Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) : une généralisation imposée sans garanties pour les AESH

Après deux rejets par le Parlement, l’Exécutif poursuit le déploiement expérimental national des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS), sans évaluation des expérimentations, ni concertation suffisante avec les personnels concernés. Au cours du mois de juillet, en pleines vacances scolaires, des AESH ont reçu sur leur messagerie professionnelle un avenant à leur contrat actant leur passage en PAS. Cette méthode soulève de fortes inquiétudes : informations insuffisantes-partielles-tardives, délais contraints, absence d’interlocuteur·rices disponibles et incertitudes sur les nouvelles conditions d’affectation. Les PAS pourraient conduire à des périmètres d’intervention élargis, à des changements d’affectation en cours d’année et à des déplacements supplémentaires, sans garanties suffisantes ni revalorisation salariale. Des personnels toujours précarisésÀ ce jour, aucune garantie claire n’est apportée sur les missions, les affectations ou les conditions de travail des AESH dans ce nouveau cadre. Cette absence de sécurisation intervient alors que leur rémunération demeure très proche du SMIC, y compris après plusieurs années de contrat. Une généralisation qui doit être suspendueNous demandons la suspension du déploiement généralisé des PAS tant qu’un bilan sérieux des expérimentations n’a pas été présenté et qu’une véritable concertation n’a pas été menée avec les AESH et leurs représentant·es. L’École inclusive ne peut être construite dans l’urgence, sans moyens humains suffisants et sans reconnaissance professionnelle des personnels qui la font vivre au quotidien. La multiplication des mesures méprisantes à l’égard des personnels pousse nombre d’entre eux à démissionner. D’autres refusent les avenants proposés, ce qui ouvre au licenciement et à l’indemnisation chômage. Les AESH doivent bénéficier de missions clairement définies, d’affectations sécurisées, de moyens adaptés, d’une revalorisation salariale et d’un véritable statut de la Fonction publique. Le ministère doit cesser les passages en force et donner à l’École inclusive les moyens de fonctionner réellement. Montreuil, le 4 septembre 2026
CSA-SD du 2 septembre : 48 fermetures de classes supplémentaires, ce sont 403 classes que le ministère aura fermées pour cette rentrée 2026

Mercredi 2 septembre se tenait le CSA-SD du premier degré organisant les « ajustements de rentrée ». Si nos organisations syndicales sont parvenues à obtenir l’annulation de 11 fermetures, 48 fermetures de classes ont finalement été actées par la directrice académique. Dans le même temps, 39 ouvertures de classes ont été annoncées. Jamais il n’y avait eu autant de fermetures de classes en septembre, percutant de plein fouet la rentrée de nombreux enseignant-es, de leurs élèves et de leurs familles. La CGT dénonce avec force cette décision brutale qui porte à 403 le nombre de fermetures pour l’année 2026-2027, soit près d’une école sur 2 impactée en moyenne. La baisse démographique ne doit pas faire oublier les 1891 suppressions de poste dans le premier degré en cette rentrée, ni les 10 000 postes supprimés depuis 2017. Cette baisse dans le 1er degré, doit être l’occasion d’abaisser les effectifs par classe et de réduire ainsi les écarts avec les autres pays de l’OCDE dont les classes sont composées d’en moyenne 19 élèves par classe. C’est ce que la CGT exige avec l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT, dans le cadre d’un plan d’urgence et pour en finir avec le taux d’échec scolaire insupportable dans notre département. Nous dénonçons également les conditions de préparation de cette carte scolaire, entravée par la cyber attaque de cet été. Celle-ci a rendu caduque l’application ONDE qui trait jusqu’au jour de la rentrée, et a mis sous pression l’ensemble des personnels de la classe à la circonscription avec le maintien du CSA-SD au lendemain de la rentrée. La cyberattaque ne pourra pas excuser ces choix politiques bien insuffisants et ce manque cruel de moyens pour accompagner les écoles, les collègues et les élèves ». Pour toutes ces raisons, le 29 septembre, nous appelons l’ensemble des personnels à se mobiliser et à se mettre en grève, pour nos salaires, alors que nous avons perdu 23 % de rémunération en 20 ans, et pour un plan d’urgence pour l’éducation.
