9 % déclarent avoir déjà eu un rapport sexuel forcé ou non désiré avec une personne de leur milieu professionnel ; 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour sur un lieu de travail.Assez ! Ces violences, massives, ne sont pas une fatalité. Elles résultent de l’inaction des pouvoirs publics et des employeurs : 80 % d’entre eux n’ont pas mis en place de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles, alors même qu’il s’agit d’une obligation légale ! Et quand ils existent, la plupart de ces plans de prévention sont des coquilles vides. Le travail est un espace propice aux violences sexistes et sexuelles (VSST) car c’est un lieu de rapports de force et dedomination, qui se trouvent exacerbés du fait que l’emploi conditionne l’accès à l’autonomie financière et à l’émancipation des femmes. Les plaintes qui visent Patrick Bruel aujourd’hui concernent des faits qui ont quasi tous eu lieu au travail.Une loi-cadre pour des mesures réellement efficaces La CGT a intégré la Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles dès son lancement fin 2024 pour amplifier la lutte contre les violences sexuelles et notamment les VSST. Dans ce texte, nous portons plusieurs mesures urgentes pour éradiquer les violences au travail : Tou·tes mobilisé·es contre les VSST La CGT se mobilise dans les rassemblements qui ont lieu partout en France depuis le viol et le meurtre le Lyhanna, pour marquer sa volonté, aux côtés des associations féministes et enfantistes, d’obtenir des pouvoirs publics une action déterminée et proportionnée contre les violences sexuelles subies à tous les âges de la vie et dans tous les espaces, notamment au travail. Les professionnel·les qui ont pour mission de prévenir, protéger, accompagner, réparer, sanctionner, réinsérer tirent la sonnette d’alarme depuis des années : elles et ils n’ont pas les moyens de bien travailler. Il est grand temps d’y remédier. Assez de larmes de crocodile et de paroles en l’air ; nous exigeons des actes forts, à la hauteur de l’enjeu : une société affranchie des violences sexistes et sexuelles qui attentent à la dignité humaine et détruisent tant de vies. Faisons entendre nos voix !

Personnels de vie scolaire, ATSS, agent.e.s des collectivités : les grand.e.s oublié.e.s des mesures de protections face aux chaleurs

L’impréparation du ministère sur les mesures à prendre face aux épisodes de canicules et vagues de chaleur n’est plus à démontrer. Les aménagements décidés localement par les directions d’établissement semblent à géométrie variable : certaines catégories de personnels ne sont pas sujet à la nécessité de protection contre les fortes chaleurs.En effet, de nombreux établissements adaptent les horaires de cours voire ferment sur les heures les pluschaudes, libérant de fait élèves et enseignantes. Mais les personnels de vie scolaire, les personnels administratifs, techniques santé sociaux et les agentes des collectivités sont contraintes de rester dans les établissements pour continuer leurs missions et ce, parfois même sans aménagements ! La CGT est intervenue et a gagné sur certains établissements auprès de la DSDEN pour exiger des consignes claires pour les personnels ATSS, des mesures de protection pour les vies scolaires et des aménagements réglementaires . La DSDEN s’est engagée à prendre des mesures. Pour rappel, l’arrêté de mai 2025 sur la protection lors des épisodes de chaleur est une victoire de la mobilisation des travailleur·ses et de la CGT. Maintenons la pression pour faire valoir nos droits ! La CGT EDUC’93 dénonce cette situation et exige :

Le rejet des PAS doit interroger le gouvernement sur sa politique d’inclusion scolaire

