Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Pour nos salaires et nos conditions de travail…Tous et toutes, Gagnons la grève du 29 septembre, refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le 8 juillet dernier, le ministre des Comptes publics a exclu toute revalorisation du point d’indice. Toutes les organisations syndicales de la Fonction publique ont alors quitté la réunion et appellent à une journée de grève et de manifestations le mardi 29 septembre. Les projets de budget 2027 annoncent une nouvelle cure d’austérité pour les Services publics. Ainsi, le gouvernement poursuit leur casse tout en allongeant et favorisant le budget militaire… Des choix politiques inacceptables. Dans l’Éducation nationale, au mépris salarial, s’ajoutent un budget rétréci, des classes surchargées, des locaux inadaptés au changement climatique, une sécurité informatique plus que précaire ou encore un plan de licenciement massif de contractuel·les. Toutes les raisons de se mobiliser pour exiger une revalorisation salariale et des moyens pour le Service public d’Éducation. Le point d’indice (la base de nos rémunérations) n’étant plus indexé sur l’inflation, il a perdu 32,1 % de sa valeur depuis 2000 et 15,62 % depuis 2017. Depuis 2023, la perte moyenne est de 112 €/mois en catégorie C, 142 € en cat. B et 216 € en cat. A. Résultat : 862 000 agent·es, dont de nombreux personnels précaires de l’Éducation (AESH, AEd, catégorie C…), doiventtoucher une indemnité différentielle pour atteindre le SMIC. Cette politique est parfaitement assumée par les différents gouvernements, sur le dos de l’austérité et de la diminution de la dette publique. Pourtant l’argent existe : 211 milliards d’€ sont versés chaque année aux entreprises sans aucune contrepartie. La DEPP a communiqué cet été sur le salaire moyen des enseignant·es qui serait de 3 090 € net/mois en moyenne. Le calcul est biaisé car il englobe toutes les primes et indemnités, inégalitaires et non retenues pour le calcul des retraites… Méthode contestable d’autant plus qu’elle change chaque année pour profiter àl’affichage ministériel… et qui exclut les contractuel·les (2 130 € en moyenne, elles·eux aussi payé·es en points d’indice) tout en masquant le décrochage du début de carrière. Un·e stagiaire touchait plus de deux fois le SMIC dans les années 1980 et à peine le SMIC aujourd’hui. Les enseignant·es gagnent toujours 900 € de moins par mois que les autres cat. A. Ce chiffre de communication ne change rien à nos fins de mois. 3256 postes d’enseignement supprimés en cette rentrée et qui s’ajoutent aux précédentes suppressions alors que les effectifs d’élèves ont augmenté depuis 2017. La « déprise démographique » est le prétexte récurrent pour les gouvernements pour supprimer des postes alors que le manque de personnels est à déplorer tous les ans. La baisse démographique doit permettre de diminuer les effectifs/classe et non de faire des économies. Classes sans enseignant·e, contractuel·les précarisé·es puis licencié·es, AEd et AESH en nombre insuffisant : c’est toujours « faire plus avec moins ». Cette pénurie de personnels touchent indifféremment les services administratifs, techniques, sociaux et de santé… Une politique d’austérité aveugle qui pénalise tout le système. Locaux surchauffés l’été, mal isolés l’hiver, jamais rénovés « faute de budget », mais surtout de volonté politique…Et depuis cet été, l’insécurité numérique s’ajoute à la liste : la cyberattaque du groupe ZeroBytes a exfiltré 43 Go de données et bloqué SIECLE, I-Prof, Onde dans plusieurs académies à quelques jours de la rentrée. L’institution numérise à marche forcée, mais reste incapable de protéger nos données et celles des élèves. Et ce n’est pas à eux·elles d’en subir les conséquences. Quand on pense avoir touché le fond niveau conditions de travail, le ministère creuse encore… contre nous ! Toutes et tous en grève et en manifestation le mardi 29 septembre Imposons une autre politique pour les salaires et pour l’École

CSA-SD du 2 septembre : 48 fermetures de classes supplémentaires, ce sont 403 classes que le ministère aura fermées pour cette rentrée 2026

