Lycée Jean-Baptiste Clément (Gagny) : le droit syndical (toujours) de travers !
Le 08/04, un élu FSU 93 à la FSSSCT-D a averti la direction du lycée Jean-Baptiste Clément(Gagny) de sa prochaine venue le 14/04 pour consulter les différents registres obligatoires decet établissement.Cette venue s’inscrivait dans le cadre du suivi de cet établissement, en particulier de laprotection de personnels particulièrement rudoyé.es depuis septembre 2024 par unmanagement toxique et autoritaire fort bien connu des autorités départementales. Pour rappel,début janvier 2026, un droit d’alerte suivi d’une formation spécialisée extraordinaire avaitmême été déclenché.Suivant manifestement à la lettre les consignes toujours aussi farfelues de « conseillers » enmal de considération, la direction du lycée Jean-Baptiste Clément (Gagny) a précisé à l’éluFSSSCT-D présent les éléments suivants :
Communiqué Intersyndical – lycée Utrillo

Au lycée Utrillo de Stains, nous exigeons une enquête pour protéger les élèves, pas pour réprimer les lanceur·se·s d’alerte ! Depuis 2011, les personnels du lycée Maurice Utrillo de Stains se sont mobilisé·es pour dénoncer les violences sexistes, sexuelles et racistes commises au sein de leur lycée. Ils et elles n’ont cessé d’alerter la hiérarchie par tous les canaux adaptés : courriers, témoignages, demandes d’audience, fiche RSST, etc. Cette année encore, ils et elles ont signalé les faits à l’administration et à la justice, comme l’exige la loi. Après plus d’une décennie de silence, le rectorat réagit enfin et ouvre une enquête administrative. Hélas, tout nous indique qu’il y a une inversion de culpabilité : ce ne sont pas les violences qui en sont le sujet, mais les « tensions dans l’équipe ». Ce sont bien les collègues qui semblent visé·es par l’enquête. Nous affirmons qu’il n’y a pourtant pas un conflit interpersonnel au lycée, mais bien des lanceurs et lanceuses d’alerte sur des violences sexistes, racistes et sexuelles. Les mobilisations des personnels ont toujours eu ces objectifs : signaler à leurs élèves potentiellement victimes qu’elles et ils peuvent parler à des personnes de confiance, formées de façon institutionnelle ou entre pairs à recueillir leur parole ; et alerter leur hiérarchie qui ne leur a malheureusement jamais répondu. Depuis le début de l’enquête, vendredi 3 avril, les entretiens n’ont porté que sur les supposées tensions entre collègues et ignorent les violences commises. Cette enquête s’apparente de plus en plus à une répression visant les lanceuses d’alerte. Les inspecteurs et inspectrices semblent orienter leurs questions pour chercher la faille, pour trouver un prétexte, pour sanctionner de façon déguisée nos collègues. Nous ne sommes pas dupes, et le Rectorat non plus : notre institution sait que cette répression finirait mal pour elle autant médiatiquement avec un nouveau scandale d’Etat, que judiciairement avec une nouvelle défaite au Tribunal Administratif, tout en ayant eu le temps de causer effroi et souffrances chez les personnels du lycée Utrillo. Nous croyons fermement à notre mission de service public et invitons notre institution à prendre ses responsabilités et enfin protéger les élèves et les personnels contre les violences. Briser le silence sur les violences sexistes, sexuelles et racistes est une nécessité. Nous savons combien cela est long et difficile. Nous restons aux côtés des personnels d’Utrillo qui ne renonceront jamais à protéger leurs élèves Nous croyons fermement à notre mission de service public et invitons notre institution à prendre ses responsabilités et enfin protéger les élèves et les personnels contre les violences. Briser le silence sur les violences sexistes, sexuelles et racistes est une nécessité. Nous savons combien cela est long et difficile. Nous restons aux côtés des personnels du lycée Utrillo qui ne renonceront jamais à protéger leurs élèves.
Lycée Bartholdi – DHG 2026 : PAS D’ÉCOLE AU RABAIS POUR NOS ÉLÈVES, DES MOYENS MAINTENANT !
