Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

L’École publique sacrifiée : ça suffit ! Toutes et tous en grève le 17 février !

La loi de finances imposée par le 49.3 confirme une fois de plus que l’École publique n’est pas une priorité pour ce gouvernement. À la rentrée 2026, ce sont 3 256 postes qui sont supprimés dans l’Éducationnationale : Sous prétexte de baisse démographique, le gouvernement organise l’austérité scolaire. Peu importe les classes surchargées, le manque de remplaçant·es, l’explosion des besoins en inclusion : alors que tous les indicateurs sont déjà au rouge, l’École est de nouveau privé de moyens pour lutter contre les inégalités. C’est un non-sens économique et social. Comme le rappelle Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS : « Pour 1 euro économisé sur l’éducation, ce sont 9 euros perdus pour la société. » Pour l’Intersyndicale93 FSU-CGT-SUD-CNT , il est urgent d’en finir avec les suppressions de postes et les baisses de DHG. La baisse démographique doit permettre d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels, pas de les dégrader davantage. Dans le 1er degré : des suppressions de postes inadmissibles aux lourdes conséquences ! C’est 67 postes en moins avec des conséquences directes : fermetures de classes, hausse des effectifs, dégradation du remplacement et de l’inclusion, affaiblissement des RASED, recul de la formation. A cela s’ajoute la volonté de la directrice académique de supprimer les postes de conseiller·ères d’aide à la scolarisation pour mettre en place les Pôles d’Appui à la Scolarité. Leur suppression remet en cause toute ambition d’une École réellement inclusive. Dans les collèges du 93 : une provocation inacceptable Les DHG collège sont tombées et la chute est brutale dans les établissements, tant les moyens alloués pour le 93 sonnent comme une véritable provocation dans le département le plus pauvre de la France hexagonale, où 62 % des collèges sont classés en éducation prioritaire. Notre département scolarisera, selon les prévisions de la DSDEN pour la rentrée 2026, 550 élèves en plus. Pour accueillir ces élèves, il faudrait plus de 600 heures, soit plus de 35 ETP. La DSDEN ne nous en propose que 9. Les conséquences sont immédiates et parfaitement prévisibles : l’augmentation du nombre d’élèves par classe devient la variable d’ajustement, au mépris des besoins pédagogiques, de l’accompagnement des élèves les plus fragiles et des conditions de travail des personnels. Dans un département déjà marqué par des classes souvent chargées, cette orientation aggrave mécaniquement les difficultés scolaires, les tensions dans les établissements et le décrochage. Parce qu’il n’y pas de petites économies, cette augmentation du nombre d’élève est accentuée par le recul sur les élèves scolarisé·es en UPE2A qui ne sont désormais plus inclus dans les effectifs. Cette dégradation est d’autant plus inacceptable qu’elle s’opère sans aucun renforcement des moyens de vie scolaire. Aucun poste supplémentaire d’AED, aucune dotation nouvelle pour faire face à l’augmentation des effectifs, alors même que les besoins en surveillance, en accompagnement éducatif et en gestion des situations de crise sont croissants. Les équipes de vie scolaire, déjà en tension permanente, se retrouvent une nouvelle fois sommées de faire plus avec moins. C’est une véritable saignée en termes de moyens horaires : 80 heures en moins pour les établissements classés en zone sensible, 325 heures en moins pour l’accompagnement des élèves. Cela laisse fortement penser à un revers du succès obtenu dans la bataille des groupes de niveau. S’agirait-il de punir les établissements qui n’ont pas mis en place la mesure phare du « choc des savoirs » ? En parallèle, une centaine d’heures en plus sont attribuées au dispositif cosmétique du « plan mixité » et à des dispositifs expérimentaux au cadre flottant, dont la pertinence n’est jamais évaluée. Par ailleurs, la « surveillance » des personnels monte en puissance à travers le plan « 800 collèges », qui vise, sans moyens supplémentaires, à mettre au pas les pratiques pédagogiques des collègues.La rentrée 2026 préparée par le gouvernement dans le 93 répond donc à quatre critères : austérité, punition, provocation et caporalisation. Pour les AESH, la situation non seulement ne s’améliore pas mais se dégrade dans de nombreux établissements. Le rejet du statut par le Sénat est une véritable provocation. Pour les assistant·es sociaux·les, infirmièr·es scolaires, le bilan est sans appel : postes vacants, redéploiement envisagé par la DASEN 93 sans moyens supplémentaires. La dégradation des conditions de travail s’annonce dramatique. La défense des équipes pluri-professionnelles est aussi une priorité pour l’accompagnement des élèves. Organisons la riposte et la mobilisation contre le démantèlement en marche du service public d’éducation et continuons d’exiger un véritable plan d’urgence pour notre département. L’IS 93 appelle les professeur·es des écoles, des collèges et des lycées, les enseignant·es spécialisé·es, les AESH, les AED, les personnels non enseignant·es à la grève mardi 17 février, dans le cadre d’une mobilisation de la région Ile de France. Pour stopper l’hémorragie et obtenir les moyens nécessaires, mobilisons-nous !Nous exigeons :