Le rejet des PAS doit interroger le gouvernement sur sa politique d’inclusion scolaire

COMMUNIQUÉ DE LA CGT ET DU SNUIPP Alors qu’ils·elles étudiaient une proposition de loi sur l’École inclusive le mois dernier, les député·es ont rejeté la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS), mesure soutenue par le ministère, confirmant ainsi leur vote en commission des affaires culturelles et d’éducation. Pour nos organisations syndicales, ce vote (ainsi que les motivations des député·es) soutient notre position et celle des personnels vis-à-vis des PAS. La mise en place des premières expérimentations s’est faite de façon unilatérale par le ministère, sans négociation ni prise en compte de nos oppositions. De même, aucun bilan objectivé sur les moyens et les effets n’a été rendu public (malgré nos demandes répétées). On a assisté, de la part du ministère et des pouvoirs publics, à une campagne de promotion s’apparentant à de l’auto-persuasion, chose soulignée par les député·es. Les PAS ne sont pas la solution miracle à l’École inclusive. Alors que les dispositions actuelles permettant la prise en charge des élèves en situation de handicap et les élèves en difficultés scolaires ne sont pas tout le temps lisibles pour les familles, ce dispositif va ajouter des difficultés (notamment dans l’accès à la MDPH pour les familles). Nous dénonçons également le fait que sans cadrage national, il offre beaucoup trop de latitude aux autorités académiques qui l’instaurent à leur guise, entraînant trop de dysfonctionnements (principalement dans la gestion des AESH). Dans les faits, et c’est particulièrement frappant pour la préparation de la rentrée 2026, le développement de 500 nouveaux PAS entraîne le transfert de moyens d’enseignement (des postes en classe) vers le pilotage de ces dispositifs. À l’heure de l’austérité dans l’Éducation nationale et du manque flagrant d’enseignant·es dans les écoles, cette extension à moyens constants est inquiétante pour le Service public d’éducation. Nous estimons également qu’ils constituent une véritable remise en cause des missions-champs d’intervention de certain·es professionnel·les de l’Éducation comme les RASED et les ERSEH. Ils vont également participer à maintenir l’amalgame entre handicap et difficultés scolaires. Nos organisations réaffirment la nécessité d’accueillir tous·tes les élèves à l’École, mais aussi le fait qu’ils·elles soient accompagné·es par des personnels formés et en nombre suffisant. C’est pourquoi nous demandons le recrutement et la formation de personnels RASED afin qu’ils soient complets sur l’ensemble du territoire et qu’ils puissent exercer de vraies missions de prévention et remédiation, sans être cantonnés à être des personnels ressources. Nous rappelons aussi que la politique ministérielle pour l’école inclusive n’est pas à la hauteur des enjeux et revendiquons des moyens et un soutien sans faille aux personnels travaillant quotidiennement à sa mise en œuvre. Nos organisations exigent, entre autres, l’arrêt de la généralisation des PAS, le retour à une politique de formation des enseignant·es spécialisé·es exigeante et la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.
Mouvement intra du 1er degré : du 27 avril au 10 mai, circulaire enfin parue
Un manque de considération flagrant : une circulaire parue moins de deux semaines avant un mouvement qui débute pendant les vacances Avec une circulaire parue le 15 avril, la CGT dénonce l’amateurisme de la DSDEN qui maintient les collègues dans le flou à l’approche de cette étape cruciale de leur carrière. Une mutation ne s’improvise pas, d’autant plus lorsque 275 collègues sont touché·es par une mesure de carte scolaire suite aux fermetures de classes ! Pour rajouter à cette situation déjà plus que problématique le serveur sera fermé pour maintenance les 29 et 30 avril. Un mépris de plus pour ce mouvement et les collègues qui doivent y participer. Opérations de mutation : retrouvez les échéance ! Pour contacter la cellule départementale d’aide et de conseil, contactez le 01 43 93 72 03 et le service mouvement : ce.93mouvement-intra@ac-creteil Source : https://www.dsden93.ac-creteil.fr/spip/spip.php?article8954note de service : https://www.dsden93.ac-creteil.fr/spip/IMG/pdf/note_de_service_mobilite_intradepartementale_2026.pdf Du 27 avril 2026 (14h) au 10 mai 2026 (23h59)vous pourrez saisir ses vœux d’affectation par internet (Portail ARENA ; I-Prof – module MVT1D phase intra départementale). Résultats : le 15 juin à 14h00 Qui peut y participer ?