Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Mouvement intra-académique : du 27 mars au 7 avril déposez votre demande

Le serveur Siam pour la phase intra-académique du mouvement de l’académie de Créteil ouvre du 27 mars 12h et se terminera le 7 avril à 12h00. Moment clé de la carrière, la CGT fait le point sur le calendrier et les procédures. Circulaire de référence  : https://www.ac-versailles.fr/mouvement-intra-academique-des-enseignants-du-second-degre-cpe-et-psyen-123854 Calendrier : – Le serveur SIAM est ouvert du 27 mars (12h) au 7 avril 2026 (12h)– Du mercredi 8 avril 2026 au lundi 13 avril 2026 (23h59) : Téléchargement des confirmations de mutation sur SIAM– 13 avril : – date limite d’envoi ds pièces justificatives :– (TZR) Retour des confirmations de saisie des préférences ,– date limite de retour des demandes formulées au titre du handicap auprès du médecin-conseiller technique du recteur.– Date limite de retour des confirmations de demande de mutation signées etdes pièces justificatives sur COLIBRI CRETEIL – Mercredi 6 mai 2026 (16h) affichage des barèmes (pensez à les vérifier)– du 6 mai au 27 mai : contestation des barêmes, demande de modification par écrit, de modification ou d’annulation de demande Demander l’aide des élu.es de la CGT Educ’Action Créteil (contact@cgteduccreteil.org)– 5 juin 16h : Affichage des résultats d’affectation– du 5 juin au 5 août : Demande de recours ou de révision d’affectation via l’application COLIBRIS Qui participe ? – Les participant.es obligatoires sont les stagiaires ou les titulaires dans l’académie n’ayant pas encore de poste (sauf ceux qui sont retenu.es sur un poste spécifique national) ; les collègues victimes d’une mesure de carte scolaire, les collègues précédemment titulaires d’un corps de personnels enseignants du 1er ou du 2d degré, d’éducation et d’orientation ne pouvant être maintenu.es dans leur poste ; les personnels entrant.es candidat.es aux fonctions d’ATER afin d’obtenir une affectation en zone de remplacement. – Les TZR ne sont pas des participant.es obligatoires. Cependant, ils et elles doivent se connecter lors de la phase intra pour formuler 5 vœux de préférences sur la zone dont ils et elles sont titulaires. – Les participant.es non-obligatoires sont les titulaires de l’académie désirant changer d’affectation, les titulaires géré.es par l’académie de Créteil et souhaitant la réintégrer après une disponibilité ; un congé avec libération de poste ; une affectation en poste adapté ; dans l’enseignement supérieur ; dans un CIO spécialisé ou en qualité de conseillèr.e pédagogique départemental pour l’EPS.Les procédures Les demandes de mutation se font uniquement par internet, via I-Prof accessible sur :https://portail.ac-creteil.fr/lilmac/Lilmac onglet « services », « siam »ou https://portail.ac-creteil.fr/iprof/ Attention ! Les personnes arrivant d’une autre académie doivent faire leurs vœux à partir de la plate-forme de leur académie actuelle. SIAM vous basculera ensuite sur Créteil. Accéder au comparateur de mobilité : https://info-mutations.phm.education.gouv.fr/cmpmo-front/mvt/comparateur/home Il est possible de faire jusqu’à 25 vœux. La logique est de faire ses vœux du plus précis (établissement) au plus large (Zone de remplacement départementale). Il est conseillé aux participant.es obligatoires de faire les 25 vœux pour éviter de partir en extension. Le premier vœu précis est