Lycée Pro – PFMP : Non ce n’est pas le métier qui rentre !

Ne pas perdre la santé ou la vie en PFMP ! Sans cesse, l’enseignement professionnel est sommé d’accroitre les liens avec le monde économique. L’entreprise serait formatrice et les PFMP l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle initiale. Alors que les décès se sont multipliés ces derniers mois, la dangerosité des stages est niée. Les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Le plan Santé Travail 2026/2030 manque d’ambition et déresponsabilise le patronat. Si du côté de la ministre déléguée le droit de retrait est évoqué, son éventuelle adoption est renvoyée aux conclusions d’un « conseil national de la refondation pour l’attractivité de la voie professionnelle » qui semble mort-né ! Il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Nous les avons portées dans les séances du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle consacrées aux PFMP et à la réécriture de la circulaire de 2016. Le ministre doit rendre ses arbitrages mi-septembre. Pour l’instant la sécurisation des PFMP n’est envisagée que du point de vue de la prévention, sans véritables moyens ni heures dédiées. Autant dire que c’est insuffisant et qu’il est indispensable de se mobiliser pour obtenir une diminution et une réelle sécurisation des PFMP ! Dans ce 4 pages : cadre règlementaire ; dangerosité de l’entreprise ; gratification ; droits et obligations de service ; les revendications de la CGT
Pour nos salaires et nos conditions de travail…Tous et toutes, Gagnons la grève du 29 septembre, refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le 8 juillet dernier, le ministre des Comptes publics a exclu toute revalorisation du point d’indice. Toutes les organisations syndicales de la Fonction publique ont alors quitté la réunion et appellent à une journée de grève et de manifestations le mardi 29 septembre. Les projets de budget 2027 annoncent une nouvelle cure d’austérité pour les Services publics. Ainsi, le gouvernement poursuit leur casse tout en allongeant et favorisant le budget militaire… Des choix politiques inacceptables. Dans l’Éducation nationale, au mépris salarial, s’ajoutent un budget rétréci, des classes surchargées, des locaux inadaptés au changement climatique, une sécurité informatique plus que précaire ou encore un plan de licenciement massif de contractuel·les. Toutes les raisons de se mobiliser pour exiger une revalorisation salariale et des moyens pour le Service public d’Éducation. Le point d’indice (la base de nos rémunérations) n’étant plus indexé sur l’inflation, il a perdu 32,1 % de sa valeur depuis 2000 et 15,62 % depuis 2017. Depuis 2023, la perte moyenne est de 112 €/mois en catégorie C, 142 € en cat. B et 216 € en cat. A. Résultat : 862 000 agent·es, dont de nombreux personnels précaires de l’Éducation (AESH, AEd, catégorie C…), doiventtoucher une indemnité différentielle pour atteindre le SMIC. Cette politique est parfaitement assumée par les différents gouvernements, sur le dos de l’austérité et de la diminution de la dette publique. Pourtant l’argent existe : 211 milliards d’€ sont versés chaque année aux entreprises sans aucune contrepartie. La DEPP a communiqué cet été sur le salaire moyen des enseignant·es qui serait de 3 090 € net/mois en moyenne. Le calcul est biaisé car il englobe toutes les primes et indemnités, inégalitaires et non retenues pour le calcul des retraites… Méthode contestable d’autant plus qu’elle change chaque année pour profiter àl’affichage ministériel… et qui exclut les contractuel·les (2 130 € en moyenne, elles·eux aussi payé·es en points d’indice) tout en masquant le décrochage du début de carrière. Un·e stagiaire touchait plus de deux fois le SMIC dans les années 1980 et à peine le SMIC aujourd’hui. Les enseignant·es gagnent toujours 900 € de