Au Conseil d’Administration du 12 février 2026, les personnels ont dénoncé une Dotation Horaire Globale inacceptable au Lycée professionnel Frédéric Bartholdi en déposant une Motion adoptée à l’unanimité. La DHG notifiée pour la rentrée 2026 est en totale contradiction avec les besoins réels de l’établissement. La réalité du terrain :• Effectifs en hausse• Classes surchargées• Forte proportion d’élèves ULIS, allophones et à besoins particuliers• Suppression des dédoublements Dans ces conditions, parler de “réussite pour tous” relève d’un discours creux et démagogique. Le Code de l’éducation (art. L111-1 et L112-1) impose la réussite et l’inclusion. Sans moyens, ces obligations deviennent inapplicables. Ce que cela signifie concrètement :• Moins de suivi individualisé• Moins de remédiation• Moins de sécurité dans les ateliers• Plus de décrochage• Dégradation du climat scolaire Les référentiels des CAP et baccalauréats professionnels exigent des groupes réduits et des mises en situation encadrées. Supprimer les dédoublements, c’est organiser l’échec. Nos exigences immédiates :• 80 heures minimum à la DHG• Maintien et développement des dédoublements• Heures fléchées pour les élèves à besoins éducatifs particuliers et allophones• Ouverture d’une concertation urgente avec le Rectorat Les personnels du lycée Bartholdi refusent de se laisser faire et sont prêts à se mobiliser pour obtenir de bonnes conditions d’enseignement pour tous. Les parents d’élèves sont déjà informés et nous soutiennent dans toutes nos actions. La voie professionnelle ne peut pas être la variable d’ajustement budgétaire. Nos élèves ne sont pas des chiffres. Nous voulons des moyens immédiats et nous réclamons respect et ambition pour nos élèves.
Les personnels du collège Fabien de Saint-Denis (93) en grève
Communiqué des personnels du collège Fabien de Saint-Denis, soutenus par leurs organisations syndicales : CGT Education 93, FSU SNES 93, SUD Education 93 Suite à une dégradation des conditions de travail et du dialogue entre la direction et les membres de la communauté éducative, la quasi-totalité des personnels du collège s’est mise en grève pour obtenir une amélioration des conditions de travail le mercredi 18 février ; grève reconduite le jeudi 19 février et le vendredi 20 février. Ce jeudi 19 février, les personnels du collège Fabien se sont mis en grève pour le deuxième jour consécutif en raison de dysfonctionnements graves et répétés au sein de la direction qui mettent en péril le bon fonctionnement de l’établissement ainsi que les conditions de travail et d’accueil, voire de sécurité des élèves. Nous demandons un changement de direction car le travail est devenu difficile voire impossible pour beaucoup d’entre nous, avec une maltraitance répétée sur plusieurs collègues. À cela s’ajoute un manque d’organisation et de communication notamment entre la direction et les équipes éducatives. Cette situation s’avère similaire pour les personnels de vie scolaire et de santé. Preuve en est les multiples faits listés collectivement et transmis au DASEN par voie hiérarchique. Nous dénonçons un affrontement systématique sur tous les projets et points concernant la vie de l’établissement qui se matérialisent par un rapport de force qui remplace toujours le dialogue, quel que soit l’importance du sujet. De fait, la plupart des projets de l’établissement sont mis en péril : Histoire des Arts, EVARS, Décrochage, Classe Média, Devoirs Faits, classe UPE2A, etc. Les personnels du collège Fabien attendent des réponses fortes de la part des instances académiques et espèrent être entendus. A cet effet, la grève a déjà été votée le mardi 10 mars et une demande d’audience a été transmise à la DSDEN pour ce jour là. Nous nous retrouverons à 11h devant la DSDEN de Bobigny.
13 février – LP Théodore Monod : Une mobilisation et des revendications claires à la DSDEN de Bobigny à 18h

Face à la recrudescence alarmante des violences au sein de l’établissement et au manque de moyens, les personnels du Lycée professionnel Théodore Monod refusent de se taire. Les mobilisations, engagées aux côtés des parents d’élèves, nous permettent d’être reçus à la DSDEN 93 vendredi 13 février à 18h. Cette audience se déroulera après une journée de mobilisation pour nos élèves sans papiers, nombreux et nombreuses dans le département, qui vivent chaque jour avec la peur d’être expulsées du territoire. Nous affirmons avec fermeté de droit à l’éducation pour chaque élève, mineur ou majeur, avec ou sans papiers.Nous appelons au rassemblement vendredi 13 fevrier à 15h devant la DSDEN de Bobigny. Nous appelons de plus à venir la délégation du LP Théodore Monod qui sera reçue en audience à 18h. Nous exigeons des moyens supplémentaires pour accompagner tous les élèves vers la réussite de leur scolarité afin de remplir notre mission de service public dans les meilleures conditions. RDV VENDREDI 13 FÉVRIER DEVANT LA DSDEN DE BOBIGNY A PARTIR DE 15H ! Les personnels mobilisés du lycée professionnel Théodore Monod de Noisy-le-sec et les représentantes de parents d’élèves du lycée.
