Ouverture de négociations sur le statut des AESH : gagner nos revendications
Le mardi 27 janvier dernier, suite à sa demande, l’intersyndicale (CGT Éduc’action, FSU, SUD, SNALC, CFDT et UNSA) a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la campagne lancée depuis mai 2025 pour l’accès à un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. Si nos organisations ont été reçues c’est surtout grâce au combat mené depuis des années par ces personnels qui ont vu leurs conditions de travail se dégrader considérablement avec la mise en place des PIAL (fragmentation des emplois du temps, des lieux de travail, saupoudrage des accompagnements, gestion de profils d’élèves très complexes…), tous·tes étant maintenu·es dans desconditions salariales indignes du fait du temps incomplet imposé et d’une grille de salaire qui se tasse au fur et à mesure des années. Depuis des années, la CGT Éduc’action n’a eu de cesse d’alerter sur la situation de ces personnels précaires, d’appeler à des journées de mobilisation et de grève, d’être à l’initiative d’actions dans de nombreuses villes pour porter les justes revendications des AESH et plus largement celles des conditions de l’inclusion des élèves en situation de handicap. Par ailleurs, les propos récents du ministre évoquant un « quasi-statut » ont semé la colère de ces personnels (et à juste titre) car c’est bien un véritable corps de fonctionnaire de catégorie B que les collègues AESH doivent obtenir pour une réelle reconnaissance de leurs missions. C’est pourquoi, la campagne intersyndicale menée depuis mai 2026 a particulièrement insisté sur la précarité dans laquelle était maintenue ces personnels. D’ailleurs, ce combat dépasse largement les seul·es collègues AESH puisque la pétition lancée en ce sens a récolté plus de 101 000 signatures. Grâce à cette mobilisation des personnels, mais également à la pression des parlementaires et des familles, les deux ministères se disent aujourd’hui prêts à ouvrir des négociations autour de la question du statut. C’est la première fois qu’une telle annonce est faite. Suite à la Conférence Nationale du Handicap du 3 février, un calendrier de travail doit être proposé et des discussions sur l’impact d’un statut AESH seront menées avant, nous l’espérons, des annonces ministérielles à la prochaine CNH de juin prochain. Ceci n’est qu’une première étape et plein de points doivent encore être abordés (notamment la technicité et la pénibilité ou l’accès à ce corps), mais nousdevons maintenir la pression pour amener le gouvernement à céder.L’accès à un statut de fonctionnaire doit s’accompagner des revendications claires que la CGT Éduc’action porte depuis longtemps :– Un temps complet à 24H d’accompagnement– Une formation initiale et continue de qualité– Une stabilisation sur les lieux d’exercice n’excédant pas une ou deux écoles ou établissements– Une grille salariale de fonctionnaire de Catégorie B La CGT Éduc’action restera vigilante et combattive lors de ces groupes de travail. Il est temps que le ministère adresse un signal fort. Au-delà des paroles, il faut désormais des actes !
Elèves « sans-papiers » en danger, tou-tes mobilisé-es vendredi 13 février
L’intersyndicale SNES 93 -CGT Educ’Ac:on 93-Sud Educa:on 93 appelle à se mobiliser massivement vendredi 13 février en sou:en à nos élèves sans-papiers. Nous relayons l’appel des collec:fs RESF – Réseau Educa:on Sans Fron :ères et du collectif « Bouge ta Pref » à manifester devant les préfectures d’Ile-de-France. Depuis la mise en oeuvre de la loi sur l’immigration de G. Darmanin et la circulaire Retailleau, nos élèves sans-papiers se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Entravé-es dans l’accès à leur régularisation, l’accès à un logement, à la santé et à une scolarité décente se trouvent désormais mis à mal. Conséquence, nos élèves se retrouvent aujourd’hui en danger. Aux dernières vacances l’un de nos élèves du Raincy a été arrêté et expulsé. En septembre dernier, Mamadou Garanké Diallo a été victime de ces politiques xénophobes. Cet apprenti boucher du 76, pris en charge par l’ASE puis sous OQTF car majeur, s’est vu obligé de rejoindre Dunkerque (dans l’espoir d’atteindre la Grande Bretagne) où il a été tué par un camion. N’attendons pas qu’il soit trop tard pour réagir ! En tant que personnels de l’éducation, nous refusons d’être spectateur-ices de telles injustices. Nous exigeons l’annulation des OQTF – Obligation de Quitter le Territoire Français – et la régularisation de nos élèves et de leur famille. Nous exigeons l’abrogation de la loi Darmanin et de la circulaire Retailleau. Nous appelons à rejoindre la manifestation de ce vendredi 13 février qui partira de la DSDEN à 15h pour rejoindre la préfecture. Le matin nous appelons à rejoindre les piquets de grève organisés dès 9h devant les établissements. Un préavis de grève à été déposé pour permettre aux collègues de se mobiliser. Tou-tes en manifestation ! À partir de 15h00 au départ de la DSDEN (8 rue Claude Bernard, Bobigny)
