Le collège Langevin Wallon n’a pas de place, la DSDEN passe en force

Depuis lundi 16 juin, les personnels du collège Langevin Wallon de Rosny-sous-Bois sont en grève reconductible pour une demande simple : ne pas ouvrir la 21ème classe (une sixième classe de 6ème) proposée en janvier 2025 par les services de la DSDEN. Face à la pression démographique sur laquelle tous les personnels de Rosny-sous-Bois alertent depuis plus de 10 ans, rien n’a été anticipé et il est décidé d’ouvrir une nouvelle classe dans ce collège, ce qui est totalement inenvisageable du point de vue la sécurité des personnels et des élèves. Cette nouvelle division est impossible à encaisser pour le collège : il n’y a pas la place, le seuil maximal d’accueil des élèves fixé par la commission de sécurité passée en 2024 est déjà dépassé de 2 cette année. Les travaux en cours font baisser le nombre de salles de classes. L’an prochain, avec cette ouverture de division, le seuil serait dépassé de presque 30 élèves. L’impossibilité et l’illégalité de cette ouverture sont caractérisés et les collègues en ont d’abord témoigné lors d’une audience en mars dernier, puis en juin cette semaine. Ce vendredi 20 juin 2025, nos élu∙es au Comité Spécial Administratif de la Seine- Saint-Denis (CSA-SD) ont reçu un étrange correctif aux documents préparatoires du CSA-SD spécial ajustements 2nd degré prévu jeudi 26 juin prochain. La veille, les documents avaient été envoyés en temps et en heure. Les mesures d’ajustement faisaient figurer la fermeture de la nouvelle division de 6ème qui figurait sur la DHG préparatoire de janvier dernier. Nos organisations syndicales ainsi que l’ensemble des collègues de l’établissement se sont réjouis. La demande, simple, de ne pas ouvrir cette nouvelle division, afin que les demandes d’entrée en 6ème soient réaffectées dans les collèges de proximité (plus grands et aux IPS plus élevés), semblait avoir reçu une réponse positive. Les documents officiels reçus hier soir faisaient bien figurer l’annulation de cette ouverture. La DOS avait donc bien constaté cette impossibilité et l’administration remplissait son rôle de protection des élèves comme des personnels, en garantissant un cadre d’accueil des élèves et de travail digne.Mais ce vendredi matin, un « annule et remplace » nous parvient et la ligne correspondant à ce collège a disparu. Nous sommes extrêmement choqué∙es : il ne s’agit nullement d’une erreur, la décision prise initialement est la bonne et la seule qui respecte les personnels, les élèves et la loi. Les collègues sont mobilisé∙es depuis une semaine et se voient dans l’obligation de perdre des jours de salaire pour obtenir des conditions décentes d’étude pour leurs élèves. Ils ont le soutien des parents d’élèves, du maire de Rosny et de la députée de la circonscription. Ce changement inopiné et brusque dans les mesures d’ajustement fait suite à une audience en DSDEN tendue où le DAASEN et le directeur de cabinet de la DASEN se sont levés avant la fin de la réunion et ont opposé le silence comme seule réponse aux collègues exaspérés par l’absence de réponse claire. Alors qu’iels étaient venu.es demander des conditions de travail simplement acceptables on leur a opposé tout un tas de mesures de bricolage, indignes et dégradant les conditions d’accueil de tou∙tes comme une « solution » à leur problème. Nous ne comprenons pas cette gestion par la DSDEN. Le dialogue social semblait fonctionner avec une sortie par le haut et un accord des services, que nous remercions pour leur engagement. Mais cette décision prise le lendemain semble unilatérale et arbitraire, et plonge le collège dans une grande détresse. Comment ne pas se sentir méprisé.es, après ces mois passés à alerter par tous les canaux légaux possibles, sur une situation qui ne relève que du droit à la sécurité le plus strict pour les élèves comme pour les personnels, et même pas d’une revendication de moyens supplémentaires, qui serait par ailleurs tout à fait légitime. Cette décision nous met, élu∙es et organisations syndicales, dans une situation délicate : nous avons communiqué aux collègues que leur demande était acceptée par les services, et qu’iels avaient été entendu∙es. Ce revirement de situation est incompréhensible pour tous∙tes. C’est pourquoi nous demandons à la DSDEN de revenir au tableau initial des mesures d’ajustements proposé par la DOS. Il faut annuler cette impossible ouverture de division, qui est une véritable claque pour l’ensemble des collègues. C’est la seule solution pour apaiser la situation de collègues qui se sentent grandement méprisé‧es alors qu’iels sont massivement engagé∙es pour la réussite de leurs élèves.
500 collègues non renouvelés : tou-tes en grève le 24 Juin pour le réemploi de tous les contractuel.les enseignant.es, Psy En et CPE

