Grève au lycée d’Alembert Aubervilliers

L’équipe enseignante du LPO d’Alembert s’est mise très majoritairement en grève ce lundi 7 septembre, pour protester contre des locaux et du matériel dégradé ou obsolète, un manque de place et des sureffectifs d’élèves qui dégradent les conditions de travail et d’enseignement. Ci-dessous, leurs courriers adressés au rectorat et à la région.
Pas de rentrée au collège René Cassin de Noisy-le-Sec – 90 % des enseignant·es en grève
Grève reconduite au lycée Utrillo – Communiqué des personnels
Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentre toujours pas ! Après une journée de grève massive hier qui a mobilisé 73 % des personnels du lycée, après un rassemblement de plus de 200 personnes, réussi et très médiatisé, réunissant syndicats, unions locales, établissements d’Île de France, parents d’élèves, élèves et anciens élèves, élu.es et associations, l’AG des personnels mobilisé.es a décidé de reconduire majoritairement la grève ce vendredi 4 septembre 2026. En effet, nous contestons vivement, encore et toujours, les convocations injustes au rectorat de deux collègues de notre établissement, syndiquées et militantes, et les éventuelles mesures disciplinaires qu’elles encourent. L’une d’entre elle est reçue ce jour. De la même manière, nous contestons les menaces de « mutation dans l’intérêt du service » envisagées par le Recteur de l’académie de Créteil à l’encontre de 2 autres de nos collègues syndiquées et militantes de l’établissement. Rappelons que ces 2 collègues s’engagent au sein du lycée Maurice Utrillo depuis plus de 20 ans pour la qualité du service public de l’éducation, le bien-être des élèves, le respect des conditions de travail de tous leurs collègues et contre les violences sexistes, sexuelles et racistes. Ce sont des enseignantes exemplaires qui ont toujours travaillé à la réussite de leurs élèves avec ferveur, sérieux et professionnalisme. Leur engagement s’est aussi traduit dans les instances de l’établissement, en représentant les personnels et en défendant de très nombreux collègues et élèves afin de leur garantir des conditions de travail et d’apprentissage décentes et dignes. Les personnels mobilisé.es du lycée poursuivront leurs actions dans les jours à venir, et jusqu’à ce que cessent les procédures-bâillons, que soient abandonnées toute intimidation et mesures de répression syndicale. Nous n’accepterons aucune sanction, réelle ou déguisée, à l’encontre de nos collègues militantes et lanceuses d’alerte ! Les personnels mobilisé.es du lycée Utrillo de Stains soutenu.es par leurs sections syndicales locales CGT, CNT, FSU, SUD
Lycée Feyder : en grève le 7 septembre contre les classes surchargées
Communiqué des personnels mobilisés du lycée Feyder (Epinay) Nous avons découvert de nouveau en cette pré-rentrée des classes surchargées en 1ère et en Terminale ST2S. Les effectifs qui étaient jusque-là dans notre lycée, limités à 24 élèves par classe comme dans les autres filières technologiques (STMG), étaient déjà passés à 30 dans les deux classes de 1ère ST2S l’an dernier. Nous avions alerté sur les difficultés que cette augmentation allaient entraîner :- moins de temps pour accompagner chaque élève,- une gestion de classe plus difficile,- des conditions d’apprentissage et de travail dégradées pour les élèves et les enseignants. Nous avions envoyé un courrier au Rectorat, resté jusque là sans réponse.La réponse qu’on nous apporte donc aujourd’hui est un mépris total pour nos demandes : les 4 classes de ST2S, en 1ère et en Terminale, sont désormais à 30 élèves chacune. D’autre part, toutes les classes de 1ère et Terminale générales sont remplies à 35 élèves chacune. On nous parle de baisse démographique sans cesse, mais pour l’instant, les classes sont toujours trop chargées, et les conditions de travail et d’apprentissage continuent de se dégrader. Nous ne sommes même pas sûrs non plus de pouvoir maintenir les dispositifs de soutien qui existaient au lycée, en mathématiques, physique, français… Réunis en assemblée générale le 31 août, nous avons donc décidé de nous mettre en grève le lundi 7 septembre pour protester contre ce mépris pour nous et nos élèves et réclamer les moyens nécessaires afin d’ouvrir des classes supplémentaires, pour ne pas dépasser les 24 élèves par classe dans les filières technologiques. Nous demandons également à être reçus dans les plus brefs délais par les services du Rectorat compétents. Les personnels mobilisés du lycée Feyder avec le soutien des sections syndicales de la CGT, SUD et FO.
Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentrera pas !

Nous, personnels du lycée Utrillo, avons appris, à quelques jours de la rentrée, avec colère et consternation que le rectorat envisageait de sanctionner deux de nos collègues syndicalistes. Elles risquent une mutation dans l’intérêt du service. Ces deux collègues se battent au sein du lycée depuis plus de 20 ans pour le service public de l’éducation, le bien etre des élèves, les conditions de travail de tous leurs collègues et contre les violences sexistes, sexuelles et racistes au sein du lycée. Elles ont été nos représentantes au conseil d’administration du lycée, elles ont défendu des centaines de collègues afin de leur garantir des conditions de travail dignes, elles ont marché sans relâche pour défendre un service public de l’éducation émancipateur et tout particulièrement pour des conditions d’étude dignes pour les enfants de la Seine Saint Denis. Elles sont aussi des enseignantes exemplaires qui ont transmis a des milliers d’élèves leur discipline, sans relâche et avec passion, pédagogie et un grand professionnalisme.Par ailleurs, deux autres collègues sont convoquées au rectorat. Ces risques de sanction sont inacceptables. Nous ne les acceptons pas. Il est pour nous inenvisageable de travailler au lycée Maurice Utrillo sans nos collègues. Elles portent nos valeurs, nos combats, nos aspirations, elles sont notre fierté. Les sanctionner, c’est nous sanctionner, c’est attaquer les valeurs du service public que nous portons. Nous n’acceptons pas l’inversion de la culpabilité. Alors que notre ministère communique largement sur un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles et promet la libération de la parole, notre hiérarchie se couvre de honte en sanctionnant les lanceuses d’alerte au lieu de protéger les élèves et les personnels. Nous serons donc en gréve le jeudi 3 septembre pour la rentrée scolaire et appelons à un rassemblement de soutien devant le lycée Utrillo à 10h. Les personnels mobilisé.es du lycée Utrillo de Stains, soutenu.es par leur sections locales CGT, CNT, FSU, SUD
Communiqué – Collège Fabien : Des moyens pour Fabien ! En grève reconductible !

Après une année difficile qui a débouché sur un changement de direction, l’arrêt de tous nos projets d’aide aux élèves faute de moyens, le collège Fabien est encore victime d’une politique délétère dans l’éducation qui malheureusement touche bien d’autres établissements.Voilà que l’inspection fait sauter le seuil des 24 élèves par classe en 5eme et 4eme l’année prochaine. Nous refusons que nos élèves payent encore cette détérioration, nous ne l’acceptons pas et nous allons poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de nos revendications !Le 16 juin 2026, les collègues du collège Fabien ont été grève à 70%. Une nouvelle mobilisation est prévue pour ce jeudi 18 juin.
Quand le ministre reprend une campagne de désinformation venue de l’extrême droite et abandonne les personnels à la vindicte publique : la CGT Educ’Action 93 réclame des excuses
Monsieur le ministre, Depuis cinq jours, votre attitude choque et blesse profondément les personnels de l’Éducation nationale, comme les parents d’élèves, et particulièrement ceux de Seine-Saint-Denis. Dans l’affaire du spectacle de fin d’année des élèves de l’école maternelle Nanteuil à Montreuil, vous avez choisi non pas de protéger l’école publique, ses agent·es et ses usager·es, mais de courir derrière l’agenda de l’extrême droite. Premier temps : la précipitation et le soupçon Dimanche soir, à 19h50, vous publiez un tweet sans avoir pris le moindre recul, sans disposer du moindre élément sérieux, en reprenant les accusations fabriquées par des comptes d’extrême droite sur X, aussitôt amplifiées par les relais médiatiques habituels de cette sphère idéologique. Pourquoi une telle précipitation ? Pourquoi donner crédit à des montages vidéo falsifiant un spectacle d’enfants pour le transformer en prétendue propagande « pro-Hamas » ou antisémite ? Quelques heures de patience, le lendemain matin, auraient suffi pour vérifier les faits auprès de la direction de l’école ou des services académiques. Mais le plus grave est ailleurs : votre réaction immédiate témoigne d’une défiance à l’égard des personnels de Seine-Saint-Denis. Vous avez préféré donner crédit aux fantasmes de l’extrême droite plutôt que de faire confiance au service public que vous êtes censé représenter. Deuxième temps : l’acharnement administratif Après le tweet, place à la convocation. Les enseignant·es concernés ont été convoqué·es au rectorat comme s’ils étaient les responsables du déferlement de haine qu’ils subissent depuis plusieurs jours.Quand des personnels sont livrés à la vindicte publique, quand leurs noms circulent, quand des parents et des collègues reçoivent insultes et menaces, le rôle de l’institution est de les protéger, pas de les placer sur le banc des accusés. C’était au rectorat de se déplacer à Montreuil pour soutenir l’équipe éducative et rassurer les familles, pas de sommer les enseignant·es de venir se justifier. La CGT Éduc’action 93 exige des explications et des actes Monsieur le ministre, nous vous demandons publiquement :– de retirer vos accusations fondées sur des