Solidarité avec notre collègue de Sanary sur Mer
La CGT Éduc’action et la CGT Éduc’action Var expriment leur profonde émotion suite à l’agression extrêmement grave dont a été victime une enseignante au collège La Guicharde de Sanary ce mardi 3 février. À ce stade, nous ne disposons pas d’informations précises et vérifiées sur les circonstances exactes des faits. Nous tenons donc à faire preuve de la plus grande prudence. Nous appelons notamment à éviter tout amalgame hâtif entre les éléments de vie personnelle ou familiale du jeune mis en cause, relayés par certains médias, et une quelconque explication simpliste ou déterministe de cette violence. Rien ne saurait justifier un acte aussi grave, et aucune situation individuelle ne peut être érigée en cause générale. Une nouvelle fois, nous déplorons le manque criant de politiques de prévention et d’accompagnement, que ce soit au sein de l’Éducation nationale ou de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Dans nos collèges, les moyens humains sont insuffisants : absence ou présence trop rare d’infirmier·es scolaires, nombre d’AEd insuffisant, manque de personnels médico-sociaux et éducatifs… De façon générale, ces multiples carences en adultes dans les établissements fragilisent à la fois la scolarité des élèves et le travail des personnels. Tout ceci va à l’encontre d’un travail de prévention efficace et continu sur le long terme et, faute de moyens et de coordination suffisante, trop d’enfants se retrouvent dans des classes surchargées où leurs difficultés, bien qu’identifiées, ne peuvent pas être réellement prises en charge. Pour mémoire également, le Var fait partie des départements les plus chargés en termes de ratios élèves/enseignant·es, élèves/psychologues scolaires et élèves médecins scolaires avec une situation structurelle alarmante. La non-adéquation de certains dispositifs d’accompagnement personnalisés et l’écart entre les besoins réels du terrain et les moyens alloués aggravent encore ces tensions. Nos pensées vont avant tout à la collègue agressée et blessée, à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative touchée par cet événement. Nous réaffirmons notre solidarité envers tous les personnels et élèves, et rappelons l’urgence de garantir des conditions de travail, d’accompagnement et de sécurité dignes pour l’ensemble des agent·es de l’Éducation nationale comme pour les élèves, et qui passe immanquablement par des recrutements urgents et conséquents de personnels.
Elèves « sans papiers » en danger, droit à l’éducation bafoué, appel à la grève et à la manifestation vendredi 13 février
Tandis que le monde entier a les yeux rivés sur la situation des migrant-es persécutés aux Etats-Unis et la politique de déportation massive en cours, les personnels des lycées sonnent l’alarme. En cause, la situation périlleuse dans laquelle se retrouvent nos élèves sans papier, acculés au mur depuis mai 2025 par la circulaire Retailleau et avant elle par la loi sur l’immigration de G. Darmanin. Déjà, l’un de nos élèves a été arrêté puis expulsé lors de ces dernières vacances. Pire, en septembre dernier, Mamadou Garanké Diallo, apprenti boucher du 76, pris en charge par l’ASE puis sous OQTF car majeur, s’est vu obligé de rejoindre Dunkerque (dans l’espoir d’atteindre la Grande-Bretagne) où il a été tué par un camion. En soutien de nos élèves « sans-papiers » et pour en finir avec la circulaire retailler et la loi Darmanin, la CGT Educ’Action 93 appelle à faire grève et à manifester vendredi 13 février à l’appel de RESF 93 et du collectif « Bouge ta Pref ». Nous appelons à rejoindre les piquets de grève organisés dès 9h00 devant les établissements mobilisés. Les élèves sans-papiers subissent l’abrogation de la circulaire Valls et sont désormais confronté·es à la loi Darmanin sur l’immigration et la circulaire Retailleau. L’objectif est la restriction massive des admissions exceptionnelles au séjour et la multiplication des OQTF. Cela entraîne : – un allongement de la durée de présence sur le sol français nécessaire pour une régularisation : de 3 ans, elle passe à 7 ans !– la multiplication des refus de séjour avec obligation de quitter le territoire (OQTF) valables 3 ans au lieu de 1 an auparavant et opposables à toute demande ultérieure.Conséquence, l’accès à un logement, au soin, au transport, à une scolarité correcte est mis à mal– La peur et le désespoir pour nos élèves Ces nouvelles mesures racistes fragilisent le droit à la scolarisation et mettent en danger ces jeunes et leurs familles.Nous exigeons le respect du droit à l’éducation pour tou-tes, cela passe par l’abrogation de la circulaire Retailleau et de la loi sur l’immigration de G. Darmanin. Vendredi 13 février , tou-tes en grève et en à la manifestation qui partira de la DSDEN à 15h00 (8 rue Claude Bernard, Bobigny)