important (établissement ou commune) car il servira de vœu indicatif au cas où vous seriez affecté.e via un vœu large (groupement de communes, département). Précisions concernant la règle d’extension : Les candidat.es, qui doivent obligatoirement recevoir une affectation à la rentrée 2026 (notamment les professeur.es stagiaires, les personnels affecté.es à titre provisoire) et qui ne sont pas satisfait.es sur leurs vœux (d’où l’intérêt d’élargir suffisamment les vœux et d’y inclure des vœux ZR), voient leur demande traitée selon la procédure dite d’extension des vœux. L’extension s’effectue toujours à partir du premier vœu formulé par l’intéressé.e et avec le barème le moins élevé attaché à l’un des vœux. Ce barème comporte les points liés à l’ancienneté de poste et l’ancienneté d’échelon. Dans le cadre de la procédure d’extension des vœux, seront examinés successivement les postes en établissement, puis en zone de remplacement dans les départements de l’académie selon l’ordonnancement suivant :– Val de Marne / ZR 94 / Seine St Denis / ZR 93 / Seine et Marne / ZR 77– Seine St Denis / ZR 93 / Seine et Marne / ZR 77 / Val de Marne / ZR 94– Seine et Marne / ZR 77 / Seine St Denis / ZR 93 / Val de Marne / ZR 94 Le scandale des PLV Affichage du barème : – Les barèmes sont ensuite affichés sur le serveur SIAM du 6 mai au 27 mai. Pensez à vérifier vos barèmes car à cette étape vous pouvez encore les contester sur cette période. Les bonifications Le vœu préférentiel intra académique : cette bonification n’est pas cumulable avec les bonifications liées à la situation familiale, et ne s’applique sur des voeux de type COM et DPT Conditions : Il faut exprimer, pour la deuxième fois consécutive le même premier voeu large que le premier voeu large exprimé l’année précédente. Pour continuer à obtenir la bonification annuelle, il y a obligation d’exprimer chaque année de manière consécutive en premier rang le même voeu large. En cas d’interruption de la demande ou de changement de stratégie, les points cumulés sont perdus (si demande de mutation simultanée, par exemple).Aucune pièce n’est à fournir. Bonification : 20 points sont attribués par an, à compter de la 2e année. Cette bonification est plafonnée à l’issue de la 6e année consécutive, soit à hauteur de 100 points. Le barème commun à l’ensemble des candidat.es est composé obligatoirement de : Ancienneté de serviceAncienneté dans le poste :– 20 points par année d’exercice dans le poste actuel– + 50 points par tranche de 4 ans– Stagiaire ex-titulaire EN : 10 pts/an– + 10 pts pour l’année de stage (enseignement, éducation, orientation) – Priorités de mutation au titre du handicap Le dossier de demande de priorité au titre du handicap : annexe 6 Vous pouvez consulter la liste des établissements du 2nd degré public déclarant être dotés d’infrastructure pour accueillir des personnes à mobilité réduite Pour en savoir plus consultez les pages consacrées au handicap. A – Le barème incluant des situations particulières ou familiales : 1) Demande de rapprochement familial. Depuis cinq ans, la principale évolution concerne ce que l’on appelait auparavant le « rapprochement de la résidence de l’enfant » (RRE). Il y a maintenant deux possibilités : autorité parentale conjointe (APC) ou parent isolé.e. Pour l’autorité parentale conjointe, c’est un alignement du barème sur celui d’un rapprochement de conjoint.e avec enfant(s). Pour les

