Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Informations aux personnels administratifs et ITRF : Néo-titulaires et contractuels

La CGT Éduc’action regroupe et syndique tous les personnels de l’Éducation nationale dans une même organisation. Forte de ses valeurs, elle joue son rôle pour rompre le double sentiment d’isolement et de non-reconnaissance de tous personnels En tant que néo-titulaire, la première année correspond à une année de stage. Le stage est similaire à une période d’essai et de formation, qui a pour but de permettre à l’administration-employeur de s’assurer que vous « justifiez » des capacités professionnelles pour exercer les fonctions correspondantes à votre grade. La durée normale de stage est généralement d’un an et est fixée par le statut particulier du corps dans lequel vous êtes nommé·e fonctionnaire-stagiaire. Un entretien de mi-parcours permettra déjà dans un premier temps de vous évaluer mais aussi de faire remonter les facilités et difficultés que vous pouvez rencontrer. Vous trouverez dans le tract, les informations nécessaires pour une rentrée plus légère :

Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension

Après un été caniculaire qui n’aura pas été de tout repos, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 11 millions d’élèves et 800 000 personnels enseignants. Pour sa dernière rentrée de l’ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l’École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d’élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l’uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c’est une vision nauséabonde de l’École qui se dessine et que la CGT Éduc’action combat. À cette nouvelle offensive idéologique s’ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l’été a plongé services et personnels dans l’incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c’est surtout l’impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l’attente de leur nomination et avec l’angoisse d’être payé·es en septembre. Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l’absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu’un véritable plan social frappe les non-titulaires. L’augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins. Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n’a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d’ignorer la rénovation du bâti public et l’adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid… Face à cette situation, l’anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n’a rien de surprenant. Il est urgent d’agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c’est tout un symbole ! La CGT Éduc’action appelle les personnels à s’organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !

Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentrera pas !

Nous, personnels du lycée Utrillo, avons appris, à quelques jours de la rentrée, avec colère et consternation que le rectorat envisageait de sanctionner deux de nos collègues syndicalistes. Elles risquent une mutation dans l’intérêt du service. Ces deux collègues se battent au sein du lycée depuis plus de 20 ans pour le service public de l’éducation, le bien etre des élèves, les conditions de travail de tous leurs collègues et contre les violences sexistes, sexuelles et racistes au sein du lycée. Elles ont été nos représentantes au conseil d’administration du lycée, elles ont défendu des centaines de collègues afin de leur garantir des conditions de travail dignes, elles ont marché sans relâche pour défendre un service public de l’éducation émancipateur et tout particulièrement pour des conditions d’étude dignes pour les enfants de la Seine Saint Denis. Elles sont aussi des enseignantes exemplaires qui ont transmis a des milliers d’élèves leur discipline, sans relâche et avec passion, pédagogie et un grand professionnalisme.Par ailleurs, deux autres collègues sont convoquées au rectorat. Ces risques de sanction sont inacceptables. Nous ne les acceptons pas. Il est pour nous inenvisageable de travailler au lycée Maurice Utrillo sans nos collègues. Elles portent nos valeurs, nos combats, nos aspirations, elles sont notre fierté. Les sanctionner, c’est nous sanctionner, c’est attaquer les valeurs du service public que nous portons. Nous n’acceptons pas l’inversion de la culpabilité. Alors que notre ministère communique largement sur un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles et promet la libération de la parole, notre hiérarchie se couvre de honte en sanctionnant les lanceuses d’alerte au lieu de protéger les élèves et les personnels. Nous serons donc en gréve le jeudi 3 septembre pour la rentrée scolaire et appelons à un rassemblement de soutien devant le lycée Utrillo à 10h. Les personnels mobilisé.es du lycée Utrillo de Stains, soutenu.es par leur sections locales CGT, CNT, FSU, SUD

Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’Académie de Créteil sanctionne les lanceuses d’alerte

