Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Dématérialisation des corrections en bac professionnel : Un nivellement par le bas

Jusqu’à la session 2025, les corrections des épreuves écrites du baccalauréat professionnel s’effectuaient dans des centres de correction où les enseignant·es correcteur·rices étaient convoqué·es, sur une ou deux journées. Malgré des conditions de travail dégradées liées à un bâti scolaire souvent synonyme de passoire thermique, ou au nombre important de copies à corriger, cette organisation permet de donner du sens à ce travail d’évaluation et de faire reposer les corrections d’examen sur un collectif de travail, de développer la coordination et la double correction, l’harmonisation ou l’accompagnement des collègues dont ce sont les premières corrections. Or à la session 2026, le ministère prévoit que les épreuves écrites du bac professionnel rejoignent la plateforme Santorin pour un système de correction dématérialisée, comme c’est déjà le cas pour les baccalauréats général et technologique. La CGT Éduc’action dénonce cette pratique car les dysfonctionnements sont nombreux : difficulté à comparer les copies et à harmoniser la correction, fatigabilité (notamment oculaire), isolement face à son propre écran, arbitrages individuels, réattributions de copies non concertées, bugs bloquants… Qui plus est, la concentration de la difficulté scolaire et des élèves en situation de handicap dans la voie professionnelle peut conduire à un manque de lisibilité des copies, lié à des problèmes de maîtrise de la graphie ou de la langue, qui pourrait être amplifié par le passage au scan, pénalisant ainsi les candidat·es. D’autre part, les épreuves qui comportent des schémas, plans ou supports techniques ne sont absolument pas adaptées à la dématérialisation (c’est d’autant plus vrai que l’adaptation des examens pour certain·es élèves ayant des notifications n’est pas respectée). Pour la CGT Éduc’action, cette remise en cause d’une pratique qui fonctionnait et ce nivellement par le bas sont inquiétants. Encore une fois, un dispositif est imposé, sans prise en compte de l’avis de celles et ceux qui accomplissent ces tâches. Nous alertons l’institution sur cette dématérialisation qui va dégrader considérablement les conditions de travail des collègues et donc, la qualité de leur mission d’évaluation des épreuves du baccalauréat, mais aussi dégrader les conditions d’évaluation des élèves, remettre en cause l’équité de traitement et le taux de réussite aux épreuves terminales. La CGT Éduc’action revendique, le maintien des collectifs de travail lors des corrections des épreuves écrites du baccalauréat professionnel avec convocation en centre.

13 février – LP Théodore Monod : Une mobilisation et des revendications claires à la DSDEN de Bobigny à 18h

Face à la recrudescence alarmante des violences au sein de l’établissement et au manque de moyens, les personnels du Lycée professionnel Théodore Monod refusent de se taire. Les mobilisations, engagées aux côtés des parents d’élèves, nous permettent d’être reçus à la DSDEN 93 vendredi 13 février à 18h. Cette audience se déroulera après une journée de mobilisation pour nos élèves sans papiers, nombreux et nombreuses dans le département, qui vivent chaque jour avec la peur d’être expulsées du territoire. Nous affirmons avec fermeté de droit à l’éducation pour chaque élève, mineur ou majeur, avec ou sans papiers.Nous appelons au rassemblement vendredi 13 fevrier à 15h devant la DSDEN de Bobigny. Nous appelons de plus à venir la délégation du LP Théodore Monod qui sera reçue en audience à 18h. Nous exigeons des moyens supplémentaires pour accompagner tous les élèves vers la réussite de leur scolarité afin de remplir notre mission de service public dans les meilleures conditions. RDV VENDREDI 13 FÉVRIER DEVANT LA DSDEN DE BOBIGNY A PARTIR DE 15H ! Les personnels mobilisés du lycée professionnel Théodore Monod de Noisy-le-sec et les représentantes de parents d’élèves du lycée.

