Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Plan de formation syndicale académique

La CGT-Educ’action remet en place pour l’année 2026-2027 un plan de formation syndicale. Connaître ses droits, les faire respecter, lutter pour en gagner de nouveaux font partie des raisons d’être du syndicalisme. Il s’agit de permettre aux militant.es d’appréhender des questions clefs touchant au métier et à l’ensemble des personnels, et ainsi ancrer leur légitimité auprès de leurs collègues et encourager le développement des sections syndicales. DROITS DES PERSONNELS NON-TITULAIRES La CGT Educ’action Créteil s’est toujours engagée dans la lutte contre la précarité et la défense des collègues non-titulaires. La formation doit permettre à l’ensemble des militant·es de pouvoir intervenir dans l’établissement, l’école ou le service sur les questions de précarité : connaissance du cadre réglementaire, premières procédures de défense des collègues, enjeux revendicatifs… Vendredi 16 octobre 2026 9h-17h – (demande à déposer avant le 16 septembre) MUTATIONS INTER-ACADÉMIQUES, COMPRENDRE, CONSEILLER ET AGIR Cette période est stressante pour les collègues qui doivent être affecté.es ou qui souhaitent repartir dans leur académie d’origine ou, tout simplement, changer d’académie. Demander une mutation est un droit, mais cela ne veut pas dire obligatoirement l’obtenir. Les points abordés seront : règles du mouvement, calcul du barème, stratégies à envisager et étude de situations concrètes… Jeudi 12 novembre 2026 9h-17h – (demande à déposer avant le 12 octobre) – En visio LA DÉMARCHE CGT SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL (NIVEAU 1) Nous subissons de nombreuses atteintes à notre santé et à notre sécurité au travail, que celles-ci soient physiques ou psychologiques. Lors de cette formation, les élu·es CGT à la F3SCT (Formation Spécialisée Santé Sécurité et Conditions de Travail) vous offrirons des clés pour agir et accompagner au mieux les collègues en souffrance. Ils et elles présenteront tous les outils et moyens de lutter collectivement et syndicalement. Jeudi 19 novembre 2026 9h-17h – (demande à déposer avant le 19 octobre)

Un statut pour les AESH ? Nous sommes encore loin du compte !

La discussion sur la « fonctionnarisation » des AESH a déjà fait l’objet de 2 groupes de travail au ministère. Depuis le départ, la CGT Éduc’action dénonce un faux semblant cachant en réalité la création de « nouveaux métiers ». Ces derniers seront alors éligibles au futur statut comme ceux de coordonnateur∙trices PAS (avec la responsabilité de la gestion des collègues), ceux d’AESH référent∙es avec de nouvelles missions ou enfin ceux d’agent∙es d’accessibilité. Ce n’est donc absolument pas un plan de fonctionnarisation. Seulement quelques AESH (entre 10 et 20 %) seront trié∙es sur le volet pour assurer de nouveaux métiers. Ce scénario empreint de mensonge est inadmissible ! En guise d’introduction aux discussions, le ministère a présenté l’état de sa réflexion sur le temps de travail des personnels, considérant que la base horaire doit rester les 1607 heures annuelles. Pour le MEN, les pistes de réflexion sur le temps de travail pourraient intégrer : De la compensation vers l’accessibilité L’idéologie ministérielle est claire : pour faire face à l’augmentation du nombre d’élèves notifié·es, l’aide humaine, qualifiée « d’écran » possible, n’est plus la solution. On change ainsi de paradigme pour effacer progressivement la « compensation » (surtout celle humaine) pour mettre en place « l’accessibilité ». Pour la CGT Éduc’action, les 2 ne sont pas opposables, mais c’est surtout un alibi pour faire disparaitre les AESH qui restent un maillon essentiel de l’inclusion. D’autre part, pour le MEN, le temps de travail de ces futurs personnels ne peut se limiter aux 24h d’accompagnement et ne peut pas constituer un temps complet… Ce que nous réfutons. Il s’interroge aussi sur les mécanismes permettant de valoriser « les missions invisibles ». Il serait temps ! Sur la pénibilité Le ministère admet que la pénibilité est souvent associée aux nombres d’élèves accompagné·es MAIS insiste sur le fait qu’il peut y avoir beaucoup plus de souplesse des accompagnements. Le sous-entendu est que par des aménagements divers (matériel, groupement d’élèves …), le travail serait rendu beaucoup moins pénible. Les PAS vont d’ailleurs fortement contribuer à cet « objectif ». Pour nous, la pénibilité ne se réduit pas au nombre : il y a la question du handicap en lui-même, des conditions matérielles en classe, des déplacements et des changements d’affectation-emploi du temps, des relations avec la communauté éducative-familles, de la charge émotionnelle… La CGT Éduc’action exige un statut de fonctionnaire de catégorie B sur un temps complet 24H accompagnement élève avec une formation initiale au minimum et tout au long de la carrière.

