Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Plan de formation syndicale académique

La CGT-Educ’action remet en place pour l’année 2026-2027 un plan de formation syndicale. Connaître ses droits, les faire respecter, lutter pour en gagner de nouveaux font partie des raisons d’être du syndicalisme. Il s’agit de permettre aux militant.es d’appréhender des questions clefs touchant au métier et à l’ensemble des personnels, et ainsi ancrer leur légitimité auprès de leurs collègues et encourager le développement des sections syndicales. DROITS DES PERSONNELS NON-TITULAIRES La CGT Educ’action Créteil s’est toujours engagée dans la lutte contre la précarité et la défense des collègues non-titulaires. La formation doit permettre à l’ensemble des militant·es de pouvoir intervenir dans l’établissement, l’école ou le service sur les questions de précarité : connaissance du cadre réglementaire, premières procédures de défense des collègues, enjeux revendicatifs… Vendredi 16 octobre 2026 9h-17h – (demande à déposer avant le 16 septembre) MUTATIONS INTER-ACADÉMIQUES, COMPRENDRE, CONSEILLER ET AGIR Cette période est stressante pour les collègues qui doivent être affecté.es ou qui souhaitent repartir dans leur académie d’origine ou, tout simplement, changer d’académie. Demander une mutation est un droit, mais cela ne veut pas dire obligatoirement l’obtenir. Les points abordés seront : règles du mouvement, calcul du barème, stratégies à envisager et étude de situations concrètes… Jeudi 12 novembre 2026 9h-17h – (demande à déposer avant le 12 octobre) – En visio LA DÉMARCHE CGT SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL (NIVEAU 1) Nous subissons de nombreuses atteintes à notre santé et à notre sécurité au travail, que celles-ci soient physiques ou psychologiques. Lors de cette formation, les élu·es CGT à la F3SCT (Formation Spécialisée Santé Sécurité et Conditions de Travail) vous offrirons des clés pour agir et accompagner au mieux les collègues en souffrance. Ils et elles présenteront tous les outils et moyens de lutter collectivement et syndicalement. Jeudi 19 novembre 2026 9h-17h – (demande à déposer avant le 19 octobre)

Conditions de travail des AESH, les 1er résultats de la grande enquête nationale

L’enquête sur les conditions de travail des AESH initiée par la CGT Éduc’action avant l’été, livre ses premiers résultats qui confirment des pathologies physiques et mentales chez les personnels. Elles sont à mettre en relation avec une gestion de plus en plus complexe de certain·es élèves, la multiplication des accompagnements, l’absence de formation et de soutien de l’administration face à ces difficultés croissantes. Profil des répondant·es Sans surprise, une grande majorité de femmes (93%) entre 40 et 59 ans, 80% déclarent être en Cdi dont 1/3 ont entre 6 et plus de 10 ans d’ancienneté sur un temps incomplet (plus de la moitié est à 62%). Conditions d’exercice Le nombre d’élèves accompagné·es est en général de 3, mais pour plus d’1/3 ce sont entre 3 et 4 et pour 1/4 c’est + de 7 élèves!25% des AESH déclarent avoir plus de 30 minutes de trajet pour se rendre sur leur lieu de travail.La très grande majorité se dit bien intégrée au sein des équipes. Cependant encore 1/4 des AESH disent être tenu·es à l’écart, notamment pour les ESS. Ils et elles affirment manquer d’outils-supports, qu’ils soient numériques ou physiques, et regrettent de ne pas avoir une salle dédiée pour travailler. 1/4 des AESH révèlent qu’ils·elles doivent ENCORE justifier de l’utilisation de leurs heures connexes. Les difficultés rencontrées La gestion des élèves avec des profils complexes qui entrainent des conséquences importantes sur la santé physique, mais surtout mentale (troubles musculo squelettiques, mal au dos et état de stress). S’ajoutent des difficultés relationnelles avec les élèves mais aussi les enseignant·es, coordonnateur·trices PIAL, directeur·trices ou chef·fes d’établissement, qui pèsent sur le quotidien. Les arrêts maladie (pas forcement déclarés en accident de travail) sont en très grande majorité ( + de 80%) liés au travail. Le type de pathologies vont des TMS aux origines psychiques. La plupart des AESH ne connaissent pas le registre santé et sécurité (RSST) au travail ni leurs droits en termes d’accident de travail. Une Forte exposition aux risques psychosociaux Les témoignages font apparaître une pénibilité importante du métier, à la fois physique et psychologique. Les AESH décrivent des situations de violences subies particulièrement préoccupantes. Plusieurs dénoncent le manque de prise en compte des accidents du travail consécutifs aux morsures, coups ou gifles et demandent une véritable procédure de protection et d’accompagnement. C’est ainsi qu’ils et elles décrivent ce qui est à l’origine de la dégradation de leur état de santé : isolement face à certaines situations, manque de soutien, changement fréquent d’affectation, multiplication des élèves accompagné·es, notifications mutualisées à outrance avec des profils très différents et qui pour certains nécessiteraient des accompagnements individualisés, « saupoudrage » de l’accompagnement… Ces situations engendrent beaucoup de stress, voire des burn out conduisant à la démission ou au licenciement pour inaptitude. Un manque de reconnaissance Les mots et expressions employés sont particulièrement forts : « mépris, invisibilité, manque de considération, maltraitance institutionnelle, transparence, larbin, pion, couteau suisse, punching-ball…» Une urgence ? Un statut, un salaire… La question du salaire est le thème le plus récurrent, il doit passer par un statut et donc un métier rémunéré à la hauteur des qualifications avec une véritable progression de carrière. Pour les AESH, la CGT revendique