Communiqué de grève des personnels enseignants et des AESH de l’école d’Estienne d’Orves (Montreuil)

Communiqué des personnels enseignants et AESH de l’école Estienne d’Orves de Montreuil Aujourd’hui nous étions en grève et l’école était fermée car nous refusons une situation qui dure depuis trop longtemps : la gestion catastrophique de l’aide apportée aux élèves en situation de handicap sur notre école, sur la ville et le département. Nous refusons que nos élèves ne bénéficient pas des heures d’accompagnement auxquelles ils ont droit (plus de 100h notifiées non pourvues par semaine dans notre école), nous refusons que les collègues voient leur stress augmenter à cause de situations dangereuses et évitables avec davantage de moyens, nous refusons que l’égalité des chances soit une vaine expression et ne concerne en réalité pas l’ensemble des élèves, enfin nous refusons que certains de nos élèves voient leur avenir compromis car leurs droits ne sont pas respectés à cause de politiques comptables. Nous avons été reçu.es en audience à la DSDEN 93. Nous avons appris que 150 AESH allaient être embauché.es sur le département très prochainement. Cela ne garantit pas que tous les besoins seront couverts, ça semble même largement insuffisant. Il nous a été indiqué que notre PIAL est largement déficitaire entre autre « parce que certaines AESH partent en congé maternité, d’autres en retraite ». Le recrutement serait difficile car « il n’y a pas beaucoup de REP-REP+ à Montreuil et c’est ce que recherchent les AESH ». Pour résumer, la DSDEN 93 fait son maximum mais les AESH ont l’outrecuidance de faire des enfants, de prendre leur retraite et courent après les primes REP ! Cet argumentaire est inacceptable ! Le travail des AESH est très largement sous estimé, ce sont des collègues indispensables au fonctionnement de l’école inclusive et les problèmes de recrutement nous semblent directement liés au manque d’attractivité du métier. Nous rappelons que « l’école inclusive ne peut pas reposer sur la précarité de près de 150 000 AESH, très majoritairement des femmes, dont le travail essentiel d’accompagnement reste invisibilisé et sous-rémunéré. » Nous demandons nous aussi à d’Estienne d’Orves « la création d’un véritable statut de fonctionnaire de catégorie B, garantissant un temps complet, un salaire décent, des droits et une reconnaissance professionnelle. » (communiqué intersyndical du 3 février 2026).Nous avons été entendu.es lors de cette audience mais nous sommes sorti.es sans rien obtenir et demain rien n’aura changé sur notre école. La prise en charge de l’inclusion ne peut pas non plus reposer sur les seul.es enseignant.es. Nous ne sommes pas des magicien.nes et l’absence de réelle formation, le manque d’AESH ne saurait être compensés par la visite rapide d’un.e conseiller.ère. Le problème du manque de personnel ne doit pas non plus reposer sur les familles – les mères souvent – qui, parfois, doivent partiellement garder leur enfant à la maison faute d’accompagnement suffisant. Nous avons envoyé plusieurs fiches SST, les réponses apportées ne nous suffisent pas. Les risques psycho-sociaux sont élevés pour nos élèves et nous-même. Nous allons déposer un droit d’alerte. Nous restons mobilisé.es, nous soutenons nos collègues AESH dans leurs revendications et toutes leurs mobilisations pour une véritable école inclusive.{{}}Non à l’exclusion, oui à une école humaine et émancipatrice pour tous les enfants !

Communiqué de grève du collège Henri Barbusse – Saint Denis

La CGT soutient la mobilisation des personnels d’Henri Barbusse qui font face à une explosion des risques-psychosociaux et des conditions de travail indécentes. Les personnels d’enseignement et d’éducation sont en grève ce jeudi 12 février 2026 afin d’alerter sur les conditions de travail dégradées et les risques psycho sociaux qu’ils rencontrent. Depuis plus de deux ans maintenant, le climat scolaire et l’état émotionnel des personnels sont préoccupants suite à des tensions récurrentes avec la direction. L’épuisement des équipes affecte la qualité du travail pédagogique et, par conséquent, le bien-être des élèves. Ce mal-être est renforcé par la détérioration de la qualité des pauses et la remise en cause du droit à la convivialité. La surcharge de travail empiète sur de nombreux moments de décompression et d’échanges informels, pourtant essentiels.Les comportements de la direction instaurent un climat anxiogène. De nombreux membres de la communauté sont en arrêt maladie en raison de tensions ou d’un stress extrême. Certain⸱es collègues se sentent menacé⸱es par la perspective de rapports disciplinaires, ce qui altère leur sentiment de sécurité au travail. L’absence de soutien renforce un sentiment d’isolement et de dévalorisation, et plusieurs membres du personnel craignent de s’exprimer librement ou de demander de l’aide. Cette situation génère une ambiance pesante où chacun⸱e doit être sur ses gardes, alourdissant la charge mentale et nuisant à l’efficacité professionnelle. Les tensions régulières avec la direction rendent la collaboration difficile et installent un climat d’anxiété chronique. Nous n’osons plus remplir le registre santé et sécurité par peur des représailles. Ces mauvaises conditions de travail et le conflit avec la direction induisent chez les personnels un épuisement physique et moral et une augmentation de la charge mentale, ce qui entraîne la multiplication des arrêts de travail. Les premières victimes sont les enfants : pour rappel selon le calcul FCPE 2019, dans le 93 les élèves perdent en moyenne 1 an de cours sur la totalité de leur scolarité, ce qui est loin d’être le cas ailleurs. Nous ne voulons pas d’un métier où on se détruit à petit feu ; nous voulons une école humaine, exigeante, émancipatrice, pour nos élèves comme pour nous mêmes. Les personnels mobilisé.es du collège Henri Barbusse