C’est gagné ! AED mobilisé-es cette victoire est la vôtre !

Après 3 journées de mobilisation en 2025 fortement suivies par les vies scolaires et 3 audiences auprès de l’administration rectorale et académique, nous avions obtenue un groupe de travail en décembre sur un guide AED. C’était déjà un premier début de victoire. 

 Lors du groupe de travail sur le guide, nous avons porté et défendu nos revendications avec force et conviction !Au CSA-A du 5 février, nous avons pu voir la version finale du guide. S’il y a des points qui ne nous satisfont pas, nous avons gagné : Ces victoires ceux sont celles des AED mobilisé.e.s et montrent que la lutte paye ! BRAVO à toutes et tous ! La CGT Educ’93 ne lâche rien et continue de se battre avec les AED pour obtenir : Pour gagner d’autres victoires, ne restons pas isolé.e.s, syndiquons nous !

Ouverture de négociations sur le statut des AESH : gagner nos revendications

Le mardi 27 janvier dernier, suite à sa demande, l’intersyndicale (CGT Éduc’action, FSU, SUD, SNALC, CFDT et UNSA) a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la campagne lancée depuis mai 2025 pour l’accès à un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. Si nos organisations ont été reçues c’est surtout grâce au combat mené depuis des années par ces personnels qui ont vu leurs conditions de travail se dégrader considérablement avec la mise en place des PIAL (fragmentation des emplois du temps, des lieux de travail, saupoudrage des accompagnements, gestion de profils d’élèves très complexes…), tous·tes étant maintenu·es dans desconditions salariales indignes du fait du temps incomplet imposé et d’une grille de salaire qui se tasse au fur et à mesure des années. Depuis des années, la CGT Éduc’action n’a eu de cesse d’alerter sur la situation de ces personnels précaires, d’appeler à des journées de mobilisation et de grève, d’être à l’initiative d’actions dans de nombreuses villes pour porter les justes revendications des AESH et plus largement celles des conditions de l’inclusion des élèves en situation de handicap. Par ailleurs, les propos récents du ministre évoquant un « quasi-statut » ont semé la colère de ces personnels (et à juste titre) car c’est bien un véritable corps de fonctionnaire de catégorie B que les collègues AESH doivent obtenir pour une réelle reconnaissance de leurs missions. C’est pourquoi, la campagne intersyndicale menée depuis mai 2026 a particulièrement insisté sur la précarité dans laquelle était maintenue ces personnels. D’ailleurs, ce combat dépasse largement les seul·es collègues AESH puisque la pétition lancée en ce sens a récolté plus de 101 000 signatures. Grâce à cette mobilisation des personnels, mais également à la pression des parlementaires et des familles, les deux ministères se disent aujourd’hui prêts à ouvrir des négociations autour de la question du statut. C’est la première fois qu’une telle annonce est faite. Suite à la Conférence Nationale du Handicap du 3 février, un calendrier de travail doit être proposé et des discussions sur l’impact d’un statut AESH seront menées avant, nous l’espérons, des annonces ministérielles à la prochaine CNH de juin prochain. Ceci n’est qu’une première étape et plein de points doivent encore être abordés (notamment la technicité et la pénibilité ou l’accès à ce corps), mais nousdevons maintenir la pression pour amener le gouvernement à céder.L’accès à un statut de fonctionnaire doit s’accompagner des revendications claires que la CGT Éduc’action porte depuis longtemps :– Un temps complet à 24H d’accompagnement– Une formation initiale et continue de qualité– Une stabilisation sur les lieux d’exercice n’excédant pas une ou deux écoles ou établissements– Une grille salariale de fonctionnaire de Catégorie B La CGT Éduc’action restera vigilante et combattive lors de ces groupes de travail. Il est temps que le ministère adresse un signal fort. Au-delà des paroles, il faut désormais des actes !