Un statut pour les AESH ? Nous sommes encore loin du compte !

La discussion sur la « fonctionnarisation » des AESH a déjà fait l’objet de 2 groupes de travail au ministère. Depuis le départ, la CGT Éduc’action dénonce un faux semblant cachant en réalité la création de « nouveaux métiers ». Ces derniers seront alors éligibles au futur statut comme ceux de coordonnateur∙trices PAS (avec la responsabilité de la gestion des collègues), ceux d’AESH référent∙es avec de nouvelles missions ou enfin ceux d’agent∙es d’accessibilité. Ce n’est donc absolument pas un plan de fonctionnarisation. Seulement quelques AESH (entre 10 et 20 %) seront trié∙es sur le volet pour assurer de nouveaux métiers. Ce scénario empreint de mensonge est inadmissible ! En guise d’introduction aux discussions, le ministère a présenté l’état de sa réflexion sur le temps de travail des personnels, considérant que la base horaire doit rester les 1607 heures annuelles. Pour le MEN, les pistes de réflexion sur le temps de travail pourraient intégrer : De la compensation vers l’accessibilité L’idéologie ministérielle est claire : pour faire face à l’augmentation du nombre d’élèves notifié·es, l’aide humaine, qualifiée « d’écran » possible, n’est plus la solution. On change ainsi de paradigme pour effacer progressivement la « compensation » (surtout celle humaine) pour mettre en place « l’accessibilité ». Pour la CGT Éduc’action, les 2 ne sont pas opposables, mais c’est surtout un alibi pour faire disparaitre les AESH qui restent un maillon essentiel de l’inclusion. D’autre part, pour le MEN, le temps de travail de ces futurs personnels ne peut se limiter aux 24h d’accompagnement et ne peut pas constituer un temps complet… Ce que nous réfutons. Il s’interroge aussi sur les mécanismes permettant de valoriser « les missions invisibles ». Il serait temps ! Sur la pénibilité Le ministère admet que la pénibilité est souvent associée aux nombres d’élèves accompagné·es MAIS insiste sur le fait qu’il peut y avoir beaucoup plus de souplesse des accompagnements. Le sous-entendu est que par des aménagements divers (matériel, groupement d’élèves …), le travail serait rendu beaucoup moins pénible. Les PAS vont d’ailleurs fortement contribuer à cet « objectif ». Pour nous, la pénibilité ne se réduit pas au nombre : il y a la question du handicap en lui-même, des conditions matérielles en classe, des déplacements et des changements d’affectation-emploi du temps, des relations avec la communauté éducative-familles, de la charge émotionnelle… La CGT Éduc’action exige un statut de fonctionnaire de catégorie B sur un temps complet 24H accompagnement élève avec une formation initiale au minimum et tout au long de la carrière.