Mercredi 2 septembre se tenait le CSA-SD du premier degré organisant les « ajustements de rentrée ». Si nos organisations syndicales sont parvenues à obtenir l’annulation de 11 fermetures, 48 fermetures de classes ont finalement été actées par la directrice académique. Dans le même temps, 39 ouvertures de classes ont été annoncées. Jamais il n’y avait eu autant de fermetures de classes en septembre, percutant de plein fouet la rentrée de nombreux enseignant-es, de leurs élèves et de leurs familles. La CGT dénonce avec force cette décision brutale qui porte à 403 le nombre de fermetures pour l’année 2026-2027, soit près d’une école sur 2 impactée en moyenne. La baisse démographique ne doit pas faire oublier les 1891 suppressions de poste dans le premier degré en cette rentrée, ni les 10 000 postes supprimés depuis 2017. Cette baisse dans le 1er degré, doit être l’occasion d’abaisser les effectifs par classe et de réduire ainsi les écarts avec les autres pays de l’OCDE dont les classes sont composées d’en moyenne 19 élèves par classe. C’est ce que la CGT exige avec l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT, dans le cadre d’un plan d’urgence et pour en finir avec le taux d’échec scolaire insupportable dans notre département. Nous dénonçons également les conditions de préparation de cette carte scolaire, entravée par la cyber attaque de cet été. Celle-ci a rendu caduque l’application ONDE qui trait jusqu’au jour de la rentrée, et a mis sous pression l’ensemble des personnels de la classe à la circonscription avec le maintien du CSA-SD au lendemain de la rentrée. La cyberattaque ne pourra pas excuser ces choix politiques bien insuffisants et ce manque cruel de moyens pour accompagner les écoles, les collègues et les élèves ». Pour toutes ces raisons, le 29 septembre, nous appelons l’ensemble des personnels à se mobiliser et à se mettre en grève, pour nos salaires, alors que nous avons perdu 23 % de rémunération en 20 ans, et pour un plan d’urgence pour l’éducation.

Pour le réemploi des contractuel·les non renouvelé·es : compte-rendu de la délégation intersyndicale / AG en visio

La CGT Educ’action Créteil organise une assemblée générale en visio le 9 septembre pour les contractuel·les.Le lien pour s’y connecter : https://cloud.ferc-cgt.org/apps/bbb/b/KTLkF2YpZJLemEge Le 26 août, après un rassemblement plein de détermination pour le renouvellement des contrats des collègues non-titulaires de l’académie de Créteil, une délégation intersyndicale a été reçue à 16h30 par le Recteur, la directrice adjointe de cabinet, le directeur des ressources humaines et le chef de service de la DPE. Audience que le Recteur a voulu expédier en 30 minutes, à l’occasion de laquelle il a considéré que revendiquer la reconduction de tous les contrats alors que nous savions qu’il était empêché par des contraintes budgétaires relevait du « populisme ». Nous avons quand même insisté lors de cette audience pour rappeler que nous demandons le renouvellement de tous les contrats et que l’année scolaire ne pourra être que chaotique si nous manquons de collègues pour assurer les cours devant les élèves. La situation est aussi très grave pour les collègues à qui l’on a annoncé qu’ils ne travailleraient plus à la rentrée. Selon les chiffres que nous a communiqués le rectorat lors de l’audience, 412 collègues ont vu leur contrat se terminer avec l’académie de Créteil en cette rentrée. 318 de ces collègues restent encore « dans le vivier » et peuvent être rappelés en fonction des besoins dans les différentes disciplines. Cependant, encore selon les informations que nous avons collectées lors de l’audience, les services du rectorat estiment avec satisfaction qu’à l’heure actuelle 91% des besoins en enseignant-es, Psy-En et CPE sont pourvus. Le réemploi des collègues mis en vivier ne concernera donc que quelques personnes à la marge. Nous avons rappelé que cette décision était inadmissible dans les conditions actuelles d’apprentissages des élèves de notre académie. De plus, nous savons que beaucoup des collègues concernés par le non-renouvellement de leur contrat, ont beaucoup d’ancienneté dans l’académie et dans l’Education Nationale. Il est totalement illogique de se séparer de collègues expérimentés et compétents au profit peut-être de nouvelles embauches au cours de l’année. Nous avons aussi insisté sur l’attention portée aux cas des collègues de la part des services du rectorat et notamment les réponses aux recours qui sont généralement soit inexistantes soit très succinctes. Le rectorat doit comprendre que des vies de collègues se retrouvent totalement chamboulées par les décisions prises et que la précarité est un poids permanent pour les collègues. Afin d’orienter au mieux les collègues, nous avons demandé des éclaircissements sur les matières qui étaient en besoin en cette rentrée. Le chef de la DPE nous a indiqué que le rectorat avait besoin de collègues en Technologie et Sciences Physiques et que depuis l’envoi des lettres de non-renouvellement à la fin du mois de juin, ils avaient déjà fait des réemplois en Education Musicale, en Lettres Histoire, en Technologie et en Physique-Chimie. Cependant, le rectorat a aussi rappelé que suites aux incidents de cybersécurité survenus cet été, les affectations avaient pris du retard, et continuaient d’être ralenties. Ainsi, certains collègues qui seraient affectés ces jours prochains, pourraient ne pas le savoir, puisque les outils de communication numériques ne sont pas encore complètement opérationnels. Aussi, les chef.fes d’établissements ont reçu la consigne de contacter directement les collègues nouvellement affectés. Nous conseillons donc aux collègues d’être particulièrement attentifs à cela. La remontée des besoins depuis les établissements se faisant aussi au compte goutte, certaines affectations pourraient se faire tardivement. Le rectorat a fortement insisté sur le fait qu’ils étaient ouvert-es à répondre à toutes les situations individuelles donc si vous vous trouvez dans cette situation, n’hésitez pas à nous contacter. Nous le rappelons, il s’agit cependant pour nous d’un problème collectif et structurel. Dès la pré-rentrée, dans nos établissements, nous découvrirons la liste des postes non pourvus, avec des remplacements non effectifs. La remontée des éléments du terrain doit nous permettre de demander immédiatement et avec force le renouvellement des contrats des 412 collègues !Nous avons demandé aussi à cette fin, que nous soit communiqué, dès octobre, le nombre de contrats effectivement reconduits, ainsi que les disciplines concernées, et ce afin que nous puissions les mettre face à l’intérêt de nos revendications.