Elèves « sans-papiers » en danger, tou-tes mobilisé-es vendredi 13 février

L’intersyndicale SNES 93 -CGT Educ’Ac:on 93-Sud Educa:on 93 appelle à se mobiliser massivement vendredi 13 février en sou:en à nos élèves sans-papiers. Nous relayons l’appel des collec:fs RESF – Réseau Educa:on Sans Fron :ères et du collectif « Bouge ta Pref » à manifester devant les préfectures d’Ile-de-France. Depuis la mise en oeuvre de la loi sur l’immigration de G. Darmanin et la circulaire Retailleau, nos élèves sans-papiers se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Entravé-es dans l’accès à leur régularisation, l’accès à un logement, à la santé et à une scolarité décente se trouvent désormais mis à mal. Conséquence, nos élèves se retrouvent aujourd’hui en danger. Aux dernières vacances l’un de nos élèves du Raincy a été arrêté et expulsé. En septembre dernier, Mamadou Garanké Diallo a été victime de ces politiques xénophobes. Cet apprenti boucher du 76, pris en charge par l’ASE puis sous OQTF car majeur, s’est vu obligé de rejoindre Dunkerque (dans l’espoir d’atteindre la Grande Bretagne) où il a été tué par un camion. N’attendons pas qu’il soit trop tard pour réagir ! En tant que personnels de l’éducation, nous refusons d’être spectateur-ices de telles injustices. Nous exigeons l’annulation des OQTF – Obligation de Quitter le Territoire Français – et la régularisation de nos élèves et de leur famille. Nous exigeons l’abrogation de la loi Darmanin et de la circulaire Retailleau. Nous appelons à rejoindre la manifestation de ce vendredi 13 février qui partira de la DSDEN à 15h pour rejoindre la préfecture. Le matin nous appelons à rejoindre les piquets de grève organisés dès 9h devant les établissements. Un préavis de grève à été déposé pour permettre aux collègues de se mobiliser. Tou-tes en manifestation ! À partir de 15h00 au départ de la DSDEN (8 rue Claude Bernard, Bobigny)

Elèves « sans papiers » en danger, droit à l’éducation bafoué, appel à la grève et à la manifestation vendredi 13 février