Temps partiel thérapeutique, rupture conventionnelle, subrogation

Temps partiel thérapeutique, rupture conventionnelle  : une régression du droit Le décret 86-83 du 17 janvier 1986 modifié par le décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026 vient durcir les conditions d’octroi et renforce le contrôle administratif en verrouillant les possibilités de durée et de quotité (pourcentage) du temps partiel thérapeutique (TPT). Ce dispositif permet aux agent·es de reprendre ou de maintenir leur travail quand la situation de santé le justifie, sur la base d’un certificat médical établi par le médecin traitant, soumis pour avis à l’administration. Le temps de service est aménagé sans entrainer de perte de salaire. C’est une protection essentielle qui permet de poursuivre son activité sans contrevenir à la santé. Cette nouvelle règlementation impose donc des restrictions dont l’administration pourrait potentiellement se servir pour exercer une forme de pression et surtout d’abus du droit. Les AESH seront touché·es quand ils ou elles auront recours à ce dispositif. Cela ne fera qu’aggraver leur situation de grande précarité sachant que les femmes âgées de 45 et 55 ans représentent la grande majorité des 144 000 personnels. Quelles modifications interviennent à partir du 1er septembre? Délai de réponse – L’administration doit répondre avant, au plus tard, le jour de la reprise après un arrêt (longue maladie, longue durée, invalidité). Dans les autres cas, l’administration dispose désormais de 30 jours pour répondre. Dans l’attente de cette réponse ou en cas de refus, soit vous devez poser un congé maladie ordinaire (avec perte de revenu), soit vous reprenez à 100 % au risque d’aggraver votre situation médicale. Possibilité de « verrouiller » la durée » et le volume – La limite d’un an reste valable. La réévaluation tous les 1 à 3 mois est supprimée. L’administration peut vous imposer une durée rigide d’un an d’un bloc, sans ajuster votre temps de travail si votre état s’améliore ou s’aggrave. Contrôle médical – L’employeur peut demander à tout moment un examen médical y compris pour la demande initiale (en cas d’absence injustifiée cela est considéré comme un désistement). Suppression du contrôle systématique par un·une médecin agréé·e pour les demandes de renouvellement. Entretien obligatoire en cas de refus – L’employeur devra au cours de cet entretien motiver son refus. Il est possible que soit invoquée la « nécessité de service » ( par exemple manque d’AESH dans l’école, qui nuit à la continuité d’accompagnement). Ce type de motif est totalement illégal. Aussi, si vous faites l’objet d’un refus, contactez la CGT Éduc’action de votre département ou académie qui vous accompagnera pour l’entretien et pourra vous défendre. Invoquer la nécessité de service n’a pour autre but que de mettre la pression et vous faire culpabiliser. Ils attendent juste que vous renonciez à votre demande. Rupture conventionnelle : L’Indemnité de départ divisée par 2 Le décret n° 2019-1596 du 31 décembre 2019 modifié par le décret n° 2026-746 du 6 août 2026 reconduit le dispositif à la différence que l’indemnité de départ est divisée par 2. L’article 3 est modifié « Le montant maximum de l’indemnité prévue à l’article 1er ne peut pas excéder une somme équivalente à un vingt-quatrième de la rémunération brute annuelle perçue par l’agent par année d’ancienneté, dans la limite de vingt-quatre ans d’ancienneté. » et DEVIENT « … une somme équivalente à un douzième… » ce qui revient à dire que l’indemnité ne peut dépasser 12 mois de salaire. Et la subrogation ? Promise depuis 2025, son application en cas de maladie pour tous·tes les agent·es contractuel·es (dont les AESH) reste reportée par le ministère à 2028. Nouvelle marque de mépris institutionnel à l’égard du « petit personnel » sur l’autel de l’austérité…l’État fait toujours le choix de maintenir ses personnels les plus précaires dans une insécurité financière dramatique et injuste.

