Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

800 collèges : attaque en règle du service public d’Education Nationale pour 45% des collèges du 93

Mise au pas des équipes, contractualisation, augmentation des risques psycho sociaux, baisse des moyens…Comment le ministère a prévu de mettre à terre l’éducation prioritaire pour 59 collèges du 93. Ce qui est prévu 1. Le ministère cible les 800 collèges avec les résultats les plus faibles au brevet. 2. Un équipe académique constituée à la fois d’IA-IPR, IEN, membres de l’administration académique/DSDEN, dirigée par les IG et le CASF (Conseil Académique des Savoirs Fondamentaux) pilote le déploiement sur l’académie et évalue les projets, notamment avec les chefs d’établissement. 3. 2 journées sont banalisées dans les établissements au premier semestre pour permettre aux équipes pédagogiques de chaque établissement de rédiger un diagnostic puis un projet pour y répondre. 4. L’équipe peut mobiliser plusieurs leviers : demande de formation des équipes, modification de l’organisation pédagogique (les chef.fes d’établissement restant le décisionnaire final quant aux choix de l’équipe), travail sur le climat scolaire (notamment en demandant un renforcement des fonds sociaux) Conséquences : 1. Pilotage par les résultats et non par les besoins : un nouvel affaiblissement de la politique des moyens en fonction des besoins, sur des critères sociaux à l’échelle nationale ! 2. Renforcement du New Public Management dans l’éducation nationale : on pilote par des « critères objectivés » dont la construction est plus que problématique, on pilote par le haut, en accentuant la pression sur les équipes… Une dynamique que l’on connait bien, et qui a amené à l’explosion des risques psycho-sociaux (RPS) ces dernières années ! 3. La politique de contractualisation permet à la fois la fin de l’égalité sur le territoire national et en même temps la casse des équipes et des collectifs. Si les objectifs ne sont pas atteints, alors ce sera la faute des personnels de l’établissement. Un bon moyen de casser les plus vulnérables ou les représentant.es syndicaux.les. Une nouvelle augmentation des RPS à venir. 4. Pas de moyens supplémentaires : redéploiement des heures des groupes de niveaux, ou d’abondements d’autres établissements en éducation prioritaire. Un moyen de rejeter la faute sur les équipes « pas assez formées » pour faire réussir leurs élèves, mais aussi opérer une mise au pas des pratiques : sous couvert d’échanges de pratiques professionnelles, c’est une énième réduction de la liberté pédagogique. Notre analyse CGT Dans la droite lignée du ministère Blanquer, dont il était le directeur de la DGESCO, Geffray continue la politique de mise au pas de l’éducation nationale : libéralisme, contractualisation, privatisation et renforcement du New Public Management sont ses horizons. C’est ainsi qu’il faut comprendre le Plan 800 collèges ; un travail de sape de l’éducation prioritaire, sans avoir l’air d’y toucher, tout en renforçant la fin d’une politique nationale d’égalité territoriale. Pourtant, un collège REP a 7 fois plus de risques qu’un collège ordinaire de faire partie des 800 collèges : c’est bien que les difficultés sont socio-scolaires et que la politique d’éducation prioritaire doit être renforcée. L’augmentation continue des risques psycho-sociaux depuis 2017 chez les personnels de l’Education Nationale a été à nouveau épinglée par la Cour des comptes dans son rapport de 2025 (les demandes de temps partiel thérapeutique ont ainsi augmenté de 250% entre 2018 et 2023, et les congés maladie de 41%). Pourtant le ministère s’obstine à garder les mêmes pratiques autoritaires et violentes contre les personnels. Dans le même temps, la mise au pas des pratiques pédagogiques se fait sous couvert d’innovation. Si les échanges de pratiques professionnelles sont des outils précieux dans les équipes enseignantes, il est ici question d’en faire un moyen de coercition, pour faire rentrer les moutons noirs dans le rang. Dans une période de montée de l’extrême-droite et d’une vision particulièrement réactionnaire de l’école, notre liberté pédagogique est vitale. Notre indépendance doit être protégée ! Enfin, il s’agit une fois de plus de faire semblant d’agir sur un problème, sans moyens, pour mieux détruire le service public de l’intérieur. Quand les classes ont les effectifs parmi les plus chargés de l’OCDE, quand 45% de nos collèges sont concernés par ce plan, quand en Seine-Saint-Denis, l’Etat ne dépense que 6200€ par élève contre 8600 en moyenne dans le reste de la France, quand la médecine scolaire s’effondre, il s’agit simplement de mettre définitivement à terre l’éducation prioritaire et la promesse d’égalité pour tous.tes nos élèves. La CGT revendique… Toujours un plan d’urgence pour l’Education en Seine-Saint-Denis ! 20 élèves par classe, des personnels psycho-médico-sociaux, des personnels de vie scolaire, une inclusion de qualité et surtout une dépense à la hauteur des besoins ! Un refonte et une amélioration de la carte de l’éducation prioritaire selon nos repères revendicatifs (QR code ? https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2024/01/Reperes-revendicatifs-college.pdfhttps://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2024/03/Reperes-Revendicatifs Education-Prioritaire-adoptes-2024-03-22cp.pdf ) Le respect de notre liberté pédagogique La fin des politiques de contractualisation dans l’Education Nationale. Une vraie politique de prise en charge des risques psycho-sociaux (RPS) dans l’éducation nationale Comment agir et lutter Face à la contractualisation des politiques publiques, une méthode a déjà été éprouvée dans de nombreux collèges, notamment lors de la lutte contre les évaluations d’établissement. L’objectif est de ne pas se laisser prendre par les promesses creuses d’amélioration des conditions de travail. On l’a bien compris, aucun moyen supplémentaire ne sera dégagé, et, comme lors des évaluations, l’idée est avant tout de repérer les personnels qui ne correspondent pas à la doxa gouvernementale actuelle pour mieux les casser. Pour cela, on peut donc refuser de participer et/ou vider de leur sens les réunions. 1. Construire le collectif, réfléchir en Heure d’info Syndicale, pour décider d’une réponse collective qui convienne au plus grand nombre et soit appliquée par la majorité de l’équipe éducative.2. Si l’on choisit de boycotter purement et simplement : il est possible de faire grève lors des journées banalisées (la banalisation équivaut à un ordre de mission, ne pas participer entraîne donc une perte de salaire). Cette solution est la plus simple mais les collègues doivent participer très largement pour que celasoit efficace.3. Si l’on choisit de détourner les journées banalisées, en profiter pour changer l’ordre du jour : parler des risques psycho-sociaux, du manque de moyens, remplir le Registre Santé et Sécurité au Travail, utiliser nos revendications pour établir les critères de diagnostic

