Syndicat CGT de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis

Plan de formation syndicale académique

La CGT-Educ’action remet en place pour l’année 2026-2027 un plan de formation syndicale. Connaître ses droits, les faire respecter, lutter pour en gagner de nouveaux font partie des raisons d’être du syndicalisme. Il s’agit de permettre aux militant.es d’appréhender des questions clefs touchant au métier et à l’ensemble des personnels, et ainsi ancrer leur légitimité auprès de leurs collègues et encourager le développement des sections syndicales. DROITS DES PERSONNELS NON-TITULAIRES La CGT Educ’action Créteil s’est toujours engagée dans la lutte contre la précarité et la défense des collègues non-titulaires. La formation doit permettre à l’ensemble des militant·es de pouvoir intervenir dans l’établissement, l’école ou le service sur les questions de précarité : connaissance du cadre réglementaire, premières procédures de défense des collègues, enjeux revendicatifs… Vendredi 16 octobre 2026 9h-17h – (demande à déposer avant le 16 septembre) MUTATIONS INTER-ACADÉMIQUES, COMPRENDRE, CONSEILLER ET AGIR Cette période est stressante pour les collègues qui doivent être affecté.es ou qui souhaitent repartir dans leur académie d’origine ou, tout simplement, changer d’académie. Demander une mutation est un droit, mais cela ne veut pas dire obligatoirement l’obtenir. Les points abordés seront : règles du mouvement, calcul du barème, stratégies à envisager et étude de situations concrètes… Jeudi 12 novembre 2026 9h-17h – (demande à déposer avant le 12 octobre) – En visio LA DÉMARCHE CGT SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL (NIVEAU 1) Nous subissons de nombreuses atteintes à notre santé et à notre sécurité au travail, que celles-ci soient physiques ou psychologiques. Lors de cette formation, les élu·es CGT à la F3SCT (Formation Spécialisée Santé Sécurité et Conditions de Travail) vous offrirons des clés pour agir et accompagner au mieux les collègues en souffrance. Ils et elles présenteront tous les outils et moyens de lutter collectivement et syndicalement. Jeudi 19 novembre 2026 9h-17h – (demande à déposer avant le 19 octobre)