Lycée Utrillo de Stains : La CGT reçue par le Ministère, la répression doit cesser – le 17 septembre soyons nombreux-ses en grève pour dire NON

Le 7 septembre, la CGT était reçue en urgence au ministère de l’Education Nationale concernant les menaces de mutations forcées au lycée Utrillo de Stains. Preuve en est que le ministère n’ignore pas les atteintes graves à la la lutte contre les violences sexistes et sexuelles que constituerait une telle sanction envers les deux enseignantes syndicalistes à la CGT et lanceuses d’alerte. De l’aveu-même du cabinet du ministre, les enseignantes ont dû « se débrouiller » depuis de trop nombreuses années face au besoin de témoigner d’un grand nombre d’élèves du lycée. Ils annoncent n’avoir « rien à reprocher à leur démarche », qui n’a consisté qu’à accueillir en toute confiance la parole des élèves et à la relayer à leurs chefs de service successifs, en protection de leurs élèves tout en respectant systématiquement le cadre réglementaire. Aujourd’hui, le ministère se retrouve donc bien mal à l’aise pour défendre les agissements du Rectorat. Au cours de l’audience, la CGT a dénoncé auprès du cabinet, l’enquête administrative lancée au printemps dernier dans l’établissement : son caractère à charge contre les lanceuses d’alerte, menaçant envers les syndicalistes, et totalement sourd aux témoignages sur les violences. Cette enquête est le point de départ des sanctions actuelles. Nous avons rappelé que des élèves et ancien·nes élèves ainsi que les parents d’élèves qui faisaient la queue devant les salles d’audition de l’enquête administrative ont été éconduits. L’enquête a pourtant été présentée par le rectorat au ministère comme pensée pour « prendre de la hauteur sur les signalements de violence », pour « redonner du cadre », pour « repenser le pilotage de la lutte contre les VSS »… Cela ne correspond pas à la réalité d’une enquête qui, de façon très officielle (dans son intitulé, dans sa présentation aux organisations syndicales en instance) avait pour objectif de traiter les « tensions et la judiciarisation des relations » entre personnels. La question des VSS a été totalement évacuée par les enquêteurs et le rectorat. La CGT s’étonne qu’elle revienne donc par la fenêtre au moment même où le ministère se rend compte que le Rectorat fait l’extrême inverse des supposées priorités ministérielles. Pour la CGT, il est temps d’en finir avec cette répression syndicale et ces procédure baillons contre des lanceuses d’alerte qui contribuent à jeter l’opprobre sur les victimes et sur les professionnel·les à qui elles se confient. Abandon des menaces de mutation forcée, mise en œuvre d’un protocole clair et sécurisant de recueil de la parole des élèves, des ancien·nes élèves et des parents et ancien·nes parents d’élèves, mise en œuvre des sanctions contre des personnels qui ne peuvent pas être face à des élèves. C’est l’affaire de tou-tes, et c’est pourquoi la CGT et l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT 93 appellent à se mettre en grève jeudi 17 septembre et à rejoindre le rassemblement à 11h00 devant le rectorat de Créteil

Pétition en soutien à Julie et Sabrina

Madame Mahfoufi et Madame Léonis sont enseignantes au lycée Maurice Utrillo (Stains), depuis plus de 20 ans. Elles sont investies pour donner à leurs collègues des conditions de travail dignes et se battent pour un service public de l’Education qui soit émancipateur. Elles enseignent leur discipline avec professionnalisme et pédagogie, dans la confiance des élèves. Dans le cadre de leur mission et des procédures réglementaires, elles ont signalé des violences à caractère sexiste, sexuel et raciste présentes au sein du lycée. Aujourd’hui, elles sont menacées de mutation subie par le rectorat. Soutenez-les, signez la pétition ! www.change.org/p/au-lycée-maurice-utrillo-les-lanceuses-d-alerte-sont-menacées-de-mutation

Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) : une généralisation imposée sans garanties pour les AESH

Après deux rejets par le Parlement, l’Exécutif poursuit le déploiement expérimental national des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS), sans évaluation des expérimentations, ni concertation suffisante avec les personnels concernés. Au cours du mois de juillet, en pleines vacances scolaires, des AESH ont reçu sur leur messagerie professionnelle un avenant à leur contrat actant leur passage en PAS. Cette méthode soulève de fortes inquiétudes : informations insuffisantes-partielles-tardives, délais contraints, absence d’interlocuteur·rices disponibles et incertitudes sur les nouvelles conditions d’affectation. Les PAS pourraient conduire à des périmètres d’intervention élargis, à des changements d’affectation en cours d’année et à des déplacements supplémentaires, sans garanties suffisantes ni revalorisation salariale. Des personnels toujours précarisésÀ ce jour, aucune garantie claire n’est apportée sur les missions, les affectations ou les conditions de travail des AESH dans ce nouveau cadre. Cette absence de sécurisation intervient alors que leur rémunération demeure très proche du SMIC, y compris après plusieurs années de contrat. Une généralisation qui doit être suspendueNous demandons la suspension du déploiement généralisé des PAS tant qu’un bilan sérieux des expérimentations n’a pas été présenté et qu’une véritable concertation n’a pas été menée avec les AESH et leurs représentant·es. L’École inclusive ne peut être construite dans l’urgence, sans moyens humains suffisants et sans reconnaissance professionnelle des personnels qui la font vivre au quotidien. La multiplication des mesures méprisantes à l’égard des personnels pousse nombre d’entre eux à démissionner. D’autres refusent les avenants proposés, ce qui ouvre au licenciement et à l’indemnisation chômage. Les AESH doivent bénéficier de missions clairement définies, d’affectations sécurisées, de moyens adaptés, d’une revalorisation salariale et d’un véritable statut de la Fonction publique. Le ministère doit cesser les passages en force et donner à l’École inclusive les moyens de fonctionner réellement. Montreuil, le 4 septembre 2026

Grève au lycée d’Alembert Aubervilliers

L’équipe enseignante du LPO d’Alembert s’est mise très majoritairement en grève ce lundi 7 septembre, pour protester contre des locaux et du matériel dégradé ou obsolète, un manque de place et des sureffectifs d’élèves qui dégradent les conditions de travail et d’enseignement. Ci-dessous, leurs courriers adressés au rectorat et à la région.

Bulletin – Lycée général et technologique – Septembre 2026

Primes ZEP en lycée : Le ministère nous les sucre ! Après avoir temporisé en 2025, les rectorats officialisent cette année la disparition des primes ZEP des lycées ex-éducation prioritaire dans l’opacité la plus totale. Au-delà des primes, il faut questionner l’Éducation prioritaire en lycée. La difficulté ne s’arrête pas à la porte du collège. Or depuis 2015, il n’y a plus de dispositif national pour les lycées : quelques arrangements temporaires et locaux, ni de moyens fléchés nationalement… alors que les besoins existent. Interdiction du téléphone Une loi votée pendant l’été interdit l’utilisation du téléphone portable dans les lycées, dès la rentrée scolaire 2026, sauf exception prévue par le règlement intérieur. La CGT Éduc’action dénonce cette nouvelle mesure d’affichage sans portée éducative face à une véritable question de santé publique. Une interdiction généralisée créera des tensions inutiles et conduira les personnels, notamment AEd, à une vaine et chronophage chasse au portable sans régler le problème. Il faut donner du temps aux communautés éducatives pour discuter de solutions pérennes vis-à-vis du portable afin d’adapter le règlement intérieur des établissements. Stages de seconde : pourquoi nous sommes contre Dangereux – Depuis leur mise en place en juin 2024, deux lycéens sont morts au travail. Ces décès sont la partie visible de l’iceberg. Ils cachent l’exposition aux violences sexistes et sexuelles ou encore psychologiques, aux micro-agressions… Souvent, les élèves ne font pas qu’observer, ce qui augmente le risque. Les équipements de protection ne sont pas toujours fournis et surtout les élèves ne connaissent pas les protocoles de sécurité. Des inégalités de classe – Les stages se font dans l’entreprise des parents ou de connaissances, sauf dans des cas exceptionnels qu’on voudrait nous présenter comme une généralité. Inutile pour l’orientation – L’orientation subie d’une partie des élèves ne repose pas sur une méconnaissance de l’entreprise. Faisons abandonner ces stages ! – La CGT Éduc’action revendique la suppression des stages de seconde et de 3e. Elle mène une campagne pour sensibiliser les personnels et les usager·ères (parents et élèves) afin d’obtenir leur abandon !

