Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Fonction publique : appel à la grève le 29 septembre

Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent·es publics. Dans les trois versants de la fonction publique, la CGT appelle à la grève et la manifestation. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel·les s’effondre D’un côté, 415 milliards d’euros de crédits au titre de la loi de programmation militaire auxquels 36 milliards d’euros viennent d’être ajoutés pour militariser toujours plus l’économie et la société françaises ! 211 milliards d’euros alloués chaque année aux entreprises sans contreparties, ni évaluation ni contrôle, etc. De l’autre, des gels et annulations de crédits de 6 milliards d’euros qui pourraient aller jusqu’à 8 et même 10 milliards d’euros alors que les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale 2026 ont déjà passé la fonction publique, nos systèmes de sécurité et de protection sociales sous les fourches caudines de l’austérité budgétaire.  À l’ordre du jour : toujours moins de politiques publiques, de services publics et d’agent·es publics dont les premières victimes sont les citoyen·nes et les usager·es dont les droits ne sont plus garantis et les besoins de moins en moins satisfaits. La maltraitance des agent·es publics atteint des sommets.  Là encore, le menu proposé par le Gouvernement est particulièrement indigeste avec des attaques contre les autorisations spéciales d’absence, les congés pour raison de santé, le mi temps thérapeutique, etc. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel·les s’effondre du fait notamment du gel pluriannuel de la valeur du point d’indice, de l’arrêt du versement de la GIPA ou encore du jour de carence et de la baisse de 10 % de la rémunération versée aux agent·es qui sont en congé maladie ordinaire…  En 25 ans, le point d’indice a perdu de l’ordre de 30 % de sa valeur.  La smicardisation frappe comme jamais la fonction publique ! Pour être au niveau du Smic, 862 000 agent·es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle depuis le 1er juin 2026. Elles et ils étaient 356 000 avant cette date. Trop, c’est trop ! La CGT fonction publique réaffirme que d’autres choix sont non seulement possiblesmais nécessaires. Oui, il y a besoin de faire des services publics et de la fonction publique des outils au service d’une nouvelle logique de développement articulant transition écologique, garantie des droits, réponse aux besoins de toutes et tous, progrès social. Cela passe par des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale construitessur d’autres bases. Oui, il y a besoin de créer des emplois de fonctionnaires partout où c’estnécessaire et de titulariser les contractuel·les. Oui, il y a besoin de mettre en oeuvre une autre politique salariale avec, entre autres : Plutôt que de faire la chasse aux agent·es et à leurs droits, plus particulièrement à celles et ceux qui sont malades, le Gouvernement doit non seulement les rétablir et les améliorer. Dans un tel contexte, la CGT fonction publique s’adresse à l’ensemble des agent·es publics pour les appeler à : De l’argent il y en a pour financer, par l’impôt et la cotisation sociale, d’autres choix. Il y en a pour des services publics, une fonction publique, des systèmes de sécurité et de protection sociales au service du progrès social. Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre prochain, imposons d’autres choix !

Lutter intégralement contre les violences sexistes et sexuelles au travail maintenant !

Participez aux rassemblements et manifestations organisés sur tout le territoire, en particulier les lundis, et soyons nombreux·ses le samedi 4 juillet pour une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles à Paris et partout en France ! Les femmes en danger au travail, faute de prévention Au cours de leur carrière, 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail ; 9 % déclarent avoir déjà eu un rapport sexuel forcé ou non désiré avec une personne de leur milieu professionnel ; 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour sur un lieu de travail.Assez ! Ces violences, massives, ne sont pas une fatalité. Elles résultent de l’inaction des pouvoirs publics et des employeurs : 80 % d’entre eux n’ont pas mis en place de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles, alors même qu’il s’agit d’une obligation légale ! Et quand ils existent, la plupart de ces plans de prévention sont des coquilles vides. Le travail est un espace propice aux violences sexistes et sexuelles (VSST) car c’est un lieu de rapports de force et dedomination, qui se trouvent exacerbés du fait que l’emploi conditionne l’accès à l’autonomie financière et à l’émancipation des femmes. Les plaintes qui visent Patrick Bruel aujourd’hui concernent des faits qui ont quasi tous eu lieu au travail.Une loi-cadre pour des mesures réellement efficaces La CGT a intégré la Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles dès son lancement fin 2024 pour amplifier la lutte contre les violences sexuelles et notamment les VSST. Dans ce texte, nous portons plusieurs mesures urgentes pour éradiquer les violences au travail : Tou·tes mobilisé·es contre les VSST La CGT se mobilise dans les rassemblements qui ont lieu partout en France depuis le viol et le meurtre le Lyhanna, pour marquer sa volonté, aux côtés des associations féministes et enfantistes, d’obtenir des pouvoirs publics une action déterminée et proportionnée contre les violences sexuelles subies à tous les âges de la vie et dans tous les espaces, notamment au travail. Les professionnel·les qui ont pour mission de prévenir, protéger, accompagner, réparer, sanctionner, réinsérer tirent la sonnette d’alarme depuis des années : elles et ils n’ont pas les moyens de bien travailler. Il est grand temps d’y remédier. Assez de larmes de crocodile et de paroles en l’air ; nous exigeons des actes forts, à la hauteur de l’enjeu : une société affranchie des violences sexistes et sexuelles qui attentent à la dignité humaine et détruisent tant de vies. Faisons entendre nos voix !