Pour nos salaires et nos conditions de travail…Tous et toutes, Gagnons la grève du 29 septembre, refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le 8 juillet dernier, le ministre des Comptes publics a exclu toute revalorisation du point d’indice. Toutes les organisations syndicales de la Fonction publique ont alors quitté la réunion et appellent à une journée de grève et de manifestations le mardi 29 septembre. Les projets de budget 2027 annoncent une nouvelle cure d’austérité pour les Services publics. Ainsi, le gouvernement poursuit leur casse tout en allongeant et favorisant le budget militaire… Des choix politiques inacceptables. Dans l’Éducation nationale, au mépris salarial, s’ajoutent un budget rétréci, des classes surchargées, des locaux inadaptés au changement climatique, une sécurité informatique plus que précaire ou encore un plan de licenciement massif de contractuel·les. Toutes les raisons de se mobiliser pour exiger une revalorisation salariale et des moyens pour le Service public d’Éducation. Le point d’indice (la base de nos rémunérations) n’étant plus indexé sur l’inflation, il a perdu 32,1 % de sa valeur depuis 2000 et 15,62 % depuis 2017. Depuis 2023, la perte moyenne est de 112 €/mois en catégorie C, 142 € en cat. B et 216 € en cat. A. Résultat : 862 000 agent·es, dont de nombreux personnels précaires de l’Éducation (AESH, AEd, catégorie C…), doiventtoucher une indemnité différentielle pour atteindre le SMIC. Cette politique est parfaitement assumée par les différents gouvernements, sur le dos de l’austérité et de la diminution de la dette publique. Pourtant l’argent existe : 211 milliards d’€ sont versés chaque année aux entreprises sans aucune contrepartie. La DEPP a communiqué cet été sur le salaire moyen des enseignant·es qui serait de 3 090 € net/mois en moyenne. Le calcul est biaisé car il englobe toutes les primes et indemnités, inégalitaires et non retenues pour le calcul des retraites… Méthode contestable d’autant plus qu’elle change chaque année pour profiter àl’affichage ministériel… et qui exclut les contractuel·les (2 130 € en moyenne, elles·eux aussi payé·es en points d’indice) tout en masquant le décrochage du début de carrière. Un·e stagiaire touchait plus de deux fois le SMIC dans les années 1980 et à peine le SMIC aujourd’hui. Les enseignant·es gagnent toujours 900 € de moins par mois que les autres cat. A. Ce chiffre de communication ne change rien à nos fins de mois. 3256 postes d’enseignement supprimés en cette rentrée et qui s’ajoutent aux précédentes suppressions alors que les effectifs d’élèves ont augmenté depuis 2017. La « déprise démographique » est le prétexte récurrent pour les gouvernements pour supprimer des postes alors que le manque de personnels est à déplorer tous les ans. La baisse démographique doit permettre de diminuer les effectifs/classe et non de faire des économies. Classes sans enseignant·e, contractuel·les précarisé·es puis licencié·es, AEd et AESH en nombre insuffisant : c’est toujours « faire plus avec moins ». Cette pénurie de personnels touchent indifféremment les services administratifs, techniques, sociaux et de santé… Une politique d’austérité aveugle qui pénalise tout le système. Locaux surchauffés l’été, mal isolés l’hiver, jamais rénovés « faute de budget », mais surtout de volonté politique…Et depuis cet été, l’insécurité numérique s’ajoute à la liste : la cyberattaque du groupe ZeroBytes a exfiltré 43 Go de données et bloqué SIECLE, I-Prof, Onde dans plusieurs académies à quelques jours de la rentrée. L’institution numérise à marche forcée, mais reste incapable de protéger nos données et celles des élèves. Et ce n’est pas à eux·elles d’en subir les conséquences. Quand on pense avoir touché le fond niveau conditions de travail, le ministère creuse encore… contre nous ! Toutes et tous en grève et en manifestation le mardi 29 septembre Imposons une autre politique pour les salaires et pour l’École

L’académie de Créteil veut sanctionner les lanceuses d’alerte : soyons nombreux-ses pour dire non le 17 septembre !

