Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Evaluations nationales : sortons de cette spirale infernale !

Depuis l’élection de N.Sarkozy en 2007, la « culture de l’évaluation » est devenue un leitmotiv pour les ministres de l’Éducation nationale. Cette « culture » tourne le dos à des années de recherche en pédagogie, mais aussi aux bienfaits qui, grâce à l’éducation populaire, avaient pu progressivement intégrer la vie des classes. Elle malmène les élèves mais aussi les enseignant·es. Il faut d’ailleurs dissocier cette culture de la pratique de l’évaluation pour laquelle la CGT Éduc’action n’a pas d’opposition formelle. Les enseignant·es n’ont pas attendu des injonctions ministérielles pour évaluer les élèves et leur rendre compte de leurs progrès, ainsi qu’à leurs familles. Cependant, la CGT Éduc’action a toujours dénoncé l’origine néo-libérale des évaluations nationales telles qu’elles sont conçues et utilisées depuis 2008 sous l’impulsion conjointe de Blanquer et du Conseil de l’évaluation. Elle a aussi dénoncé le Socle commun sur lequel elles se fondent, le management – on parle même désormais de leadership – qui est censé en découler, c’est-à-dire une mise au pas de tou·tes les enseignant·es par le pilotage académique via la direction d’école. Que les élèves en constituent la cible de dommages collatéraux ne gêne en rien les ministres, englué·es depuis Blanquer dans un seul courant des neurosciences/neuroscientistes. Sur l’autel de ce seul courant de recherche hégémonique qui ne voit l’enfant que conforme à un seul modèle, on nie les aspects sociologiques et l’hétérogénéité des classes, on déshumanise le rôle de l’enseignant·e réduit·e à une application stricte des « guides » orange et autres. Cette vérité ministérielle absolue est également véhiculée par les « guides de l’enseignant·es » des éditeurs scolaires qui sont souvent écrits comme des pas-à-pas desquels on ne s’écarte pas, parfois par facilité, surtout quand on débute et qu’on n’a pas été formé·e à appliquer et non à réfléchir – et que le temps de travail des enseignant·es est, de plus en plus, consacré à des tâches inutiles et chronophages. Le travail d’enseignant·e s’en trouve peu à peu prémâché, déqualifié. Cet aspect contribue à la perte de sens ressentie par la profession. (…) Suite du communiqué : https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2026/01/Evaluations-nationales.pdf