Mardi 23 juin la CGT demande des comptes à Bercy !

Dans le cadre de la journée mondiale pour la fonction publique, rassemblement festif et revendicatif à Bercy. Vive la solidarité et le progrès social ! Le 23 juin, à partir de 16h, la CGT appelle les agent·es publics, fonctionnaires et contractuel·les, mais aussi les usager·es et citoyen·es à se rassembler à Bercy pour faire sauter le verrou budgétaire. Fiers de nos missions ! Tous les jours, près de 6 millions d’ agent·es de la Fonction Publique exercent leurs missions pour rendre le meilleur service public et participent au fonctionnement de l’État, des collectivités locales et des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux. L’austérité budgétaire met nos services publics à l’os. La logique du chiffre, du coût et de la performance abîme nos missions de service public, nourrit la perte de sens, accroît la maltraitance au travail et fragilise la Fonction publique. Ce sont les usager·es et les citoyen·nes qui sont mis à mal, c’est notre modèle social et démocratique qui est attaqué au profit des intérêts de l’argent, des idées réactionnaires et de l’extrême droite. De l’argent, il y en a… Plutôt que d’allouer chaque année 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises privées sans aucun contrôle ni contrepartie, ni résultats… , plutôt que d’augmenter sans cesse le budget des armées, finançons la fonction publique pour répondre aux besoins de la population. Les services publics sont notre bien commun et le patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas ! Les défendre et les développer, c’est garantir l’accès aux droits, c’est répondre aux besoins de la population et défendre une société plus juste socialement et économiquement. Prises de parole, musique, échanges : En présence de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGTPour l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires et agent·es publics, la CGT revendique : Le 23 juin à partir de 16h, rendez-vous à Bercy, au village CGT des services publicsAvec la CGT on s’organise pour nos missions, nos emplois et nos conditions de travail !

21 juin rassemblement contre le racisme

La CGT est signataire de l’appel à manifester contre le racisme dimanche 21 juin qui partira à 14h de Barbès. Nous publions cet appel à se mobiliser pour la justice, la paix et la solidarité et à manifester le 21 juin pour construire un avenir juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Mobilisation générale pour la justice, la paix et la solidarité. Après la réussite forte et inspirante du rassemblement initié à Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, à l’appel de Bally Bagayoko, maire de la commune nouvelle de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, où plus de 15 000 personnes ont répondu présentes le 4 avril 2026, nous appelons à amplifier cette mobilisation. Cet appel s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de renoncer : humanistes, antifascistes, antiracistes, à toutes celles et ceux qui assument de combattre les actes et les propos racistes qui se généralisent jusqu’au sommet de l’État. Parce que le racisme est systémique, la réponse doit être politique. Nous ne pouvons accepter les lois qui discriminent des parties de la population et banalisent le racisme, ni les complaisances, les silences et les renoncements de beaucoup face aux discours médiatiques et politiques qui portent la haine et le rejet. Il n’y a pas de place pour l’indifférence Nous appelons la jeunesse à se lever, les universitaires à éclairer, les artistes à créer et à dénoncer, les médias républicains à informer avec responsabilité. Nous appelons les féministes, les personnes sans papiers, les acteurs et actrices engagés pour la paix, contre les dominations et les injustices. Nous appelons les syndicalistes, les associatifs, les habitantes et habitants des quartiers populaires comme de tous les territoires, les intellectuel-le-s, les sportifs et sportives, les créateurs et créatrices, et toutes les forces vives de la société. Face à la montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de la négrophobie, de l’antitsiganisme, du racisme anti-asiatique et de toutes les formes de haine, face à la progression des idées d’extrême droite et des discours de division, il n’y a pas de place pour l’indifférence. Nous refusons la banalisation de ces idées et affirmons notre détermination à y faire barrage par la mobilisation.Le 21 juin rassemblons-nous à Paris pour porter haut une exigence : celle d’une société réellement égalitaire, fraternelle et libre. Une marche pour affirmer notre attachement commun aux valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Ce rendez-vous est un appel à l’engagement, à la dignité, à la solidarité active. Il est un appel à construire un avenir solidaire, juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Le 21 juin, marchons ensemble. Nombreu-s-es, solidaires, déterminé-e-s.