– les fonctionnaires stagiaires nommé·es au 1er septembre 2025– celles et ceux qui souhaitent changer d’affectation. En cas de non satisfaction, ils seront maintenus sur leur poste d’affectation actuel.– les enseignant·es dont le poste a fait l’objet d’une fermeture– les enseignant·es affecté·es à titre provisoire– les enseignant·es qui souhaitent une réintégration après détachement, disponibilité, congé parental ou congé longue durée. Accusé de réception : 12 mai 2026 à partir de 14h00 (consultation et contestation du barème à renvoyer. Recours sur le barème : du 22 mai au 8 juin 23h59 (via Colibri), contactez-nous !Du 12 mai 2026 à partir de 14h00 au 21 mai 2026 – 23h59 : en cas de suppression de vœux ou d’annulation de la participation au mouvement, le 1er accusé de réception doit être transmis par le candidat, daté et signé, uniquement de manière dématérialisée via l’application Colibris Résultats : Le 15 juin 2026 à partir de 14h00 sur Iprof et recours entre le 16 et le 30 juin 2026. PHASE D’AJUSTEMENT À partir du 17 juin 2026 : La phase d’ajustement permet de pourvoir les postes restés vacants à l’issue du mouvement informatisé, notamment les postes à profil et les postes de direction.du 25 juin 2026 jusqu’au 24 juillet 2026 : Transmission des résultats de la phase d’ajustement aux enseignants via leur messagerie « ac-creteil.fr ». SAISIE DES VOEUX Les participant·es obligatoires et facultatifs au mouvement (c’est-à-dire les enseignant·es déjà titulaires d’un poste définitif) pourront réaliser 70 vœux maximum ( 65 vœux postes maximum et au moins 5 voeux groupés).Vœux groupés ( Plusieurs postes sont proposés dans un même groupe. Les vœux groupe remplacent les vœux géographiques et les vœux larges. Vous avez la possibilité de classer les postes au sein d’un groupe par ordre de préférence. Attention : en cas de non saisie des 70 vœux dont 5 vœux groupe à mobilité obligatoire pour les pour les participants obligatoires, une affectation dans une zone hors vœux sur un poste resté vacant pourra être attribuée à titre définitif. Vous pouvez lier vos vœux à ceux de votre conjoint pour faciliter le rapprochement. https://www.dsden93.ac-creteil.fr/spip/IMG/pdf/annexe_rapprochement_de_conjoint-conjointe_-_mvt_2026.pdf – 11 points sont attribués à tout le monde d’emblée, EFS compris·es.– Viennent ensuite les traditionnels 10 points par année d’expérience– et différents points de bonifications selon l’ancienneté dans une école à titre définitif, des bonifications également à partir de 2 ans à titre définitif dans une école REP ou REP+, et 1 point est octroyé pour chaque enfant de moins de 18 ans.– Des points de bonification existent également pour les enseignant·es affecté·es à titre provisoire sur des postes fractionnés tout au long de l’année.Pour rappel, si vous êtes touché-es par une mesure de carte scolaire– 460 pour un poste dans la même commune– 180 pour un poste dans une commune limitropheDans les 2 cas sera ajouté dans le barème le maximum de points ancienneté poste pour atteindre 19 points Les enseignants faisant l’objet d’une fermeture de classe dans le cadre des mesures de carte sont départagés à l’aide des critères suivants :1. un volontaire (conseil des maîtres),2. l’enseignant ayant la plus petite ancienneté à titre définitif parmi tous les enseignants de l’école,3. l’ancienneté de fonction d’enseignant du 1er degré (A1D),4. le numéro aléatoire (qui remplace le critère de l’âge),5. l’ancienneté générale de service (AGS),6. l’échelon,7. la date d’effet d’échelon,8. la date de la titularisation,9. le plus petit numéro agent (SIRH) LA CGT VOUS ACCOMPAGNE DANS VOTRE DEMANDE DE MUTATION. CONTACTEZ-NOUS SI VOUS AVEZ BESOIN DE CONSEILS.
Un rassemblement important contre les suppressions de classes et de postes, la lutte doit continuer pour le plan d’urgence 93 !