Evaluations nationales : sortons de cette spirale infernale !

Depuis l’élection de N.Sarkozy en 2007, la « culture de l’évaluation » est devenue un leitmotiv pour les ministres de l’Éducation nationale. Cette « culture » tourne le dos à des années de recherche en pédagogie, mais aussi aux bienfaits qui, grâce à l’éducation populaire, avaient pu progressivement intégrer la vie des classes. Elle malmène les élèves mais aussi les enseignant·es. Il faut d’ailleurs dissocier cette culture de la pratique de l’évaluation pour laquelle la CGT Éduc’action n’a pas d’opposition formelle. Les enseignant·es n’ont pas attendu des injonctions ministérielles pour évaluer les élèves et leur rendre compte de leurs progrès, ainsi qu’à leurs familles. Cependant, la CGT Éduc’action a toujours dénoncé l’origine néo-libérale des évaluations nationales telles qu’elles sont conçues et utilisées depuis 2008 sous l’impulsion conjointe de Blanquer et du Conseil de l’évaluation. Elle a aussi dénoncé le Socle commun sur lequel elles se fondent, le management – on parle même désormais de leadership – qui est censé en découler, c’est-à-dire une mise au pas de tou·tes les enseignant·es par le pilotage académique via la direction d’école. Que les élèves en constituent la cible de dommages collatéraux ne gêne en rien les ministres, englué·es depuis Blanquer dans un seul courant des neurosciences/neuroscientistes. Sur l’autel de ce seul courant de recherche hégémonique qui ne voit l’enfant que conforme à un seul modèle, on nie les aspects sociologiques et l’hétérogénéité des classes, on déshumanise le rôle de l’enseignant·e réduit·e à une application stricte des « guides » orange et autres. Cette vérité ministérielle absolue est également véhiculée par les « guides de l’enseignant·es » des éditeurs scolaires qui sont souvent écrits comme des pas-à-pas desquels on ne s’écarte pas, parfois par facilité, surtout quand on débute et qu’on n’a pas été formé·e à appliquer et non à réfléchir – et que le temps de travail des enseignant·es est, de plus en plus, consacré à des tâches inutiles et chronophages. Le travail d’enseignant·e s’en trouve peu à peu prémâché, déqualifié. Cet aspect contribue à la perte de sens ressentie par la profession. (…) Suite du communiqué : https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2026/01/Evaluations-nationales.pdf