Tandis que le monde entier a les yeux rivés sur la situation des migrant-es persécutés aux Etats-Unis et la politique de déportation massive en cours, les personnels des lycées sonnent l’alarme. En cause, la situation périlleuse dans laquelle se retrouvent nos élèves sans papier, acculés au mur depuis mai 2025 par la circulaire Retailleau et avant elle par la loi sur l’immigration de G. Darmanin. Déjà, l’un de nos élèves a été arrêté puis expulsé lors de ces dernières vacances. Pire, en septembre dernier, Mamadou Garanké Diallo, apprenti boucher du 76, pris en charge par l’ASE puis sous OQTF car majeur, s’est vu obligé de rejoindre Dunkerque (dans l’espoir d’atteindre la Grande-Bretagne) où il a été tué par un camion. En soutien de nos élèves « sans-papiers » et pour en finir avec la circulaire retailler et la loi Darmanin, la CGT Educ’Action 93 appelle à faire grève et à manifester vendredi 13 février à l’appel de RESF 93 et du collectif « Bouge ta Pref ». Nous appelons à rejoindre les piquets de grève organisés dès 9h00 devant les établissements mobilisés. Les élèves sans-papiers subissent l’abrogation de la circulaire Valls et sont désormais confronté·es à la loi Darmanin sur l’immigration et la circulaire Retailleau. L’objectif est la restriction massive des admissions exceptionnelles au séjour et la multiplication des OQTF. Cela entraîne : – un allongement de la durée de présence sur le sol français nécessaire pour une régularisation : de 3 ans, elle passe à 7 ans !– la multiplication des refus de séjour avec obligation de quitter le territoire (OQTF) valables 3 ans au lieu de 1 an auparavant et opposables à toute demande ultérieure.Conséquence, l’accès à un logement, au soin, au transport, à une scolarité correcte est mis à mal– La peur et le désespoir pour nos élèves Ces nouvelles mesures racistes fragilisent le droit à la scolarisation et mettent en danger ces jeunes et leurs familles.Nous exigeons le respect du droit à l’éducation pour tou-tes, cela passe par l’abrogation de la circulaire Retailleau et de la loi sur l’immigration de G. Darmanin. Vendredi 13 février , tou-tes en grève et en à la manifestation qui partira de la DSDEN à 15h00 (8 rue Claude Bernard, Bobigny)

800 collèges : attaque en règle du service public d’Education Nationale pour 45% des collèges du 93