54e Congrès CGT – Meeting de l’internationale ouvrière contre l’extrême droite

Le congrès a accueilli 109 syndicalistes invité-es, venu-es de 69 pays. Plusieurs d’entre elles et eux ont témoigné de la montée de l’extrême droite chez eux, parfois jusqu’à l’accession au pouvoir. D’autres ont exposé leur stratégie pour obtenir des mesures politiques progressistes. « Un contre-pouvoir démocratique  », en particulier contre la montée de l’extrême droite un peu partout dans le monde. Voilà comment Luc Triangle, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI), définit le rôle des syndicats. «  L’extrême droite vote contre les droits syndicaux et contre les droits des travailleurs, tout en prétendant parler au nom du peuple  », insiste-t-il, en désignant la voie à suivre : «  Face à la haine, nous choisirons toujours la solidarité internationale.  » Certes, l’extrême droite peut prendre des visages en apparence différents et mettre en avant des thématiques qui peuvent varier. Le visage, par exemple, du parti Vox en Espagne, «  nostalgique du passé, ces cinquante ans de dictature de Franco, raciste, xénophobe, qui a voulu créer un pseudo-syndicat  » et rencontre le «  succès auprès des héritiers du franquisme, mais aussi dans les classes moyennes  », résume Christina Fabiacen (CCOO). Le visage d’un «  parti nationaliste hindou qui gouverne depuis douze ans  » en Inde et qui manie l’islamophobie, décrit Gautam Mody (NTUI). Le visage d’une extrême droite politique qui, en Ukraine, ne représente «  que 2 % des voix  », empêchant son entrée au Parlement, ce qui contredit la propagande russe sur le «  prétendu régime ukrainien nazi  », note Yuri Samoïlov (KVPU), mais une extrême droite qui «  a sa propre particularité, la militarisation  », à l’image du régiment Azov. Le visage d’un mouvement qui, en Pologne, met en avant le modèle de la «  famille traditionnelle  » comme socle politique, qui a réduit à quasiment rien le droit à l’avortement et qui oppose les «  patriotes aux autres  », décrit Magadalena Chojnowska (OPZZ). Le visage du pouvoir trumpiste aux États-Unis, où «  dix-sept mois de choc quotidien font que les digues sautent tous les jours  » et où «  l’État de droit perdure à peine  », ce qui donne à Nick Allen (SEIU) «  un grand sentiment de responsabilité face à tout le mal que fait mon gouvernement dans le monde  ». Ou encore le visage de Javier Milei en Argentine, qui se trouve «  des ennemis partout : les peuples autochtones, les travailleurs, le féminisme, les universités et écoles publiques…  » liste Roberto Bardel (CTA-A). «  Protéger les puissants  »Mais les ressorts principaux restent les mêmes : «  L’extrême droite a pour stratégie de protéger les puissants  », décrypte Esther Lynch, secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES). Au Parlement européen, elle observe ainsi un bloc qui «  s’oppose à l’égalité femmes-hommes, à la santé et la sécurité au travail et au devoir de vigilance des entreprises  ». Elle s’inquiète également de voir que cette force politique en emmène d’autres sur son terrain : «  Le centre droit s’allie à l’extrême droite, c’est une honte !  » Et elle craint déjà la possible mise en place, avec l’aide de cette coalition, d’un «  28e régime  » (qui s’ajouterait aux régimes des 27 États membres) voulu par la Commission européenne, qui «  permettra aux employeurs de créer une entreprise en quarante-huit heures, en contournant toutes les législations nationales sur le travail et en mettant en place une rémunération en actions  ». En Inde, le Premier ministre Narendra Modi se livre à des «  attaques contre le salaire minimal, la protection sociale, le temps de travail  », confie Gautam Mody, et réprime, jusqu’à les emprisonner, les travailleurs qui luttent pour de meilleurs salaires.Le meeting sur «  L’Internationale ouvrière contre l’extrême droite  » s’est penché sur les raisons de cette montée en puissance. «  La crise de 2008 a fortement contribué à la recrudescence de l’extrême droite, avec des milliers de jeunes à la rue, l’explosion du chômage…  » constate Antonio Lisboa, du syndicat brésilien CUT. Au Cameroun, «  le salaire minimum est de moins de 100 euros  », rapporte Céline Amana (CSP). En Italie, «  la Première ministre [Giorgia Meloni, NDLR] provient d’un groupe fasciste que le peuple a choisi  » dans les urnes, rappelle Maurizio Landini (CGIL). Il y voit notamment le résultat d’une «  séparation et d’une fracture entre le monde politique et celui du travail  », qui alimente à la fois le vote d’extrême droite et l’abstention. «  La montée de l’extrême droite et de la droite en général est également le résultat des erreurs de la gauche  », souligne-t-il. Constat semblable chez Magdalena Chojnowska : «  La société polonaise est fragmentée et divisée.  » «  La démocratie est vulnérable quand le pouvoir cesse d’entendre les citoyens  », acquiesce Yuri Samoïlov. «  La précarité grandissante et une perception d’insécurité font de l’immigration un bouc émissaire  », constate de son côté Christina Fabiacen. «  S’attaquer à la financiarisation  » Au-delà des dangers, le meeting avait évidemment pour objectif de tracer des perspectives. «  Il ne peut y avoir d’égalité au travail sans égalité dans la société  », insiste Magdalena Chojnowska. «  L’extrême droite est la pire ennemie des classes laborieuses. Il faut s’attaquer aux maux du capitalisme, en particulier la financiarisation  », poursuit Antonio Lisboa, du syndicat brésilien CUT. «  La grève est notre principal outil  », rappelle Christina Fabiacen, pour qui la contradiction à l’extrême droite doit être apportée «  sur le lieu de travail  », l’entreprise étant «  l’espace idéal pour faire passer des idées  ». Il convient aussi, pour elle, de «  dénoncer tous les propos  » relevant des idées d’extrême droite, y compris ceux prononcés sous couvert de «  blagues  ». «  Il faut des propositions claires, qui mobilisent largement, les jeunes, les femmes…  » note Antonio Lisboa. «  La semaine dernière, la Chambre des députés a voté une loi du président Lula, qui fait passer la semaine de travail de 44 à 42 heures et qui instaure deux jours de repos  », confie le syndicaliste brésilien.Pour arriver à ce résultat, le monde syndical avait une «  stratégie claire  », se félicite-t-il, basée notamment sur «  des alliances avec des universitaires  ». «  Nous devons participer de plain-pied à la vie politique  », confirme l’espagnol Pepe Alvarez (UGT). «  Nous devons traiter les migrants avec dignité  », enchaîne-t-il, se félicitant des «  500 000  à 800 000 régularisations de sans-papiers  », décidées par le gouvernement espagnol. Nick Allen revient, lui, sur le soulèvement à Minneapolis, cette ville de 700 000 habitants où «  trois mille agents masqués [de la milice anti-immigration ICE] ont procédé à des rafles partout dans la ville, les écoles, les