Pour un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat : pour une école publique laïque

Des organisations syndicales (CGT Éduc’cation, FSU, Sud éducation et Unsa éducation) lycéennes, étudiantes, la FCPE et des associations (Ligue de l’enseignement, Libre pensée, Comité national d’action laïque…) se sont réunies pour construire un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat. Ce collectif de défense de l’École publique, laïque, gratuite et obligatoire a commencé par publier une tribune dans Le Monde de l’Éducation le 30 janvier 2024 et depuis travaille à construire ce plan de sortie. D’ores et déjà, il vise à limiter le financement public du privé au strict minimum légal.Dans cette optique, la campagne municipale qui s’ouvre sera l’occasion de présenter ses pistes de baisse de financement au niveau municipal. C’est l’objet du dossier que vous trouverez en lien : https://cloud.cgteduc.fr/s/RYmqCkRLqsFiyYkIl a été présenté lors d’une conférence de presse lundi 12 janvier. La publication des IPS du privé par Pap Ndiaye, les scandales Stanilas/Oudéa-Castéra et Bétharram ainsi que les rapports des commissions parlementaires Vannier/Weissberg et Vannier/Spillebout qui ont suivi, ont permis de remettre en lumière le problème du financement public du séparatisme scolaire. Il faut en profiter pour faire avancer dans l’opinion notre revendication de la nationalisation du privé sous contrat et de la fonctionnarisation de ses personnels.
Budget 2026 et postes dans l’Éducation nationale : l’austérité au détriment des conditions de travail et d’étude.
Après de nombreux reports (en l’absence de budget 2026 adopté), le ministère de l’Éducation nationale a présenté, lors du Comité Social d’Administration du lundi 26 janvier, les chiffres provisoires (en attendant le budget par 49-3) concernant les moyens pour la rentrée à venir, entre flou et volonté de cacher le saupoudrage de la misère. Alors que le nombre d’élèves scolarisé·es poursuit sa chute, le ministère maintient sa sinistre politique comptable concernant les postes d’enseignant·es en supprimant à nouveau des milliers de postes enseignants ( à confirmer en raison d’une contre-déclaration du ministère le 28/01) en 2026 : 2229 dans le 1er degré (ou solde de 2229) et 1365 dans le 2nd degré, ). Pour l’heure, il n’y a aucune référence à la réforme de la formation et des concours de recrutement en L3, d’où l’absence de chiffres formels sur de futures ouvertures de postes. À quelques semaines du concours, ce silence est inacceptable pour les candidat·es préparant les épreuves et se retrouvant dans une situation de stress intenable. Cette présentation des moyens 2026 par l’administration et le ministre a surtout confirmé l’austérité budgétaire assumée et les chiffres avancés par le gouvernement lors des discussions au Parlement. Alors que le nombre d’élèves scolarisé·es poursuit sa chute, le ministère maintient sa sinistre politique comptable concernant les postes d’enseignant·es en supprimant à nouveau 4032 postes enseignants en 2026 (2229 dans le 1er degré et 1803 dans le 2nd degré). Une nouvelle fois, la CGT Éduc’action condamne cette démarche et ne peut accepter ces suppressions alors que maintenir le nombre de postes pourrait servir à améliorer l’encadrement des élèves, à renforcer les moyens de remplacement ou maintenir des écoles rurales, le tout au bénéfice de la scolarité et des conditions de travail. Elle dénonce aussi le fait que dans ce vaste plan social, certaines académies, comme celles de Lille, Bordeaux ou Nancy-Metz, paient le prix fort. Dans le même temps, la situation des personnels administratifs n’est pas meilleure puisqu’aucune création de poste n’est prévue pour 2026. Comme les années précédentes, il ne s’agira, pour le ministère, que de travailler au redéploiement des effectifs dans les académies, et ce malgré des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Parmi les éléments pouvant apparaître positivement, notons la création de 1700 postes d’AESH (indispensables à l’accompagnement de la scolarisation de tous·tes), la création de postes pour le contrôle des établissements privés ou les quelques postes dans les services sociaux et de santé. Cependant, la CGT Éduc’action dénonce l’insuffisance de ces créations pour agir efficacement sur l’ensemble du territoire et couvrir tous les besoins, notamment sur