Temps partiel thérapeutique, rupture conventionnelle, subrogation

Temps partiel thérapeutique, rupture conventionnelle  : une régression du droit Le décret 86-83 du 17 janvier 1986 modifié par le décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026 vient durcir les conditions d’octroi et renforce le contrôle administratif en verrouillant les possibilités de durée et de quotité (pourcentage) du temps partiel thérapeutique (TPT). Ce dispositif permet aux agent·es de reprendre ou de maintenir leur travail quand la situation de santé le justifie, sur la base d’un certificat médical établi par le médecin traitant, soumis pour avis à l’administration. Le temps de service est aménagé sans entrainer de perte de salaire. C’est une protection essentielle qui permet de poursuivre son activité sans contrevenir à la santé. Cette nouvelle règlementation impose donc des restrictions dont l’administration pourrait potentiellement se servir pour exercer une forme de pression et surtout d’abus du droit. Les AESH seront touché·es quand ils ou elles auront recours à ce dispositif. Cela ne fera qu’aggraver leur situation de grande précarité sachant que les femmes âgées de 45 et 55 ans représentent la grande majorité des 144 000 personnels. Quelles modifications interviennent à partir du 1er septembre? Délai de réponse – L’administration doit répondre avant, au plus tard, le jour de la reprise après un arrêt (longue maladie, longue durée, invalidité). Dans les autres cas, l’administration dispose désormais de 30 jours pour répondre. Dans l’attente de cette réponse ou en cas de refus, soit vous devez poser un congé maladie ordinaire (avec perte de revenu), soit vous reprenez à 100 % au risque d’aggraver votre situation médicale. Possibilité de « verrouiller » la durée » et le volume – La limite d’un an reste valable. La réévaluation tous les 1 à 3 mois est supprimée. L’administration peut vous imposer une durée rigide d’un an d’un bloc, sans ajuster votre temps de travail si votre état s’améliore ou s’aggrave. Contrôle médical – L’employeur peut demander à tout moment un examen médical y compris pour la demande initiale (en cas d’absence injustifiée cela est considéré comme un désistement). Suppression du contrôle systématique par un·une médecin agréé·e pour les demandes de renouvellement. Entretien obligatoire en cas de refus – L’employeur devra au cours de cet entretien motiver son refus. Il est possible que soit invoquée la « nécessité de service » ( par exemple manque d’AESH dans l’école, qui nuit à la continuité d’accompagnement). Ce type de motif est totalement illégal. Aussi, si vous faites l’objet d’un refus, contactez la CGT Éduc’action de votre département ou académie qui vous accompagnera pour l’entretien et pourra vous défendre. Invoquer la nécessité de service n’a pour autre but que de mettre la pression et vous faire culpabiliser. Ils attendent juste que vous renonciez à votre demande. Rupture conventionnelle : L’Indemnité de départ divisée par 2 Le décret n° 2019-1596 du 31 décembre 2019 modifié par le décret n° 2026-746 du 6 août 2026 reconduit le dispositif à la différence que l’indemnité de départ est divisée par 2. L’article 3 est modifié « Le montant maximum de l’indemnité prévue à l’article 1er ne peut pas excéder une somme équivalente à un vingt-quatrième de la rémunération brute annuelle perçue par l’agent par année d’ancienneté, dans la limite de vingt-quatre ans d’ancienneté. » et DEVIENT « … une somme équivalente à un douzième… » ce qui revient à dire que l’indemnité ne peut dépasser 12 mois de salaire. Et la subrogation ? Promise depuis 2025, son application en cas de maladie pour tous·tes les agent·es contractuel·es (dont les AESH) reste reportée par le ministère à 2028. Nouvelle marque de mépris institutionnel à l’égard du « petit personnel » sur l’autel de l’austérité…l’État fait toujours le choix de maintenir ses personnels les plus précaires dans une insécurité financière dramatique et injuste.

Lycée Utrillo de Stains : La CGT reçue par le Ministère, la répression doit cesser – le 17 septembre soyons nombreux-ses en grève pour dire NON

Le 7 septembre, la CGT était reçue en urgence au ministère de l’Education Nationale concernant les menaces de mutations forcées au lycée Utrillo de Stains. Preuve en est que le ministère n’ignore pas les atteintes graves à la la lutte contre les violences sexistes et sexuelles que constituerait une telle sanction envers les deux enseignantes syndicalistes à la CGT et lanceuses d’alerte. De l’aveu-même du cabinet du ministre, les enseignantes ont dû « se débrouiller » depuis de trop nombreuses années face au besoin de témoigner d’un grand nombre d’élèves du lycée. Ils annoncent n’avoir « rien à reprocher à leur démarche », qui n’a consisté qu’à accueillir en toute confiance la parole des élèves et à la relayer à leurs chefs de service successifs, en protection de leurs élèves tout en respectant systématiquement le cadre réglementaire. Aujourd’hui, le ministère se retrouve donc bien mal à l’aise pour défendre les agissements du Rectorat. Au cours de l’audience, la CGT a dénoncé auprès du cabinet, l’enquête administrative lancée au printemps dernier dans l’établissement : son caractère à charge contre les lanceuses d’alerte, menaçant envers les syndicalistes, et totalement sourd aux témoignages sur les violences. Cette enquête est le point de départ des sanctions actuelles. Nous avons rappelé que des élèves et ancien·nes élèves ainsi que les parents d’élèves qui faisaient la queue devant les salles d’audition de l’enquête administrative ont été éconduits. L’enquête a pourtant été présentée par le rectorat au ministère comme pensée pour « prendre de la hauteur sur les signalements de violence », pour « redonner du cadre », pour « repenser le pilotage de la lutte contre les VSS »… Cela ne correspond pas à la réalité d’une enquête qui, de façon très officielle (dans son intitulé, dans sa présentation aux organisations syndicales en instance) avait pour objectif de traiter les « tensions et la judiciarisation des relations » entre personnels. La question des VSS a été totalement évacuée par les enquêteurs et le rectorat. La CGT s’étonne qu’elle revienne donc par la fenêtre au moment même où le ministère se rend compte que le Rectorat fait l’extrême inverse des supposées priorités ministérielles. Pour la CGT, il est temps d’en finir avec cette répression syndicale et ces procédure baillons contre des lanceuses d’alerte qui contribuent à jeter l’opprobre sur les victimes et sur les professionnel·les à qui elles se confient. Abandon des menaces de mutation forcée, mise en œuvre d’un protocole clair et sécurisant de recueil de la parole des élèves, des ancien·nes élèves et des parents et ancien·nes parents d’élèves, mise en œuvre des sanctions contre des personnels qui ne peuvent pas être face à des élèves. C’est l’affaire de tou-tes, et c’est pourquoi la CGT et l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT 93 appellent à se mettre en grève jeudi 17 septembre et à rejoindre le rassemblement à 11h00 devant le rectorat de Créteil