28 avril : Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit !

Ce 28  avril 2026, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail, la CGT appelle comme chaque année à la mobilisation pour qu’enfin de réelles mesures soient prises pour en finir avec la mort ou les blessures graves au travail. En 2024, 1297 personnes ont perdu la vie en raison de leur activité professionnelle. Un chiffre record. Les plus âgés sont plus touchés. Et le secteur de l’éducation n’est pas en reste. Rassemblement Mardi 28 avril 14h rdv square Marie Curie 29 bd de l’hôpital Paris 13, allée Amara Dioumassy Le monde du travail n’est pas sûr Dans le monde, chaque année, on dénombre près de 380  millions d’accidents du travail, entraînant absences, handicaps… voire la mort : plus de 3 millions de décès sont liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles. En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail (auxquels il faut ajouter les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es, non comptabilisé·es dans le rapport) : C’est un bilan désastreux pour le gouvernement et le patronat, qui défendent l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences.Les morts à la suite d’une maladie professionnelle sont aussi en augmentation. Les cancers professionnels sont encore nettement sous-déclarés, et souvent non considérés comme liés à l’activité professionnelle, faussant ainsi les statistiques et donc à terme la prévention nécessaire des risques et la réparation des préjudices subis par les victimes du travail. À ces morts s’ajoutent des milliers d’accidents graves occasionnant des lourdes séquelles parfois durables et entraînant trop souvent un licenciement pour inaptitude. L’accidentologie au travail n’est pas une fatalité Les morts au travail ou du fait du travail et les blessures graves ne sont jamais le fruit du hasard et sont parfaitement évitables. Elles sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés de maximiser les profits. Le travail dans l’urgence, le défaut de prévention de façon générale et d’une prévention genrée (prenant en compte les situations de travail différenciées et les spécificités biologiques des femmes et des hommes), les organisations du travail délétères sont parmi les facteurs aggravants des risques professionnels.Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés. Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, d’inspecteur·ices du travail et de contrôleur·ses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail. La sécurité au travail n’est pas une priorité pour les pouvoirs publics en général, pour le ministère de la Justice en particulier – trop de procès-verbaux des inspecteur·ices du travail sont classés sans suite par les procureur·ses de la République, soit par manque de moyens soit par décision politique. Les employeur·ses condamnés comme responsables d’un accident mortel reçoivent des peines peu dissuasives, des amendes dérisoires qui n’ont qu’un faible impact sur la prévention des risques. Sanction dérisoire également pour la mise en œuvre du document unique d’évaluation des risques professionnels et sa mise à jour régulière : 1 500 euros d’amende n’incitent pas les employeur·ses à respecter cette obligation légale – et 50 % d’entre eux ne le font pas. Combattre les risques au travail nécessite de renforcer les moyens des agent·es de l’État pour prévenir les risques et contrôler l’application de la loi. Renforcer le pouvoir d’agir des salarié·es Les gouvernements de Macron ont drastiquement limité l’intervention des représentant·es du personnel, et les CHSCT ont totalement disparu depuis 2020 tous secteurs confondus. La CGT considère que cette situation participe à l’aggravation des conditions de travail et au recul en matière de prévention des risques professionnels. Le pouvoir d’agir des salarié·es et de leurs représentant·es dans les entreprises doit être renforcé. En particulier, les CHSCT, institutions indispensables à la prévention des risques professionnels, doivent être remis en place, avec des prérogatives nouvelles, et être accessibles à tou·tes les travailleur·ses ! Tou·tes mobilisé·es le 28 avril ! La journée internationale de la santé et de la sécurité au travail est l’occasion de visibiliser les morts et blessures au travail évitables. Pour transformer le travail et arrêter cette hécatombe, exigeons :  Partager        Articles similaires Fonctionnaires, salarié.es du privé, retraité.es et étudiant.es : unité ! Le gouvernement mène sa lutte des classes et attaque le monde du travail sur tous les fronts, il (…) Motion de soutien à Gaël Quirante adoptée au CNU des 28-30 mars 2018 Dans un contexte où les mobilisations se développent dans plusieurs secteurs, le gouvernement (…) Annonces Blanquer : priorité à l’austérité ! 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1er mai : après la victoire, tou-tes en manifestation !

Cette année, le 1er mai a une saveur particulière. Grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée. C’est une première victoire contre le patronat et les grands groupes soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite. Mais rien n’est joué. Tou-tes en manifestation vendredi 1er mai à 14H place de la République Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est notre journée ! Depuis 140 ans, après le 1er mai 1886 et la répression sanglante des ouvrières de Chicago, partout dans le monde, les travailleurs et les travailleuses se battent ensemble pour leurs droits. C’est grâce à cette lutte que nous avons conquis la journée de 8 heures et fait du 1er mai un jour férié dans 163 pays. Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, une journée de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Une journée pour profiter d’un jour de repos avec l’ensemble de ses proches et manifester pour ses droits. 1/ Nous voulons des mesures d’urgence contre la vie chère pour pouvoir vivre de notre travail : Plutôt que des primes non cotisées, des augmentations générales de salaire pour toutes et tous, y compris Smic, point d’indice et pensions pour améliorer nos quotidiens et nos lendemains. 2/ L’arrêt des guerres et une paix juste et durable Non pas aux conditions des agresseurs, mais dans le respect du droit international. Nous manifesterons notre solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d’extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort, ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international. 3/ L’égalité, la liberté et la fraternité Contre la division qui affaiblit les travailleurs et détourne la légitime colère, nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies. Face à l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et unitaire ! L’action syndicale, ça paie ! Rien n’est écrit d’avance, mais nos luttes font la différence. Sans la mobilisation de la CGT avec l’intersyndicale, ils n’auraient jamais reculé sur le 1er mai. Parce qu’il n’y a pas de droits sans syndicat et pas de syndicat sans syndiqué·es, c’est le moment de s’organiser.Pour connaître ses droits et les défendre, pour gagner des augmentations de salaires et améliorer ses conditions de travail, on s’organise avec la CGT !

8 mars – Inégalités salariales : on compare, on répare !