Mise au pas des équipes, contractualisation, augmentation des risques psycho sociaux, baisse des moyens…Comment le ministère a prévu de mettre à terre l’éducation prioritaire pour 59 collèges du 93. Ce qui est prévu 1. Le ministère cible les 800 collèges avec les résultats les plus faibles au brevet. 2. Un équipe académique constituée à la fois d’IA-IPR, IEN, membres de l’administration académique/DSDEN, dirigée par les IG et le CASF (Conseil Académique des Savoirs Fondamentaux) pilote le déploiement sur l’académie et évalue les projets, notamment avec les chefs d’établissement. 3. 2 journées sont banalisées dans les établissements au premier semestre pour permettre aux équipes pédagogiques de chaque établissement de rédiger un diagnostic puis un projet pour y répondre. 4. L’équipe peut mobiliser plusieurs leviers : demande de formation des équipes, modification de l’organisation pédagogique (les chef.fes d’établissement restant le décisionnaire final quant aux choix de l’équipe), travail sur le climat scolaire (notamment en demandant un renforcement des fonds sociaux) Conséquences : 1. Pilotage par les résultats et non par les besoins : un nouvel affaiblissement de la politique des moyens en fonction des besoins, sur des critères sociaux à l’échelle nationale ! 2. Renforcement du New Public Management dans l’éducation nationale : on pilote par des « critères objectivés » dont la construction est plus que problématique, on pilote par le haut, en accentuant la pression sur les équipes… Une dynamique que l’on connait bien, et qui a amené à l’explosion des risques psycho-sociaux (RPS) ces dernières années ! 3. La politique de contractualisation permet à la fois la fin de l’égalité sur le territoire national et en même temps la casse des équipes et des collectifs. Si les objectifs ne sont pas atteints, alors ce sera la faute des personnels de l’établissement. Un bon moyen de casser les plus vulnérables ou les représentant.es syndicaux.les. Une nouvelle augmentation des RPS à venir. 4. Pas de moyens supplémentaires : redéploiement des heures des groupes de niveaux, ou d’abondements d’autres établissements en éducation prioritaire. Un moyen de rejeter la faute sur les équipes « pas assez formées » pour faire réussir leurs élèves, mais aussi opérer une mise au pas des pratiques : sous couvert d’échanges de pratiques professionnelles, c’est une énième réduction de la liberté pédagogique. Notre analyse CGT Dans la droite lignée du ministère Blanquer, dont il était le directeur de la DGESCO, Geffray continue la politique de mise au pas de l’éducation nationale : libéralisme, contractualisation, privatisation et renforcement du New Public Management sont ses horizons. C’est ainsi qu’il faut comprendre le Plan 800 collèges ; un travail de sape de l’éducation prioritaire, sans avoir l’air d’y toucher, tout en renforçant la fin d’une politique nationale d’égalité territoriale. Pourtant, un collège REP a 7 fois plus de risques qu’un collège ordinaire de faire partie des 800 collèges : c’est bien que les difficultés sont socio-scolaires et que la politique d’éducation prioritaire doit être renforcée. L’augmentation continue des risques psycho-sociaux depuis 2017 chez les personnels de l’Education Nationale a été à nouveau épinglée par la Cour des comptes dans son rapport de 2025 (les demandes de temps partiel thérapeutique ont ainsi augmenté de 250% entre 2018 et 2023, et les congés maladie de 41%). Pourtant le ministère s’obstine à garder les mêmes pratiques autoritaires et violentes contre les personnels. Dans le même temps, la mise au pas des pratiques pédagogiques se fait sous couvert d’innovation. Si les échanges de pratiques professionnelles sont des outils précieux dans les équipes enseignantes, il est ici question d’en faire un moyen de coercition, pour faire rentrer les moutons noirs dans le rang. Dans une période de montée de l’extrême-droite et d’une vision particulièrement réactionnaire de l’école, notre liberté pédagogique est vitale. Notre indépendance doit être protégée ! Enfin, il s’agit une fois de plus de faire semblant d’agir sur un problème, sans moyens, pour mieux détruire le service public de l’intérieur. Quand les classes ont les effectifs parmi les plus chargés de l’OCDE, quand 45% de nos collèges sont concernés par ce plan, quand en Seine-Saint-Denis, l’Etat ne dépense que 6200€ par élève contre 8600 en moyenne dans le reste de la France, quand la médecine scolaire s’effondre, il s’agit simplement de mettre définitivement à terre l’éducation prioritaire et la promesse d’égalité pour tous.tes nos élèves. La CGT revendique… Toujours un plan d’urgence pour l’Education en Seine-Saint-Denis ! 20 élèves par classe, des personnels psycho-médico-sociaux, des personnels de vie scolaire, une inclusion de qualité et surtout une dépense à la hauteur des besoins ! Un refonte et une amélioration de la carte de l’éducation prioritaire selon nos repères revendicatifs (QR code ? https://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2024/01/Reperes-revendicatifs-college.pdfhttps://www.cgteduc.fr/wp-content/uploads/2024/03/Reperes-Revendicatifs Education-Prioritaire-adoptes-2024-03-22cp.pdf ) Le respect de notre liberté pédagogique La fin des politiques de contractualisation dans l’Education Nationale. Une vraie politique de prise en charge des risques psycho-sociaux (RPS) dans l’éducation nationale Comment agir et lutter Face à la contractualisation des politiques publiques, une méthode a déjà été éprouvée dans de nombreux collèges, notamment lors de la lutte contre les évaluations d’établissement. L’objectif est de ne pas se laisser prendre par les promesses creuses d’amélioration des conditions de travail. On l’a bien compris, aucun moyen supplémentaire ne sera dégagé, et, comme lors des évaluations, l’idée est avant tout de repérer les personnels qui ne correspondent pas à la doxa gouvernementale actuelle pour mieux les casser. Pour cela, on peut donc refuser de participer et/ou vider de leur sens les réunions. 1. Construire le collectif, réfléchir en Heure d’info Syndicale, pour décider d’une réponse collective qui convienne au plus grand nombre et soit appliquée par la majorité de l’équipe éducative.2. Si l’on choisit de boycotter purement et simplement : il est possible de faire grève lors des journées banalisées (la banalisation équivaut à un ordre de mission, ne pas participer entraîne donc une perte de salaire). Cette solution est la plus simple mais les collègues doivent participer très largement pour que celasoit efficace.3. Si l’on choisit de détourner les journées banalisées, en profiter pour changer l’ordre du jour : parler des risques psycho-sociaux, du manque de moyens, remplir le Registre Santé et Sécurité au Travail, utiliser nos revendications pour établir les critères de diagnostic

Le 22 janvier, l’Assemblée ne doit pas nous voler le 1er mai !