500 collègues contractuel.es de l’académie non renouvelé.es : Inacceptable ! Grève et rassemblement au rectorat de Créteil mardi 24 juin 2025 à 8h45, au moment du CSA Académique ! Lors de l’audience du 6 Juin que nous avons obtenue auprès du rectorat, nous avons eu confirmation que suite à la campagne de recueil des avis, plus de 500 collègues avaient reçu des lettres de non-renouvellements. 89 d’entre eux « de manière définitive », et entre 400 et 420 ont été placés dans un « vivier », c’est-à-dire qu’ils n’ont eu aucune proposition de renouvellement, mais restent considérés comme « recrutables » à partir de septembre 2025 en fonction des besoins. Ces explications montrent à quel point la gestion des personnels contractuels est pilotée par la seule préoccupation de l’enveloppe budgétaire. Des centaines de postes sont aujourd’hui sans enseignant-e, du fait du manque de remplaçant.e. Qui oserait affirmer qu’il n’y aurait pas les « besoins en enseignement » nécessaires pour justifier le renouvellement immédiat de ces 500 collègues pour l’instant remerciés ? Nos organisations syndicales condamnent ce plan de non-renouvellement et exigent la garantie de réemploi de tous les collègues qui le souhaitent par l’envoi immédiat de propositions de renouvellement de leur contrat. Elles revendiquent à court terme la mise en œuvre de contrats de trois ans et in fine la titularisation de tous les contractuels. Les organisations syndicales académiques CGT Educ’action, SNFOLC, FSU, SUD considèrent que ce plan de non-renouvellement est une attaque contre l’ensemble de la profession, contre l’école publique elle-même puisqu’il va aggraver la pénurie dans les nécessaires remplacements. Elles ont donc décidé d’appeler à la grève tous les personnels le 24 Juin, jour du Conseil Social d’Administration (CSA) académique, et de se rassembler à 8H45 devant le rectorat pour exiger la mise en œuvre de ces revendications. Une demande d’audience a été faite en ce sens auprès de Monsieur le Recteur. *
Toutes et tous en grève le 19 Juin : Plus jamais ça !

Appel de l’intersyndicale Cgt Educ action créteil, Sud Education créteil et SNES créteil Le mardi 10 juin à Nogent (Haute-Marne), Mélanie, une AED du collège Dolto, a été poignardée à plusieurs reprises à mort par un élève de 14 ans alors qu’avait lieu d’une fouille de sac par la gendarmerie devant l’entrée de l’établissement . Elle contrôlait les carnets des élèves à l’entrée, a été prise pour cible par cet élève qui considérait subir des injustices de la part des AED, toutes femmes. Il avait décidé de se venger des ces humiliations en en choisissant une au hasard. Face à ce fait glaçant, les réponses fournies par la ministre de l’Education nationale (des heures de formation pour détecter les cas potentiellement dangereux) et le président de la République (interdire la vente de couteaux aux mineurs) ne font que montrer une fois de plus la cécité de ce gouvernement face au mal-être profond d’une partie de notre jeunesse. Ce drame n’est pas sans lien avec les politiques sécuritaires et d’austérité menées depuis des années exposant les personnels et les élèves à toujours plus de tensions et d’inégalités. Les politiques actuelles aggravent les violences au lieu de les prévenir. Confier à des personnels éducatifs, qui plus est précaires, des tâches tenant plus des missions d’agent.e de sécurité, tel le contrôle visuel des sacs, sans formation ni reconnaissance, est irresponsable.Depuis des années, la CGT Éduc’action Créteil, Sud Education et SNES Créteil alertent. Notre école va mal, nos élèves souffrent. Sans moyen, nous acteurs/actrices de l’éducation sommes démuni.es et exposé.es. Ce dont nous avons besoin c’est d’une véritable politique au service du bien-être des élèves visant à prévenir les difficultés éventuelles et à y remédier qu’elles relèvent de l’éducatif, du pédagogique ou du médico-social. Nous exigeons un changement radical de politique : • des personnels en nombre et formés,• des moyens pour la vie scolaire, la santé scolaire, la prévention,• La mise en œuvre de tous les moyens nécessaires à la protection due au personnels en concertation avec leurs représentant.es Les AEd ne sont pas des agent.e.s tout-terrain à qui l’on délègue des missions floues, contradictoires ou dangereuses. Leur travail est essentiel. Il doit être reconnu, respecté, sécurisé. La CGT Éduc’action Créteil, Sud Education et SNES Créteil appellent tous les personnels et notamment celles et ceux de vie scolaire à se mettre en grève le jeudi 19 juin. Pour rendre hommage à Mélanie. Pour dire : plus jamais ça. Pour exiger immédiatement :• des créations de postes dans la vie scolaire et les services sociaux et de santé en nombre suffisant,• une politique de prévention fondée sur l’éducation et le soin, et non la surveillance et la punition.Toutes et tous en grève le 19 juin.