Carte scolaire : CSA le 30 mars, anticiper les mesures de carte scolaire avec la CGT

Le 30 mars se tiendra le Comité Social d’Administration Spécial Départemental portant sur la carte scolaire. Ce CSA acte les ouvertures et fermetures de classes. Un groupe de travail préparatoire se réunira le 23 mars. La CGT luttera contre toutes les mesures de fermetures qui se font au détriment des élèves et des équipes. Elle défendra toutes les demandes d’ouverture Un CSA-SD sous haute tension Pour la CGT, la baisse démographique est l’occasion de réduire les effectifs dans toutes les classes, seule mesure pédagogique efficace à coup sûr ! Le ministère en a décidé autrement et annoncé supprimer 67 postes pour la Seine-Saint-Denis. Si vous craignez une fermeture de classe ou si vous avez besoin d’une ouverture, vous trouverez la fiche à nous retourner dès que possible ici : Comment agir ? 1) En équipe, remplissez le simulateur de structure ou le questionnaire de cartescolaire de la CGT. 2) Faites feu de tout bois ! Indiquez dans le document les livraisons de logement prévues dans le secteur, le nombre d’élèves à besoin particuliers, les heures AESH notifiées pourvues et non pourvues, les problèmes de locaux… 3) Envoyez le document à 93@cgteduccreteil.org La CGT Éduc’Action 93, à la demande des équipes, défendra toutes les situationsdont elle a connaissance lors du CSASD du 30 mars ! LA LUTTE PAIE ! TOUS LES ANS DES CLASSES SONT SAUVÉES ! Les classes surchargées, ça suffit ! 20 élèves par classe maximum en classeordinaire ! Recrutement immédiat de 2000 enseignant.e.s dans les écoles Envoyez les infos au syndicat le plus tôt possible !
CGT Éduc’Action 93 – 01 55 84 41 02 – 93@cgteduccreteil.org En cas de mesures de carte scolaire, comment agir ? Fonctionnement En fonction des prévisions d’effectifs fournis par les municipalités et les IEN (remontés des directions) et sur proposition des IEN, la DASEN décide d’ouvertures et fermetures de classe (MCS). C’est un jeu à somme nulle : il n’y a ni création ni suppression de poste à ce stade, c’est un jeu de réaffectation entre les écoles et le contingent de brigades de remplacement. Les collègues affectés par une MCS en septembre (pour l’année en cours) ou en juin (pour la rentrée suivante) sont placés en AFA (Affectation Fonctionnelle à l’année) et participeront au mouvement intra-départemental suivant avec une bonification. Si la MCS est décidée au CSASD de janvier, les collègues ne sont pas placés en AFA mais participent obligatoirement au mouvement, avec bonification. Comment agir ? Il arrive que les équipes soient mises en difficulté par les mesures proposées : classes surchargées, structure impossible, nombre d’EBEP par classe qui explose… ou au contraire, ouverture d’une classe et son cortège d’inscriptions alors qu’il n’y a pas de locaux disponibles… Voici la marche à suivre 

1) Remonter les informations au syndicat le plus tôt possible.
 Avant le Groupe de travail préparatoire du CSASD, il faut obtenir les effectifs prévisionnels et faire des prévisions de structure en tenant compte des hypothèses de fermeture. Il faut montrer que la structure est intenable en cas de fermeture. Le syndicat vous fournit une fiche synthétique à remplir et une feuille de calcul pour simuler les structures.
 2) Faire feu de tout bois : tous les arguments sont bons à prendre : Logements en
cours de livraison, EBEP, problèmes de locaux, etc. Le but est et de nous donner
des arguments en instance devant la DASEN 3) Alerter les parents d’élèves élu-es. Iels peuvent écrire à l’IEN pour influer sur ses propositions et à la DASEN et rechercher le soutien des élu-es de la municipalité par exemple. Protégez-vous, passez par le syndicat et les parents élu-es pour vos actions !