Éducation prioritaire, plutôt que des rustines, il est urgent de revoir la carte

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le ministère de l’Éducation nationale vient de présenter sa réponse à ce qu’il nomme lui-même des situations aberrantes. C’est-à-dire la situation de collèges et d’écoles de secteurs qui au vu de leur indice de position sociale moyen devraient être classés en éducation prioritaire renforcée. Pourtant ce n’est malheureusement pas le cas malgré la mobilisation régulière des personnels, parents d’élèves ou élu·es locaux·ales qui exigent leur intégration dans la carte de l’éducation prioritaire. En effet, le ministre a annoncé que la carte ne serait pas modifiée avant 2028 (du fait des élections municipales et présidentielles) alors qu’elle a été établie en 2015 et aurait dû être revue en 2019. Au regard des propositions, il s’agit surtout pour le ministère de « bricoler » une réponse à une situation effectivement aberrante dont il est responsable et qui ne pourrait pas être corrigée avant 2028. Avec une décennie de retard, l’éducation prioritaire n’est pas une priorité pour le gouvernement. Ainsi, les collèges concernés intégreraient les dispositifs CLA (Contrat Local d’Accompagnement), permettant d’accorder aux personnels une indemnité pour mission particulière et non d’indemnité REP+ ainsi que des bonifications pour le mouvement au bout de trois ans. La CGT Éduc’action rappelle son opposition aux CLA qui, en contractualisant les moyens donnés aux établissements, sont contraires à la philosophie même de l’éducation prioritaire (donner plus à celles et ceux qui ont le moins sans condition). Surtout, outre la reconnaissance indispensable des difficultés d’exercice des personnels, c’est de moyens supplémentaires dont ces établissements et écoles ont besoin dès maintenant. Sur ce point, le ministère annonce un pôle médico-social à temps complet sans redéploiement, ce dont on peut douter vu les difficultés de recrutement ainsi qu’un vague engagement non chiffré d’amélioration du taux d’encadrement, en revanche rien sur les vies scolaires. Pour les écoles élémentaires, il annonce la possibilité d’un·e professeur·e supplémentaire par école sous réserve de présentation d’un projet. Quant aux maternelles, elles sont scandaleusement oubliées.La CGT Éduc’action exige que ces écoles, élémentaires comme maternelles, bénéficient toutes de ce poste supplémentaire sans condition, mais aussi que ces collèges et écoles bénéficient des mêmes taux d’encadrement et les personnels du même niveau indemnitaire et de bonification mouvement qu’en REP+. Surtout, il est scandaleux que la carte de l’Éducation prioritaire reste ainsi figée depuis douze ans alors que la pauvreté et la ségrégation sociale n’ont cessé de s’aggraver. C’est pourquoi, la CGT Éduc’action exige la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, basée sur des critères sociaux objectifs et partagés et non sur une cible budgétaire préalable, un accompagnement des sorties éventuelles et son extension aux lycées et écoles dites orphelines (dont le collège de secteur n’est pas classé) qui répondent aux critères. Plus qu’une nécessité, c’est une urgence ! Télécharger le communiqué : https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2026/01/Communique-de-presse-Education-prioritaire-plutot-que-des-rustines-il-est-urgent-de-revoir-la-carte.pdf

Le 22 janvier, l’Assemblée ne doit pas nous voler le 1er mai !