Éducation prioritaire, plutôt que des rustines, il est urgent de revoir la carte

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le ministère de l’Éducation nationale vient de présenter sa réponse à ce qu’il nomme lui-même des situations aberrantes. C’est-à-dire la situation de collèges et d’écoles de secteurs qui au vu de leur indice de position sociale moyen devraient être classés en éducation prioritaire renforcée. Pourtant ce n’est malheureusement pas le cas malgré la mobilisation régulière des personnels, parents d’élèves ou élu·es locaux·ales qui exigent leur intégration dans la carte de l’éducation prioritaire. En effet, le ministre a annoncé que la carte ne serait pas modifiée avant 2028 (du fait des élections municipales et présidentielles) alors qu’elle a été établie en 2015 et aurait dû être revue en 2019. Au regard des propositions, il s’agit surtout pour le ministère de « bricoler » une réponse à une situation effectivement aberrante dont il est responsable et qui ne pourrait pas être corrigée avant 2028. Avec une décennie de retard, l’éducation prioritaire n’est pas une priorité pour le gouvernement. Ainsi, les collèges concernés intégreraient les dispositifs CLA (Contrat Local d’Accompagnement), permettant d’accorder aux personnels une indemnité pour mission particulière et non d’indemnité REP+ ainsi que des bonifications pour le mouvement au bout de trois ans. La CGT Éduc’action rappelle son opposition aux CLA qui, en contractualisant les moyens donnés aux établissements, sont contraires à la philosophie même de l’éducation prioritaire (donner plus à celles et ceux qui ont le moins sans condition). Surtout, outre la reconnaissance indispensable des difficultés d’exercice des personnels, c’est de moyens supplémentaires dont ces établissements et écoles ont besoin dès maintenant. Sur ce point, le ministère annonce un pôle médico-social à temps complet sans redéploiement, ce dont on peut douter vu les difficultés de recrutement ainsi qu’un vague engagement non chiffré d’amélioration du taux d’encadrement, en revanche rien sur les vies scolaires. Pour les écoles élémentaires, il annonce la possibilité d’un·e professeur·e supplémentaire par école sous réserve de présentation d’un projet. Quant aux maternelles, elles sont scandaleusement oubliées.La CGT Éduc’action exige que ces écoles, élémentaires comme maternelles, bénéficient toutes de ce poste supplémentaire sans condition, mais aussi que ces collèges et écoles bénéficient des mêmes taux d’encadrement et les personnels du même niveau indemnitaire et de bonification mouvement qu’en REP+. Surtout, il est scandaleux que la carte de l’Éducation prioritaire reste ainsi figée depuis douze ans alors que la pauvreté et la ségrégation sociale n’ont cessé de s’aggraver. C’est pourquoi, la CGT Éduc’action exige la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, basée sur des critères sociaux objectifs et partagés et non sur une cible budgétaire préalable, un accompagnement des sorties éventuelles et son extension aux lycées et écoles dites orphelines (dont le collège de secteur n’est pas classé) qui répondent aux critères. Plus qu’une nécessité, c’est une urgence ! Télécharger le communiqué : https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2026/01/Communique-de-presse-Education-prioritaire-plutot-que-des-rustines-il-est-urgent-de-revoir-la-carte.pdf

Fin des groupes de niveau obligatoires : attention aux DHG !