Temps partiel, ou quand la CGT a été entendue

La campagne temps partiels a enfin démarré. Ce vendredi 6 février, les personnels enseignant-es du second degré, ont enfin reçu la circulaire sur les Temps partiels, après une attente insupportable. Les agent-es ont jusqu’au 24 mars pour en faire la demande en ligne. Seules les demandes de temps partiel de droit seront prises en compte après cette date. La CGT a interpellé le rectorat sur l’accès au temps partiel, voici ce que nous avons obtenu : – un délai de 2 mois supplémentaires par rapport à 2025 ( 27 janvier) et imposé la mise en conformité avec le Code de l’Education. Une amélioration significative pour la conciliation vie privée – vie familiale des collègues, – que les éventuels refus soient communiqués plus rapidement aux personnels pour leur permettre d’avoir plus de temps pour faire un recours, – Aussi, nous avons saisi le Tribunal Administratif pour faire respecter les droits des collègues du premier degré d’accéder au temps partiel à 80 % rémunéré 85,7 %. Aujourd’hui, ils et surtout elles n’y ont pas accès, et sont contraint de prendre un 75 %, soit 10 points de rémunération de moins. Une rupture d’égalité et une injustice insupportable quand on sait que 85 % des professeur-es des écoles sont des femmes. A savoir, le temps partiel peut être demandé par :– les fonctionnaires titulaires de l’Etat.– les fonctionnaires stagiaires (la durée du stage sera prolongée d’autant.)– les agent-es non titulaires. Pour rappel : derrière certains temps partiel des victoires syndicales – Le 80 % payé 85,7 % est une victoire des mobilisations des travailleuses de la fonction publique dans les années 50-60. Elles se sont mises en grève pour faire reconnaître leur droit à un temps partiel hebdo auparavant refusé. L’employeur public a finalement cédé et mis en place le 80 % (rémunéré 85,7%), plus tard suivi du 90 % (rémunéré à 91,4%).–  Retraites et temps partiel de droit pour garde d’enfant de moins de 3 ans , les syndicats ont été entendu il y a quelques années : pas besoin de sur-cotisation, la quotité non travaillée est prise en compte gratuitement (période limitée à 3 ans par enfant). Que faire en cas de refus ?Saisine de la CAPA, recours gracieux, la CGT vous accompagne et vous défend. Contactez-nous par mail (93@cgteduccreteil.org) ou par téléphone 01 55 84 51 02 (mardi, jeudi et vendredi). La CGT revendique : – l’accès au 80 % rémunéré 85,7 % pour tou-tes– le temps partiel pour tous les collègues qui en font la demande– le recrutement massif de personnels– une augmentation de 400 euros pour tou-tes, le dégel et le rattrapage du point d’indice et son indexation sur l’indice des prix. Pour gagner ces revendications, ne restez pas isolé-es, rejoignez la CGT !

Quand le non-remplacement dans le 1er degré rime avec maltraitance institutionnelle

Après l’amère expérience de la fusion des brigades de remplacement, le nouveau budget d’austérité ne va pas nous épargner ! Avec 3256 suppressions de postes dont près de 70 rien que pour les écoles du 93, ce budget va accentuer ce que nous vivons déjà au quotidien en tant que professeur-es des écoles : le non-remplacement de nos collègues en cas d’absence. Pourtant, la fusion des brigades a déjà considérablement impacté nos conditions de travail en générant des difficultés tant dans les écoles que pour les collègues BD. Alors même que les effectifs des brigades ne permettent ni de couvrir les besoins actuels ni d’offrir des conditions sereines de remplacement, le gouvernement va encore supprimer des postes. Conséquences directes de ces différentes politiques sur le terrain : Tout cela accentue les risques psycho-sociaux et la souffrance au travail.  N’hésitons pas à nous saisir des RSST- Registres Santé et Sécurité au Travail pour faire remonter ces situations de souffrance au travail. Contactez-nous, la CGT vous accompagne. La CGT Educ’93 se bat et continuera de la faire pour : Pour gagner ces revendications, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons nous !

C’est gagné ! AED mobilisé-es cette victoire est la vôtre !

Après 3 journées de mobilisation en 2025 fortement suivies par les vies scolaires et 3 audiences auprès de l’administration rectorale et académique, nous avions obtenue un groupe de travail en décembre sur un guide AED. C’était déjà un premier début de victoire. 

 Lors du groupe de travail sur le guide, nous avons porté et défendu nos revendications avec force et conviction !Au CSA-A du 5 février, nous avons pu voir la version finale du guide. S’il y a des points qui ne nous satisfont pas, nous avons gagné : Ces victoires ceux sont celles des AED mobilisé.e.s et montrent que la lutte paye ! BRAVO à toutes et tous ! La CGT Educ’93 ne lâche rien et continue de se battre avec les AED pour obtenir : Pour gagner d’autres victoires, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons nous !