Une proposition de loi (PPL) a été déposée par des sénateur·ices centristes l’année dernière en réponse à un lobbying patronal intensif pour « permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai », c’est-à-dire en fait : revenir sur le principe du 1er mai comme seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré. Le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de déclencher la procédure accélérée. Adopté au Sénat, le texte passe à l’Assemblée nationale le 22 janvier prochain. Adopté au Sénat, le texte passe à l’Assemblée nationale le 22 janvier prochain Soutenus par le gouvernement de l’époque qui n’a rien trouvé de mieux que de déclencher la procédure accélérée au parlement, leur urgence après nous avoir volé deux années de vie à la retraite et avoir essayé de nous voler deux jours fériés, c’est maintenant de s’attaquer au 1er mai ! S’attaquer au 1er mai c’est remettre en cause cent ans d’histoire de luttes sociales, et de reconnaissance du droit au repos Si le 1er mai est aujourd’hui le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré dans le Code du travail, c’est qu’il a une très longue histoire ! Il existe depuis plus de cent ans, marqué à la fois par la revendication de diminuer le temps de travail et par la répression violente provoquée. D’abord avec les manifestations mortelles à Chicago en 1886 où les syndicats ouvriers états-uniens revendiquent la journée de huit heures, puis en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies dans le Nord le 1er mai 1891. Le 1er mai devient une journée chômée en avril 1919, détournée sous le régime de Vichy en « fête du travail ». À la suite du Conseil national de la Résistance, elle est réintroduite à partir de 1946 avant d’être instituée définitivement comme jour férié, chômé et payé. Fériée dans 24 des 27 pays de l’Union européenne et dans la plupart des pays du monde, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs n’est pas un jour férié comme les autres !Prétendument à destination des petits commerçants, cette PPL introduirait une concurrence à la faveur des grands groupes – c’est la loi Carrefour-Interflora ! Le Code du travail prévoit non seulement le travail salarié dans des secteurs qui ne peuvent pas s’arrêter (hôpitaux, transports publics, électricité…), mais autorise par ailleurs les petits commerçants à ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler de salarié·es. Ce sont donc les seuls qui peuvent ouvrir actuellement ; étendre la dérogation du travail salarié le 1er mai c’est introduire en fait une distorsion de concurrence par les grands groupes. Autrement dit, non seulement les petits commerces indépendants de proximité n’ont pas besoin de cette PPL mais celle-ci va se retourner contre eux ! Prise au nom de la boulangerie du coin et de fleuriste de quartier, ce qui est proposée en fait c’est la loi InterFlora, Marie Blachère, Grand frais, Carrefour… « L’insécurité juridique », un prétexte pour étendre la dérogation Pour justifier leur empressement à s’attaquer au 1er mai, le grand patronat et les parlementaires qui défendent la proposition de loi mettent en avant l’insécurité juridique. En cause le fait qu’actuellement les établissements concernés par la dérogation (ceux « qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail ») ne sont pas listés et qu’il existerait une ambiguïté pour les employeurs. Or rien n’empêche de prendre un décret d’application de la loi existante en listant strictement les établissements visés. Pire finalement, on justifie d’assouplir la loi existante parce qu’elle ne serait pas respectée, on récompense donc une infraction !Précision par ailleurs que l’insécurité juridique est à relativiser fortement au vu du nombre de sanctions dérisoires prononcées (en 2025 seules 3 boulangeries sur 35 000 ont été sanctionnées, avant d’être finalement relaxées en partie par le tribunal).En vérité, l’intention n’est pas de sécuriser mais bien d’étendre la dérogation et de remettre en cause l’exceptionnalité qu’est le 1er mai. Une première brèche pour nous voler un jour de repos rémunéré La proposition de loi prévoit d’étendre la dérogation aux « commerces de bouche » (boulangeries, boucheries, traiteurs, etc.), aux commerces de vente alimentaire au détail (primeurs mais aussi supermarchés), aux fleuristes et aux établissements culturels (cinémas, musées…). Elle a donc vocation à concerner des centaines de milliers de salarié·es de ces secteurs, et ouvre en plus une brèche dangereuse. En effet, une fois qu’un principe saute, on sait malheureusement que la dérogation s’étend progressivement. L’illusion du volontariat et des majorations Pour nous attirer on nous parle de majorations, et pour nous rassurer on prévoit le volontariat… Or l’expérience de la banalisation du travail le dimanche nous apprend qu’une fois que le travail se normalise il n’y a très vite plus de majorations. D’ailleurs la « majoration » actuelle est très relative, sachant que les salarié·es qui ne travaillent pas le 1er mai sont par principe déjà payé·es… Heureusement qu’elles et ils sont payé·es « double » s’ils et elles travaillent ce jour-là : être payé·e une fois en plus pour travailler une journée de plus, ça n’est pas une majoration ! Quant au volontariat, les salarié·es savent à quel point il s’agit d’une fiction dans le contrat de travail caractérisé par le lien de subordination. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement (c’est-à-dire un chantage au moment de l’embauche). Croire que le ou la salarié·e peut refuser de travailler le 1er mai c’est croire qu’il ou elle négocie son contrat de travail… Envisager que des salarié·es puissent être volontaires révèle surtout que les salaires sont trop faibles ! Quand on a le choix, on est content d’avoir un jour férié comme le 1er mai. Ce qui nous est proposé c’est la remise en cause d’un jour de repos rémunéré. Pour manifester, pour être en famille, pour profiter d’un repos souvent bien mérité, pour avoir des temps de société partagés, défendons notre 1er mai ! L’ensemble des organisations syndicales le défend. 📍 Rassemblement le 22 janvier à 10 heures devant l’Assemblée nationale