Après l’annonce de la fin des groupes de niveau, mesure centrale du choc des savoirs de Gabriel Attal, vient maintenant l’annonce des moyens. Et face à l’aveu de l’échec de cette politique, une question se pose sur le devenir des heures allouées aux établissements dans les DHG. Notre analyseLa CGT demande que les moyens donnés aux établissements pour faire fonctionner les groupes de niveau soient pérennisés et permettent aux collègues de mettre en œuvre les différents projets pédagogiques. La fin des groupes de niveau ne doit pas devenir une variable d’ajustement pour réduire une nouvelle fois les heures et faire des économies comme ce fut le cas pour la technologie en 6e. Au-delà des moyens, la question se pose également du caractère facultatif de la mesure. Si le ministre a bien précisé que les établissements étaient libres dans le choix de l’organisation pédagogique, il faut maintenant voir comment cela se traduit sur le terrain. Notre analyseII faut être vigilant en conseil d’administration notamment face aux directions qui pourraient être tentées de mettre en œuvre les groupes de niveau. II faut absolument porter un vote qui abroge la mesure et pour cela s’organiser avant en heure d’information syndicale ou en AG. Enfin, cette décision relance la problématique des moyens. Les heures pour faire fonctionner ces groupes ont été distribuées de manière très inégale entre les collèges ce qui a pu fragiliser les répartitions. Notre analyseNous demandons des moyens à la hauteur des besoins pour faire fonctionner l’ensemble des projets pédagogiques et permettre de réduire les effectifs dans les classes, avec des heures statutairesNous devons veiller à ce que des postes ne soient pas fermés à la suite de la perte éventuelle de ces moyens. FACE À CES NOMBREUSES QUESTIONS, LA CGT APPORTE DES RÉPONSES EN ORGANISANT UNE FORMATION À DESTINATION DE TOUS LES PERSONNELS MARDI 3 FÉVRIER 2026 ! La CGT Educ’action 93 conseille également de s’organiser dès maintenant, notamment en organisant une heure d’information syndicale : notre réponse doit être collective.

Une réforme de la formation inItiale qui résonne avec une mise sous tutelle par l’employeur et un métier fragilisé

La formation des enseignant·es est soumise à des réformes successives : en 20 ans, on dénombre 5 réformes majeures et nous venons d’en connaitre 3 en moins de 5 ans. Pourtant, le nombre de candidat·es au métier ne cesse de chuter ; il a été divisé par plus de deux en 20 ans, provoquant une « crise du recrutement ». Depuis 2024, le ministère de l’Éducation nationale a décidé d’un profond bouleversement de la formation initiale, qui s’appliquera dès la rentrée 2025. Cette réforme modifie à la fois le moment du concours, le contenu de la formation, l’organisation des stages, le rôle des universités, et même le statut des futur·es enseignant·es. Le ministère avance plusieurs objectifs : rendre le métier plus attractif, proposer un parcours plus professionnalisant, mieux préparer les futur·es enseignant·es aux réalités du terrain. Pourtant cette énième réforme ne va pas s’attaquer au principal problème du « déficit d’attractivité » qui est la dégradation des conditions de travail et des salaires des enseignant·es !Le cœur de la réforme : avancer le concours et créer un parcours en alternance Depuis 2022, le concours pour devenir enseignant·e (CRPE pour le premier degré, CPE, CAPES, CAPET ou CAPLP pour le second degré) était placé en fin de Master 2. Alors que les syndicats s’étaient opposés à la réforme Blanquer et annoncé une réforme catastrophique, le recrutement s’est à nouveau effondré, avec des milliers de postes vacants au concours chaque année (15% en moyenne). Avec la « nouvelle » réforme, le concours est avancé à Bac +3, c’est-à-dire à la fin de la licence. Les lauréat·es intégreront un Master Métiers de l’Enseignement et de l’Éducation (M2E) qui remplace le master MEEF. La formation se déroulera en alternance, avec dès le M2 une ou des classes confiées en responsabilité à mi- temps, tout en poursuivant une formation professionnalisante. La titularisation interviendra toujours à Bac +5. La CGT est favorable depuis longtemps à un concours au niveau licence, mais pas dans les conditions imposées actuellement par le ministère. Cette réforme risque de dégrader encore plus la formation et de remettre en cause l’indépendance pédagogique et universitaire. La formation elle-même devient une forme de période d’essai, où l’on apprend « sur le tas ».