Communiqué de grève des personnels enseignants et des AESH de l’école d’Estienne d’Orves (Montreuil)
Communiqué des personnels enseignants et AESH de l’école Estienne d’Orves de Montreuil Aujourd’hui nous étions en grève et l’école était fermée car nous refusons une situation qui dure depuis trop longtemps : la gestion catastrophique de l’aide apportée aux élèves en situation de handicap sur notre école, sur la ville et le département. Nous refusons que nos élèves ne bénéficient pas des heures d’accompagnement auxquelles ils ont droit (plus de 100h notifiées non pourvues par semaine dans notre école), nous refusons que les collègues voient leur stress augmenter à cause de situations dangereuses et évitables avec davantage de moyens, nous refusons que l’égalité des chances soit une vaine expression et ne concerne en réalité pas l’ensemble des élèves, enfin nous refusons que certains de nos élèves voient leur avenir compromis car leurs droits ne sont pas respectés à cause de politiques comptables. Nous avons été reçu.es en audience à la DSDEN 93. Nous avons appris que 150 AESH allaient être embauché.es sur le département très prochainement. Cela ne garantit pas que tous les besoins seront couverts, ça semble même largement insuffisant. Il nous a été indiqué que notre PIAL est largement déficitaire entre autre « parce que certaines AESH partent en congé maternité, d’autres en retraite ». Le recrutement serait difficile car « il n’y a pas beaucoup de REP-REP+ à Montreuil et c’est ce que recherchent les AESH ». Pour résumer, la DSDEN 93 fait son maximum mais les AESH ont l’outrecuidance de faire des enfants, de prendre leur retraite et courent après les primes REP ! Cet argumentaire est inacceptable ! Le travail des AESH est très largement sous estimé, ce sont des collègues indispensables au fonctionnement de l’école inclusive et les problèmes de recrutement nous semblent directement liés au manque d’attractivité du métier. Nous rappelons que « l’école inclusive ne peut pas reposer sur la précarité de près de 150 000 AESH, très majoritairement des femmes, dont le travail essentiel d’accompagnement reste invisibilisé et sous-rémunéré. » Nous demandons nous aussi à d’Estienne d’Orves « la création d’un véritable statut de fonctionnaire de catégorie B, garantissant un temps complet, un salaire décent, des droits et une reconnaissance professionnelle. » (communiqué intersyndical du 3 février 2026).Nous avons été entendu.es lors de cette audience mais nous sommes sorti.es sans rien obtenir et demain rien n’aura changé sur notre école. La prise en charge de l’inclusion ne peut pas non plus reposer sur les seul.es enseignant.es. Nous ne sommes pas des magicien.nes et l’absence de réelle formation, le manque d’AESH ne saurait être compensés par la visite rapide d’un.e conseiller.ère. Le problème du manque de personnel ne doit pas non plus reposer sur les familles – les mères souvent – qui, parfois, doivent partiellement garder leur enfant à la maison faute d’accompagnement suffisant. Nous avons envoyé plusieurs fiches SST, les réponses apportées ne nous suffisent pas. Les risques psycho-sociaux sont élevés pour nos élèves et nous-même. Nous allons déposer un droit d’alerte. Nous restons mobilisé.es, nous soutenons nos collègues AESH dans leurs revendications et toutes leurs mobilisations pour une véritable école inclusive.{{}}Non à l’exclusion, oui à une école humaine et émancipatrice pour tous les enfants !
Communiqué de grève du collège Henri Barbusse – Saint Denis
La CGT soutient la mobilisation des personnels d’Henri Barbusse qui font face à une explosion des risques-psychosociaux et des conditions de travail indécentes. Les personnels d’enseignement et d’éducation sont en grève ce jeudi 12 février 2026 afin d’alerter sur les conditions de travail dégradées et les risques psycho sociaux qu’ils rencontrent. Depuis plus de deux ans maintenant, le climat scolaire et l’état émotionnel des personnels sont préoccupants suite à des tensions récurrentes avec la direction. L’épuisement des équipes affecte la qualité du travail pédagogique et, par conséquent, le bien-être des élèves. Ce mal-être est renforcé par la détérioration de la qualité des pauses et la remise en cause du droit à la convivialité. La surcharge de travail empiète sur de nombreux moments de décompression et d’échanges informels, pourtant essentiels.Les comportements de la direction instaurent un climat anxiogène. De nombreux membres de la communauté sont en arrêt maladie en raison de tensions ou d’un stress extrême. Certain⸱es collègues se sentent menacé⸱es par la perspective de rapports disciplinaires, ce qui altère leur sentiment de sécurité au travail. L’absence de soutien renforce un sentiment d’isolement et de dévalorisation, et plusieurs membres du