Ouverture de négociations sur le statut des AESH : gagner nos revendications

Le mardi 27 janvier dernier, suite à sa demande, l’intersyndicale (CGT Éduc’action, FSU, SUD, SNALC, CFDT et UNSA) a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la campagne lancée depuis mai 2025 pour l’accès à un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. Si nos organisations ont été reçues c’est surtout grâce au combat mené depuis des années par ces personnels qui ont vu leurs conditions de travail se dégrader considérablement avec la mise en place des PIAL (fragmentation des emplois du temps, des lieux de travail, saupoudrage des accompagnements, gestion de profils d’élèves très complexes…), tous·tes étant maintenu·es dans desconditions salariales indignes du fait du temps incomplet imposé et d’une grille de salaire qui se tasse au fur et à mesure des années. Depuis des années, la CGT Éduc’action n’a eu de cesse d’alerter sur la situation de ces personnels précaires, d’appeler à des journées de mobilisation et de grève, d’être à l’initiative d’actions dans de nombreuses villes pour porter les justes revendications des AESH et plus largement celles des conditions de l’inclusion des élèves en situation de handicap. Par ailleurs, les propos récents du ministre évoquant un « quasi-statut » ont semé la colère de ces personnels (et à juste titre) car c’est bien un véritable corps de fonctionnaire de catégorie B que les collègues AESH doivent obtenir pour une réelle reconnaissance de leurs missions. C’est pourquoi, la campagne intersyndicale menée depuis mai 2026 a particulièrement insisté sur la précarité dans laquelle était maintenue ces personnels. D’ailleurs, ce combat dépasse largement les seul·es collègues AESH puisque la pétition lancée en ce sens a récolté plus de 101 000 signatures. Grâce à cette mobilisation des personnels, mais également à la pression des parlementaires et des familles, les deux ministères se disent aujourd’hui prêts à ouvrir des négociations autour de la question du statut. C’est la première fois qu’une telle annonce est faite. Suite à la Conférence Nationale du Handicap du 3 février, un calendrier de travail doit être proposé et des discussions sur l’impact d’un statut AESH seront menées avant, nous l’espérons, des annonces ministérielles à la prochaine CNH de juin prochain. Ceci n’est qu’une première étape et plein de points doivent encore être abordés (notamment la technicité et la pénibilité ou l’accès à ce corps), mais nousdevons maintenir la pression pour amener le gouvernement à céder.L’accès à un statut de fonctionnaire doit s’accompagner des revendications claires que la CGT Éduc’action porte depuis longtemps :– Un temps complet à 24H d’accompagnement– Une formation initiale et continue de qualité– Une stabilisation sur les lieux d’exercice n’excédant pas une ou deux écoles ou établissements– Une grille salariale de fonctionnaire de Catégorie B La CGT Éduc’action restera vigilante et combattive lors de ces groupes de travail. Il est temps que le ministère adresse un signal fort. Au-delà des paroles, il faut désormais des actes !

Budget 2026 et postes dans l’Éducation nationale : l’austérité au détriment des conditions de travail et d’étude.