AESH, le statut c’est un dû

Le 7 janvier dernier, la droite sénatoriale, soutenue par le ministère, a fait le choix du mépris face aux exigences légitimes des 140 000 AESH de l’Éducation nationale, en refusant de voter pour le projet de loi sur leur statut. Encore une fois, on assiste à un « deux poids, deux mesures » : 10 milliards d’euros octroyés pour un porte-avion nucléaire mais maintien d’une austérité budgétaire structurelle pour l’École publique et maintien dans la précarité de certains personnels. Le Sénat et le ministre justifient ce rejet par leur volonté d’attendre les annonces d’E.Macron sur le sujet lors de la Convention nationale du Handicap de juin prochain. Pour la CGT Éduc’action, c’est inacceptable et elle exige que les organisations syndicales (à l’initiative d’une pétition pour le statut des AESH) soient reçues en urgence par le ministre, comme demandé dans un courrier resté sans réponse à ce jour.Des personnels indispensables mais toujours ignorés. En attendant, le ministère maintient sa politique de l’École inclusive inefficace et compte sur la généralisation des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité), mesure que nous dénonçons toujours, arguant que ce sera « une réponse globale ». En refusant hypocritement ce statut à des personnels qu’il juge pourtant « indispensables », le ministère les installe dans la plus grande précarité et poursuit sa logique comptable, évitant ainsi d’assumer le coût social et humain. La CGT Éduc’action rappelle que le métier d’AESH est bien indispensable, exigeant et difficile, mais aussi qu’il ne se résume pas à la seule présence auprès des élèves. L’autoformation, la recherche d’outils pédagogiques et la préparation des interventions font de ces personnels des agent·es pleinement impliqué·es dans leurs missions et non de simples indicateurs. C’est donc ce qui justifie leur exigence d’accéder à un statut de la Fonction publique catégorie B et d’un temps complet pour 24h d’accompagnement, seul élément de leur reconnaissance par leur employeur. Dans ces conditions, la CGT Éduc’action appelle à maintenir la pression sur les pouvoirs publics, appelle les personnels à s’organiser et à tout mettre en œuvre pour gagner le statut des AESH.Montreuil, le 15 janvier 2026

COMITÉ DE SUIVI DE LA VOIE PROFESSIONNELLE : RÉFORME DU PARCOURS EN « Y » : IL FAUT SAVOIR ARRÊTER UN ECHEC

Après l’installation, jeudi 8 du comité de suivi de la voie professionnelle, la CGT Éduc’action a été reçue en bilatérale le mardi 13 janvier pour échanger sur le devenir du parcours « Y ». Si l’abandon annoncé du parcours en Y est une victoire et le fruit des mobilisations syndicales, nous restons vigilants concernant le dispositif qui lui succéderait.Si le ministère reconnaît l’échec de ce dispositif, la volonté perdure de différencier, lors de l’année de terminale, les élèves qui veulent s’insérer de celles et ceux qui veulent poursuivre leurs études. Possiblement, suite aux six semaines de PFMP obligatoires, les élèves choisissant le module « insertion professionnelle » enchaîneraient sur deux semaines supplémentaires en entreprise. Pour les élèves optant pour le module « poursuites d’études », les emplois du temps seraient maintenus pour travailler les prérequis indispensables en BTS. Au final, un « y » minuscule qui risque d’engendrer les mêmes dysfonctionnements, mais à un moment différent de l’année !La CGT Éduc’action y a réaffirmé son opposition à tout parcours « différencié » et « individualisé » même réduit et déplacé, et son attachement à un retour des examens après la mi-juin. Elle a insisté sur le fait que les personnels étaient épuisés par la fréquence des réformes et l’empilement des dispositifs spécifiques qui y sont prévus, comme actuellement avec la généralisation d’Avenirpro qui ampute encore des heures de cours. Cette cadence infernale explique, en grande partie, la perte de sens du métier. Nous avons rappelé que pour assurer une insertion professionnelle réelle dans un métier et des poursuites d’études réussies, il fallait surtout rendre la totalité des heures disciplinaires supprimées par les deux réformes successives subies par le lycée professionnel. Pour cela, il faut également en finir avec l’orientation contrainte en supprimant les familles de métiers et en élaborant une carte des formations déconnectée des besoins en emplois locaux qui réponde aux enjeux écologiques, de relocalisation industrielle et aux besoins sociaux. Nous avons conclu en revendiquant une diminution des PFMP (passage de 20 à 10 semaines) et leur sécurisation face aux accidents du travail, à la surexposition aux produits CMR et aux VSST. Face à des dangers graves ou imminents, la CGT Éduc’action exige, la mise en place d’un droit de retrait pour les stagiaires de la voie professionnelle, sans perte de gratification et avec une dérogation légale sur les semaines de stages qui ne pourraient pas être effectuées.Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est bien à l’abrogation des réformes Blanquer et Macron de la voie professionnelle, abrogation indispensable pour reconstruire un lycée professionnel au service des élèves et véritablement émancipateur.