Une proposition de loi (PPL) a été déposée par des sénateur·ices centristes l’année dernière en réponse à un lobbying patronal intensif pour « permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai », c’est-à-dire en fait : revenir sur le principe du 1er mai comme seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré. Le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de déclencher la procédure accélérée. Adopté au Sénat, le texte passe à l’Assemblée nationale le 22 janvier prochain. Adopté au Sénat, le texte passe à l’Assemblée nationale le 22 janvier prochain Soutenus par le gouvernement de l’époque qui n’a rien trouvé de mieux que de déclencher la procédure accélérée au parlement, leur urgence après nous avoir volé deux années de vie à la retraite et avoir essayé de nous voler deux jours fériés, c’est maintenant de s’attaquer au 1er mai ! S’attaquer au 1er mai c’est remettre en cause cent ans d’histoire de luttes sociales, et de reconnaissance du droit au repos Si le 1er mai est aujourd’hui le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré dans le Code du travail, c’est qu’il a une très longue histoire ! Il existe depuis plus de cent ans, marqué à la fois par la revendication de diminuer le temps de travail et par la répression violente provoquée. D’abord avec les manifestations mortelles à Chicago en 1886 où les syndicats ouvriers états-uniens revendiquent la journée de huit heures, puis en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies dans le Nord le 1er mai 1891. Le 1er mai devient une journée chômée en avril 1919, détournée sous le régime de Vichy en « fête du travail ». À la suite du Conseil national de la Résistance, elle est réintroduite à partir de 1946 avant d’être instituée définitivement comme jour férié, chômé et payé. Fériée dans 24 des 27 pays de l’Union européenne et dans la plupart des pays du monde, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs n’est pas un jour férié comme les autres !Prétendument à destination des petits commerçants, cette PPL introduirait une concurrence à la faveur des grands groupes – c’est la loi Carrefour-Interflora ! Le Code du travail prévoit non seulement le travail salarié dans des secteurs qui ne peuvent pas s’arrêter (hôpitaux, transports publics, électricité…), mais autorise par ailleurs les petits commerçants à ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler de salarié·es. Ce sont donc les seuls qui peuvent ouvrir actuellement ; étendre la dérogation du travail salarié le 1er mai c’est introduire en fait une distorsion de concurrence par les grands groupes. Autrement dit, non seulement les petits commerces indépendants de proximité n’ont pas besoin de cette PPL mais celle-ci va se retourner contre eux ! Prise au nom de la boulangerie du coin et de fleuriste de quartier, ce qui est proposée en fait c’est la loi InterFlora, Marie Blachère, Grand frais, Carrefour… « L’insécurité juridique », un prétexte pour étendre la dérogation Pour justifier leur empressement à s’attaquer au 1er mai, le grand patronat et les parlementaires qui défendent la proposition de loi mettent en avant l’insécurité juridique. En cause le fait qu’actuellement les établissements concernés par la dérogation (ceux « qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail ») ne sont pas listés et qu’il existerait une ambiguïté pour les employeurs. Or rien n’empêche de prendre un décret d’application de la loi existante en listant strictement les établissements visés. Pire finalement, on justifie d’assouplir la loi existante parce qu’elle ne serait pas respectée, on récompense donc une infraction !Précision par ailleurs que l’insécurité juridique est à relativiser fortement au vu du nombre de sanctions dérisoires prononcées (en 2025 seules 3 boulangeries sur 35 000 ont été sanctionnées, avant d’être finalement relaxées en partie par le tribunal).En vérité, l’intention n’est pas de sécuriser mais bien d’étendre la dérogation et de remettre en cause l’exceptionnalité qu’est le 1er mai. Une première brèche pour nous voler un jour de repos rémunéré La proposition de loi prévoit d’étendre la dérogation aux « commerces de bouche » (boulangeries, boucheries, traiteurs, etc.), aux commerces de vente alimentaire au détail (primeurs mais aussi supermarchés), aux fleuristes et aux établissements culturels (cinémas, musées…). Elle a donc vocation à concerner des centaines de milliers de salarié·es de ces secteurs, et ouvre en plus une brèche dangereuse. En effet, une fois qu’un principe saute, on sait malheureusement que la dérogation s’étend progressivement. L’illusion du volontariat et des majorations Pour nous attirer on nous parle de majorations, et pour nous rassurer on prévoit le volontariat… Or l’expérience de la banalisation du travail le dimanche nous apprend qu’une fois que le travail se normalise il n’y a très vite plus de majorations. D’ailleurs la « majoration » actuelle est très relative, sachant que les salarié·es qui ne travaillent pas le 1er mai sont par principe déjà payé·es… Heureusement qu’elles et ils sont payé·es « double » s’ils et elles travaillent ce jour-là : être payé·e une fois en plus pour travailler une journée de plus, ça n’est pas une majoration ! Quant au volontariat, les salarié·es savent à quel point il s’agit d’une fiction dans le contrat de travail caractérisé par le lien de subordination. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement (c’est-à-dire un chantage au moment de l’embauche). Croire que le ou la salarié·e peut refuser de travailler le 1er mai c’est croire qu’il ou elle négocie son contrat de travail… Envisager que des salarié·es puissent être volontaires révèle surtout que les salaires sont trop faibles ! Quand on a le choix, on est content d’avoir un jour férié comme le 1er mai. Ce qui nous est proposé c’est la remise en cause d’un jour de repos rémunéré. Pour manifester, pour être en famille, pour profiter d’un repos souvent bien mérité, pour avoir des temps de société partagés, défendons notre 1er mai ! L’ensemble des organisations syndicales le défend. 📍 Rassemblement le 22 janvier à 10 heures devant l’Assemblée nationale