19 février – Réunion d’information syndicale – Assistantes sociales

L’intersyndicale CGT-FSU-Sud invite toutes les assistantes sociales à participer à la Réunion d’Information Syndicale jeudi 19 février concernant les projets à venir pour le service. La rentrée 2026 s’écrit aujourd’hui et il est indispensable de se réunir entre assistantes sociale pour faire le point. Cette réunion se tiendra sur temps de travail à la Bourse du Travail de Bobigny de 9h30 à 12h30 (1 place de la Libération). Elle sera l’occasion d’échanger sur nos conditions de travail, les menaces liées aux mesures de redéploiement, les nouvelles directives concernant la protection de l’enfance, l’organisation du télétravail et la qualité de l’accompagnement du public.

L’École publique sacrifiée : ça suffit ! Toutes et tous en grève le 17 février !

La loi de finances imposée par le 49.3 confirme une fois de plus que l’École publique n’est pas une priorité pour ce gouvernement. À la rentrée 2026, ce sont 3 256 postes qui sont supprimés dans l’Éducationnationale : Sous prétexte de baisse démographique, le gouvernement organise l’austérité scolaire. Peu importe les classes surchargées, le manque de remplaçant·es, l’explosion des besoins en inclusion : alors que tous les indicateurs sont déjà au rouge, l’École est de nouveau privé de moyens pour lutter contre les inégalités. C’est un non-sens économique et social. Comme le rappelle Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS : « Pour 1 euro économisé sur l’éducation, ce sont 9 euros perdus pour la société. » Pour l’Intersyndicale93 FSU-CGT-SUD-CNT , il est urgent d’en finir avec les suppressions de postes et les baisses de DHG. La baisse démographique doit permettre d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels, pas de les dégrader davantage. Dans le 1er degré : des suppressions de postes inadmissibles aux lourdes conséquences ! C’est 67 postes en moins avec des conséquences directes : fermetures de classes, hausse des effectifs, dégradation du remplacement et de l’inclusion, affaiblissement des RASED, recul de la formation. A cela s’ajoute la volonté de la directrice académique de supprimer les postes de conseiller·ères d’aide à la scolarisation pour mettre en place les Pôles d’Appui à la Scolarité. Leur suppression remet en cause toute ambition d’une École réellement inclusive. Dans les collèges du 93 : une provocation inacceptable Les DHG collège sont tombées et la chute est brutale dans les établissements, tant les moyens alloués pour le 93 sonnent comme une véritable provocation dans le département le plus pauvre de la France hexagonale, où 62 % des collèges sont classés en éducation prioritaire. Notre département scolarisera, selon les prévisions de la DSDEN pour la rentrée 2026, 550 élèves en plus. Pour accueillir ces élèves, il faudrait plus de 600 heures, soit plus de 35 ETP. La DSDEN ne nous en propose que 9. Les conséquences sont immédiates et parfaitement prévisibles : l’augmentation du nombre d’élèves par classe devient la variable d’ajustement, au mépris des besoins pédagogiques, de l’accompagnement des élèves les plus fragiles et des conditions de travail des personnels. Dans un département déjà marqué par des classes souvent chargées, cette orientation aggrave mécaniquement les difficultés scolaires, les tensions dans les établissements et le décrochage. Parce qu’il n’y pas de petites économies, cette augmentation du nombre d’élève est accentuée par le recul sur les élèves scolarisé·es en UPE2A qui ne sont désormais plus inclus dans les effectifs. Cette dégradation est d’autant plus inacceptable qu’elle s’opère sans aucun renforcement des moyens de vie scolaire. Aucun poste supplémentaire d’AED, aucune dotation nouvelle pour faire face à l’augmentation des effectifs, alors même que les besoins en surveillance, en accompagnement éducatif et en gestion des situations de crise sont croissants. Les équipes de vie scolaire, déjà en tension permanente, se retrouvent une nouvelle fois sommées de faire plus avec moins. C’est une véritable saignée en termes de moyens horaires : 80 heures en moins pour les établissements classés en zone sensible, 325 heures en moins pour l’accompagnement des élèves. Cela laisse fortement penser à un revers du succès obtenu dans la bataille des groupes de niveau. S’agirait-il de punir les établissements qui n’ont pas mis en place la mesure phare du « choc des savoirs » ? En parallèle, une centaine d’heures en plus sont attribuées au dispositif cosmétique du « plan mixité » et à des dispositifs expérimentaux au cadre flottant, dont la pertinence n’est jamais évaluée. Par ailleurs, la « surveillance » des personnels monte en puissance à travers le plan « 800 collèges », qui vise, sans moyens supplémentaires, à mettre au pas les pratiques pédagogiques des collègues.La rentrée 2026 préparée par le gouvernement dans le 93 répond donc à quatre critères : austérité, punition, provocation et caporalisation. Pour les AESH, la situation non seulement ne s’améliore pas mais se dégrade dans de nombreux établissements. Le rejet du statut par le Sénat est une véritable provocation. Pour les assistant·es sociaux·les, infirmièr·es scolaires, le bilan est sans appel : postes vacants, redéploiement envisagé par la DASEN 93 sans moyens supplémentaires. La dégradation des conditions de travail s’annonce dramatique. La défense des équipes pluri-professionnelles est aussi une priorité pour l’accompagnement des élèves. Organisons la riposte et la mobilisation contre le démantèlement en marche du service public d’éducation et continuons d’exiger un véritable plan d’urgence pour notre département. L’IS 93 appelle les professeur·es des écoles, des collèges et des lycées, les enseignant·es spécialisé·es, les AESH, les AED, les personnels non enseignant·es à la grève mardi 17 février, dans le cadre d’une mobilisation de la région Ile de France. Pour stopper l’hémorragie et obtenir les moyens nécessaires, mobilisons-nous !Nous exigeons :