À l’occasion du 8 mars, la CGT appelle l’ensemble des travailleuses et travailleurs à se mobiliser pour l’égalité réelle, l’augmentation des salaires, la fin des violences et la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines. Un village féministe se tiendra Place Stalingrad dans le 19ème arrondissement de 11h à 14h et une manifestation aura lieu à 14h (lieu de rendez-vous à venir). Avec la CGT, on revendique : Gagner l’égalité, c’est mettre fin au dumping social lié aux différences de rémunérations entre femmes et hommes qui tire tous les salaires vers le bas. Tout le monde y gagne ! On s’organise pour gagner l’égalité salariale Avec qui/quoi ? Quels sont mes droits ? Pour mettre fin aux inégalités de salaire et de carrière, on la joue collectif ! Les inégalités de salaire et de carrière sont connues, les causes et les mécanismes aussi, reste maintenant à agir ! Les lois qui existent étant insuffisantes et mal appliquées, les inégalités salariales et professionnelles entre les femmes et les hommes demeurent, massives. Y remédier, c’est d’abord et avant tout une question de justice : c’est notre dû ! Les négociations annuelles obligatoires (les NAO) La période des NAO est le bon moment pour porter l’égalité salariale en entreprises. Les NAO doivent être l’occasion de demander une augmentation générale des salaires et une réparation des inégalités faites aux femmes. Les accords égalité femmes-hommes dans les entreprises Les accords égalité femmes-hommes doivent permettre de mettre en œuvre les mesures préventives et correctives adaptées, sur la base d’un diagnostic complet et fiable. La base, c’est donc déjà d’identifier précisément les inégalités entre les femmes et les hommes pour actionner les bons leviers. Aujourd’hui, l’Index égalité qui est utilisé masque en grande partie les écarts de salaire et de carrière femmes-hommes mais il peut en laisser apparaître qui justifieraient par exemple la mise en place d’une enveloppe spécifique dédiée à la suppression des écarts (indépendamment du budget lié aux promotions classiques et aux augmentations générales de salaire). Les négociations de branche Les négociations au niveau des branches professionnelles doivent permettre de réviser les classifications d’emplois et les grilles de salaires à partir d’une opération d’évaluation de la valeur des emplois qui permette de reconnaître le travail à sa juste valeur. Aujourd’hui, les femmes sont surreprésentées dans des métiers dévalorisés, notamment dans les secteurs du nettoyage, du secrétariat, du soin et du lien, de l’hôtellerie-restauration ou encore de la grande distribution. Les compétences professionnelles mises en œuvre dans ces métiers ne sont pas reconnues et le travail y est donc sous-payé. Tout l’enjeu est d’utiliser désormais des critères non discriminants dans l’évaluation des emplois de façon à garantir un salaire égal pour un travail de valeur égale et faire ainsi en sorte que les femmes et les hommes, à niveau de qualification équivalent, perçoivent le même salaire. Les recours en justice On peut aussi mener des actions de groupe en justice pour faire sanctionner les entreprises et obtenir réparation du préjudice subi sur la carrière et à la retraite.Pour continuer à sous-payer et à discriminer les femmes, les entreprises savent faire bloc ensemble et font pression, avec succès, sur les pouvoirs publics qui ne prennent pas les mesures de nature à imposer l’égalité salariale. Soyons toutes et tous soudé·es pour faire front et arracher l’égalité ! La transparence sur les rémunérations, un levier pour gagner l’égalité femmes-hommes au travail ! La France doit transposer cette année en droit français une directive européenne qui prévoit notamment : Ces dispositions changeront la donne en profondeur si l’esprit du texte européen est respecté. Or, les concertations entre syndicats, gouvernement et patronat font craindre le pire. Contre une transposition au rabais, la mobilisation de l’ensemble du monde du travail est indispensable ! 🔗 Retrouvez davantage d’informations sur le site égalité professionnelle de la CGT

Contre la criminalisation de l’antifascisme ! Pour un front unitaire antifasciste !