Communiqué de l’intersyndicale 93 – CGT, CNT, FSU, SUD Le 28 août 2026, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, deux enseignantes du lycée Utrillo de Stains, militantes à la CGT, ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service », sanction déguisée honteuse pratiquée depuis de nombreuses années par notre institution. Leur faute? Avoir alerté depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative sans avoir plus de précision sur les sanctions encourues, ce qui ajoute à l’intimidation de la part de l’administration subie par l’équipe du lycée. En avril dernier, une enquête administrative a eu lieu au lycée Utrillo de Stains. Faisant suite à de très nombreux signalements sur ces agissements sur élèves, violences signalées depuis de nombreuses années de la part d’un personnel de l’établissement, les personnels et leurs organisations syndicales avaient vite compris que cette enquête avait tout d’un énorme scandale, mais ne voulaient tout de même pas croire que le Rectorat irait aussi loin dans l’ignominie. Les conditions de l’enquête administrative étaient extrêmement inquiétantes : questions très orientées et à charge : refus des enquêteur∙ices d’entendre la parole des élèves victimes et des parents d’élèves, pressions des enquêteur∙ices sur les représentant∙es syndicaux∙ales accompagnant les collègues, présence parmi les enquêteur∙ices d’un personnel de la DSDEN qui avait poussé les lanceuses d’alerte à signaler les faits au procureur de la République en vertu de l’article 40 du code de la fonction publique et de l’IA-IPR de l’une d’elles… Mais nous voulions croire que notre employeur ferait preuve d’un minimum de courage et d’honnêteté à l’issue de cette enquête qui a forcément mis en lumière l’existence de ces violences, en ne sanctionnant donc que celui qui les a commises. Pour nous, il s’agit d’une nouvelle procédure-bâillon, d’un crachat à la figure des victimes de violences sexistes et sexuelles, d’une victimation secondaire et de la silenciation de tous∙tes celles et ceux qui osent parler en cas de violences. Alors que le ministre se targue de lancer une grande campagne de sensibilisation et de recueil de la parole, envisager une telle sanction montre une hypocrisie et un cynisme sans limites. Le Rectorat sait pertinemment que cette sanction déguisée est de plus illégale, mais connaît les lenteurs du tribunal administratif. Nous dénonçons ces attaques sournoises de la hiérarchie. Nos organisations syndicales se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions, de tous et toutes les victimes et des lanceur∙euses d’alerte, ainsi que de toute l’équipe du lycée Utrillo qui sortirait traumatisée d’un tel évènement s’il avait bien lieu. Nous exigeons l’annulation de ces sanctions ainsi que les convocations au rectorat de plusieurs membres de l’équipe en vue de mesures disciplinaires. A lire également, le communiqué de l’équipe du lycée Utrillo : le communiqué de soutien de l’équipe du lycée Henri Sellier de Livry-Gargan : le communiqué de soutien de l’équipe du collège Courbet de Pierrefitte :

Pour le réemploi des contractuel·les non renouvelé·es : compte-rendu de la délégation intersyndicale / AG en visio

La CGT Educ’action Créteil organise une assemblée générale en visio le 9 septembre pour les contractuel·les.Le lien pour s’y connecter : https://cloud.ferc-cgt.org/apps/bbb/b/KTLkF2YpZJLemEge Le 26 août, après un rassemblement plein de détermination pour le renouvellement des contrats des collègues non-titulaires de l’académie de Créteil, une délégation intersyndicale a été reçue à 16h30 par le Recteur, la directrice adjointe de cabinet, le directeur des ressources humaines et le chef de service de la DPE. Audience que le Recteur a voulu expédier en 30 minutes, à l’occasion de laquelle il a considéré que revendiquer la reconduction de tous les contrats alors que nous savions qu’il était empêché par des contraintes budgétaires relevait du « populisme ». Nous avons quand même insisté lors de cette audience pour rappeler que nous demandons le renouvellement de tous les contrats et que l’année scolaire ne pourra être que chaotique si nous manquons de collègues pour assurer les cours devant les élèves. La situation est aussi très grave pour les collègues à qui l’on a annoncé qu’ils ne travailleraient plus à la rentrée. Selon les chiffres que nous a communiqués le rectorat lors de l’audience, 412 collègues ont vu leur contrat se terminer avec l’académie de Créteil en cette rentrée. 318 de ces collègues restent encore « dans le vivier » et peuvent être rappelés en fonction des besoins dans les différentes disciplines. Cependant, encore selon les informations que nous avons collectées lors de l’audience, les services du rectorat estiment avec satisfaction qu’à l’heure actuelle 91% des besoins en enseignant-es, Psy-En et CPE sont pourvus. Le réemploi des collègues mis en vivier ne concernera donc que quelques personnes à la marge. Nous avons rappelé que cette décision était inadmissible dans les conditions actuelles d’apprentissages des élèves de notre académie. De plus, nous savons que beaucoup des collègues concernés par le non-renouvellement de leur contrat, ont beaucoup d’ancienneté dans l’académie et dans l’Education Nationale. Il est totalement illogique de se séparer de collègues expérimentés et compétents au profit peut-être de nouvelles embauches au cours de l’année. Nous avons aussi insisté sur l’attention portée aux cas des collègues de la part des services du rectorat et notamment les réponses aux recours qui sont généralement soit inexistantes soit très succinctes. Le rectorat doit comprendre que des vies de collègues se retrouvent totalement chamboulées par les décisions prises et que la précarité est un poids permanent pour les collègues. Afin d’orienter au mieux les collègues, nous avons demandé des éclaircissements sur les matières qui étaient en besoin en cette rentrée. Le chef de la DPE nous a indiqué que le rectorat avait besoin de collègues en Technologie et Sciences Physiques et que depuis l’envoi des lettres de non-renouvellement à la fin du mois de juin, ils avaient déjà fait des réemplois en Education Musicale, en Lettres Histoire, en Technologie et en Physique-Chimie. Cependant, le rectorat a aussi rappelé que suites aux incidents de cybersécurité survenus cet été, les affectations avaient pris du retard, et continuaient d’être ralenties. Ainsi, certains collègues qui seraient affectés ces jours prochains, pourraient ne pas le savoir, puisque les outils de communication numériques ne sont pas encore complètement opérationnels. Aussi, les chef.fes d’établissements ont reçu la consigne de contacter directement les collègues nouvellement affectés. Nous conseillons donc aux collègues d’être particulièrement attentifs à cela. La remontée des besoins depuis les établissements se faisant aussi au compte goutte, certaines affectations pourraient se faire tardivement. Le rectorat a fortement insisté sur le fait qu’ils étaient ouvert-es à répondre à toutes les situations individuelles donc si vous vous trouvez dans cette situation, n’hésitez pas à nous contacter. Nous le rappelons, il s’agit cependant pour nous d’un problème collectif et structurel. Dès la pré-rentrée, dans nos établissements, nous découvrirons la liste des postes non pourvus, avec des remplacements non effectifs. La remontée des éléments du terrain doit nous permettre de demander immédiatement et avec force le renouvellement des contrats des 412 collègues !Nous avons demandé aussi à cette fin, que nous soit communiqué, dès octobre, le nombre de contrats effectivement reconduits, ainsi que les disciplines concernées, et ce afin que nous puissions les mettre face à l’intérêt de nos revendications.