COMMUNIQUÉ DE LA CGT ET DU SNUIPP Alors qu’ils·elles étudiaient une proposition de loi sur l’École inclusive le mois dernier, les député·es ont rejeté la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS), mesure soutenue par le ministère, confirmant ainsi leur vote en commission des affaires culturelles et d’éducation. Pour nos organisations syndicales, ce vote (ainsi que les motivations des député·es) soutient notre position et celle des personnels vis-à-vis des PAS. La mise en place des premières expérimentations s’est faite de façon unilatérale par le ministère, sans négociation ni prise en compte de nos oppositions. De même, aucun bilan objectivé sur les moyens et les effets n’a été rendu public (malgré nos demandes répétées). On a assisté, de la part du ministère et des pouvoirs publics, à une campagne de promotion s’apparentant à de l’auto-persuasion, chose soulignée par les député·es. Les PAS ne sont pas la solution miracle à l’École inclusive. Alors que les dispositions actuelles permettant la prise en charge des élèves en situation de handicap et les élèves en difficultés scolaires ne sont pas tout le temps lisibles pour les familles, ce dispositif va ajouter des difficultés (notamment dans l’accès à la MDPH pour les familles). Nous dénonçons également le fait que sans cadrage national, il offre beaucoup trop de latitude aux autorités académiques qui l’instaurent à leur guise, entraînant trop de dysfonctionnements (principalement dans la gestion des AESH). Dans les faits, et c’est particulièrement frappant pour la préparation de la rentrée 2026, le développement de 500 nouveaux PAS entraîne le transfert de moyens d’enseignement (des postes en classe) vers le pilotage de ces dispositifs. À l’heure de l’austérité dans l’Éducation nationale et du manque flagrant d’enseignant·es dans les écoles, cette extension à moyens constants est inquiétante pour le Service public d’éducation. Nous estimons également qu’ils constituent une véritable remise en cause des missions-champs d’intervention de certain·es professionnel·les de l’Éducation comme les RASED et les ERSEH. Ils vont également participer à maintenir l’amalgame entre handicap et difficultés scolaires. Nos organisations réaffirment la nécessité d’accueillir tous·tes les élèves à l’École, mais aussi le fait qu’ils·elles soient accompagné·es par des personnels formés et en nombre suffisant. C’est pourquoi nous demandons le recrutement et la formation de personnels RASED afin qu’ils soient complets sur l’ensemble du territoire et qu’ils puissent exercer de vraies missions de prévention et remédiation, sans être cantonnés à être des personnels ressources. Nous rappelons aussi que la politique ministérielle pour l’école inclusive n’est pas à la hauteur des enjeux et revendiquons des moyens et un soutien sans faille aux personnels travaillant quotidiennement à sa mise en œuvre. Nos organisations exigent, entre autres, l’arrêt de la généralisation des PAS, le retour à une politique de formation des enseignant·es spécialisé·es exigeante et la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Mardi 23 juin la CGT demande des comptes à Bercy !

Dans le cadre de la journée mondiale pour la fonction publique, rassemblement festif et revendicatif à Bercy. Vive la solidarité et le progrès social ! Le 23 juin, à partir de 16h, la CGT appelle les agent·es publics, fonctionnaires et contractuel·les, mais aussi les usager·es et citoyen·es à se rassembler à Bercy pour faire sauter le verrou budgétaire. Fiers de nos missions ! Tous les jours, près de 6 millions d’ agent·es de la Fonction Publique exercent leurs missions pour rendre le meilleur service public et participent au fonctionnement de l’État, des collectivités locales et des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux. L’austérité budgétaire met nos services publics à l’os. La logique du chiffre, du coût et de la performance abîme nos missions de service public, nourrit la perte de sens, accroît la maltraitance au travail et fragilise la Fonction publique. Ce sont les usager·es et les citoyen·nes qui sont mis à mal, c’est notre modèle social et démocratique qui est attaqué au profit des intérêts de l’argent, des idées réactionnaires et de l’extrême droite. De l’argent, il y en a… Plutôt que d’allouer chaque année 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises privées sans aucun contrôle ni contrepartie, ni résultats… , plutôt que d’augmenter sans cesse le budget des armées, finançons la fonction publique pour répondre aux besoins de la population. Les services publics sont notre bien commun et le patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas ! Les défendre et les développer, c’est garantir l’accès aux droits, c’est répondre aux besoins de la population et défendre une société plus juste socialement et économiquement. Prises de parole, musique, échanges : En présence de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGTPour l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires et agent·es publics, la CGT revendique : Le 23 juin à partir de 16h, rendez-vous à Bercy, au village CGT des services publicsAvec la CGT on s’organise pour nos missions, nos emplois et nos conditions de travail !