Stagiaires 2026-2027 – le guide complet

La Cgt educ’action Créteil organise cette année une réunion d’information en visio le 9 septembre de 16H à 18H pour répondre aux questions et demandes d’accompagnement des stagiaires. Voici le lien : https://cloud.cgteduc.fr/apps/bbb/b/naDpMcj4257gHfPZ La baisse du nombre de candidat∙es aux concours illustre à quel point nos métiers souffrent d’un déficitd’attractivité. Malgré une communication bien rodée de la part du ministère, les moyens alloués pour lesrevalorisations ou pour améliorer les conditions de travail sont restés bien insuffisants pour enrayer cettecrise. Or, la réforme de la formation initiale mise en place par le ministère pour cette rentrée n’est pas lasolution pour regagner de l’attractivité. Enseigner est un métier qui apporte de nombreuses satisfactionsmais il doit être revalorisé et doit pouvoir s’exercer dans des conditions dignes. Enseigner ne s’improvise pas, enseigner est un métier qui s’apprend ! Si la CGT Éduc’action est pour un concours au niveau L3 et une formation de deux années sous statut scolaire,elle rejette fermement les modalités de formation et d’affectation imposées par le ministère (tout commeles conditions salariales). Malgré cela, cette année, en tant qu’élève fonctionnaire ou fonctionnaire stagiaire, tu pourrasdécouvrir ou tester des techniques pédagogiques innovantes et émancipatrices tout en confrontantdifférentes méthodes avec vos collègues. Faire partie d’une équipe est précieux et amène à partager desmoments collectifs qui peuvent aussi, parfois, se transformer en moments revendicatifs. L’informationprincipale à retenir est que la CGT Éduc’action pourra t’accompagner à tout moment. Les réformes de ces dernières années ont contribué à fragiliser les collectifs de travail et à accentuer le trisocial des élèves, à l’opposé de la vision émancipatrice de l’École que porte la CGT Éduc’action.Aller à la rencontre de nos militant∙es, c’est aussi l’occasion, pour vous, de débattre sur notre projetd’École. À travers ce guide, la CGT Éduc’action a voulu te fournir un maximum d’informations utiles sur toutes lesétapes qui vont jalonner ton parcours cette année et te permettre, ainsi, de débuter de façon plus sereine.Les militants et militantes, dans les académies, seront à tes côtés dans cette découverte du métier mais aussipour lutter pour de nouveaux droits. Au sommaire de ce guide : l’année de stage en résumé (licence ou master) / mon école, mon établissement / les textes de référence / l’INSPE / mes droits et devoirs / ma formation et ma titularisation / le reclassement…