la question de la santé mentale. Elle regrette aussi l’absence de moyens conséquents dans les Vies scolaires pour veiller au climat scolaire, accompagner les élèves et lutter contre le harcèlement alors que de trop nombreux drames ont eu lieu ces derniers mois. Notre organisation dénonce donc l’hypocrise d’un ministère qui salue l’indispensable nécessité de tous ces emplois (AESH et AEd), mais qui maintient leur insuffisant nombre et leur caractère précaire faute de création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour ces métiers. Avec de telles mesures budgétaires, le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement indiquent clairement leur absence de volonté d’améliorer la situation de l’École, quels que soient les gouvernements, l’objectif est bien de poursuivre la destruction du Service public d’éducation, la détérioration des conditions d’étude des élèves, de travail des personnels, tout en maintenant/accentuant la précarité au service de la reproduction sociale au sein de l’institution. Tout ce que dénonce la CGT Éduc’action et qu’elle combat avec les personnels. Montreuil, le 27 janvier 2026 Télécharger le communiqué
Syrie du Nord-Est : la CGT appelle à une solution politique respectueuse des droits des populations kurdes

Syrie du Nord-Est : la CGT appelle à une solution politique respectueuse des droits des populations kurdes. La CGT alerte contre l’offensive menée par les forces armées gouvernementales syriennes qui, en quelques jours, ont repris le contrôle de vastes pans de territoire contrôlés par les forces kurdes ainsi qu’une partie du nord-est syrien, jusqu’alors sous administration des Forces démocratiques syriennes (FDS). La CGT exprime son inquiétude face à cette escalade et appelle à ce que le récent cessez-le-feu conclu entre les FDS et Damas ouvre la voie à un véritable plan d’intégration des administrations civiles et militaires locales au sein de l’État syrien, dans le respect des droits des populations concernées et de leur autonomie. En dépit de l’annonce d’un cessez-le feu temporaire, l’expulsion des combattants kurdes d’Alep, la prise de Raqqa par les forces gouvernementales et le déplacement des combats vers l’est font redouter le pire pour les populations locales comme pour l’avenir de la région. Les FDS se retrouvent désormais encerclées par l’armée du gouvernement syrien. L’offensive menée par Damas porte un coup sévère aux aspirations d’autonomie des populations kurdes au Rojava. Elle fragilise un modèle démocratique, progressiste, féministe et écologiste qui avait suscité un réel espoir au Moyen Orient. La CGT réaffirme avec force que les Kurdes et toutes les minorités doivent être protégées et reconnues comme des acteurs à part entière de la gouvernance du pays. L’unité de la Syrie ne saurait se bâtir sur la négation de leurs droits ni sur le sacrifice de leurs aspirations légitimes. Les combats révèlent la grande fragilité de la transition en Syrie, menacée de fragmentation par les ambitions et ingérences régionales. La population syrienne, épuisée par des années de guerre, attend avant tout justice et reprise économique après des décennies de dictature. Par ailleurs, la gestion des centres pénitentiaires abritant des milliers de prisonniers de l’organisation État islamique et qui avait été confiée par la communauté internationale aux FDS constitue un défi sécuritaire majeur, d’autant que de nombreux détenus ont réussi à s’en évader au cours des dernières semaines. Cette question brûlante vient rappeler combien a été irremplaçable la contribution des forces kurdes à la lutte contre l’Etat islamique. C’est aussi à ce titre que la communauté internationale et la France doivent agir sans attendre. La CGT appelle les autorités compétentes à :• Assurer la protection de tous les civils sans aucune discrimination et veiller au respect strict du droit international humanitaire ;• Poursuivre un processus politique crédible et inclusif, conduit par les Syriens eux- mêmes, garantissant la participation de toutes les composantes de la société à la construction de l’avenir du pays ;• Réaffirmer le rôle central des Nations Unies dans la mise en œuvre d’une transition globale, démocratique et non exclusive en Syrie ; Montreuil, le 22 janvier 2026
800 collèges : attaque en règle du service public d’Education Nationale pour 45% des collèges du 93