Communiqué – Collège Fabien : Des moyens pour Fabien ! En grève reconductible !

Après une année difficile qui a débouché sur un changement de direction, l’arrêt de tous nos projets d’aide aux élèves faute de moyens, le collège Fabien est encore victime d’une politique délétère dans l’éducation qui malheureusement touche bien d’autres établissements.Voilà que l’inspection fait sauter le seuil des 24 élèves par classe en 5eme et 4eme l’année prochaine. Nous refusons que nos élèves payent encore cette détérioration, nous ne l’acceptons pas et nous allons poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de nos revendications !Le 16 juin 2026, les collègues du collège Fabien ont été grève à 70%. Une nouvelle mobilisation est prévue pour ce jeudi 18 juin.

Fortes chaleurs : des risques mais aussi des droits

Alors que nous allons connaître un second épisode de canicule en un mois, le ministère ne prend toujours pas conscience des urgences. Les fortes chaleurs constituent un risque professionnel à part entière et dans notre département des températures supérieures à 40 °C sont annoncées. La CGT fait le point. 1. Canicule et plan ministériel : du vent mais rien de rafraîchissant Face à cette situation « dégradée », le ministre poursuit donc sa politique de bricolage permanent, avance des « solutions » inappropriées (voire déjà dépassées) et place personnels et élèves face à de nouvelles difficultés. La dernière sortie du ministre sur l’adaptation des horaires en période d’examens (seule mesure d’aménagement) révèle le manque de considération à l’égard d’élèves passant des épreuves majeures. Les élèves de bac professionnel en avaient été déjà victimes en composant sous des chaleurs insupportables.Voir notre communiqué dans son intégralité 2. Fortes chaleurs : quand c’est dur partout, c’est encore plus dur dans le 93 Dans notre département, comme nous l’avons démontré avec notre lutte pour un plan d’urgence dans le 93, la calamité de l’état du bâti aggrave grandement la situation : 3. C’est pourquoi la CGT et l’Intersyndicale FSU-CGT-SUD ont pris leurs responsabilités et ont interpellé le préfet du 93 « Lors du précédent épisode caniculaire des 28 et 29 mai derniers, nous avons constaté de nombreux malaises parmi les élèves comme parmi les personnels. Par ailleurs, le bâti scolaire demeure très largement inadapté à de telles conditions climatiques : isolation insuffisante, accumulation de chaleur dans les salles de classe, dispositifs d’aération défaillants, stores peu efficaces ou hors d’usage, points d’eau en nombre insuffisant. Comme vous le savez, l’immense majorité des établissements est, par ailleurs, dépourvue de climatisation. »« Dès lors, lorsque les conditions matérielles ne permettent plus de garantir la sécurité des agent·es et des élèves, des mesures exceptionnelles doivent être envisagées. Si aucun aménagement raisonnable des horaires, des locaux ou de l’organisation du service ne permet d’assurer un accueil sécurisé, la question de la fermeture temporaire des établissements concernés doit être explicitement posée. »Voir l’intégralité de notre courrier au préfet du 93 : 4. Pour la CGT, au delà de 30° dans les locaux, c’est non ! L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) estime qu’au-dessus de 30° pour une activité sédentaire et de 28° pour un travail physique, la chaleur constitue un danger pour la santé. Les mobilisations en particulier celles de la CGT du bâtiment ont porté leur fruit et permis de gagner le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 qui s’applique aussi aux personnels de l’éducation nationale. Celui-ci impose des obligations pour protéger les personnels lors des épisodes de chaleur intense (déterminés par Météofrance) : Cependant cette législation n’établit pas de température au-delà de laquelle un personnel ne peut occuper son poste. Il n’y aucun renforcement du droit de retrait. La CGT appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser :

21 juin rassemblement contre le racisme

La CGT est signataire de l’appel à manifester contre le racisme dimanche 21 juin qui partira à 14h de Barbès. Nous publions cet appel à se mobiliser pour la justice, la paix et la solidarité et à manifester le 21 juin pour construire un avenir juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Mobilisation générale pour la justice, la paix et la solidarité. Après la réussite forte et inspirante du rassemblement initié à Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, à l’appel de Bally Bagayoko, maire de la commune nouvelle de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, où plus de 15 000 personnes ont répondu présentes le 4 avril 2026, nous appelons à amplifier cette mobilisation. Cet appel s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de renoncer : humanistes, antifascistes, antiracistes, à toutes celles et ceux qui assument de combattre les actes et les propos racistes qui se généralisent jusqu’au sommet de l’État. Parce que le racisme est systémique, la réponse doit être politique. Nous ne pouvons accepter les lois qui discriminent des parties de la population et banalisent le racisme, ni les complaisances, les silences et les renoncements de beaucoup face aux discours médiatiques et politiques qui portent la haine et le rejet. Il n’y a pas de place pour l’indifférence Nous appelons la jeunesse à se lever, les universitaires à éclairer, les artistes à créer et à dénoncer, les médias républicains à informer avec responsabilité. Nous appelons les féministes, les personnes sans papiers, les acteurs et actrices engagés pour la paix, contre les dominations et les injustices. Nous appelons les syndicalistes, les associatifs, les habitantes et habitants des quartiers populaires comme de tous les territoires, les intellectuel-le-s, les sportifs et sportives, les créateurs et créatrices, et toutes les forces vives de la société. Face à la montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de la négrophobie, de l’antitsiganisme, du racisme anti-asiatique et de toutes les formes de haine, face à la progression des idées d’extrême droite et des discours de division, il n’y a pas de place pour l’indifférence. Nous refusons la banalisation de ces idées et affirmons notre détermination à y faire barrage par la mobilisation.Le 21 juin rassemblons-nous à Paris pour porter haut une exigence : celle d’une société réellement égalitaire, fraternelle et libre. Une marche pour affirmer notre attachement commun aux valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Ce rendez-vous est un appel à l’engagement, à la dignité, à la solidarité active. Il est un appel à construire un avenir solidaire, juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Le 21 juin, marchons ensemble. Nombreu-s-es, solidaires, déterminé-e-s.

Quand le ministre reprend une campagne de désinformation venue de l’extrême droite et abandonne les personnels à la vindicte publique : la CGT Educ’Action 93 réclame des excuses

Monsieur le ministre, Depuis cinq jours, votre attitude choque et blesse profondément les personnels de l’Éducation nationale, comme les parents d’élèves, et particulièrement ceux de Seine-Saint-Denis. Dans l’affaire du spectacle de fin d’année des élèves de l’école maternelle Nanteuil à Montreuil, vous avez choisi non pas de protéger l’école publique, ses agent·es et ses usager·es, mais de courir derrière l’agenda de l’extrême droite. Premier temps : la précipitation et le soupçon Dimanche soir, à 19h50, vous publiez un tweet sans avoir pris le moindre recul, sans disposer du moindre élément sérieux, en reprenant les accusations fabriquées par des comptes d’extrême droite sur X, aussitôt amplifiées par les relais médiatiques habituels de cette sphère idéologique. Pourquoi une telle précipitation ? Pourquoi donner crédit à des montages vidéo falsifiant un spectacle d’enfants pour le transformer en prétendue propagande « pro-Hamas » ou antisémite ? Quelques heures de patience, le lendemain matin, auraient suffi pour vérifier les faits auprès de la direction de l’école ou des services académiques. Mais le plus grave est ailleurs : votre réaction immédiate témoigne d’une défiance à l’égard des personnels de Seine-Saint-Denis. Vous avez préféré donner crédit aux fantasmes de l’extrême droite plutôt que de faire confiance au service public que vous êtes censé représenter. Deuxième temps : l’acharnement administratif Après le tweet, place à la convocation. Les enseignant·es concernés ont été convoqué·es au rectorat comme s’ils étaient les responsables du déferlement de haine qu’ils subissent depuis plusieurs jours.Quand des personnels sont livrés à la vindicte publique, quand leurs noms circulent, quand des parents et des collègues reçoivent insultes et menaces, le rôle de l’institution est de les protéger, pas de les placer sur le banc des accusés. C’était au rectorat de se déplacer à Montreuil pour soutenir l’équipe éducative et rassurer les familles, pas de sommer les enseignant·es de venir se justifier. La CGT Éduc’action 93 exige des explications et des actes Monsieur le ministre, nous vous demandons publiquement :– de retirer vos accusations fondées sur des informations non vérifiées issues de la sphère d’extrême droite ;– de présenter des excuses aux personnels de l’école Nanteuil et, plus largement, aux enseignant·es de Seine-Saint-Denis injustement mis en cause ;– de faire cesser immédiatement toute procédure administrative visant les collègues concernés ;– de rappeler clairement que l’école publique n’a pas à céder aux campagnes de désinformation orchestrées par l’extrême droite et qu’aucune complaisance ne saurait leur donner une quelconque légitimité. Les enseignant·es de Seine-Saint-Denis font vivre l’école publique dans des conditions difficiles, avec professionnalisme et engagement. Nous avons eu l’occasion de le rappeler à vos services lors d’un rendez-vous le 3 juin au cours duquel nous avons porté nos revendications pour un plan d’urgence et de rattrapage précisément chiffré. Les personnels et les usager·es du service public de l’éducation n’ont pas à subir les conséquences d’une réaction ministérielle précipitée. L’école publique a besoin d’un ministère qui protège ses personnels lorsqu’ils sont attaqués, et non qu’il contribue à alimenter les campagnes de désinformation qui les visent.