Après de nombreux reports (en l’absence de budget 2026 adopté), le ministère de l’Éducation nationale a présenté, lors du Comité Social d’Administration du lundi 26 janvier, les chiffres provisoires (en attendant le budget par 49-3) concernant les moyens pour la rentrée à venir, entre flou et volonté de cacher le saupoudrage de la misère. Alors que le nombre d’élèves scolarisé·es poursuit sa chute, le ministère maintient sa sinistre politique comptable concernant les postes d’enseignant·es en supprimant à nouveau des milliers de postes enseignants ( à confirmer en raison d’une contre-déclaration du ministère le 28/01) en 2026 : 2229 dans le 1er degré (ou solde de 2229) et 1365 dans le 2nd degré, ). Pour l’heure, il n’y a aucune référence à la réforme de la formation et des concours de recrutement en L3, d’où l’absence de chiffres formels sur de futures ouvertures de postes. À quelques semaines du concours, ce silence est inacceptable pour les candidat·es préparant les épreuves et se retrouvant dans une situation de stress intenable. Cette présentation des moyens 2026 par l’administration et le ministre a surtout confirmé l’austérité budgétaire assumée et les chiffres avancés par le gouvernement lors des discussions au Parlement. Alors que le nombre d’élèves scolarisé·es poursuit sa chute, le ministère maintient sa sinistre politique comptable concernant les postes d’enseignant·es en supprimant à nouveau 4032 postes enseignants en 2026 (2229 dans le 1er degré et 1803 dans le 2nd degré). Une nouvelle fois, la CGT Éduc’action condamne cette démarche et ne peut accepter ces suppressions alors que maintenir le nombre de postes pourrait servir à améliorer l’encadrement des élèves, à renforcer les moyens de remplacement ou maintenir des écoles rurales, le tout au bénéfice de la scolarité et des conditions de travail. Elle dénonce aussi le fait que dans ce vaste plan social, certaines académies, comme celles de Lille, Bordeaux ou Nancy-Metz, paient le prix fort. Dans le même temps, la situation des personnels administratifs n’est pas meilleure puisqu’aucune création de poste n’est prévue pour 2026. Comme les années précédentes, il ne s’agira, pour le ministère, que de travailler au redéploiement des effectifs dans les académies, et ce malgré des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Parmi les éléments pouvant apparaître positivement, notons la création de 1700 postes d’AESH (indispensables à l’accompagnement de la scolarisation de tous·tes), la création de postes pour le contrôle des établissements privés ou les quelques postes dans les services sociaux et de santé. Cependant, la CGT Éduc’action dénonce l’insuffisance de ces créations pour agir efficacement sur l’ensemble du territoire et couvrir tous les besoins, notamment sur la question de la santé mentale. Elle regrette aussi l’absence de moyens conséquents dans les Vies scolaires pour veiller au climat scolaire, accompagner les élèves et lutter contre le harcèlement alors que de trop nombreux drames ont eu lieu ces derniers mois. Notre organisation dénonce donc l’hypocrise d’un ministère qui salue l’indispensable nécessité de tous ces emplois (AESH et AEd), mais qui maintient leur insuffisant nombre et leur caractère précaire faute de création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour ces métiers. Avec de telles mesures budgétaires, le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement indiquent clairement leur absence de volonté d’améliorer la situation de l’École, quels que soient les gouvernements, l’objectif est bien de poursuivre la destruction du Service public d’éducation, la détérioration des conditions d’étude des élèves, de travail des personnels, tout en maintenant/accentuant la précarité au service de la reproduction sociale au sein de l’institution. Tout ce que dénonce la CGT Éduc’action et qu’elle combat avec les personnels. Montreuil, le 27 janvier 2026 Télécharger le communiqué