Bilan des quinquennats macron : un démantèlement délibéré de la voie professionnelle !

Rentrée 2026 : impréparation, mépris et entêtement… Lors des discussions sur le calendrier des examens de la session 2026, la CGT Éduc’action avait proposé que les épreuves se déroulent le matin pour anticiper une éventuelle canicule. Le ministère était resté sourd à cette demande, et les épreuves du bac professionnel ont eu lieu, dans une chaleur accablante, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions pénibles voire dangereuses. Pour la session 2027 les épreuves se dérouleront à partir du 7 juin et uniquement le matin. Au-delà des aménagements de raison, l’urgence réside dans la rénovation du bâti scolaire. L’introduction de la correction dématérialisée des copies à laquelle la CGT Éduc’action est opposée, a été imposée sans concertation. Elle a dégradé le travail collectif et collaboratif des personnels, et remis en cause l’équité de traitement des élèves. La CGT Éduc’action exige à minima dans un cadre national, des décharges de service allouées à la hauteur de la charge de travail demandée. Alors que le parcours « Y » est un échec, le ministre s’entête à le maintenir. Entre novembre et début avril, les élèves du module « insertion professionnelle » feront, dans la continuité ou pas de leur PFMP, deux semaines supplémentaires, sécables et gratifiées. Ce module est corrélé avec le dispositif Avenirpro. Pour celles et ceux optant pour le module « poursuites d’études », ces deux semaines seront consacrées à préparer leur admission via Parcoursup dans un hypothétique BTS. Même réduit et déplacé dans l’année, ce parcours est inutile et va engendrer désorganisation et absentéisme ! La CGT Éduc’action revendique son abrogation. Le décès de plusieurs mineurs en stage a contraint le gouvernement à reconnaître, à demi-mot, la dangerosité de l’entreprise. Pour l’instant, les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Pour la CGT Éduc’action, il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Il faut transformer les PFMP en stage de pratique et d’observation, les réduire et les sécuriser. Pour la CGT Éduc’action il faut travailler sur trois plans : former et prévenir en doublant les heures de PSE et d’éco-droit, accorder de nouveaux droits aux élèves mineur·es comme un droit de retrait face à des dangers graves et imminents ou des situations de Violences Sexistes et Sexuelles, sanctionner les entreprises coupables en renforçant les moyens de l’inspection du travail. Comme à chaque rentrée, le nombre d’élèves non-affectées va être important et va se traduire par du surbooking, des retards d’affectation ou de la déscolarisation. Plutôt que de favoriser l’apprentissage à grands coups d’argent public, il y a nécessité à augmenter les capacités d’accueil des lycées professionnels notamment par la création de formations répondant aux enjeux écologiques et aux besoins sociaux. Le lycée professionnel a subi deux réformes réactionnaires lors des quinquennats Macron. Leur bilan est catastrophique, nous vous proposons d’en faire l’analyse.

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