11 juin – École Nanteuil : face aux attaques de l’extrême-droite, la CGT appelle à rejoindre le rassemblement de soutien

Depuis 72 heures, les personnels et les parents d’élèves de l’école Nanteuil à Montreuil font face à une campagne de désinformation et de stigmatisation d’une violence inédite, lancée par l’extrême droite dans les médias et sur les réseaux sociaux. La CGT leur apporte son plein et entier soutien et condamne avec la plus grande fermeté cette instrumentalisation scandaleuse et les menaces et pressions qui s’en sont suivies. Le Ministère n’a pas été en reste. Par ses déclarations sur les réseaux sociaux, le ministre a relayé cette campagne de harcèlement et contribué à alimenter la polémique en mettant en cause les personnels, avant d’être contraint de commencer à rétropédaler. La CGT dénonce ces actes qui participent à la banalisation des offensives réactionnaires contre l’École publique et ses agents. Nous saluons la réaction unitaire, digne et déterminée des personnels et des parents d’élèves. Ils et elles ont fait la lumière avec courage sur cette manipulation scabreuse et rétabli la vérité face aux mensonges propagés à des fins idéologiques. Aux côtés des personnels de l’école, la CGT exige l’appui et le soutien actif des collègues et des familles. Le Ministère doit revenir sur ces actes diffamants et accéder aux demande de mesure de protection des collègues Nous appelons à rejoindre le rassemblement organisé jeudi 11 juin à 17h00 devant l’école par les parents d’élèves et la FCPE 93 Rappel des faits – extrait du communiqué CGT-SNUIPP 93 du 8 juinSamedi, un compte anonyme a diffusé un extrait tronqué du spectacle de fin d’année d’une école maternelle de Montreuil intitulé « Voyage dans le temps ». Un compte X proche des réseaux Bolloré, n’ont pas hésité ainsi à jeter en pâture plusieurs enfants en bas-âge à visage découvert, ainsi qu’une mère de famille, sur la base de mensonges éhontés. L’objectif de ce passage du spectacle était en effet de promouvoir le pacifisme et le devoir de mémoire. Après la scène représentée dans la vidéo, les enfants jetaient leurs t-shirts imprimes camouflage pour arborer des symboles de paix. Un message très clair pour tous les parents qui ont assisté à ce moment. Les thèmes portés par l’extrême-droite imprègnent largement le débat public, aujourd’hui, tandis que la violence d’extrême droite se radicalise et s’affiche de plus en plus ouvertement tant dans les paroles que dans les actes. C’est ce que nous rappelle l’offensive contre les collègues, les élèves et leurs parents de cette école de Montreuil. La CGT, résolument antifasciste par son histoire et ce qu’elle défend, rappelle que l’extrême-droite est l’ennemi mortel des travailleur-euses.