Rassemblement le 26 Aout à 14H30 pour exiger le renouvellement de tou.tes les contractuel.les

La CGT appelle à se rassembler à partit de 14h30 mercredi 26 août devant le rectorat de Créteil contre les non-renouvellements d’enseignant·es contractuel·les qui marque cette rentrée dans nos trois départements, 93, 94, 77. La CGT dénonce cette situation inacceptable qui aggrave la précarité alors même que les besoins existent. Mobilisons-nous contre ces licenciements qui ne disent pas leur nom, et pour la titularisation sans condition des personnels contractuel·les !

Le rejet des PAS doit interroger le gouvernement sur sa politique d’inclusion scolaire

COMMUNIQUÉ DE LA CGT ET DU SNUIPP Alors qu’ils·elles étudiaient une proposition de loi sur l’École inclusive le mois dernier, les député·es ont rejeté la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS), mesure soutenue par le ministère, confirmant ainsi leur vote en commission des affaires culturelles et d’éducation. Pour nos organisations syndicales, ce vote (ainsi que les motivations des député·es) soutient notre position et celle des personnels vis-à-vis des PAS. La mise en place des premières expérimentations s’est faite de façon unilatérale par le ministère, sans négociation ni prise en compte de nos oppositions. De même, aucun bilan objectivé sur les moyens et les effets n’a été rendu public (malgré nos demandes répétées). On a assisté, de la part du ministère et des pouvoirs publics, à une campagne de promotion s’apparentant à de l’auto-persuasion, chose soulignée par les député·es. Les PAS ne sont pas la solution miracle à l’École inclusive. Alors que les dispositions actuelles permettant la prise en charge des élèves en situation de handicap et les élèves en difficultés scolaires ne sont pas tout le temps lisibles pour les familles, ce dispositif va ajouter des difficultés (notamment dans l’accès à la MDPH pour les familles). Nous dénonçons également le fait que sans cadrage national, il offre beaucoup trop de latitude aux autorités académiques qui l’instaurent à leur guise, entraînant trop de dysfonctionnements (principalement dans la gestion des AESH). Dans les faits, et c’est particulièrement frappant pour la préparation de la rentrée 2026, le développement de 500 nouveaux PAS entraîne le transfert de moyens d’enseignement (des postes en classe) vers le pilotage de ces dispositifs. À l’heure de l’austérité dans l’Éducation nationale et du manque flagrant d’enseignant·es dans les écoles, cette extension à moyens constants est inquiétante pour le Service public d’éducation. Nous estimons également qu’ils constituent une véritable remise en cause des missions-champs d’intervention de certain·es professionnel·les de l’Éducation comme les RASED et les ERSEH. Ils vont également participer à maintenir l’amalgame entre handicap et difficultés scolaires. Nos organisations réaffirment la nécessité d’accueillir tous·tes les élèves à l’École, mais aussi le fait qu’ils·elles soient accompagné·es par des personnels formés et en nombre suffisant. C’est pourquoi nous demandons le recrutement et la formation de personnels RASED afin qu’ils soient complets sur l’ensemble du territoire et qu’ils puissent exercer de vraies missions de prévention et remédiation, sans être cantonnés à être des personnels ressources. Nous rappelons aussi que la politique ministérielle pour l’école inclusive n’est pas à la hauteur des enjeux et revendiquons des moyens et un soutien sans faille aux personnels travaillant quotidiennement à sa mise en œuvre. Nos organisations exigent, entre autres, l’arrêt de la généralisation des PAS, le retour à une politique de formation des enseignant·es spécialisé·es exigeante et la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Fortes chaleurs : des risques mais aussi des droits