Guide CGT RSST (Registre Santé et Sécurité au travail)

Voici le guide syndical concernant le Registre Santé et Sécurité au Travail. Ce document obligatoire, dans toutes les écoles, établissements et services de l’Éducation nationale, est un des dispositifs centraux de la politique de santé et de sécurité au travail. En effet, il permet à chacun·e de signaler tout risque observé sur le lieu de travail, mais également toute atteinte à la santé physique et psychique des agent·es. Il s’inscrit dans une démarche de signalements concernant l’amélioration des conditions de travail mais peut contribuer également à la prévention. C’est un levier essentiel à actionner sans modération. CONSTATS Que dit la loi ? Le Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) n’existe pas dans le code du travail. En revanche, sur les lieux de travail, les registres suivants sont obligatoires : RDGI, DTA, RAT, Registre sécurité, Registre sécurité incendie, Registre de soin à l’infirmerie dans les EPLE, Registre de contrôle des installations et des équipements sportifs et le Registre public d’accessibilité, ainsi que les documents suivants : le DUERP et le PPMS. Le RSST est arrivé dans la Fonction publique d’État en 1995, avec la transposition dans la loi française de la directive européenne 89/391/CEE de 1989 en matière de santé et sécurité au travail. Il s’agit d’une modification du décret 82-453 de 1982, et plus précisément de son article 4-1 qui renvoie à la responsabilité du et de la chef·fe de service. S’emparer massivement des registres : un enjeu essentiel !Quoi signaler ? Comment rédiger ? …

Réforme des concours enseignants et CPE : l’incertitude budgétaire non gérée est intolérable

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le 18 décembre que dans l’état actuel du budget (pas de PLF voté à ce jour), la mise en œuvre des nouveaux concours de recrutement des enseignant·es et CPE (à Bac+3) n’était pas assurée pour la session 2026. À deux mois des épreuves du concours, cette annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre pour les 88 000 étudiant·es qui se préparent actuellement. Ces candidat·es, et les enseignant·es qui assurent les préparations, se retrouvent dans une situation totalement intenable ! Ils et elles sont déstabilisé·es car plongé·es dans l’incertitude au moment où au contraire il faudrait qu’ils et elles puissent travailler en toute sérénité. Cette situation est inacceptable, surtout lorsqu’elle est provoquée par un gouvernement qui prétend restaurer « l’attractivité du métier ». Le gouvernement a engagé la décision d’une réforme et de nouveaux concours sans réelle concertation en amont de la présentation du projet et sans même la garantie de la faisabilité réelle. Il faut arrêter de jouer avec l’avenir des étudiant·es et des personnels, et la charge de travail des personnels, déjà malmené·es par le rythme de cette réforme qui ne cesse de se complexifier. En tout état de cause, le gouvernement ne peut pas s’en tenir à une simple suppression alors même que dans certaines disciplines, il n’y a pas de concours M2 prévus, ce qui voudrait dire qu’elles n’auraient aucun recrutement ! Les étudiant·es ne doivent pas pâtir de ce contexte. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour garantir l’avenir de ces étudiant·es. Paris, le 13 janvier 2026

Bravo aux élèves du Lycée Le Corbusier pour leur blocus victorieux et soutien face aux attaques de l’extrême droite !