– Appel à la grève de intersyndicale – Jeudi 3 septembre, jour de rentrée des lycéen-nes, un rassemblement a réuni plus de 200 personnes devant le lycée Utrillo de Stains. Enseignant-es, parents, élèves et syndicalistes de tout le département ont répondu à l’appel de l’équipe du lycée, en grève pour soutenir deux enseignantes de l’établissement, militantes à la CGT. A la veille de la rentrée elles ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service ». « Le tort » de ces syndicalistes lanceuses d’alerte? Avoir signalé depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative. Ce qui se passe au lycée Maurice Utrillo suit un schéma bien rodé : le rectorat diligente une enquête dans un établissement, produit un récit à partir de fragments des témoignages issus d’auditions menées à charge, et prononce une ou des mutations dans l’intérêt du service. Ce mode de gestion, sert désormais à la mise en œuvre d’une politique assumée et honteuse de répression syndicale. Cette lutte n’est pas seulement celle du lycée Utrillo car l’inaction face aux VSS et aux discriminations racistes, la répression syndicale sont des réalités bien connues dans notre institution. Le ministère depuis plusieurs mois se targue de mettre en place de vrais outils à grands coups de communication. Il n’en est rien, la plupart des situations sues sont mises sous le tapis. Les personnels se sentent totalement abandonnés face à la parole des élèves ou des personnels qu’ils et elles recueillent. Ce désaveu de la part du rectorat dure depuis trop longtemps. Nous exigeons : Tou-tes en grève jeudi 17 septembreRendez-vous à 11h00 au rassemblement devant le rectorat de Créteil21 rue Victoire Daubié – Créteil

Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension

Après un été caniculaire qui n’aura pas été de tout repos, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 11 millions d’élèves et 800 000 personnels enseignants. Pour sa dernière rentrée de l’ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l’École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d’élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l’uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c’est une vision nauséabonde de l’École qui se dessine et que la CGT Éduc’action combat. À cette nouvelle offensive idéologique s’ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l’été a plongé services et personnels dans l’incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c’est surtout l’impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l’attente de leur nomination et avec l’angoisse d’être payé·es en septembre. Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l’absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu’un véritable plan social frappe les non-titulaires. L’augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins. Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n’a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d’ignorer la rénovation du bâti public et l’adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid… Face à cette situation, l’anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n’a rien de surprenant. Il est urgent d’agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c’est tout un symbole ! La CGT Éduc’action appelle les personnels à s’organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !

Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’Académie de Créteil sanctionne les lanceuses d’alerte

Communiqué de l’intersyndicale 93 – CGT, CNT, FSU, SUD Le 28 août 2026, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, deux enseignantes du lycée Utrillo de Stains, militantes à la CGT, ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service », sanction déguisée honteuse pratiquée depuis de nombreuses années par notre institution. Leur faute? Avoir alerté depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative sans avoir plus de précision sur les sanctions encourues, ce qui ajoute à l’intimidation de la part de l’administration subie par l’équipe du lycée. En avril dernier, une enquête administrative a eu lieu au lycée Utrillo de Stains. Faisant suite à de très nombreux signalements sur ces agissements sur élèves, violences signalées depuis de nombreuses années de la part d’un personnel de l’établissement, les personnels et leurs organisations syndicales avaient vite compris que cette enquête avait tout d’un énorme scandale, mais ne voulaient tout de même pas croire que le Rectorat irait aussi loin dans l’ignominie. Les conditions de l’enquête administrative étaient extrêmement inquiétantes : questions très orientées et à charge : refus des enquêteur∙ices d’entendre la parole des élèves victimes et des parents d’élèves, pressions des enquêteur∙ices sur les représentant∙es syndicaux∙ales accompagnant les collègues, présence parmi les enquêteur∙ices d’un personnel de la DSDEN qui avait poussé les lanceuses d’alerte à signaler les faits au procureur de la République en vertu de l’article 40 du code de la fonction publique et de l’IA-IPR de l’une d’elles… Mais nous voulions croire que notre employeur ferait preuve d’un minimum de courage et d’honnêteté à l’issue de cette enquête qui a forcément mis en lumière l’existence de ces violences, en ne sanctionnant donc que celui qui les a commises. Pour nous, il s’agit d’une nouvelle procédure-bâillon, d’un crachat à la figure des victimes de violences sexistes et sexuelles, d’une victimation secondaire et de la silenciation de tous∙tes celles et ceux qui osent parler en cas de violences. Alors que le ministre se targue de lancer une grande campagne de sensibilisation et de recueil de la parole, envisager une telle sanction montre une hypocrisie et un cynisme sans limites. Le Rectorat sait pertinemment que cette sanction déguisée est de plus illégale, mais connaît les lenteurs du tribunal administratif. Nous dénonçons ces attaques sournoises de la hiérarchie. Nos organisations syndicales se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions, de tous et toutes les victimes et des lanceur∙euses d’alerte, ainsi que de toute l’équipe du lycée Utrillo qui sortirait traumatisée d’un tel évènement s’il avait bien lieu. Nous exigeons l’annulation de ces sanctions ainsi que les convocations au rectorat de plusieurs membres de l’équipe en vue de mesures disciplinaires. A lire également, le communiqué de l’équipe du lycée Utrillo : le communiqué de soutien de l’équipe du lycée Henri Sellier de Livry-Gargan : le communiqué de soutien de l’équipe du collège Courbet de Pierrefitte :