Mise au pas des équipes, contractualisation, augmentation des risques psycho sociaux, baisse des moyens…Comment le ministère a prévu de mettre à terre l’éducation prioritaire pour 59 collèges du 93. Ce qui est prévu 1. Le ministère cible les 800 collèges avec les résultats les plus faibles au brevet. 2. Un équipe académique constituée à la fois d’IA-IPR, IEN, membres de l’administration académique/DSDEN, dirigée par les IG et le CASF (Conseil Académique des Savoirs Fondamentaux) pilote le déploiement sur l’académie et évalue les projets, notamment avec les chefs d’établissement. 3. 2 journées sont banalisées dans les établissements au premier semestre pour permettre aux équipes pédagogiques de chaque établissement de rédiger un diagnostic puis un projet pour y répondre. 4. L’équipe peut mobiliser plusieurs leviers : demande de formation des équipes, modification de l’organisation pédagogique (les chef.fes d’établissement restant le décisionnaire final quant aux choix de l’équipe), travail sur le climat scolaire (notamment en demandant un renforcement des fonds sociaux) Conséquences : 1. Pilotage par les résultats et non par les besoins : un nouvel affaiblissement de la politique des moyens en fonction des besoins, sur des critères sociaux à l’échelle nationale ! 2. Renforcement du New Public Management dans l’éducation nationale : on pilote par des « critères objectivés » dont la construction est plus que problématique, on pilote par le haut, en accentuant la pression sur les équipes… Une dynamique que l’on connait bien, et qui a amené à l’explosion des risques psycho-sociaux (RPS) ces dernières années ! 3. La politique de contractualisation permet à la fois la fin de l’égalité sur le territoire national et en même temps la casse des équipes et des collectifs. Si les objectifs ne sont pas atteints, alors ce sera la faute des personnels de l’établissement. Un bon moyen de casser les plus vulnérables ou les représentant.es syndicaux.les. Une nouvelle augmentation des RPS à venir. 4. Pas de moyens supplémentaires : redéploiement des heures des groupes de niveaux, ou d’abondements d’autres établissements en éducation prioritaire. Un moyen de rejeter la faute sur les équipes « pas assez formées » pour faire réussir leurs élèves, mais aussi opérer une mise au pas des pratiques : sous couvert d’échanges de pratiques professionnelles, c’est une énième réduction de la liberté pédagogique. Notre analyse CGT Dans la droite lignée du ministère Blanquer, dont il était le directeur de la DGESCO, Geffray continue la politique de mise au pas de l’éducation nationale : libéralisme, contractualisation, privatisation et renforcement du New Public Management sont ses horizons. C’est ainsi qu’il faut comprendre le Plan 800 collèges ; un travail de sape de l’éducation prioritaire, sans avoir l’air d’y toucher, tout en renforçant la fin d’une politique nationale d’égalité territoriale. Pourtant, un collège REP a 7 fois plus de risques qu’un collège ordinaire de faire partie des 800 collèges : c’est bien que les difficultés sont socio-scolaires et que la politique d’éducation prioritaire doit être renforcée. L’augmentation continue des risques psycho-sociaux depuis 2017 chez les personnels de l’Education Nationale a été à nouveau épinglée par la Cour des comptes dans son rapport de 2025 (les demandes de temps partiel thérapeutique ont ainsi augmenté de 250% entre 2018 et 2023, et les congés maladie de 41%). Pourtant le ministère s’obstine à garder les mêmes pratiques autoritaires et violentes contre les personnels. Dans le même temps, la mise au pas des pratiques pédagogiques se fait sous couvert d’innovation. Si les échanges de pratiques professionnelles sont des outils précieux dans les équipes enseignantes, il est ici question d’en faire un moyen de coercition, pour faire rentrer les moutons noirs dans le rang. Dans une période de montée de l’extrême-droite et d’une vision particulièrement réactionnaire de l’école, notre liberté pédagogique est vitale. Notre indépendance doit être protégée ! Enfin, il s’agit une fois de plus de faire semblant d’agir sur un problème, sans moyens, pour mieux détruire le service public de l’intérieur. Quand les classes ont les effectifs parmi les plus chargés de l’OCDE, quand 45% de nos collèges sont concernés par ce plan, quand en Seine-Saint-Denis, l’Etat ne dépense que 6200€ par élève contre 8600 en moyenne dans le reste de la France, quand la médecine scolaire s’effondre, il s’agit simplement de mettre définitivement à terre l’éducation prioritaire et la promesse d’égalité pour tous.tes nos élèves. La CGT revendique… Toujours un plan d’urgence pour l’Education en Seine-Saint-Denis ! 