COMMUNIQUE DES PERSONNELS DU LYCEE LE CORBUSIER (AUBERVILLIERS Le jeudi 8 janvier 2026, des élèves du lycée Le Corbusier d’Aubervilliers, soutenu es par le Syndicat des lycéens du Corbusier (SDLC 93), se sont organisé-e-s et ont agi pour faire entendre leurs revendications : remplacement systématique de tou-te-s leurs enseignant-e-s absent-e-s, plus de moyens et une égalité d’accès à l’éducation pour tou-te-s. Leur action a convaincu un grand nombre d’élèves de rejoindre le mouvement. Un certain nombre de personnels du lycée se sont mis en grève en soutien aux élèves mobilisé-e-s. Dès le lendemain, nous apprenions qu’une enseignante de physique-chimie est affectée au lycée pour remplacer une collègue absente depuis de nombreux mois. Nous tenons à féliciter vivement nos élèves mobilisé-es pour cette victoire ! Leur action politique et organisée a été efficace, visible et nous rappelle que la lutte paie. Lors de cette mobilisation, des élèves ont expliqué leurs revendications à deux médias. La diffusion d’une vidéo sur le réseau social X a été suivie d’une contre réaction nauséabonde de la part de nervis d’extrême droite. Ces derniers ont insulté une de nos élèves. Nous dénonçons sans détour ces propos et apportons notre soutien plein et entier à nos élèves visé-e-s. Nous combattrons sans cesse l’extrême droite et ses discours racistes, islamophobes et classistes. À nouveau, nous tenons à féliciter nos élèves pour cette belle victoire et ce blocus parfaitement organisé. Nous leur affirmons que nous partageons pleinement leurs revendications et que nous continuerons aussi de lutter pour une égalité d’accès à l’éducation et pour obtenir de meilleurs conditions de travail et d’étude dans notre lycée comme ailleurs. Les personnels réuni-e-s en heure d’informations syndicales, le mardi 13 janvier 2026, soutenu-e-s par SNES, CGT, SUD et CNT

Fin des groupes de niveau obligatoires : attention aux DHG !

Après l’annonce de la fin des groupes de niveau, mesure centrale du choc des savoirs de Gabriel Attal, vient maintenant l’annonce des moyens. Et face à l’aveu de l’échec de cette politique, une question se pose sur le devenir des heures allouées aux établissements dans les DHG. Notre analyseLa CGT demande que les moyens donnés aux établissements pour faire fonctionner les groupes de niveau soient pérennisés et permettent aux collègues de mettre en œuvre les différents projets pédagogiques. La fin des groupes de niveau ne doit pas devenir une variable d’ajustement pour réduire une nouvelle fois les heures et faire des économies comme ce fut le cas pour la technologie en 6e. Au-delà des moyens, la question se pose également du caractère facultatif de la mesure. Si le ministre a bien précisé que les établissements étaient libres dans le choix de l’organisation pédagogique, il faut maintenant voir comment cela se traduit sur le terrain. Notre analyseII faut être vigilant en conseil d’administration notamment face aux directions qui pourraient être tentées de mettre en œuvre les groupes de niveau. II faut absolument porter un vote qui abroge la mesure et pour cela s’organiser avant en heure d’information syndicale ou en AG. Enfin, cette décision relance la problématique des moyens. Les heures pour faire fonctionner ces groupes ont été distribuées de manière très inégale entre les collèges ce qui a pu fragiliser les répartitions. Notre analyseNous demandons des moyens à la hauteur des besoins pour faire fonctionner l’ensemble des projets pédagogiques et permettre de réduire les effectifs dans les classes, avec des heures statutairesNous devons veiller à ce que des postes ne soient pas fermés à la suite de la perte éventuelle de ces moyens. FACE À CES NOMBREUSES QUESTIONS, LA CGT APPORTE DES RÉPONSES EN ORGANISANT UNE FORMATION À DESTINATION DE TOUS LES PERSONNELS MARDI 3 FÉVRIER 2026 ! La CGT Educ’action 93 conseille également de s’organiser dès maintenant, notamment en organisant une heure d’information syndicale : notre réponse doit être collective.