Temps partiel, ou quand la CGT a été entendue

La campagne temps partiels a enfin démarré. Ce vendredi 6 février, les personnels enseignant-es du second degré, ont enfin reçu la circulaire sur les Temps partiels, après une attente insupportable. Les agent-es ont jusqu’au 24 mars pour en faire la demande en ligne. Seules les demandes de temps partiel de droit seront prises en compte après cette date. La CGT a interpellé le rectorat sur l’accès au temps partiel, voici ce que nous avons obtenu : – un délai de 2 mois supplémentaires par rapport à 2025 ( 27 janvier) et imposé la mise en conformité avec le Code de l’Education. Une amélioration significative pour la conciliation vie privée – vie familiale des collègues, – que les éventuels refus soient communiqués plus rapidement aux personnels pour leur permettre d’avoir plus de temps pour faire un recours, – Aussi, nous avons saisi le Tribunal Administratif pour faire respecter les droits des collègues du premier degré d’accéder au temps partiel à 80 % rémunéré 85,7 %. Aujourd’hui, ils et surtout elles n’y ont pas accès, et sont contraint de prendre un 75 %, soit 10 points de rémunération de moins. Une rupture d’égalité et une injustice insupportable quand on sait que 85 % des professeur-es des écoles sont des femmes. A savoir, le temps partiel peut être demandé par :– les fonctionnaires titulaires de l’Etat.– les fonctionnaires stagiaires (la durée du stage sera prolongée d’autant.)– les agent-es non titulaires. Pour rappel : derrière certains temps partiel des victoires syndicales – Le 80 % payé 85,7 % est une victoire des mobilisations des travailleuses de la fonction publique dans les années 50-60. Elles se sont mises en grève pour faire reconnaître leur droit à un temps partiel hebdo auparavant refusé. L’employeur public a finalement cédé et mis en place le 80 % (rémunéré 85,7%), plus tard suivi du 90 % (rémunéré à 91,4%).–  Retraites et temps partiel de droit pour garde d’enfant de moins de 3 ans , les syndicats ont été entendu il y a quelques années : pas besoin de sur-cotisation, la quotité non travaillée est prise en compte gratuitement (période limitée à 3 ans par enfant). Que faire en cas de refus ?Saisine de la CAPA, recours gracieux, la CGT vous accompagne et vous défend. Contactez-nous par mail (93@cgteduccreteil.org) ou par téléphone 01 55 84 51 02 (mardi, jeudi et vendredi). La CGT revendique : – l’accès au 80 % rémunéré 85,7 % pour tou-tes– le temps partiel pour tous les collègues qui en font la demande– le recrutement massif de personnels– une augmentation de 400 euros pour tou-tes, le dégel et le rattrapage du point d’indice et son indexation sur l’indice des prix. Pour gagner ces revendications, ne restez pas isolé-es, rejoignez la CGT !