20 élèves par classe, des personnels psycho-médico-sociaux, des personnels de vie scolaire, une inclusion de qualité et surtout une dépense à la hauteur des besoins ! Un refonte et une amélioration de la carte de l’éducation prioritaire selon nos repères revendicatifs (QR code ? https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2024/01/Reperes-revendicatifs-college.pdfhttps://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2024/03/Reperes-Revendicatifs Education-Prioritaire-adoptes-2024-03-22cp.pdf ) Le respect de notre liberté pédagogique La fin des politiques de contractualisation dans l’Education Nationale. Une vraie politique de prise en charge des risques psycho-sociaux (RPS) dans l’éducation nationale Comment agir et lutter Face à la contractualisation des politiques publiques, une méthode a déjà été éprouvée dans de nombreux collèges, notamment lors de la lutte contre les évaluations d’établissement. L’objectif est de ne pas se laisser prendre par les promesses creuses d’amélioration des conditions de travail. On l’a bien compris, aucun moyen supplémentaire ne sera dégagé, et, comme lors des évaluations, l’idée est avant tout de repérer les personnels qui ne correspondent pas à la doxa gouvernementale actuelle pour mieux les casser. Pour cela, on peut donc refuser de participer et/ou vider de leur sens les réunions. 1. Construire le collectif, réfléchir en Heure d’info Syndicale, pour décider d’une réponse collective qui convienne au plus grand nombre et soit appliquée par la majorité de l’équipe éducative.2. Si l’on choisit de boycotter purement et simplement : il est possible de faire grève lors des journées banalisées (la banalisation équivaut à un ordre de mission, ne pas participer entraîne donc une perte de salaire). Cette solution est la plus simple mais les collègues doivent participer très largement pour que celasoit efficace.3. Si l’on choisit de détourner les journées banalisées, en profiter pour changer l’ordre du jour : parler des risques psycho-sociaux, du manque de moyens, remplir le Registre Santé et Sécurité au Travail, utiliser nos revendications pour établir les critères de diagnostic
Pour la CGT, rendre les CESER facultatifs est un grave danger pour notre démocratie
Dans le cadre de l’examen du projet de loi de simplification de la Vie économique, la Commission mixte paritaire (CMP) a rendu une copie inacceptable pour notre démocratie. Si elle n’a pas retenu, suite aux premiers débats à l’Assemblée nationale et au Sénat, la suppression de certaines agences et hauts conseils consultatifs, elle prétend notamment rendre la mise en place des Conseils Economiques Sociaux et Environnementaux Régionaux (CESER) facultative, à la main des Conseils régionaux. Les CESER, comme le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), sont des éléments fondamentaux de la démocratie : les CESER sont complémentaires des conseils régionaux et de leur exécutif, et le CESE des deux autres assemblées constitutionnelles que sont l’Assemblée nationale et le Sénat. Ils portent l’expression de la société civile organisées, notamment des organisations syndicales de salarié·es et d’employeurs et des associations. Leurs propositions et leurs recommandations sont larges et relaient des paroles citoyennes, de travailleuses et travailleurs. Au-delà de leur mission consultative, les CESER ont également la mission de « concourir à l’administration de la Région », en étant au plus près des territoires. Les CESER et le CESE sont un des rares lieux où des personnes aux intérêts contradictoires parviennent à débattre, confronter leurs points de vue et à proposer ensemble des solutions aux grandes problématiques du pays. Ce sont également les seules institutions où sont représentées les organisations étudiantes et mouvements de jeunesse. Sous prétexte d’une prétendue simplification et de « coûts trop importants », ce projet de loi vise aussi à affaiblir les moyens et les prérogatives d’autres instances consultatives comme la Commission nationale du débat public (CNDP), qui ont notamment pour objet l’évaluation des politiques publiques et qui permettent de donner la parole aux citoyen·ness et aux organisations de la société civile telles les organisations syndicales. Cela relève d’une volonté inavouée d’affaiblir les contre-pouvoirs dont dispose notre démocratie. Pour la CGT, c’est une attaque sans précédent et inacceptable. Ces outils, dont les CESER, indispensables à la mise en œuvre de politiques publiques qui répondent aux besoins de la population, doivent absolument être conservés. La CGT dénonce la multiplication des attaques contre la démocratie, dont toutes celles en cours pour supprimer des normes, des règles, des protections, des droits sociaux et environnementaux ou pour ne pas reconnaitre le rôle des associations et des organisations syndicales. Au moment où la situation géopolitique est particulièrement dangereuse pour les démocraties, fragilisées par la progression des idées d’extrême droite, la CGT appelle les parlementaires à garantir, à travers leur vote, la préservation des outils de la démocratie dans le cadre de laquelle ils ont eux-mêmes été élus.