En 2026 : soignons notre santé en faisant appliquer le droit sur nos lieux de travail

Chute des températures, pannes de chauffage, transports interrompus, ces premiers jours de rentrée ont mis les personnels à rude épreuve. Le ministère ne fait pas son boulot. Nous si ! La CGT se tient à vos côtés pour défendre votre santé et vos conditions de travail. C’est pourquoi nous mettons à votre disposition les guides et fiches pratiques CGT qui font la lumière sur vos droits, les conseils CGT et les obligations de l’employeur, pour ne pas naviguer à vue. Des avancées trop souvent méconnues mais obtenues par les mobilisations, et de la CGT en premier lieu. Contactez-nous par mail (93@cgteduccreteil.org) dès que vous utilisez ces outils à disposition pour que l’on puisse vous suivre, vous accompagner, vous appuyer. 1. Danger grave et Imminent et Droit de retrait : tout ce que les personnels doivent savoir Salles de classes ou poste de travail à 10degrés, fenêtres qui tombent, violences sur agent-e… Toute situation de travail susceptible d’altérer, d’une manière ou d’une autre, la santé physique, psychique ou sociale d’un·e agent·e, doit être adaptée : la loi interdit que le travail altère la santé et encadre l’exercice d’un droit de retrait, face à un danger grave et imminent.Consultez la fiche pratique CGT2. Protection fonctionnelle, guide spécial : comment ça marche ? En tant qu’agent·e public·que, si vous êtes victime d’une agression ou que votre responsabilité civile ou pénale est mise en cause, en lien ou compte tenu de vos fonctions ou de votre qualité d’agent·e public·que, la collectivité publique doit vous protéger. C’est ce qui s’appelle la protection fonctionnelle.Consultez le guide CGT3. Harcèlement : comment agir, comment se prémunir ? Hostilité, humiliation, dénigrement, isolement, injure, incivilité, persécution… Autant de signes qui peuvent révéler un cas de harcèlement. Quand ce mécanisme s’intensifie et s’installe, les agent∙es craquent ce qui entraîne une forte augmentation des arrêts maladies, de la démission active mais aussi passive (quand le∙la salarié∙e cesse de s’investir dans son travail), voire au suicide dans les cas les plus extrêmes. Dans le guide CGT, vous trouverez les principaux cadres juridiques, les démarches et analyses pour vous équiper et vous aider à intervenir et vous protéger.Consultez le guide CGT4. Registre santé et sécurité, accident de service, médecine de prévention, RDGI … Connaître et employer les outils de base Connaître les outils de base pour défendre individuellement et collectivement notre santé et nos conditions de travail : c’est la méthode CGT. La CGT est à vos côtés pour défendre nos conditions de travail. Notre méthode s’appuie sur le droit du travail et de la fonction publique, qui sont protecteurs mais trop souvent mal appliqués ou non respectésConsultez le guide CGT Enfin, 2025 a été une année de forte mobilisations syndicales où vous avez été nombreux à être présent-es. En 2026, la meilleure résolution, c’est de se syndiquer et de rejoindre la CGT, car il n’y a pas de victoires sans luttes et il n’y a pas de conquêtes sociales sans syndicat et en particulier la CGT, premier syndicat de la fonction publique.Rejoindre la CGT

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