Communiqué de VISA 93 (Vigilance InterSyndicale Antifasciste) – dont la CGT-FSU-Solidaires-CNT-FSE-SAF sont membres Depuis les affrontements survenus à Lyon, avec la mort d’un jeune néo-fasciste, pour laquelle désormais la justice approfondit ses investigations, une véritable campagne médiatico-politique s’est déployée pour criminaliser l’antifascisme. Dans une totale inversion des valeurs, cette instrumentalisation glorifie les nervis fascistes, criminalise l’antifascisme, et une certaine vulgate excluent de « l’arc républicain » la première organisation parlementaire de gauche, LFI pour dans le même mouvement coopter le FN-RN « dans le cercle de la raison », si cher aux libéraux de toutes obédiences.La banalisation de l’extrême droite connaît donc une nouvelle accélération. Il est désormais clair qu’une frange de plus en plus importante de l’élite patronale, médiatique, et politique a décidé de pactiser avec l’extrême droite. Les avocats du Capital, dont le premier d’entre eux Emmanuel Macron, ne font passer leurs régressions sociales qu’à l’aide d’autoritarisme et de passage en force institutionnel qui piétine l’esprit de notre démocratie. Les résistances ouvrières, sociales et populaires, bien que trop souvent éparses, arrivent tout de même à freiner ces régressions néolibérales. Cela est manifestement trop pour un capital aux abois prêt à l’ultime compromission pour maintenir son système, ses prérogatives, ses privilèges et ses profits ! Il s’agit ainsi de faire porter la responsabilité de la violence aux franges les plus combatives de la gauche politique et sociale, dans un inversement de valeurs totalement grossier, mais qui peut bénéficier de la puissante caisse de résonance des médias de milliardaires d’extrême droite et de droite extrême, et de la connivence de trop nombreux médias de masse. Nous refusons toute remise en cause des libertés publiques et syndicales. Le droit de manifester, de s’organiser, de se syndiquer, de contester et de critiquer le pouvoir est au cœur de toute démocratie réelle. Criminaliser l’antifascisme ou assimiler les mobilisations sociales à des menaces pour l’ordre public constitue une atteinte grave à ces libertés fondamentales. Or la réalité indéniable, c’est la recrudescence de violences de groupe d’extrême droite pouvant aller jusqu’aux homicides comme ce fut le cas pour Clément Meric, Martin Aramburu, Angela Rostas, Hichem Miraoui … En Seine-Saint-Denis, ces dernières années, des groupuscules fascistes de plus en plus désinhibés ont organisé différentes provocations visant à stigmatiser et insulter les habitants du département. Banderole xénophobe sur le toit de la CAF 93 en 2019, attaque sexiste et raciste de photos de femmes voilées séquano-dyonisiennes lors d’une exposition à la basilique st-Denis, tags pro-Algérie française et incendie d’un édifice départemental portant le au nom d’une militante féministe et anticoloniale en 2025 … L’Action française, organisation qu’a fréquenté Quentin Deranque, a été créée lors de l’affaire Dreyfus par des antidreyfusards antisémites, et continue aujourd’hui de propager son antisemitisme. Ces provocations, ce verbe de la haine et du racisme, ces violences, ces crimes, sont actuellement totalement invisibilisés pour faire place à une propagande qui alimente la fascisation du pays. Nous vivons un processus qui prépare, idéologiquement et matériellement, la construction d’un État de guerre ouverte contre l’ensemble des mouvements d’émancipation pour l’égalité et contre le racisme, le patriarcat, l’exploitation et la destruction de l’environnement. Un État cherchant plus profondément à anéantir toute forme de dissidence et tout espace de contre-pouvoir. Un État atomisant ainsi sa population et l’encadrant idéologiquement, afin de tenter de relancer l’accumulation du capital.Au-delà des divergences, les forces du mouvement social, syndical, associatif et politique doivent faire front commun. C’est dans le rassemblement de notre camp social, dans la solidarité active, que nous pourrons faire obstacle à la banalisation de l’extrême droite. Nous ne nous résignerons jamais à l’avènement du fascisme ! Nous continuerons à revendiquer nos engagements antifascistes. L’antifascisme c’est l’auto-défense, politique, sociale, syndicale, contre la bête immonde ! L’antifascisme c’est défendre nos conquêtes, nos libertés, nos vies ! Aujourd’hui plus que jamais, Siamo Tutti antifascisti ! visa93@proton.me // VISA93 sur Bluesky

Le 22 janvier, l’Assemblée ne doit pas nous voler le 1er mai !