moins par mois que les autres cat. A. Ce chiffre de communication ne change rien à nos fins de mois. 3256 postes d’enseignement supprimés en cette rentrée et qui s’ajoutent aux précédentes suppressions alors que les effectifs d’élèves ont augmenté depuis 2017. La « déprise démographique » est le prétexte récurrent pour les gouvernements pour supprimer des postes alors que le manque de personnels est à déplorer tous les ans. La baisse démographique doit permettre de diminuer les effectifs/classe et non de faire des économies. Classes sans enseignant·e, contractuel·les précarisé·es puis licencié·es, AEd et AESH en nombre insuffisant : c’est toujours « faire plus avec moins ». Cette pénurie de personnels touchent indifféremment les services administratifs, techniques, sociaux et de santé… Une politique d’austérité aveugle qui pénalise tout le système. Locaux surchauffés l’été, mal isolés l’hiver, jamais rénovés « faute de budget », mais surtout de volonté politique…Et depuis cet été, l’insécurité numérique s’ajoute à la liste : la cyberattaque du groupe ZeroBytes a exfiltré 43 Go de données et bloqué SIECLE, I-Prof, Onde dans plusieurs académies à quelques jours de la rentrée. L’institution numérise à marche forcée, mais reste incapable de protéger nos données et celles des élèves. Et ce n’est pas à eux·elles d’en subir les conséquences. Quand on pense avoir touché le fond niveau conditions de travail, le ministère creuse encore… contre nous ! Toutes et tous en grève et en manifestation le mardi 29 septembre Imposons une autre politique pour les salaires et pour l’École
Pas de rentrée au collège René Cassin de Noisy-le-Sec – 90 % des enseignant·es en grève
CSA-SD du 2 septembre : 48 fermetures de classes supplémentaires, ce sont 403 classes que le ministère aura fermées pour cette rentrée 2026

Mercredi 2 septembre se tenait le CSA-SD du premier degré organisant les « ajustements de rentrée ». Si nos organisations syndicales sont parvenues à obtenir l’annulation de 11 fermetures, 48 fermetures de classes ont finalement été actées par la directrice académique. Dans le même temps, 39 ouvertures de classes ont été annoncées. Jamais il n’y avait eu autant de fermetures de classes en septembre, percutant de plein fouet la rentrée de nombreux enseignant-es, de leurs élèves et de leurs familles. La CGT dénonce avec force cette décision brutale qui porte à 403 le nombre de fermetures pour l’année 2026-2027, soit près d’une école sur 2 impactée en moyenne. La baisse démographique ne doit pas faire oublier les 1891 suppressions de poste dans le premier degré en cette rentrée, ni les 10 000 postes supprimés depuis 2017. Cette baisse dans le 1er degré, doit être l’occasion d’abaisser les effectifs par classe et de réduire ainsi les écarts avec les autres pays de l’OCDE dont les classes sont composées d’en moyenne 19 élèves par classe. C’est ce que la CGT exige avec l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT, dans le cadre d’un plan d’urgence et pour en finir avec le taux d’échec scolaire insupportable dans notre département. Nous dénonçons également les conditions de préparation de cette carte scolaire, entravée par la cyber attaque de cet été. Celle-ci a rendu caduque l’application ONDE qui trait jusqu’au jour de la rentrée, et a mis sous pression l’ensemble des personnels de la classe à la circonscription avec le maintien du CSA-SD au lendemain de la rentrée. La cyberattaque ne pourra pas excuser ces choix politiques bien insuffisants et ce manque cruel de moyens pour accompagner les écoles, les collègues et les élèves ». Pour toutes ces raisons, le 29 septembre, nous appelons l’ensemble des personnels à se mobiliser et à se mettre en grève, pour nos salaires, alors que nous avons perdu 23 % de rémunération en 20 ans, et pour un plan d’urgence pour l’éducation.