Pour nos salaires et nos conditions de travail…Tous et toutes, Gagnons la grève du 29 septembre, refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le 8 juillet dernier, le ministre des Comptes publics a exclu toute revalorisation du point d’indice. Toutes les organisations syndicales de la Fonction publique ont alors quitté la réunion et appellent à une journée de grève et de manifestations le mardi 29 septembre. Les projets de budget 2027 annoncent une nouvelle cure d’austérité pour les Services publics. Ainsi, le gouvernement poursuit leur casse tout en allongeant et favorisant le budget militaire… Des choix politiques inacceptables. Dans l’Éducation nationale, au mépris salarial, s’ajoutent un budget rétréci, des classes surchargées, des locaux inadaptés au changement climatique, une sécurité informatique plus que précaire ou encore un plan de licenciement massif de contractuel·les. Toutes les raisons de se mobiliser pour exiger une revalorisation salariale et des moyens pour le Service public d’Éducation. Le point d’indice (la base de nos rémunérations) n’étant plus indexé sur l’inflation, il a perdu 32,1 % de sa valeur depuis 2000 et 15,62 % depuis 2017. Depuis 2023, la perte moyenne est de 112 €/mois en catégorie C, 142 € en cat. B et 216 € en cat. A. Résultat : 862 000 agent·es, dont de nombreux personnels précaires de l’Éducation (AESH, AEd, catégorie C…), doiventtoucher une indemnité différentielle pour atteindre le SMIC. Cette politique est parfaitement assumée par les différents gouvernements, sur le dos de l’austérité et de la diminution de la dette publique. Pourtant l’argent existe : 211 milliards d’€ sont versés chaque année aux entreprises sans aucune contrepartie. La DEPP a communiqué cet été sur le salaire moyen des enseignant·es qui serait de 3 090 € net/mois en moyenne. Le calcul est biaisé car il englobe toutes les primes et indemnités, inégalitaires et non retenues pour le calcul des retraites… Méthode contestable d’autant plus qu’elle change chaque année pour profiter àl’affichage ministériel… et qui exclut les contractuel·les (2 130 € en moyenne, elles·eux aussi payé·es en points d’indice) tout en masquant le décrochage du début de carrière. Un·e stagiaire touchait plus de deux fois le SMIC dans les années 1980 et à peine le SMIC aujourd’hui. Les enseignant·es gagnent toujours 900 € de moins par mois que les autres cat. A. Ce chiffre de communication ne change rien à nos fins de mois. 3256 postes d’enseignement supprimés en cette rentrée et qui s’ajoutent aux précédentes suppressions alors que les effectifs d’élèves ont augmenté depuis 2017. La « déprise démographique » est le prétexte récurrent pour les gouvernements pour supprimer des postes alors que le manque de personnels est à déplorer tous les ans. La baisse démographique doit permettre de diminuer les effectifs/classe et non de faire des économies. Classes sans enseignant·e, contractuel·les précarisé·es puis licencié·es, AEd et AESH en nombre insuffisant : c’est toujours « faire plus avec moins ». Cette pénurie de personnels touchent indifféremment les services administratifs, techniques, sociaux et de santé… Une politique d’austérité aveugle qui pénalise tout le système. Locaux surchauffés l’été, mal isolés l’hiver, jamais rénovés « faute de budget », mais surtout de volonté politique…Et depuis cet été, l’insécurité numérique s’ajoute à la liste : la cyberattaque du groupe ZeroBytes a exfiltré 43 Go de données et bloqué SIECLE, I-Prof, Onde dans plusieurs académies à quelques jours de la rentrée. L’institution numérise à marche forcée, mais reste incapable de protéger nos données et celles des élèves. Et ce n’est pas à eux·elles d’en subir les conséquences. Quand on pense avoir touché le fond niveau conditions de travail, le ministère creuse encore… contre nous ! Toutes et tous en grève et en manifestation le mardi 29 septembre Imposons une autre politique pour les salaires et pour l’École