Alors que nous allons connaître un second épisode de canicule en un mois, le ministère ne prend toujours pas conscience des urgences. Les fortes chaleurs constituent un risque professionnel à part entière et dans notre département des températures supérieures à 40 °C sont annoncées. La CGT fait le point. 1. Canicule et plan ministériel : du vent mais rien de rafraîchissant Face à cette situation « dégradée », le ministre poursuit donc sa politique de bricolage permanent, avance des « solutions » inappropriées (voire déjà dépassées) et place personnels et élèves face à de nouvelles difficultés. La dernière sortie du ministre sur l’adaptation des horaires en période d’examens (seule mesure d’aménagement) révèle le manque de considération à l’égard d’élèves passant des épreuves majeures. Les élèves de bac professionnel en avaient été déjà victimes en composant sous des chaleurs insupportables.Voir notre communiqué dans son intégralité 2. Fortes chaleurs : quand c’est dur partout, c’est encore plus dur dans le 93 Dans notre département, comme nous l’avons démontré avec notre lutte pour un plan d’urgence dans le 93, la calamité de l’état du bâti aggrave grandement la situation : 3. C’est pourquoi la CGT et l’Intersyndicale FSU-CGT-SUD ont pris leurs responsabilités et ont interpellé le préfet du 93 « Lors du précédent épisode caniculaire des 28 et 29 mai derniers, nous avons constaté de nombreux malaises parmi les élèves comme parmi les personnels. Par ailleurs, le bâti scolaire demeure très largement inadapté à de telles conditions climatiques : isolation insuffisante, accumulation de chaleur dans les salles de classe, dispositifs d’aération défaillants, stores peu efficaces ou hors d’usage, points d’eau en nombre insuffisant. Comme vous le savez, l’immense majorité des établissements est, par ailleurs, dépourvue de climatisation. »« Dès lors, lorsque les conditions matérielles ne permettent plus de garantir la sécurité des agent·es et des élèves, des mesures exceptionnelles doivent être envisagées. Si aucun aménagement raisonnable des horaires, des locaux ou de l’organisation du service ne permet d’assurer un accueil sécurisé, la question de la fermeture temporaire des établissements concernés doit être explicitement posée. »Voir l’intégralité de notre courrier au préfet du 93 : 4. Pour la CGT, au delà de 30° dans les locaux, c’est non ! L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) estime qu’au-dessus de 30° pour une activité sédentaire et de 28° pour un travail physique, la chaleur constitue un danger pour la santé. Les mobilisations en particulier celles de la CGT du bâtiment ont porté leur fruit et permis de gagner le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 qui s’applique aussi aux personnels de l’éducation nationale. Celui-ci impose des obligations pour protéger les personnels lors des épisodes de chaleur intense (déterminés par Météofrance) : Cependant cette législation n’établit pas de température au-delà de laquelle un personnel ne peut occuper son poste. Il n’y aucun renforcement du droit de retrait. La CGT appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser :

21 juin rassemblement contre le racisme

La CGT est signataire de l’appel à manifester contre le racisme dimanche 21 juin qui partira à 14h de Barbès. Nous publions cet appel à se mobiliser pour la justice, la paix et la solidarité et à manifester le 21 juin pour construire un avenir juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Mobilisation générale pour la justice, la paix et la solidarité. Après la réussite forte et inspirante du rassemblement initié à Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, à l’appel de Bally Bagayoko, maire de la commune nouvelle de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, où plus de 15 000 personnes ont répondu présentes le 4 avril 2026, nous appelons à amplifier cette mobilisation. Cet appel s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de renoncer : humanistes, antifascistes, antiracistes, à toutes celles et ceux qui assument de combattre les actes et les propos racistes qui se généralisent jusqu’au sommet de l’État. Parce que le racisme est systémique, la réponse doit être politique. Nous ne pouvons accepter les lois qui discriminent des parties de la population et banalisent le racisme, ni les complaisances, les silences et les renoncements de beaucoup face aux discours médiatiques et politiques qui portent la haine et le rejet. Il n’y a pas de place pour l’indifférence Nous appelons la jeunesse à se lever, les universitaires à éclairer, les artistes à créer et à dénoncer, les médias républicains à informer avec responsabilité. Nous appelons les féministes, les personnes sans papiers, les acteurs et actrices engagés pour la paix, contre les dominations et les injustices. Nous appelons les syndicalistes, les associatifs, les habitantes et habitants des quartiers populaires comme de tous les territoires, les intellectuel-le-s, les sportifs et sportives, les créateurs et créatrices, et toutes les forces vives de la société. Face à la montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de la négrophobie, de l’antitsiganisme, du racisme anti-asiatique et de toutes les formes de haine, face à la progression des idées d’extrême droite et des discours de division, il n’y a pas de place pour l’indifférence. Nous refusons la banalisation de ces idées et affirmons notre détermination à y faire barrage par la mobilisation.Le 21 juin rassemblons-nous à Paris pour porter haut une exigence : celle d’une société réellement égalitaire, fraternelle et libre. Une marche pour affirmer notre attachement commun aux valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Ce rendez-vous est un appel à l’engagement, à la dignité, à la solidarité active. Il est un appel à construire un avenir solidaire, juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Le 21 juin, marchons ensemble. Nombreu-s-es, solidaires, déterminé-e-s.