Revue de presse sur la mobilisation contre les VSS et la répression de deux syndicalistes à Utrillo

Le rectorat de Créteil menace deux enseignantes syndicalistes de mutation forcée. Il leur reproche leur prise de position contre les violences sexistes et sexuelles et le racisme exercés par un personnel du lycée contre des élèves. Les faits durent depuis longtemps, les témoignages sont nombreux. Le personnel en question est pourtant toujours en poste, et les lanceuses d’alerte sont menacées d’être déplacées. L’équipe du lycée était en grève jeudi et vendredi, jours de la rentrée des élèves, en soutien à leurs collègues menacées. L’intersyndicale 93 appelle à la grève jeudi 17 septembre. Revue de presse : France3 : Deux enseignantes menacées de mutation après des signalements de propos sexistes et racistes L’Humanité : Grève au lycée Maurice Utrillo : en Seine-Saint-Denis, deux enseignantes menacées de mutation après avoir alerté sur le racisme de leur collègue Le Parisien : « Tout ça se retourne contre nous » : à Stains, les profs qui ont alerté sur des violences au lycée menacées de mutation Actu Ile de France : Deux enseignantes menacées de mutation après des alertes sur un collègue soupçonné de racisme et sexisme à Stains Ouest france : Seine-Saint-Denis. Deux professeures alertent sur les propos d’un collègue, elles risquent d’être mutées Média Citoyens 93 : À Stains, deux enseignantes du lycée Utrillo menacées de mutation pour avoir lancé l’alerte sur des violences sexistes Le café pédagogique : Menace de mutation de deux professeures lanceuses d’alerte : le lycée Utrillo de Stains en grève
Grève reconduite au lycée Utrillo – Communiqué des personnels
Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentre toujours pas ! Après une journée de grève massive hier qui a mobilisé 73 % des personnels du lycée, après un rassemblement de plus de 200 personnes, réussi et très médiatisé, réunissant syndicats, unions locales, établissements d’Île de France, parents d’élèves, élèves et anciens élèves, élu.es et associations, l’AG des personnels mobilisé.es a décidé de reconduire majoritairement la grève ce vendredi 4 septembre 2026. En effet, nous contestons vivement, encore et toujours, les convocations injustes au rectorat de deux collègues de notre établissement, syndiquées et militantes, et les éventuelles mesures disciplinaires qu’elles encourent. L’une d’entre elle est reçue ce jour. De la même manière, nous contestons les menaces de « mutation dans l’intérêt du service » envisagées par le Recteur de l’académie de Créteil à l’encontre de 2 autres de nos collègues syndiquées et militantes de l’établissement. Rappelons que ces 2 collègues s’engagent au sein du lycée Maurice Utrillo depuis plus de 20 ans pour la qualité du service public de l’éducation, le bien-être des élèves, le respect des conditions de travail de tous leurs collègues et contre les violences sexistes, sexuelles et racistes. Ce sont des enseignantes exemplaires qui ont toujours travaillé à la réussite de leurs élèves avec ferveur, sérieux et professionnalisme. Leur engagement s’est aussi traduit dans les instances de l’établissement, en représentant les personnels et en défendant de très nombreux collègues et élèves afin de leur garantir des conditions de travail et d’apprentissage décentes et dignes. Les personnels mobilisé.es du lycée poursuivront leurs actions dans les jours à venir, et jusqu’à ce que cessent les procédures-bâillons, que soient abandonnées toute intimidation et mesures de répression syndicale. Nous n’accepterons aucune sanction, réelle ou déguisée, à l’encontre de nos collègues militantes et lanceuses d’alerte ! Les personnels mobilisé.es du lycée Utrillo de Stains soutenu.es par leurs sections syndicales locales CGT, CNT, FSU, SUD
L’académie de Créteil veut sanctionner les lanceuses d’alerte : soyons nombreux-ses pour dire non le 17 septembre !

– Appel à la grève de intersyndicale – Jeudi 3 septembre, jour de rentrée des lycéen-nes, un rassemblement a réuni plus de 200 personnes devant le lycée Utrillo de Stains. Enseignant-es, parents, élèves et syndicalistes de tout le département ont répondu à l’appel de l’équipe du lycée, en grève pour soutenir deux enseignantes de l’établissement, militantes à la CGT. A la veille de la rentrée elles ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service ». « Le tort » de ces syndicalistes lanceuses d’alerte? Avoir signalé depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative. Ce qui se passe au lycée Maurice Utrillo suit un schéma bien rodé : le rectorat diligente une enquête dans un établissement, produit un récit à partir de fragments des témoignages issus d’auditions menées à charge, et prononce une ou des mutations dans l’intérêt du service. Ce mode de gestion, sert désormais à la mise en œuvre d’une politique assumée et honteuse de répression syndicale. Cette lutte n’est pas seulement celle du lycée Utrillo car l’inaction face aux VSS et aux discriminations racistes, la répression syndicale sont des réalités bien connues dans notre institution. Le ministère depuis plusieurs mois se targue de mettre en place de vrais outils à grands coups de communication. Il n’en est rien, la plupart des situations sues sont mises sous le tapis. Les personnels se sentent totalement abandonnés face à la parole des élèves ou des personnels qu’ils et elles recueillent. Ce désaveu de la part du rectorat dure depuis trop longtemps. Nous exigeons : Tou-tes en grève jeudi 17 septembreRendez-vous à 11h00 au rassemblement devant le rectorat de Créteil21 rue Victoire Daubié – Créteil