Communiqué intersyndical UPE2A

Communiqué CGT-SNES-FO-SUD Suite à notre AG intersyndicale des coordonnateurs UPE2A du mardi 7 mai 2026,nous souhaitons vous alerter sur une dégradation nette et préoccupante des conditions d’accueil et d’inclusion des élèves allophones au sein des dispositifs UPE2A de notre département. À ce jour, les élèves issus de l’UPE2A ne sont ni comptabilisés dans les effectifs des classes ordinaires lors de leur inclusion, ni réellement anticipés dans les prévisions de rentrée, ce qui engendre des déséquilibres structurels importants. D’une part, pour la rentrée prochaine, de nombreux élèves sortants d’UPE2A sont amenés à rejoindre les classes ordinaires. En l’absence de prise en compte dans les effectifs prévisionnels, ces intégrations vont mécaniquement entraîner une surcharge des classes. Ces élèves doivent être intégrés dans les prévisions d’effectifs afin de leur garder la place en classe ordinaire. D’autre part, dès cette année scolaire, plusieurs élèves ont été inclus totalement en classe ordinaire à l’issue de 12 mois en UPE2A, sans tenir compte d’éventuels besoins supplémentaires. Ces intégrations, réalisées en cours d’année, ont provoqué une augmentation significative des effectifs dans les classes, avec des élèves qui n’y étaient pas suffisamment prêts, dégradant les conditions d’enseignement et rendant particulièrement difficiles les inclusions progressives des élèves encore en UPE2A. Ces dernières ne peuvent désormais plus être mises en œuvre dans des conditions satisfaisantes, ni pédagogiquement efficaces. L’abondement de trois heures de DHG par niveau surchargé et par dispositif UPE2A, sur demande du·de la chef·fe d’établissement, n’est pas une réponse satisfaisante à notre demande de réduction des effectifs dans les classes banales. Certes, ces quelques heures permettent d’améliorer les DHG. Toutefois, nous réaffirmons que seule une réduction globale des effectifs prenant en compte l’existence d’une UPE2A dans un établissement permet une inclusion raisonnée de nos élèves à besoins particuliers, répondant à une réflexion pédagogique individualisée des équipes, sans surcharger les classes.  Par ailleurs, les orientations récentes conduisent à accueillir des élèves allophones non scolarisés antérieurement (NSA) en attente de place dans des dispositifs adaptés, ou à défaut en classe ordinaire. Ces accueils se font sans moyens supplémentaires, sans anticipation des effectifs et sans reconnaissance administrative claire, ce qui fait peser un risque réel d’invisibilisation de ces élèves et compromet la qualité de leur prise en charge. Dans un contexte déjà fragilisé par des fermetures de classes, cette accumulation de contraintes ne permet plus de garantir des conditions d’inclusion dignes et adaptées aux besoins des élèves. Cela s’ajoute aux difficultés des conditions de travail des coordinateur·rices UPE2A. Nous réitérons notre demande d’amélioration de leur situation. Nous souhaitons davantage de stabilité des coordonnateurs et veiller à ce que que l’IMP ne soit pas transformée en Pacte ou en cartographie. Nous demandons en conséquence : – la création de dispositifs UPE2A et NSA en nombre suffisant ;– la prise en compte effective des élèves UPE2A dans les effectifs des classes ordinaires ;– la comptabilisation, dans les effectifs globaux de rentrée, des élèves passant de l’UPE2A aux classes ordinaires ;– l’abondement de 3 heures par niveau chargé donné automatiquement dans les DHG sans avoir besoin d’en faire la demande– une baisse des effectifs par classe afin de rendre possible une inclusion réelle et de qualité, qui peut se traduire par des ouvertures ou non fermetures de classe ;– une souplesse dans la durée de prise en charge en UPE2A, adaptée aux besoins réels des élèves.– l’amélioration des conditions de travail et de recrutement des coordinateur·rices UPE2A Au regard de la dégradation constatée, nous allons demander une audience afin d’exposer plus précisément ces difficultés.

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