COMITÉ DE SUIVI DE LA VOIE PROFESSIONNELLE : RÉFORME DU PARCOURS EN « Y » : IL FAUT SAVOIR ARRÊTER UN ECHEC

Après l’installation, jeudi 8 du comité de suivi de la voie professionnelle, la CGT Éduc’action a été reçue en bilatérale le mardi 13 janvier pour échanger sur le devenir du parcours « Y ». Si l’abandon annoncé du parcours en Y est une victoire et le fruit des mobilisations syndicales, nous restons vigilants concernant le dispositif qui lui succéderait.Si le ministère reconnaît l’échec de ce dispositif, la volonté perdure de différencier, lors de l’année de terminale, les élèves qui veulent s’insérer de celles et ceux qui veulent poursuivre leurs études. Possiblement, suite aux six semaines de PFMP obligatoires, les élèves choisissant le module « insertion professionnelle » enchaîneraient sur deux semaines supplémentaires en entreprise. Pour les élèves optant pour le module « poursuites d’études », les emplois du temps seraient maintenus pour travailler les prérequis indispensables en BTS. Au final, un « y » minuscule qui risque d’engendrer les mêmes dysfonctionnements, mais à un moment différent de l’année !La CGT Éduc’action y a réaffirmé son opposition à tout parcours « différencié » et « individualisé » même réduit et déplacé, et son attachement à un retour des examens après la mi-juin. Elle a insisté sur le fait que les personnels étaient épuisés par la fréquence des réformes et l’empilement des dispositifs spécifiques qui y sont prévus, comme actuellement avec la généralisation d’Avenirpro qui ampute encore des heures de cours. Cette cadence infernale explique, en grande partie, la perte de sens du métier. Nous avons rappelé que pour assurer une insertion professionnelle réelle dans un métier et des poursuites d’études réussies, il fallait surtout rendre la totalité des heures disciplinaires supprimées par les deux réformes successives subies par le lycée professionnel. Pour cela, il faut également en finir avec l’orientation contrainte en supprimant les familles de métiers et en élaborant une carte des formations déconnectée des besoins en emplois locaux qui réponde aux enjeux écologiques, de relocalisation industrielle et aux besoins sociaux. Nous avons conclu en revendiquant une diminution des PFMP (passage de 20 à 10 semaines) et leur sécurisation face aux accidents du travail, à la surexposition aux produits CMR et aux VSST. Face à des dangers graves ou imminents, la CGT Éduc’action exige, la mise en place d’un droit de retrait pour les stagiaires de la voie professionnelle, sans perte de gratification et avec une dérogation légale sur les semaines de stages qui ne pourraient pas être effectuées.Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est bien à l’abrogation des réformes Blanquer et Macron de la voie professionnelle, abrogation indispensable pour reconstruire un lycée professionnel au service des élèves et véritablement émancipateur.

En 2026 : soignons notre santé en faisant appliquer le droit sur nos lieux de travail

Chute des températures, pannes de chauffage, transports interrompus, ces premiers jours de rentrée ont mis les personnels à rude épreuve. Le ministère ne fait pas son boulot. Nous si ! La CGT se tient à vos côtés pour défendre votre santé et vos conditions de travail. C’est pourquoi nous mettons à votre disposition les guides et fiches pratiques CGT qui font la lumière sur vos droits, les conseils CGT et les obligations de l’employeur, pour ne pas naviguer à vue. Des avancées trop souvent méconnues mais obtenues par les mobilisations, et de la CGT en premier lieu. Contactez-nous par mail (93@cgteduccreteil.org) dès que vous utilisez ces outils à disposition pour que l’on puisse vous suivre, vous accompagner, vous appuyer. 1. Danger grave et Imminent et Droit de retrait : tout ce que les personnels doivent savoir Salles de classes ou poste de travail à 10degrés, fenêtres qui tombent, violences sur agent-e… Toute situation de travail susceptible d’altérer, d’une manière ou d’une autre, la santé physique, psychique ou sociale d’un·e agent·e, doit être adaptée : la loi interdit que le travail altère la santé et encadre l’exercice d’un droit de retrait, face à un danger grave et imminent.Consultez la fiche pratique CGT2. Protection fonctionnelle, guide spécial : comment ça marche ? En tant qu’agent·e public·que, si vous êtes victime d’une agression ou que votre responsabilité civile ou pénale est mise en cause, en lien ou compte tenu de vos fonctions ou de votre qualité d’agent·e public·que, la collectivité publique doit vous protéger. C’est ce qui s’appelle la protection fonctionnelle.Consultez le guide CGT3. Harcèlement : comment agir, comment se prémunir ? Hostilité, humiliation, dénigrement, isolement, injure, incivilité, persécution… Autant de signes qui peuvent révéler un cas de harcèlement. Quand ce mécanisme s’intensifie et s’installe, les agent∙es craquent ce qui entraîne une forte augmentation des arrêts maladies, de la démission active mais aussi passive (quand le∙la salarié∙e cesse de s’investir dans son travail), voire au suicide dans les cas les plus extrêmes. Dans le guide CGT, vous trouverez les principaux cadres juridiques, les démarches et analyses pour vous équiper et vous aider à intervenir et vous protéger.Consultez le guide CGT4. Registre santé et sécurité, accident de service, médecine de prévention, RDGI … Connaître et employer les outils de base Connaître les outils de base pour défendre individuellement et collectivement notre santé et nos conditions de travail : c’est la méthode CGT. La CGT est à vos côtés pour défendre nos conditions de travail. Notre méthode s’appuie sur le droit du travail et de la fonction publique, qui sont protecteurs mais trop souvent mal appliqués ou non respectésConsultez le guide CGT Enfin, 2025 a été une année de forte mobilisations syndicales où vous avez été nombreux à être présent-es. En 2026, la meilleure résolution, c’est de se syndiquer et de rejoindre la CGT, car il n’y a pas de victoires sans luttes et il n’y a pas de conquêtes sociales sans syndicat et en particulier la CGT, premier syndicat de la fonction publique.Rejoindre la CGT