Stagiaires, Réunion d’information le 09/09/2026 en visio

Le 09/09/2026 de 16h à 18h aura lieu une réunion d’information en viso, voir le QRcode pour obtenir le lienQuels sont mes droits ?Que faire à la rentrée ?Comment se passe la titularisation ?Ai-je le droit de faire grève ?Puis-je assister aux heures d’information syndicale ? Le guide complet de votre année de stage est disponible ici : https://www.93.cgteduc.fr/2026/08/26/stagiaires-2026-2027-le-guide-complet/

Guide des personnels contractuels ATSS

La CGT se bat pour les droits de tous les personnels, titulaires ou contractuels ! Tous·tes les agent·es ont droit à l’égale dignité en matière de rémunération et de conditions de travail ! Il est hors de question que la multiplication du recours aux contractuel·les se traduisent par une Fonction publique à deux vitesses, avec d’un côté des personnels titulaires protégés par leur statut et des agent·es contractuel·les précarisé·es, mal payé·es et corvéables à merci. La CGT revendique un plan de titularisation des contractuel·les sans condition de concours ni de nationalité et avec des conditions de reclassement favorables (dans de nouvelles grilles négociées et revalorisées). À court terme, elle revendique de meilleures conditions d’emploi pour les contractuel·les, avec des grilles de rémunération et de déroulement de carrière et un cadre d’emploi plus favorable pour tous·tes les agent·es. Ce guide n’est donc pas seulement un ensemble d’informations précises, il se propose d’être un outil de luttes. Non, nous ne sommes pas seul·es, non, nous ne sommes pas sans droits ! Et pour les faire valoir, la CGT est à vos côtés. Rejoignez- nous !

Stagiaires 2026-2027 – le guide complet

La Cgt educ’action Créteil organise cette année une réunion d’information en visio le 9 septembre de 16H à 18H pour répondre aux questions et demandes d’accompagnement des stagiaires. Voici le lien : https://cloud.cgteduc.fr/apps/bbb/b/naDpMcj4257gHfPZ La baisse du nombre de candidat∙es aux concours illustre à quel point nos métiers souffrent d’un déficitd’attractivité. Malgré une communication bien rodée de la part du ministère, les moyens alloués pour lesrevalorisations ou pour améliorer les conditions de travail sont restés bien insuffisants pour enrayer cettecrise. Or, la réforme de la formation initiale mise en place par le ministère pour cette rentrée n’est pas lasolution pour regagner de l’attractivité. Enseigner est un métier qui apporte de nombreuses satisfactionsmais il doit être revalorisé et doit pouvoir s’exercer dans des conditions dignes. Enseigner ne s’improvise pas, enseigner est un métier qui s’apprend ! Si la CGT Éduc’action est pour un concours au niveau L3 et une formation de deux années sous statut scolaire,elle rejette fermement les modalités de formation et d’affectation imposées par le ministère (tout commeles conditions salariales). Malgré cela, cette année, en tant qu’élève fonctionnaire ou fonctionnaire stagiaire, tu pourrasdécouvrir ou tester des techniques pédagogiques innovantes et émancipatrices tout en confrontantdifférentes méthodes avec vos collègues. Faire partie d’une équipe est précieux et amène à partager desmoments collectifs qui peuvent aussi, parfois, se transformer en moments revendicatifs. L’informationprincipale à retenir est que la CGT Éduc’action pourra t’accompagner à tout moment. Les réformes de ces dernières années ont contribué à fragiliser les collectifs de travail et à accentuer le trisocial des élèves, à l’opposé de la vision émancipatrice de l’École que porte la CGT Éduc’action.Aller à la rencontre de nos militant∙es, c’est aussi l’occasion, pour vous, de débattre sur notre projetd’École. À travers ce guide, la CGT Éduc’action a voulu te fournir un maximum d’informations utiles sur toutes lesétapes qui vont jalonner ton parcours cette année et te permettre, ainsi, de débuter de façon plus sereine.Les militants et militantes, dans les académies, seront à tes côtés dans cette découverte du métier mais aussipour lutter pour de nouveaux droits. Au sommaire de ce guide : l’année de stage en résumé (licence ou master) / mon école, mon établissement / les textes de référence / l’INSPE / mes droits et devoirs / ma formation et ma titularisation / le reclassement…