Personnels techniques Rémunérations : TOUJOURS LES MÊMES CHOIX

Le SMIC a été revalorisé de 1,18% au 1er janvier 2026 et représente désormais 1823€ brut par mois. Cette augmentation fait ainsi passer le salaire minimum à 12,02€ brut de l’heure. Le gain pour un·e salarié·e travaillant à temps plein est donc d’environ 17€ net par mois. Une aumône… Mais cette augmentation a aussi une incidence sur les fonctionnaires, notamment aux plus bas revenus. Quelles incidences pour les personnels techniques ? Et Pour solde de tout compte ? une indemnité différentielle …toujours la même rengaine, la même déconsidération pour les agent·es de la fonction publique. À chaque revalorisation du SMIC, les grilles salariales se tassent un peu plus, ce qui est indéniable pour certaines catégories, notamment les catégories C. À chaque augmentation du SMIC, ces catégories se retrouvent avec un traitement indiciaire insuffisant pour être au-dessus du salaire minimum et doit donc être complété par une indemnité différentielle. Cette logique et cette mécanique soulignent l’importance et l’urgence de gagner un SMIC à 2000€ brut, mais aussi la revalorisation du point d’indice et son indexation pour tou·tes les agent·es de la Fonction publique. L’usage récurrent de ces mécanismes de compensation indique clairement que la CGT a raison de dénoncer toutes les réformes catégorielles qui introduisent des dispositifs parcellaires pour « garantir » des salaires aux agent·es. Tout ceci n’est qu’un piètre palliatif conduisant à maintenir des personnels dans une grande précarité tout en accentuant la détérioration inacceptable des grilles indiciaires et des conditions de vie des personnels. Certes, l’état de droit et le respect de la loi étant intangibles, l’indice minimum de traitement (IMT) de la Fonction publique ne saurait être inférieur au Smic. Cependant, la hausse qui s’annonce, ne répond en rien à l’urgence salariale pour ces agent·es. À l’opposé de tels choix, la CGT Éduc’action rappelle ses revendications salariales :• Revalorisation immédiate du SMIC à 2000€• Augmentation immédiate de la valeur du point d’indice d’au moins 10%• Instauration d’un mécanisme d’indexation de la valeur du point sur l’inflation• Refonte des grilles indiciaires• Instauration de mesures immédiates pour parvenir à l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Les amputations de crédits alloués aux « opérateurs » de l’État-administrations-ministères et les suppressions d’emplois envisagées par le budget austéritaire 2026 ne font que confirmer la mise en œuvre d’un choc budgétaire contre le monde du travail, les Services publics, la Fonction publique et ses agent·es. La CGT Éduc’action organise le 18 MARS un webinaire à l’attention des personnels ITRF du ministère de l’Éducation nationale. Il sera question de votre travail, de vos conditions de travail, des évolutions rencontrées dans votre quotidien mais aussi nous pourrons parler : rémunérations, primes… Nous vous présenterons les repères revendicatifs ITRF votés en novembre. Plus d’information sur notre site (inscriptions) Ou en écrivant directement à unsen@cgteduc.fr (autorisation d’absence congés formation à déposer avant le 18 février 26).`