L’entreprise n’est pas légitime à participer à l’orientation et à la formation des élèves mineur·es

Alors que cinq jeunes ont trouvé la mort en entreprise en fin d’année scolaire dernière, la circulaire du 21-11-2025 précise les modalités d’accueil d’élèves de collège et de lycée en milieu professionnel. Elle différencie les séquences d’observation (en classe de quatrième et de troisième ; en classe de seconde générale et technologique), des stages d’initiation (troisième « prépa-métiers » ; quatrième des Segpa ; seconde STHR) et des stages d’application (troisième de Segpa et des établissements régionaux d’enseignement adapté ; élèves de première STHR). Elle rappelle, pour chacun les conditions d’encadrement législatif et humain. Pour les séquences d’observation en milieu professionnel, les élèves « doivent faire l’objet d’un suivi de la part d’un personnel de l’établissement référent et d’un tuteur en milieu professionnel » et « ils ne peuvent être exposés à des travaux ou à des activités interdits et réglementés par le Code du travail ». Pour les stages d’initiation, « chaque élève doit faire l’objet d’un suivi individuel de la part d’un enseignant de son établissement d’origine et d’un tuteur dans l’entreprise ou l’organisme d’accueil » et il peut « effectuer des activités pratiques variées, et sous surveillance, des travaux légers autorisés aux mineurs » par l’article D. 4153-4 du Code du travail. Pour les stages d’application, une convention est signée, les élèves bénéficient d’un suivi et ils procèdent à des manœuvres ou manipulations sur des machines, produits ou appareils de production nécessaires à leur formation. La situation des élèves en situation de handicap est à peine rappelée et lorsque la circulaire évoque très rapidement les accidents, les risques professionnels ou les violences sexistes et sexuelles que les mineur·es peuvent subir c’est uniquement sous l’angle de la prévention laissant les établissements imaginer une mise en œuvre et renvoyant beaucoup de responsabilités sur les élèves mineur·es ! Pour la CGT Éduc’action l’orientation et la formation des mineur·es est incompatible avec les impératifs de productivité des entreprises. La CGT Éduc’action revendique la suppression des séquences d’observation pour les classes de quatrième, de troisième et de seconde générale et technologique. Pour les stages d’initiation et d’application pour les élèves de Segpa et de 3ème prépa-métiers elle préconise des périodes d’immersion en lycée professionnel plutôt qu’en entreprise. Pour la CGT Éduc’action il faut travailler de conserve sur trois plans : former et prévenir notamment en doublant les heures de PSE et d’éco-droit, accorder de nouveaux droits aux élèves mineur·es comme un droit de retrait face à des dangers graves et imminents, sanctionner les entreprises coupables en renforçant les moyens de l’inspection du travail.

Groupes de niveaux obligatoires : une fin annoncées ?

Vendredi 5 décembre, le ministre de l’éducation a indiqué « qu’une réflexion était engagé sur le caractère obligatoire de ces groupes ». Mesure centrale du programme de l’ancien ministre de l’Education nationale Gabriel Attal, dès le départ personne n’y comprenait rien. Groupes de niveau transformés en groupes de besoin, arrêté retoqué car non conforme… Encore une des nombreuses réformes conçue à la hâte, contre l’avis des professionnels du terrain, des parents et des élèves pour espérer laisser une trace de son passage augouvernement… Même l’inspection générale admettait un an plus tard que la mesure entraînait « un accroissement des écarts entre les différents groupes d’élèves », confirmant sont caractère néfaste. Mais face à la mobilisation, et notamment au rejet massif des établissements de Seine-Saint Denis, l’actuel ministre Edouard Geffray n’a eu d’autre choix que d’entériner son échec.Ilest temps maintenant d’acter la fin définitive des groupes de niveau ! Car cette victoire ne doit pas faire oublier que la mesure reste facultative. Il est donc impératif d’être vigilant au niveau local sur la volonté des directions de mettre en œuvre ce dispositif de tri social. Cette suppression ne doit pas non plus être une excuse pour réduire des moyens déjà trop faibles dans nos établissements. Exigeons maintenant l’abandon du choc des savoirs !

Mercredi 11 juin Assemblée générale pour les personnels contractuels enseignant.es, psyEN et CPE en visio à 15H

La Cgt Educ’Action organise une assemblée générale le mercredi 11 Juin en visio conférence.Utiliser ce lien : https://zoom.us/meeting/register/IHsAw45CTPaUMlxdQQ0aXwIndiquez votre nom et prénom et département d’exercice. Venez vous informer et poser vos questions. Nous rencontrons régulièrement les services du rectorat pour porter vos situations individuelles. Nous ferons le point sur : Vous pourrez poser vos questions. Nous discuterons des actions et mobilisations possibles.