Stagiaires 2026-2027 – le guide complet

La Cgt educ’action Créteil organise cette année une réunion d’information en visio le 9 septembre de 16H à 18H pour répondre aux questions et demandes d’accompagnement des stagiaires. Voici le lien : https://cloud.cgteduc.fr/apps/bbb/b/naDpMcj4257gHfPZ La baisse du nombre de candidat∙es aux concours illustre à quel point nos métiers souffrent d’un déficitd’attractivité. Malgré une communication bien rodée de la part du ministère, les moyens alloués pour lesrevalorisations ou pour améliorer les conditions de travail sont restés bien insuffisants pour enrayer cettecrise. Or, la réforme de la formation initiale mise en place par le ministère pour cette rentrée n’est pas lasolution pour regagner de l’attractivité. Enseigner est un métier qui apporte de nombreuses satisfactionsmais il doit être revalorisé et doit pouvoir s’exercer dans des conditions dignes. Enseigner ne s’improvise pas, enseigner est un métier qui s’apprend ! Si la CGT Éduc’action est pour un concours au niveau L3 et une formation de deux années sous statut scolaire,elle rejette fermement les modalités de formation et d’affectation imposées par le ministère (tout commeles conditions salariales). Malgré cela, cette année, en tant qu’élève fonctionnaire ou fonctionnaire stagiaire, tu pourrasdécouvrir ou tester des techniques pédagogiques innovantes et émancipatrices tout en confrontantdifférentes méthodes avec vos collègues. Faire partie d’une équipe est précieux et amène à partager desmoments collectifs qui peuvent aussi, parfois, se transformer en moments revendicatifs. L’informationprincipale à retenir est que la CGT Éduc’action pourra t’accompagner à tout moment. Les réformes de ces dernières années ont contribué à fragiliser les collectifs de travail et à accentuer le trisocial des élèves, à l’opposé de la vision émancipatrice de l’École que porte la CGT Éduc’action.Aller à la rencontre de nos militant∙es, c’est aussi l’occasion, pour vous, de débattre sur notre projetd’École. À travers ce guide, la CGT Éduc’action a voulu te fournir un maximum d’informations utiles sur toutes lesétapes qui vont jalonner ton parcours cette année et te permettre, ainsi, de débuter de façon plus sereine.Les militants et militantes, dans les académies, seront à tes côtés dans cette découverte du métier mais aussipour lutter pour de nouveaux droits. Au sommaire de ce guide : l’année de stage en résumé (licence ou master) / mon école, mon établissement / les textes de référence / l’INSPE / mes droits et devoirs / ma formation et ma titularisation / le reclassement…

Danger grave et imminent, droit de retrait : ce que les personnels doivent savoir

Les obligations de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail définies, pour la Fonction publique, par le décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la Fonction publique, modifié par le décret n°95-680 du 9 mai 1995 assurent, si elles sont appliquées, un haut niveau de protection des agent·es et imposent à l’employeur une obligation de moyens et de résultats. Ainsi, toute situation de travail susceptible d’altérer, d’une manière ou d’une autre, la santé physique, psychique ou sociale d’un·e agent·e, doit être adaptée : la loi interdit que le travail altère la santé et encadre l’exercice d’un droit de retrait, face à un danger grave et imminent.