informations non vérifiées issues de la sphère d’extrême droite ;– de présenter des excuses aux personnels de l’école Nanteuil et, plus largement, aux enseignant·es de Seine-Saint-Denis injustement mis en cause ;– de faire cesser immédiatement toute procédure administrative visant les collègues concernés ;– de rappeler clairement que l’école publique n’a pas à céder aux campagnes de désinformation orchestrées par l’extrême droite et qu’aucune complaisance ne saurait leur donner une quelconque légitimité. Les enseignant·es de Seine-Saint-Denis font vivre l’école publique dans des conditions difficiles, avec professionnalisme et engagement. Nous avons eu l’occasion de le rappeler à vos services lors d’un rendez-vous le 3 juin au cours duquel nous avons porté nos revendications pour un plan d’urgence et de rattrapage précisément chiffré. Les personnels et les usager·es du service public de l’éducation n’ont pas à subir les conséquences d’une réaction ministérielle précipitée. L’école publique a besoin d’un ministère qui protège ses personnels lorsqu’ils sont attaqués, et non qu’il contribue à alimenter les campagnes de désinformation qui les visent.
L’extrême droite jette en pature des élèves sur X : stop à l’instrumentalisation !

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL CGT-FSU 93 du 8 juin Ce samedi, un compte anonyme a diffusé un extrait tronqué du spectacle de fin d’année d’une école maternelle de Montreuil intitulé « Voyage dans le temps ». Connu pour instrumentaliser la lutte contre l’antisémitisme, « Jugé Coupable » n’hésite ainsi pas a jeter en pâture plusieurs enfants en bas-âge à visage découvert, ainsi qu’une mère de famille, sur la base de mensonges éhontés. L’objectif de ce passage du spectacle était en effet de promouvoir le pacifisme et le devoir de mémoire. Après la scène représentée dans la vidéo, les enfants jetaient leurs t-shirts imprimes camouflage pour arborer des symboles de paix. Un message très clair pour tous les parents qui ont assisté à ce moment. Malgré cela, « Jugé coupable » et ses nombreux relais se permettent de se livrer à une instrumentalisation scandaleuse, mettant en danger des enfants de maternelle, l’équipe éducative ainsi qu’une mère d’élève, dont les informations personnelles ont été livrées sur les réseaux sociaux. Nous, la FSU-SNUipP 93 et la CGT Educ action 93, dénonçons cette polémique qui vise une fois de plus à stigmatiser les enfants des quartiers populaires. Nous attendons du ministère la protection des enfants, familles et personnels de l’école au lieu d’appeler à une enquête voire à des sanctions contre l’équipe pédagogique. Aussi, nous, ne laisserons pas diffuser des images des élèves hors de tout contexte, à des fins partisanes en contradiction avec l’esprit du travail effectué avec eux. Nous appelons au retrait de ces images exposant les élèves, et à ce que cesse cette campagne de harcèlement nauséabonde. La CGT Educ’Action 93 et le Snuipp 93Lundi 8 juin 2026
Communiqué intersyndical sur la situation au lycée Jean Renoir
Depuis plusieurs semaines, au lycée Jean Renoir, les témoignages affluent pour dénoncer des propos violents, racistes et discriminants.L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT 93 réaffirme son engagement dans la lutte contre toutes les formes de discriminations, accompagnera les personnels victimes qui le souhaitent et appelle les personnels à signaler les violences subies par des mineur·es dont ils et elles auraient connaissance. Elle exige de l’institution la mise en place d’une cellule d’écoute et d’accompagnement pour les élèves et les personnels afin que toutes les victimes puissent avoir un espace d’écoute et de signalement des violences subies. Ces signalements doivent être crus et traités, dans le respect des droits des personnes mis en cause, mais aussi en protégeant les victimes et témoins de violences supplémentaires ou de sanctions. En ne le faisant pas, l’institution instaure un climat délétère pour les élèves et les personnels de l’établissement. Nous avons vu les effets de cette inaction institutionnelle au lycée Utrillo et cela ne peut plus continuer ! Au lycée Jean Renoir comme ailleurs, les personnels doivent être formés à reconnaître et à lutter contre le racisme et toutes les formes de discriminations au sein du système éducatif, car il ne se réduit pas à des comportements intentionnels et isolés, mais a une dimension systémique.L’absence d’intervention du Rectorat amène la situation à dégénérer : une élève a été arrêtée par la police qui a fait usage de gaz lacrymogène, les tensions entre personnels sont exacerbées, des informations circulent sur les réseaux sociaux. Les personnels se retrouvent de ce fait tout•es exposés, en particulier les agent•e d’accueil, les personnels administratifs ou de vie scolaire à des remises en cause publiques sur les réseaux sociaux avec des informations personnelles qui les mettent en danger.L’attitude du Rectorat est inadmissible ! Tout comme il est inadmissible de laisser des victimes ne pas être entendues et reconnues dans ce qu’elles ont vécu. L’IS 93 suit de près cette situation et sera présente aux côtés de personnels et des élèves pour que l’administration cesse de mener une politique de l’autruche.