Rassemblement le 26 Aout à 14H30 pour exiger le renouvellement de tou.tes les contractuel.les

La CGT appelle à se rassembler à partit de 14h30 mercredi 26 août devant le rectorat de Créteil contre les non-renouvellements d’enseignant·es contractuel·les qui marque cette rentrée dans nos trois départements, 93, 94, 77. La CGT dénonce cette situation inacceptable qui aggrave la précarité alors même que les besoins existent. Mobilisons-nous contre ces licenciements qui ne disent pas leur nom, et pour la titularisation sans condition des personnels contractuel·les !

Fonction publique : appel à la grève le 29 septembre

Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent·es publics. Dans les trois versants de la fonction publique, la CGT appelle à la grève et la manifestation. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel·les s’effondre D’un côté, 415 milliards d’euros de crédits au titre de la loi de programmation militaire auxquels 36 milliards d’euros viennent d’être ajoutés pour militariser toujours plus l’économie et la société françaises ! 211 milliards d’euros alloués chaque année aux entreprises sans contreparties, ni évaluation ni contrôle, etc. De l’autre, des gels et annulations de crédits de 6 milliards d’euros qui pourraient aller jusqu’à 8 et même 10 milliards d’euros alors que les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale 2026 ont déjà passé la fonction publique, nos systèmes de sécurité et de protection sociales sous les fourches caudines de l’austérité budgétaire.  À l’ordre du jour : toujours moins de politiques publiques, de services publics et d’agent·es publics dont les premières victimes sont les citoyen·nes et les usager·es dont les droits ne sont plus garantis et les besoins de moins en moins satisfaits. La maltraitance des agent·es publics atteint des sommets.  Là encore, le menu proposé par le Gouvernement est particulièrement indigeste avec des attaques contre les autorisations spéciales d’absence, les congés pour raison de santé, le mi temps thérapeutique, etc. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel·les s’effondre du fait notamment du gel pluriannuel de la valeur du point d’indice, de l’arrêt du versement de la GIPA ou encore du jour de carence et de la baisse de 10 % de la rémunération versée aux agent·es qui sont en congé maladie ordinaire…  En 25 ans, le point d’indice a perdu de l’ordre de 30 % de sa valeur.  La smicardisation frappe comme jamais la fonction publique ! Pour être au niveau du Smic, 862 000 agent·es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle depuis le 1er juin 2026. Elles et ils étaient 356 000 avant cette date. Trop, c’est trop ! La CGT fonction publique réaffirme que d’autres choix sont non seulement possiblesmais nécessaires. Oui, il y a besoin de faire des services publics et de la fonction publique des outils au service d’une nouvelle logique de développement articulant transition écologique, garantie des droits, réponse aux besoins de toutes et tous, progrès social. Cela passe par des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale construitessur d’autres bases. Oui, il y a besoin de créer des emplois de fonctionnaires partout où c’estnécessaire et de titulariser les contractuel·les. Oui, il y a besoin de mettre en oeuvre une autre politique salariale avec, entre autres : Plutôt que de faire la chasse aux agent·es et à leurs droits, plus particulièrement à celles et ceux qui sont malades, le Gouvernement doit non seulement les rétablir et les améliorer. Dans un tel contexte, la CGT fonction publique s’adresse à l’ensemble des agent·es publics pour les appeler à : De l’argent il y en a pour financer, par l’impôt et la cotisation sociale, d’autres choix. Il y en a pour des services publics, une fonction publique, des systèmes de sécurité et de protection sociales au service du progrès social. Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre prochain, imposons d’autres choix !

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