Une proposition de loi (PPL) a été déposée par des sénateur·ices centristes l’année dernière en réponse à un lobbying patronal intensif pour « permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai », c’est-à-dire en fait : revenir sur le principe du 1er mai comme seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré. Le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de déclencher la procédure accélérée. Adopté au Sénat, le texte passe à l’Assemblée nationale le 22 janvier prochain. Adopté au Sénat, le texte passe à l’Assemblée nationale le 22 janvier prochain Soutenus par le gouvernement de l’époque qui n’a rien trouvé de mieux que de déclencher la procédure accélérée au parlement, leur urgence après nous avoir volé deux années de vie à la retraite et avoir essayé de nous voler deux jours fériés, c’est maintenant de s’attaquer au 1er mai ! S’attaquer au 1er mai c’est remettre en cause cent ans d’histoire de luttes sociales, et de reconnaissance du droit au repos Si le 1er mai est aujourd’hui le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré dans le Code du travail, c’est qu’il a une très longue histoire ! Il existe depuis plus de cent ans, marqué à la fois par la revendication de diminuer le temps de travail et par la répression violente provoquée. D’abord avec les manifestations mortelles à Chicago en 1886 où les syndicats ouvriers états-uniens revendiquent la journée de huit heures, puis en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies dans le Nord le 1er mai 1891. Le 1er mai devient une journée chômée en avril 1919, détournée sous le régime de Vichy en « fête du travail ». À la suite du Conseil national de la Résistance, elle est réintroduite à partir de 1946 avant d’être instituée définitivement comme jour férié, chômé et payé. Fériée dans 24 des 27 pays de l’Union européenne et dans la plupart des pays du monde, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs n’est pas un jour férié comme les autres !Prétendument à destination des petits commerçants, cette PPL introduirait une concurrence à la faveur des grands groupes – c’est la loi Carrefour-Interflora ! Le Code du travail prévoit non seulement le travail salarié dans des secteurs qui ne peuvent pas s’arrêter (hôpitaux, transports publics, électricité…), mais autorise par ailleurs les petits commerçants à ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler de salarié·es. Ce sont donc les seuls qui peuvent ouvrir actuellement ; étendre la dérogation du travail salarié le 1er mai c’est introduire en fait une distorsion de concurrence par les grands groupes. Autrement dit, non seulement les petits commerces indépendants de proximité n’ont pas besoin de cette PPL mais celle-ci va se retourner contre eux ! Prise au nom de la boulangerie du coin et de fleuriste de quartier, ce qui est proposée en fait c’est la loi InterFlora, Marie Blachère, Grand frais, Carrefour… « L’insécurité juridique », un prétexte pour étendre la dérogation Pour justifier leur empressement à s’attaquer au 1er mai, le grand patronat et les parlementaires qui défendent la proposition de loi mettent en avant l’insécurité juridique. En cause le fait qu’actuellement les établissements concernés par la dérogation (ceux « qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail ») ne sont pas listés et qu’il existerait une ambiguïté pour les employeurs. Or rien n’empêche de prendre un décret d’application de la loi existante en listant strictement les établissements visés. Pire finalement, on justifie d’assouplir la loi existante parce qu’elle ne serait pas respectée, on récompense donc une infraction !Précision par ailleurs que l’insécurité juridique est à relativiser fortement au vu du nombre de sanctions dérisoires prononcées (en 2025 seules 3 boulangeries sur 35 000 ont été sanctionnées, avant d’être finalement relaxées en partie par le tribunal).En vérité, l’intention n’est pas de sécuriser mais bien d’étendre la dérogation et de remettre en cause l’exceptionnalité qu’est le 1er mai. Une première brèche pour nous voler un jour de repos rémunéré La proposition de loi prévoit d’étendre la dérogation aux « commerces de bouche » (boulangeries, boucheries, traiteurs, etc.), aux commerces de vente alimentaire au détail (primeurs mais aussi supermarchés), aux fleuristes et aux établissements culturels (cinémas, musées…). Elle a donc vocation à concerner des centaines de milliers de salarié·es de ces secteurs, et ouvre en plus une brèche dangereuse. En effet, une fois qu’un principe saute, on sait malheureusement que la dérogation s’étend progressivement. L’illusion du volontariat et des majorations Pour nous attirer on nous parle de majorations, et pour nous rassurer on prévoit le volontariat… Or l’expérience de la banalisation du travail le dimanche nous apprend qu’une fois que le travail se normalise il n’y a très vite plus de majorations. D’ailleurs la « majoration » actuelle est très relative, sachant que les salarié·es qui ne travaillent pas le 1er mai sont par principe déjà payé·es… Heureusement qu’elles et ils sont payé·es « double » s’ils et elles travaillent ce jour-là : être payé·e une fois en plus pour travailler une journée de plus, ça n’est pas une majoration ! Quant au volontariat, les salarié·es savent à quel point il s’agit d’une fiction dans le contrat de travail caractérisé par le lien de subordination. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement (c’est-à-dire un chantage au moment de l’embauche). Croire que le ou la salarié·e peut refuser de travailler le 1er mai c’est croire qu’il ou elle négocie son contrat de travail… Envisager que des salarié·es puissent être volontaires révèle surtout que les salaires sont trop faibles ! Quand on a le choix, on est content d’avoir un jour férié comme le 1er mai. Ce qui nous est proposé c’est la remise en cause d’un jour de repos rémunéré. Pour manifester, pour être en famille, pour profiter d’un repos souvent bien mérité, pour avoir des temps de société partagés, défendons notre 1er mai ! L’ensemble des organisations syndicales le défend. 📍 Rassemblement le 22 janvier à 10 heures devant l’Assemblée nationale

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