Lycée Berthelot : Communiqué de presse concernant un ancien personnel poursuivi par la justice, une communauté éducative face au silence de la hiérarchie.
Nous, professeurs, agents, et personnels de vie scolaire du lycée Marcelin Berthelot de Pantin, vous écrivons pour vous faire part de notre vive inquiétude. Dimanche 3 mai 2025, Le Parisien publiait un article faisant part d’une situation grave concernant un ancien cuisinier du lycée, présent depuis de nombreuses années dans l’établissement, et mis en examen pour « viol, agression sexuelle et corruption de mineur en récidive ». L’article a été lu par un certain nombre de nos élèves, dont beaucoup sont demi- pensionnaires et l’ont côtoyé quotidiennement. Dès le lendemain, l’information s’est diffusée viralement au sein du lycée, notamment auprès des enseignants. Ce sont les personnels qui ont dû informer la direction de cette publication. Devant l’absence d’information venue de la hiérarchie, ce sont également les personnels qui ont expressément demandé, le mardi 5 mai 2026 : • une communication de la part de l’institution auprès des personnels. Cette dernière a été effectuée par la direction à 19h mercredi, déléguant aux professeur.es la possibilité d’informer les élèves d’une éventuelle mise en place d’une cellule psychologique. • une communication de la part de l’institution auprès des familles et des élèves. Le courrier n’a été envoyé que ce jeudi 7 mai, à 11h, suite au mouvement de grève des professeurs, mais reste évasif sur la situation, entretenant la logique « pas de vague ». • la mise en place d’une cellule d’écoute pour les personnels et les élèves. Nous nous interrogeons sur le risque de potentielles victimes parmi nos élèves, dont certains présentent un profil socio-psychologique fragile, cible privilégiée des agresseurs. Malgré l’annonce mercredi soir de la « présence renforcée de psychologues de l’Education Nationale » tenues du 7 au 13 mai 2026, aucun dispositif n’est mis en place ce jeudi matin. Seule la psy-EN de l’établissement est présente, comme tous les jeudis, selon ses horaires habituels. • un retour de la Région et/ou du rectorat pour expliquer comment il est possible qu’une personne mise en examen pour « viol, agression sexuelle et corruption de mineur en récidive », et préalablement condamnée pour corruption de mineur à de la prison avec sursis (information confirmée par le journaliste après notre prise de contact), ait pu travailler dans un établissement scolaire pendant des années. Nous ne disposons d’aucun retour sur ce point à ce jour. Aujourd’hui-même, nous recevons une circulaire de M. le Ministre indiquant que « nous sommes en droit d’obtenir la protection [de l’institution], son efficacité et son soutien ». Or, face au silence de cette dernière, l’entière responsabilité de la communication et de la prise en charge de la sécurité affective et émotionnelle des élèves est déchargée sur les seules épaules des personnels d’éducation. Les parents d’élèves avec lesquels nous avons pu interagir se demandent si leurs enfants sont en sécurité et envisagent de les retirer de l’établissement. En l’état, nous ne sommes pas en mesure de les rassurer. Nous demandons la mise en place d’un protocole clair pour faire face à la gravité de la situation, et que notre hiérarchie prenne enfin ses responsabilités. Les personnels du lycée Marcelin Berthelot de Pantin