Devant les nouvelles provocations du ministère en audience, l’intersyndicale ne lâche pas l’affaire !

L’intersyndicale éducation 93, accompagnée de représentant.es nationales.aux a été reçue le 3 juin au ministère par le Directeur de cabinet, la Directrice des ressources humaines, la conseillère à l’égalité territoriale, la directrice de l’enseignement scolaire et la DASEN du 93. Le niveau de responsabilité de nos interlocuteurs.trices du jour et le faste de la bibliothèque du ministère comme lieu de l’audience pouvait nous faire croire à un changement de paradigme ministériel concernant la prise en considération de nos revendications. Nous pensions à minima être considéré.es sérieusement après l’audience consternante du 12 mars. Nous avons défendu avec détermination les droits du département le plus pauvre de la France hexagonale où l’État investit moins qu’ailleurs et ne remplit pas sa mission d’égalité des chances pour tous les élèves du 93. 846 millions c’est le rabais que s’autorise l’état en dépensant 30% de moins pour nos élèves que dans le reste du territoire. Ce constat, factuel et documenté, le ministère y répond en nous indiquant que l’état « continue d’investir dans le 93 », et que l’accompagnement des élèves à besoins particuliers va s’améliorer largement avec le déploiement des PAS. Notre interlocutrice a cru bon ajouter que l’académie « surconsommait » des AED et pour finir que le ministère « aurait pu supprimer beaucoup plus ».Nous aurions pu croire un instant à une caméra cachée : il n’en était rien. Il s’agissait simplementde la vision du 93, qualifié de « territoire complexe et éruptif », depuis la rue de Grenelle.Ces propos ont sonné comme une provocation à l’égard des personnels et parents d’élèvesmobilisés depuis 2 ans. La situation de la Seine-Saint-Denis pour la rentrée prochaine, c’est une saignée pour laréussite de nos élèves : La lutte doit se poursuivre plus que jamais, en particulier dans le cadre de la prochaine rentrée qui s’annonce sous haute tension. Nous le savons : sans déblocage d’une rallonge financière extraordinaire significative, il est illusoire d’imaginer améliorer la situation de l’école publique dans notre département. Nous avons ainsi obtenu une nouvelle audience à la rentrée. A l’heure où les bilans de rentrée dans les départements se font en DSDEN, le 93, fort de sa mobilisation depuis 2 ans, ira faire le sien au ministère, toujours déterminé et dans la lutte pour un plan d’urgence pour notre département. L’enjeu sera le budget 2027 !Nous ne lâcherons pas l’affaire devant les provocations du ministère !

Brèves de luttes et de victoires CGT Educ’93 – Janvier-Avril 2026

Au quotidien, au plus près des travailleurs et travailleuses, la CGT Educ’93 est présente sur le terrain et dans les audiences, tant dans l’accompagnement que dans les luttes collectives . Si l’administration et nos dirigeant.e.s tentent de faire croire que l’action syndicale n’apporte pas à la cause des agent.e.s, nous apportons la preuve du contraire ici ! Autant de victoires que nous avons gagné sur ce 1er trimestre 2026 !

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