Un rassemblement important contre les suppressions de classes et de postes, la lutte doit continuer pour le plan d’urgence 93 ! Ce mardi 7 avril, près de 300 personnes étaient rassemblées à l’occasion du CDEN – Conseil Départemental de l’Education Nationale – . Parents, personnels de l’éducation, élu·es étaient réunis pour marquer leur opposition fondamentale au plan funeste prévu pour la rentrée : 275 fermetures de classes, 25 postes manquants dans les collèges. Nos organisations syndicales et association de parents d’élèves avons pris leurs responsabilités face à la brutalité de ces mesures et décidé de boycotter cette instance. L’objectif de cette instance était, entre autre, d’entériner les 275 fermetures de classes. Suite à la mobilisation des personnels et des parents d’élèves, des reculs ont été obtenus : 21 fermetures de classes ont été annulées, certaines mesures particulièrement contestées ont été corrigées, notamment le maintien des postes de CASEBEP. Nous prenons acte de ces inflexions, qui montrent que la mobilisation collective permet de faire bouger les lignes. Pour autant, ces ajustements restent très largement insuffisants. La situation de l’éducation dans notre département se dégrade à la vitesse de la lumière. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Nous le rappelons, notre combat est inédit. Il n’a pas de précédent. Des travailleur·euses aussi nombreux·euses, des parents aussi présent·es, tou·tes mobilisé·es aussi longtemps pour des problématiques d’intérêt collectif, on n’a jamais vu ça. L’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT et la FCPE revendique :– l’annulation des 275 fermetures de classes dans le 93 et des 3 256 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2026 ;– une dotation dans le 1er et le 2nd degré répondant aux revendications du Plan d’Urgence 93 ;– pour une réelle école inclusive : augmentation des postes d’AESH et reconnaissance de ces personnels avec la création d’un statut ;– la création de postes d’infirmiers et d’infirmières scolaires, d’assistant·es sociales et de psychologues éducation nationale pour le 1er et le 2nd degré.
Mesures de Carte Scolaire Comment agir ?

Le Comité Social d’Administration Spécial Départemental du 1er degré se réunit trois fois par an pour décider des mesures de carte scolaire : à la rentrée, en janvier et en juin.Cette année le groupe de travail aura lieu le 23 juin et le CSA-SD avec les décisions se réunira le 26 juin.Pour la CGT, la baisse démographique est l’occasion de réduire les effectifs dans toutes les classes, seule mesure pédagogique efficace à coup sûr ! Si vous craignez une fermeture de classe ou si vous avez besoin d’une ouverture, vous trouverez les fiches à nous retourner au plus tard le 20 juin en suivant ce lien :https://cloud.ferc-cgt.org/s/SSRWgLmDpZeqRyf Fonctionnement En fonction des prévisions d’effectifs fournis par les municipalités et les IEN (remontés des directions) et sur proposition des IEN, la DASEN décide d’ouvertures et fermetures de classe (MCS). C’est un jeu à somme nulle : il n’y a ni création ni suppression de poste à ce stade, c’est un jeu de réaffectation entre les écoles et le contingent de brigades de remplacement. Les collègues affectés par une MCS en septembre (pour l’année en cours) ou en juin (pour la rentrée suivante) sont placés en AFA (Affectation Fonctionnelle à l’année) et participeront au mouvement intra-départemental suivant avec une bonification. Si la MCS est décidée au CSASD de janvier, les collègues ne sont pas placés en AFA mais participent obligatoirement au mouvement, avec bonification. Comment agir ? Il arrive que les équipes soient mises en difficulté par les mesures proposées : classes surchargées, structure impossible, nombre d’EBEP par classe qui explose… ou au contraire, ouverture d’une classe et son cortège d’inscriptions alors qu’il n’y a pas de locaux disponibles… Voici la marche à suivre1) Remonter les informations au syndicat le plus tôt possible.Avant le GT préparatoire du CSASD, il faut obtenir les effectifs prévisionnels et faire des prévisions de structure en tenant compte des hypothèses de fermeture. Il faut montrer que la structure est intenable en cas de fermeture. Le syndicat vous fournit une fiche synthétique à remplir et une feuille de calcul pour simuler les structures :https://cloud.ferc-cgt.org/s/SSRWgLmDpZeqRyf 2) Faire feu de tout bois : tous les arguments sont bons à prendre : Logements encours de livraison, EBEP, problèmes de locaux, etc. Le but est et de nous donnerdes arguments en instance devant la DASEN 3) Alerter les parents d’élèves élu-es. Iels peuvent écrire à l’IEN pour influer sur ses propositions et à la DASEN et rechercher le soutien des élu-es de la municipalité par exemple. Protégez-vous, passez par le syndicat et les parents élu-es pour vos actions ! Envoyez les infos au syndicat le plus tôt possible !CGT Éduc’Action 93 – 01 55 84 41 02 – 93@cgteduccreteil.org