Le ministère bafouille devant l’intersyndicale 93, le rectorat de Créteil sous pression : la lutte continue pour l’annulation des mutations forcées !

Le 22 mai 2025, notre département s’est mobilisé pour dire NON au management brutal et autoritaire qui gangrène nos établissements et NON aux mutations forcées de nos collègues syndiqué.es aux collèges François Mitterrand (Noisy-le-Grand) et Jean Lolive (Pantin).Au collège François Mitterrand (Noisy-le-Grand), établissement modèle du nouveau management public et de ses conséquences désastreuses trop bien connues sur les conditions de travail des personnels, le rectorat se rend coupable de répression syndicale. Sur la base d’une enquête administrative opaque dont le rectorat refuse de rendre les conclusions, un récit à charge a été construit sans aucune preuve ni lien avec la réalité.Au collège Jean Lolive (Pantin), le rectorat a failli dans sa mission de protection des personnels, malgré 11 demandes de médiation des collègues pour surmonter un conflit, et a purement et simplement décrété la mutation de collègues syndiqué.es, sans se donner la peine de les entendre. Les autorités rectorales de Créteil portent l’entière responsabilité de ces décisions iniques : alors qu’elles sont garantes de la santé et de la sécurité des personnels, elles ont affiché un refus manifeste d’engager des dispositifs de médiation et de prévention. Par ailleurs, en refusant de recevoir les deux établissements en audience, le rectorat ne semble pas en mesure d’assumer ces dysfonctionnements majeurs et joue désormais la carte du pourrissement de la situation sans aucune considération pour les personnels et le dialogue social. La mobilisation de grande ampleur des personnels et la mise au jour des dysfonctionnements nombreux du rectorat de Créteil dans ces deux affaires a conduit deux membres de la DGRH du ministère à recevoir l’intersyndicale 93 le mercredi 4 juin. Les éléments de langage dont nous sommes familiers dans le 93 étaient de sortie et ne se sont pas distingués par leur originalité : le ressenti, la subjectivité des analyses, la complexité et le caractère unique de chaque situation… Mais ces tentatives de noyer le poisson ne résistent pas à l’épreuve de la réalité des faits, ceux que les collègues documentent depuis plusieurs années dans chacun des deux établissements mais dont le ministère ne semble pas avoir connaissance. On nous répond que le dialogue n’a pas été possible, pourtant c’est bien de l’administration cristolienne que vient l’absence totale de dialogue alors que nos camarades muté.es dans l’intérêt du service se sont saisis de tous les outils syndicaux à leur disposition pour que ce dialogue puisse avoir lieu. C’est purement et simplement une fin de non-recevoir qui leur a été opposée. En définitive, le rectorat de Créteil devra donc s’expliquer sur sa gestion de ces deux situations auprès du ministère. Fort de cette nouvelle journée de mobilisation réussie, du travail de la presse nettement plus efficace pour révéler la réalité qu’une enquête administrative partiale et aux conclusions fantômes, l’intersyndicale 93 : –  réaffirme son soutien sans faille aux collègues syndiqué.es muté.es dans l’intérêt du service et se tient prête à soutenir toutes les initiatives locales dans les deux établissements – notamment le 12 juin prochain à partir de 18h au collège Jean Lolive de Pantin. – appelle les collègues du département à manifester leur soutien aux collègues muté.es de force par tous les moyens, notamment par des motions et des voeux en Conseil d’administration. – exige du Ministère des réponses à nos questions et de procéder à l’annulation de ces mutations brutales et injustes.

Des moyens pour les affectations et l’inclusion des élèves allophones !