LE DANGER GRAVE ET IMMINENT : une situation mal connue, des droits des personnels à défendre

Les obligations de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail définies, pour la Fonction publique, par le décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la Fonction publique, modifié par le décret n°95-680 du 9 mai 1995 assurent, si elles sont appliquées, un haut niveau de protection des agent·es et imposent à l’employeur une obligation de moyens et de résultats. Ainsi, toute situation de travail susceptible d’altérer, d’une manière ou d’une autre, la santé physique, psychique ou sociale d’un·e agent·e, doit être adaptée : la loi interdit que le travail altère la santé et encadre l’exercice d’un droit de retrait, face à un danger grave et imminent. La CGT éduc Créteil veut rappeler à tous les personnels de l’académie de Créteil ses droits en matière de santé au travail. Trop de situations dangereuses ne sont pas traitées et notre employeur, représenté par le rectorat de Créteil, n’agit vraiment que lorsque les situations dégénèrent. Or, des actions de prévention doivent être menées, régulièrement rappelées par vos élu·es à la Formation Spécialisée Santé, Sécurité et Conditions de Travail (F3SCT, ex-CHSCT) lors des instances à la DSDEN et au rectorat. Toute situation anormale au travail, toute altération ou risque d’altération de votre santé morale ou physique doit être remonté par des fiches RSST (voir notre fiche pratique dans notre guide santé CGT).Pourtant, ces actions manquent : les bâtis restent trop vétustes et souvent dangereux ; les méthodes de management violent perdurent ; les situations de conflits interpersonnels sont laissés à pourrir ; les violences sexistes, sexuelles et transphobes au travail ne sont pas assez prises en compte. Cela peut mener à des situations de danger grave et imminent pour les agent·es. Risque de chute de mobilier ou de menuiserie, de contamination à l’amiante, températures extrêmes, violences et menaces par des tiers, risques d’intrusion, craquage à cause de la pression hiérarchique, de harcèlement… Depuis plusieurs années, le rectorat de Créteil refuse systématiquement de reconnaître la réalité du danger grave et imminent. Nous pensons qu’il se trompe souvent et que les collègues ont raison et le droit de se mettre en retrait quand c’est nécessaire. Les suites données aux alertes doivent être fortes de la part de l’administration, et ce n’est souvent pas le cas ! La CGT est engagée pour faire respecter nos droits et que le rectorat et la DSDEN prennent des mesures de préventionDroit de retrait, droit d’alerte… Pour des dangers physiques mais aussi psychiques, contactez vos élu·es CGT pour qu’iels enquêtent et fassent cesser le danger ! RETROUVEZ L’ENSEMBLE DE NOTRE 4 PAGES A TELECHARGER :

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