AESH, le statut c’est un dû

Le 7 janvier dernier, la droite sénatoriale, soutenue par le ministère, a fait le choix du mépris face aux exigences légitimes des 140 000 AESH de l’Éducation nationale, en refusant de voter pour le projet de loi sur leur statut. Encore une fois, on assiste à un « deux poids, deux mesures » : 10 milliards d’euros octroyés pour un porte-avion nucléaire mais maintien d’une austérité budgétaire structurelle pour l’École publique et maintien dans la précarité de certains personnels. Le Sénat et le ministre justifient ce rejet par leur volonté d’attendre les annonces d’E.Macron sur le sujet lors de la Convention nationale du Handicap de juin prochain. Pour la CGT Éduc’action, c’est inacceptable et elle exige que les organisations syndicales (à l’initiative d’une pétition pour le statut des AESH) soient reçues en urgence par le ministre, comme demandé dans un courrier resté sans réponse à ce jour.Des personnels indispensables mais toujours ignorés. En attendant, le ministère maintient sa politique de l’École inclusive inefficace et compte sur la généralisation des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité), mesure que nous dénonçons toujours, arguant que ce sera « une réponse globale ». En refusant hypocritement ce statut à des personnels qu’il juge pourtant « indispensables », le ministère les installe dans la plus grande précarité et poursuit sa logique comptable, évitant ainsi d’assumer le coût social et humain. La CGT Éduc’action rappelle que le métier d’AESH est bien indispensable, exigeant et difficile, mais aussi qu’il ne se résume pas à la seule présence auprès des élèves. L’autoformation, la recherche d’outils pédagogiques et la préparation des interventions font de ces personnels des agent·es pleinement impliqué·es dans leurs missions et non de simples indicateurs. C’est donc ce qui justifie leur exigence d’accéder à un statut de la Fonction publique catégorie B et d’un temps complet pour 24h d’accompagnement, seul élément de leur reconnaissance par leur employeur. Dans ces conditions, la CGT Éduc’action appelle à maintenir la pression sur les pouvoirs publics, appelle les personnels à s’organiser et à tout mettre en œuvre pour gagner le statut des AESH.Montreuil, le 15 janvier 2026

Mercredi 11 juin Assemblée générale pour les personnels contractuels enseignant.es, psyEN et CPE en visio à 15H

La Cgt Educ’Action organise une assemblée générale le mercredi 11 Juin en visio conférence.Utiliser ce lien : https://zoom.us/meeting/register/IHsAw45CTPaUMlxdQQ0aXwIndiquez votre nom et prénom et département d’exercice. Venez vous informer et poser vos questions. Nous rencontrons régulièrement les services du rectorat pour porter vos situations individuelles. Nous ferons le point sur : Vous pourrez poser vos questions. Nous discuterons des actions et mobilisations possibles.