Lors de la réunion des coordonnateur·rices UPE2A collège du 21 mai 2025, la DSDEN a fait des annonces qui nous interpellent grandement. La DSDEN a la volonté d’accélérer les délais d’affectations des élèves d’UPE2A (en collège et lycée). Nous nous félicitons que la revendication que nous portons depuis des années soit enfin entendue. La DSDEN a reconnu que ces délais étaient notamment liés à des problèmes de non remplacement des personnels de la DIVEL en charge de ces affectations. Sauf qu’au lieu d’apporter les moyens supplémentaires de personnel que nous demandons depuis longtemps, la DSDEN a décidé d’associer les coordonnateur·rices et les chef·fes d’établissement à des commissions d’affectation avec la DIVEL en juin et septembre sur plusieurs demi-journées. Cette demande nous questionne sur les missions supplémentaires administratives demandées aux coordonnateur·rices. Nous rappelons que l’affectation et l’inscription des élèves ne font pas partie des obligations de service des enseignant·es, dont la charge de travail est déjà très lourde, Lors de cette commission d’affectation, nulle considération pédagogique ne justifie la participation des coordonateur·rices. Ils et elles n’ont pas à porter la responsabilité des affectations et leurs éventuelles conséquences sur les effectifs de classe. Tout élève affecté·e puis inscrit·e étant enregistré·e dans la base académique, nous rejetons l’argument selon lequel la DSDEN ignorerait les effectifs réels en UPE2A. • Nous soutenons les collègues qui ne veulent pas participer à cette commission d’affectation et les invitons à se rapprocher de l’intersyndicale pour ne pas rester isolé·es.• Nous continuons de demander l’embauche supplémentaire de personnels à la DIVEL et de personnels pour tester en CIO pour un allègement des tâches de test. Par ailleurs, la DSDEN souhaite cette année veiller à ce que les élèves d’UPE2A aient bien 26h d’enseignement dans chaque collège, dans le respect du Code de l’Éducation. Pour ce faire, elle veut imposer des inclusions fléchées qui ne tiennent pas compte de l’analyse et de l’avis des équipes UPE2A et du/de la coordonnateur·rice en automatisant 21h + 5h d’inclusion (EPS, arts plastiques, LV1 et même UNSS, clubs, et cours avec la/le professeur documentaliste pour ajouter des heures). En utilisant quelques établissements comme modèles, elle souhaite procéder à des alignements de cours dès juin pour rendre l’inclusion possible. Le choix de certains collèges de concentrer les EANA dans une ou deux classes par niveau ne saurait s’imposer à l’ensemble des établissements. De plus, ces contraintes vont se rajouter à d’autres contraintes déjà très fortes, comme les alignements des demi-groupes et des groupes de besoins…et cela risque de dégrader encore davantage les conditions de travail Nous nous opposons à l’inclusion des UPE2A de manière systématique et fléchée sur quelques matières sans tenir compte de la diversité des élèves, dont l’inclusion serait par ailleurs concentrée dans quelques classes. À nouveau, la DSDEN nous demande d’inclure, avec un respect strict des 26 heures, sans moyens supplémentaires, (hormis les 3 heures d’abondement par niveau chargé). Plus que jamais, à l’heure où l’ancienne Ministre nous avait promis la double inscription, ce qui a été reconfirmé par la ministre Mme Borne en avril, elle reste essentielle à obtenir mais en comptabilisant les élèves d’UPE2A dans les dispositifs et dans les classes. La DSDEN reprend notre revendication de 26 heures pour les élèves allophones, mais sans moyen supplémentaire, en nous demandant de faire avec les moyens que l’on a, peu importe si l’on dépasse les seuils. Nous demandons les ouvertures de divisions nécessaires pour favoriser l’inclusion. La DSDEN dit répondre à certaines de nos revendications, mais sans moyens supplémentaires et en nous associant à la tâche, en ajoutant des missions et de nombreuses contraintes supplémentaires. Nous demandons :– la double inscription et les ouvertures de classes ordinaires nécessaires– le recrutement de personnels pour tester et affecter à la DIVEL et dans les CIO– le respect des missions des coordonnateur·rices UPE2A, sans ajout de missions administratives– le respect de la liberté pédagogique de l’équipe pour procéder aux inclusions– le respect des 26 heures d’enseignement en collège et 32 heures en lycée pour les élèves avec des moyens supplémentaires– la création des UPE2A nécessaires à tous les niveaux (1er degré, collège, LGT, lycée pro)Un préavis de grève va être déposé pour le mois de juin pour s’organiser et défendre ces revendications. lettre de demande 3h abondement

Le contenu de ce site est sous licence Creative Commons (CC by-nc-sa), sauf mention contraire.
Consulter les mentions légales pour plus d’informations.