personnel craignent de s’exprimer librement ou de demander de l’aide. Cette situation génère une ambiance pesante où chacun⸱e doit être sur ses gardes, alourdissant la charge mentale et nuisant à l’efficacité professionnelle. Les tensions régulières avec la direction rendent la collaboration difficile et installent un climat d’anxiété chronique. Nous n’osons plus remplir le registre santé et sécurité par peur des représailles. Ces mauvaises conditions de travail et le conflit avec la direction induisent chez les personnels un épuisement physique et moral et une augmentation de la charge mentale, ce qui entraîne la multiplication des arrêts de travail. Les premières victimes sont les enfants : pour rappel selon le calcul FCPE 2019, dans le 93 les élèves perdent en moyenne 1 an de cours sur la totalité de leur scolarité, ce qui est loin d’être le cas ailleurs. Nous ne voulons pas d’un métier où on se détruit à petit feu ; nous voulons une école humaine, exigeante, émancipatrice, pour nos élèves comme pour nous mêmes. Les personnels mobilisé.es du collège Henri Barbusse
Politzer (Bagnolet) : une victoire collective, la vie scolaire en première ligne
La semaine dernière, les personnels du collège Politzer – Bagnolet se sont mobilisé·es pour dénoncer les conditions de travail de la Vie Scolaire, impactant directement le climat scolaire et le bon fonctionnement de l’établissement, et le manque de soutien de la DSDEN face à ces difficultés. La situation ? 1,75 ETP – Equivalent Temps Plein- d’AED récemment manquants et non remplaçables, 1 ETP CPE d’une collègue absente et non remplacée et des situations d’adultes et d’élèves extrêmement difficiles qui ont eu un poids psychologique important sur les membres restant·es de l’équipe. Face à cette mise sous tension, la seule réponse apportée : un collègue CPE rattaché sur l’établissement déplacé au pied levé sur un autre poste à 50%…Droit de retrait, RDGI, RSST Interpellation Syndicale et Grève, l’engagement des collègues a été exemplaire ! Grâce à leur force, à la ténacité collective et au soutien de l’Union Locale CGT de Bagnolet et de nos élu·es CGT à la FS (commission département de Formation Spécialisée en Santé, Sécurité et Condition de Travail), les personnels ont gagné leurs revendications à savoir :– le maintien du collègue CPE rattaché à l’établissement jusqu’au retour de la collègue absente,– des moyens supplémentaires pour remplacer rapidement les ETP d’AED, par recrutement,– l’organisation d’une cellule psychologique sur la semaine en soutien de la vie scolaire ! Un exemple qui démontre une fois encore qu’il n’y a pas de progrès et de respect des droits des travailleuses·eurs sans lutte.La CGT félicite l’équipe du collège et salue cette belle victoire qui illustre la force du collectif et de la méthode de lutte CGT !
Bravo aux élèves du Lycée Le Corbusier pour leur blocus victorieux et soutien face aux attaques de l’extrême droite !
COMMUNIQUE DES PERSONNELS DU LYCEE LE CORBUSIER (AUBERVILLIERS Le jeudi 8 janvier 2026, des élèves du lycée Le Corbusier d’Aubervilliers, soutenu es par le Syndicat des lycéens du Corbusier (SDLC 93), se sont organisé-e-s et ont agi pour faire entendre leurs revendications : remplacement systématique de tou-te-s leurs enseignant-e-s absent-e-s, plus de moyens et une égalité d’accès à l’éducation pour tou-te-s. Leur action a convaincu un grand nombre d’élèves de rejoindre le mouvement. Un certain nombre de personnels du lycée se sont mis en grève en soutien aux élèves mobilisé-e-s. Dès le lendemain, nous apprenions qu’une enseignante de physique-chimie est affectée au lycée pour remplacer une collègue absente depuis de nombreux mois. Nous tenons à féliciter vivement nos élèves mobilisé-es pour cette victoire ! Leur action politique et organisée a été efficace, visible et nous rappelle que la lutte paie. Lors de cette mobilisation, des élèves ont expliqué leurs revendications à deux médias. La diffusion d’une vidéo sur le réseau social X a été suivie d’une contre réaction nauséabonde de la part de nervis d’extrême droite. Ces derniers ont insulté une de nos élèves. Nous dénonçons sans détour ces propos et apportons notre soutien plein et entier à nos élèves visé-e-s. Nous combattrons sans cesse l’extrême droite et ses discours racistes, islamophobes et classistes. À nouveau, nous tenons à féliciter nos élèves pour cette belle victoire et ce blocus parfaitement organisé. Nous leur affirmons que nous partageons pleinement leurs revendications et que nous continuerons aussi de lutter pour une égalité d’accès à l’éducation et pour obtenir de meilleurs conditions de travail et d’étude dans notre lycée comme ailleurs. Les personnels réuni-e-s en heure d’informations syndicales, le mardi 13 janvier 2026, soutenu-e-s par SNES, CGT, SUD et CNT