Fonction publique : appel à la grève le 29 septembre

Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent·es publics. Dans les trois versants de la fonction publique, la CGT appelle à la grève et la manifestation. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel·les s’effondre D’un côté, 415 milliards d’euros de crédits au titre de la loi de programmation militaire auxquels 36 milliards d’euros viennent d’être ajoutés pour militariser toujours plus l’économie et la société françaises ! 211 milliards d’euros alloués chaque année aux entreprises sans contreparties, ni évaluation ni contrôle, etc. De l’autre, des gels et annulations de crédits de 6 milliards d’euros qui pourraient aller jusqu’à 8 et même 10 milliards d’euros alors que les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale 2026 ont déjà passé la fonction publique, nos systèmes de sécurité et de protection sociales sous les fourches caudines de l’austérité budgétaire.  À l’ordre du jour : toujours moins de politiques publiques, de services publics et d’agent·es publics dont les premières victimes sont les citoyen·nes et les usager·es dont les droits ne sont plus garantis et les besoins de moins en moins satisfaits. La maltraitance des agent·es publics atteint des sommets.  Là encore, le menu proposé par le Gouvernement est particulièrement indigeste avec des attaques contre les autorisations spéciales d’absence, les congés pour raison de santé, le mi temps thérapeutique, etc. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel·les s’effondre du fait notamment du gel pluriannuel de la valeur du point d’indice, de l’arrêt du versement de la GIPA ou encore du jour de carence et de la baisse de 10 % de la rémunération versée aux agent·es qui sont en congé maladie ordinaire…  En 25 ans, le point d’indice a perdu de l’ordre de 30 % de sa valeur.  La smicardisation frappe comme jamais la fonction publique ! Pour être au niveau du Smic, 862 000 agent·es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle depuis le 1er juin 2026. Elles et ils étaient 356 000 avant cette date. Trop, c’est trop ! La CGT fonction publique réaffirme que d’autres choix sont non seulement possiblesmais nécessaires. Oui, il y a besoin de faire des services publics et de la fonction publique des outils au service d’une nouvelle logique de développement articulant transition écologique, garantie des droits, réponse aux besoins de toutes et tous, progrès social. Cela passe par des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale construitessur d’autres bases. Oui, il y a besoin de créer des emplois de fonctionnaires partout où c’estnécessaire et de titulariser les contractuel·les. Oui, il y a besoin de mettre en oeuvre une autre politique salariale avec, entre autres : Plutôt que de faire la chasse aux agent·es et à leurs droits, plus particulièrement à celles et ceux qui sont malades, le Gouvernement doit non seulement les rétablir et les améliorer. Dans un tel contexte, la CGT fonction publique s’adresse à l’ensemble des agent·es publics pour les appeler à : De l’argent il y en a pour financer, par l’impôt et la cotisation sociale, d’autres choix. Il y en a pour des services publics, une fonction publique, des systèmes de sécurité et de protection sociales au service du progrès social. Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre prochain, imposons d’autres choix !

Lutter intégralement contre les violences sexistes et sexuelles au travail maintenant !

Participez aux rassemblements et manifestations organisés sur tout le territoire, en particulier les lundis, et soyons nombreux·ses le samedi 4 juillet pour une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles à Paris et partout en France ! Les femmes en danger au travail, faute de prévention Au cours de leur carrière, 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail ; 9 % déclarent avoir déjà eu un rapport sexuel forcé ou non désiré avec une personne de leur milieu professionnel ; 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour sur un lieu de travail.Assez ! Ces violences, massives, ne sont pas une fatalité. Elles résultent de l’inaction des pouvoirs publics et des employeurs : 80 % d’entre eux n’ont pas mis en place de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles, alors même qu’il s’agit d’une obligation légale ! Et quand ils existent, la plupart de ces plans de prévention sont des coquilles vides. Le travail est un espace propice aux violences sexistes et sexuelles (VSST) car c’est un lieu de rapports de force et dedomination, qui se trouvent exacerbés du fait que l’emploi conditionne l’accès à l’autonomie financière et à l’émancipation des femmes. Les plaintes qui visent Patrick Bruel aujourd’hui concernent des faits qui ont quasi tous eu lieu au travail.Une loi-cadre pour des mesures réellement efficaces La CGT a intégré la Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles dès son lancement fin 2024 pour amplifier la lutte contre les violences sexuelles et notamment les VSST. Dans ce texte, nous portons plusieurs mesures urgentes pour éradiquer les violences au travail : Tou·tes mobilisé·es contre les VSST La CGT se mobilise dans les rassemblements qui ont lieu partout en France depuis le viol et le meurtre le Lyhanna, pour marquer sa volonté, aux côtés des associations féministes et enfantistes, d’obtenir des pouvoirs publics une action déterminée et proportionnée contre les violences sexuelles subies à tous les âges de la vie et dans tous les espaces, notamment au travail. Les professionnel·les qui ont pour mission de prévenir, protéger, accompagner, réparer, sanctionner, réinsérer tirent la sonnette d’alarme depuis des années : elles et ils n’ont pas les moyens de bien travailler. Il est grand temps d’y remédier. Assez de larmes de crocodile et de paroles en l’air ; nous exigeons des actes forts, à la hauteur de l’enjeu : une société affranchie des violences sexistes et sexuelles qui attentent à la dignité humaine et détruisent tant de vies. Faisons entendre nos voix !

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