Quand le non-remplacement dans le 1er degré rime avec maltraitance institutionnelle

Après l’amère expérience de la fusion des brigades de remplacement, le nouveau budget d’austérité ne va pas nous épargner ! Avec 3256 suppressions de postes dont près de 70 rien que pour les écoles du 93, ce budget va accentuer ce que nous vivons déjà au quotidien en tant que professeur-es des écoles : le non-remplacement de nos collègues en cas d’absence. Pourtant, la fusion des brigades a déjà considérablement impacté nos conditions de travail en générant des difficultés tant dans les écoles que pour les collègues BD. Alors même que les effectifs des brigades ne permettent ni de couvrir les besoins actuels ni d’offrir des conditions sereines de remplacement, le gouvernement va encore supprimer des postes. Conséquences directes de ces différentes politiques sur le terrain : Tout cela accentue les risques psycho-sociaux et la souffrance au travail.  N’hésitons pas à nous saisir des RSST- Registres Santé et Sécurité au Travail pour faire remonter ces situations de souffrance au travail. Contactez-nous, la CGT vous accompagne. La CGT Educ’93 se bat et continuera de la faire pour : Pour gagner ces revendications, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons nous !

C’est gagné ! AED mobilisé-es cette victoire est la vôtre !

Après 3 journées de mobilisation en 2025 fortement suivies par les vies scolaires et 3 audiences auprès de l’administration rectorale et académique, nous avions obtenue un groupe de travail en décembre sur un guide AED. C’était déjà un premier début de victoire. 

 Lors du groupe de travail sur le guide, nous avons porté et défendu nos revendications avec force et conviction !Au CSA-A du 5 février, nous avons pu voir la version finale du guide. S’il y a des points qui ne nous satisfont pas, nous avons gagné : Ces victoires ceux sont celles des AED mobilisé.e.s et montrent que la lutte paye ! BRAVO à toutes et tous ! La CGT Educ’93 ne lâche rien et continue de se battre avec les AED pour obtenir : Pour gagner d’autres victoires, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons nous !

Politzer (Bagnolet) : une victoire collective, la vie scolaire en première ligne

La semaine dernière, les personnels du collège Politzer – Bagnolet se sont mobilisé·es pour dénoncer les conditions de travail de la Vie Scolaire, impactant directement le climat scolaire et le bon fonctionnement de l’établissement, et le manque de soutien de la DSDEN face à ces difficultés. La situation ? 1,75 ETP – Equivalent Temps Plein- d’AED récemment manquants et non remplaçables, 1 ETP CPE d’une collègue absente et non remplacée et des situations d’adultes et d’élèves extrêmement difficiles qui ont eu un poids psychologique important sur les membres restant·es de l’équipe. Face à cette mise sous tension, la seule réponse apportée : un collègue CPE rattaché sur l’établissement déplacé au pied levé sur un autre poste à 50%…Droit de retrait, RDGI, RSST Interpellation Syndicale et Grève, l’engagement des collègues a été exemplaire ! Grâce à leur force, à la ténacité collective et au soutien de l’Union Locale CGT de Bagnolet et de nos élu·es CGT à la FS (commission département de Formation Spécialisée en Santé, Sécurité et Condition de Travail), les personnels ont gagné leurs revendications à savoir :– le maintien du collègue CPE rattaché à l’établissement jusqu’au retour de la collègue absente,– des moyens supplémentaires pour remplacer rapidement les ETP d’AED, par recrutement,– l’organisation d’une cellule psychologique sur la semaine en soutien de la vie scolaire ! Un exemple qui démontre une fois encore qu’il n’y a pas de progrès et de respect des droits des travailleuses·eurs sans lutte.La CGT félicite l’équipe du collège et salue cette belle victoire qui illustre la force du collectif et de la méthode de lutte CGT !

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