Le ministère bafouille devant l’intersyndicale 93, le rectorat de Créteil sous pression : la lutte continue pour l’annulation des mutations forcées !

Le 22 mai 2025, notre département s’est mobilisé pour dire NON au management brutal et autoritaire qui gangrène nos établissements et NON aux mutations forcées de nos collègues syndiqué.es aux collèges François Mitterrand (Noisy-le-Grand) et Jean Lolive (Pantin).Au collège François Mitterrand (Noisy-le-Grand), établissement modèle du nouveau management public et de ses conséquences désastreuses trop bien connues sur les conditions de travail des personnels, le rectorat se rend coupable de répression syndicale. Sur la base d’une enquête administrative opaque dont le rectorat refuse de rendre les conclusions, un récit à charge a été construit sans aucune preuve ni lien avec la réalité.Au collège Jean Lolive (Pantin), le rectorat a failli dans sa mission de protection des personnels, malgré 11 demandes de médiation des collègues pour surmonter un conflit, et a purement et simplement décrété la mutation de collègues syndiqué.es, sans se donner la peine de les entendre. Les autorités rectorales de Créteil portent l’entière responsabilité de ces décisions iniques : alors qu’elles sont garantes de la santé et de la sécurité des personnels, elles ont affiché un refus manifeste d’engager des dispositifs de médiation et de prévention. Par ailleurs, en refusant de recevoir les deux établissements en audience, le rectorat ne semble pas en mesure d’assumer ces dysfonctionnements majeurs et joue désormais la carte du pourrissement de la situation sans aucune considération pour les personnels et le dialogue social. La mobilisation de grande ampleur des personnels et la mise au jour des dysfonctionnements nombreux du rectorat de Créteil dans ces deux affaires a conduit deux membres de la DGRH du ministère à recevoir l’intersyndicale 93 le mercredi 4 juin. Les éléments de langage dont nous sommes familiers dans le 93 étaient de sortie et ne se sont pas distingués par leur originalité : le ressenti, la subjectivité des analyses, la complexité et le caractère unique de chaque situation… Mais ces tentatives de noyer le poisson ne résistent pas à l’épreuve de la réalité des faits, ceux que les collègues documentent depuis plusieurs années dans chacun des deux établissements mais dont le ministère ne semble pas avoir connaissance. On nous répond que le dialogue n’a pas été possible, pourtant c’est bien de l’administration cristolienne que vient l’absence totale de dialogue alors que nos camarades muté.es dans l’intérêt du service se sont saisis de tous les outils syndicaux à leur disposition pour que ce dialogue puisse avoir lieu. C’est purement et simplement une fin de non-recevoir qui leur a été opposée. En définitive, le rectorat de Créteil devra donc s’expliquer sur sa gestion de ces deux situations auprès du ministère. Fort de cette nouvelle journée de mobilisation réussie, du travail de la presse nettement plus efficace pour révéler la réalité qu’une enquête administrative partiale et aux conclusions fantômes, l’intersyndicale 93 : –  réaffirme son soutien sans faille aux collègues syndiqué.es muté.es dans l’intérêt du service et se tient prête à soutenir toutes les initiatives locales dans les deux établissements – notamment le 12 juin prochain à partir de 18h au collège Jean Lolive de Pantin. – appelle les collègues du département à manifester leur soutien aux collègues muté.es de force par tous les moyens, notamment par des motions et des voeux en Conseil d’administration. – exige du Ministère des réponses à nos questions et de procéder à l’annulation de ces mutations brutales et injustes.

Le contenu de ce site est sous licence Creative Commons (CC by-nc-sa), sauf mention contraire.
Consulter les mentions légales pour plus d’informations.