Lycée Feyder : en grève le 7 septembre contre les classes surchargées
Communiqué des personnels mobilisés du lycée Feyder (Epinay) Nous avons découvert de nouveau en cette pré-rentrée des classes surchargées en 1ère et en Terminale ST2S. Les effectifs qui étaient jusque-là dans notre lycée, limités à 24 élèves par classe comme dans les autres filières technologiques (STMG), étaient déjà passés à 30 dans les deux classes de 1ère ST2S l’an dernier. Nous avions alerté sur les difficultés que cette augmentation allaient entraîner :- moins de temps pour accompagner chaque élève,- une gestion de classe plus difficile,- des conditions d’apprentissage et de travail dégradées pour les élèves et les enseignants. Nous avions envoyé un courrier au Rectorat, resté jusque là sans réponse.La réponse qu’on nous apporte donc aujourd’hui est un mépris total pour nos demandes : les 4 classes de ST2S, en 1ère et en Terminale, sont désormais à 30 élèves chacune. D’autre part, toutes les classes de 1ère et Terminale générales sont remplies à 35 élèves chacune. On nous parle de baisse démographique sans cesse, mais pour l’instant, les classes sont toujours trop chargées, et les conditions de travail et d’apprentissage continuent de se dégrader. Nous ne sommes même pas sûrs non plus de pouvoir maintenir les dispositifs de soutien qui existaient au lycée, en mathématiques, physique, français… Réunis en assemblée générale le 31 août, nous avons donc décidé de nous mettre en grève le lundi 7 septembre pour protester contre ce mépris pour nous et nos élèves et réclamer les moyens nécessaires afin d’ouvrir des classes supplémentaires, pour ne pas dépasser les 24 élèves par classe dans les filières technologiques. Nous demandons également à être reçus dans les plus brefs délais par les services du Rectorat compétents. Les personnels mobilisés du lycée Feyder avec le soutien des sections syndicales de la CGT, SUD et FO.
Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’administration sanctionne les lanceuses d’alerte

Cette rentrée dans notre département est percutée par des mesures de répression inacceptables visant deux enseignantes syndicalistes de la CGT. Leur « faute » ? Avoir alerté, depuis plusieurs années, leur employeur sur des faits graves s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles (VSS), ainsi que sur des faits de discrimination raciste commis par un personnel de l’établissement à l’encontre d’élèves (voir article du Parisien). Voir l’article du Parisien : « Bande de couscous » : un professeur du lycée Utrillo à Stains soupçonné de remarques racistes et sexistes Le 28 août dernier, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, nos deux collègues ont reçu un courrier de l’académie de Créteil leur annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service ».Derrière cette formulation administrative se cache une sanction déguisée, une pratique honteuse utilisée depuis de nombreuses années par notre institution.D’autres syndicalistes de la CGT et de SUD sont également convoquées au rectorat en septembre, faisant peser une nouvelle menace disciplinaire sur plusieurs membres de l’équipe. Cette décision intervient alors même que ces enseignantes ont fait leur devoir en signalant des faits graves et en cherchant à protéger les élèves.Face à cette intimidation et à cette répression, l’ensemble des personnels du lycée sera en grève jeudi 3 septembre, avec un rassemblement dès 10h devant l’établissement. Voir le communiqué de l’équipe du lycée Utrillo : Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentrera pas ! La CGT dénonce avec force cette répression antisyndicale visant des lanceuses d’alerte. Nous leur apportons notre plein et entier soutien, ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe aujourd’hui mise en cause. Alors que le ministre déclarait à l’occasion de cette rentrée : « Nous avons le devoir de libérer la parole de manière aussi universelle que possible »,il est inacceptable que ce même employeur s’en prenne à des lanceuses d’alertes, par ailleurs syndicalistes CGT. La lutte contre les VSS – violences sexistes et sexuelles – ne peut être une opération de communication. La CGT et l’intersyndicales FSU-CGT-SUD-CNT se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions. Nous refusons que l’administration sanctionne celles et ceux qui alertent. Voir le communiqué intersyndical et les communiqué de soutien d’autres équipe du 93 : Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’Académie de Créteil sanctionne les lanceuses d’alerte Nous exigeons :
Guide des personnels non-titulaires gérés par la DPE 2

La CGT Educ’action Créteil publie un guide pour les personnels enseignants contractuel·les du second degré. Vous y trouverez de nombreuses informations concernant : les salaires (primes et indemnités), les grilles indiciaires, le recrutement et le classement, les procédures de renouvellement de contrat, les dates et échéances importantes de l’année.