Revue de presse sur la mobilisation contre les VSS et la répression de deux syndicalistes à Utrillo

Le rectorat de Créteil menace deux enseignantes syndicalistes de mutation forcée. Il leur reproche leur prise de position contre les violences sexistes et sexuelles et le racisme exercés par un personnel du lycée contre des élèves. Les faits durent depuis longtemps, les témoignages sont nombreux. Le personnel en question est pourtant toujours en poste, et les lanceuses d’alerte sont menacées d’être déplacées. L’équipe du lycée était en grève jeudi et vendredi, jours de la rentrée des élèves, en soutien à leurs collègues menacées. L’intersyndicale 93 appelle à la grève jeudi 17 septembre. Revue de presse : France3 : Deux enseignantes menacées de mutation après des signalements de propos sexistes et racistes L’Humanité : Grève au lycée Maurice Utrillo : en Seine-Saint-Denis, deux enseignantes menacées de mutation après avoir alerté sur le racisme de leur collègue Le Parisien : « Tout ça se retourne contre nous » : à Stains, les profs qui ont alerté sur des violences au lycée menacées de mutation Actu Ile de France : Deux enseignantes menacées de mutation après des alertes sur un collègue soupçonné de racisme et sexisme à Stains Ouest france : Seine-Saint-Denis. Deux professeures alertent sur les propos d’un collègue, elles risquent d’être mutées Média Citoyens 93 : À Stains, deux enseignantes du lycée Utrillo menacées de mutation pour avoir lancé l’alerte sur des violences sexistes Le café pédagogique : Menace de mutation de deux professeures lanceuses d’alerte : le lycée Utrillo de Stains en grève

L’académie de Créteil veut sanctionner les lanceuses d’alerte : soyons nombreux-ses pour dire non le 17 septembre !

– Appel à la grève de intersyndicale – Jeudi 3 septembre, jour de rentrée des lycéen-nes, un rassemblement a réuni plus de 200 personnes devant le lycée Utrillo de Stains. Enseignant-es, parents, élèves et syndicalistes de tout le département ont répondu à l’appel de l’équipe du lycée, en grève pour soutenir deux enseignantes de l’établissement, militantes à la CGT. A la veille de la rentrée elles ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service ». « Le tort » de ces syndicalistes lanceuses d’alerte? Avoir signalé depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative. Ce qui se passe au lycée Maurice Utrillo suit un schéma bien rodé : le rectorat diligente une enquête dans un établissement, produit un récit à partir de fragments des témoignages issus d’auditions menées à charge, et prononce une ou des mutations dans l’intérêt du service. Ce mode de gestion, sert désormais à la mise en œuvre d’une politique assumée et honteuse de répression syndicale. Cette lutte n’est pas seulement celle du lycée Utrillo car l’inaction face aux VSS et aux discriminations racistes, la répression syndicale sont des réalités bien connues dans notre institution. Le ministère depuis plusieurs mois se targue de mettre en place de vrais outils à grands coups de communication. Il n’en est rien, la plupart des situations sues sont mises sous le tapis. Les personnels se sentent totalement abandonnés face à la parole des élèves ou des personnels qu’ils et elles recueillent. Ce désaveu de la part du rectorat dure depuis trop longtemps. Nous exigeons : Tou-tes en grève jeudi 17 septembreRendez-vous à 11h00 au rassemblement devant le rectorat de Créteil21 rue Victoire Daubié – Créteil

Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’administration sanctionne les lanceuses d’alerte

Cette rentrée dans notre département est percutée par des mesures de répression inacceptables visant deux enseignantes syndicalistes de la CGT. Leur « faute » ? Avoir alerté, depuis plusieurs années, leur employeur sur des faits graves s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles (VSS), ainsi que sur des faits de discrimination raciste commis par un personnel de l’établissement à l’encontre d’élèves (voir article du Parisien). Voir l’article du Parisien : « Bande de couscous » : un professeur du lycée Utrillo à Stains soupçonné de remarques racistes et sexistes Le 28 août dernier, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, nos deux collègues ont reçu un courrier de l’académie de Créteil leur annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service ».Derrière cette formulation administrative se cache une sanction déguisée, une pratique honteuse utilisée depuis de nombreuses années par notre institution.D’autres syndicalistes de la CGT et de SUD sont également convoquées au rectorat en septembre, faisant peser une nouvelle menace disciplinaire sur plusieurs membres de l’équipe. Cette décision intervient alors même que ces enseignantes ont fait leur devoir en signalant des faits graves et en cherchant à protéger les élèves.Face à cette intimidation et à cette répression, l’ensemble des personnels du lycée sera en grève jeudi 3 septembre, avec un rassemblement dès 10h devant l’établissement. Voir le communiqué de l’équipe du lycée Utrillo : Face aux sanctions du rectorat, Utrillo ne rentrera pas ! La CGT dénonce avec force cette répression antisyndicale visant des lanceuses d’alerte. Nous leur apportons notre plein et entier soutien, ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe aujourd’hui mise en cause. Alors que le ministre déclarait à l’occasion de cette rentrée : « Nous avons le devoir de libérer la parole de manière aussi universelle que possible »,il est inacceptable que ce même employeur s’en prenne à des lanceuses d’alertes, par ailleurs syndicalistes CGT. La lutte contre les VSS – violences sexistes et sexuelles – ne peut être une opération de communication. La CGT et l’intersyndicales FSU-CGT-SUD-CNT se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions. Nous refusons que l’administration sanctionne celles et ceux qui alertent. Voir le communiqué intersyndical et les communiqué de soutien d’autres équipe du 93 : Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’Académie de Créteil sanctionne les lanceuses d’alerte Nous exigeons :

Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension

Après un été caniculaire qui n’aura pas été de tout repos, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 11 millions d’élèves et 800 000 personnels enseignants. Pour sa dernière rentrée de l’ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l’École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d’élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l’uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c’est une vision nauséabonde de l’École qui se dessine et que la CGT Éduc’action combat. À cette nouvelle offensive idéologique s’ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l’été a plongé services et personnels dans l’incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c’est surtout l’impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l’attente de leur nomination et avec l’angoisse d’être payé·es en septembre. Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l’absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu’un véritable plan social frappe les non-titulaires. L’augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins. Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n’a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d’ignorer la rénovation du bâti public et l’adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid… Face à cette situation, l’anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n’a rien de surprenant. Il est urgent d’agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c’est tout un symbole ! La CGT Éduc’action appelle les personnels à s’organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !

Violences sexistes et sexuelles sur élèves, racisme : quand l’Académie de Créteil sanctionne les lanceuses d’alerte

Communiqué de l’intersyndicale 93 – CGT, CNT, FSU, SUD Le 28 août 2026, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, deux enseignantes du lycée Utrillo de Stains, militantes à la CGT, ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service », sanction déguisée honteuse pratiquée depuis de nombreuses années par notre institution. Leur faute? Avoir alerté depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative sans avoir plus de précision sur les sanctions encourues, ce qui ajoute à l’intimidation de la part de l’administration subie par l’équipe du lycée. En avril dernier, une enquête administrative a eu lieu au lycée Utrillo de Stains. Faisant suite à de très nombreux signalements sur ces agissements sur élèves, violences signalées depuis de nombreuses années de la part d’un personnel de l’établissement, les personnels et leurs organisations syndicales avaient vite compris que cette enquête avait tout d’un énorme scandale, mais ne voulaient tout de même pas croire que le Rectorat irait aussi loin dans l’ignominie. Les conditions de l’enquête administrative étaient extrêmement inquiétantes : questions très orientées et à charge : refus des enquêteur∙ices d’entendre la parole des élèves victimes et des parents d’élèves, pressions des enquêteur∙ices sur les représentant∙es syndicaux∙ales accompagnant les collègues, présence parmi les enquêteur∙ices d’un personnel de la DSDEN qui avait poussé les lanceuses d’alerte à signaler les faits au procureur de la République en vertu de l’article 40 du code de la fonction publique et de l’IA-IPR de l’une d’elles… Mais nous voulions croire que notre employeur ferait preuve d’un minimum de courage et d’honnêteté à l’issue de cette enquête qui a forcément mis en lumière l’existence de ces violences, en ne sanctionnant donc que celui qui les a commises. Pour nous, il s’agit d’une nouvelle procédure-bâillon, d’un crachat à la figure des victimes de violences sexistes et sexuelles, d’une victimation secondaire et de la silenciation de tous∙tes celles et ceux qui osent parler en cas de violences. Alors que le ministre se targue de lancer une grande campagne de sensibilisation et de recueil de la parole, envisager une telle sanction montre une hypocrisie et un cynisme sans limites. Le Rectorat sait pertinemment que cette sanction déguisée est de plus illégale, mais connaît les lenteurs du tribunal administratif. Nous dénonçons ces attaques sournoises de la hiérarchie. Nos organisations syndicales se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions, de tous et toutes les victimes et des lanceur∙euses d’alerte, ainsi que de toute l’équipe du lycée Utrillo qui sortirait traumatisée d’un tel évènement s’il avait bien lieu. Nous exigeons l’annulation de ces sanctions ainsi que les convocations au rectorat de plusieurs membres de l’équipe en vue de mesures disciplinaires. A lire également, le communiqué de l’équipe du lycée Utrillo : le communiqué de soutien de l’équipe du lycée Henri Sellier de Livry-Gargan : le communiqué de soutien de l’équipe du collège Courbet de Pierrefitte :

Communiqué suite à la cyberattaque de l’extrême droite contre des site CGT

Fin août, à la veille de la rentrée scolaire, les sites de la CGT educ’Action Créteil, de la CGT Educ’Action 77 ont été victimes d’un piratage entraînant la suspension de leur accès plusieurs jours durant . Ces attaques font suite au piratage massif des serveurs de l’Education nationale, mais ne sont pas du même ordre.En effet, les traces laissées par les pirates laissent peu de doutes sur leurs motivations politiques. Des articles de nos sites ont été repris pour faire une propagande raciste, notamment en remplaçant le mot « élèves » par le terme « élèves étrangers ».Face aux tentatives de déstabilisation, notre organisation syndicale réaffirme sa déterminations. Ces attaques quelles qu’elles soient, ne feront pas taire celles et ceux qui défendent la justice sociale, l’égalité et la solidarité entre tous les travailleurs. Au contraire, elles renforcent notre conviction de lanécessité d’un syndicalisme fort, profondément antiraciste et inlassablement antifasciste.L’extrême droite est notre ennemi mortel. Ceux qui souhaitent aujourd’hui nous attaquer sont les héritiers de ceux qui voulaient voir s’éteindre la République en 1934, et qui se sont empressés de collaborer en 1940. Depuis 1986, au moins 53 personnes ont trouvé la mort à cause des violences del’extrême droite. Des meurtres qui visent les militants et les individus qui ne correspondent pas à leur vision fantasmée et réactionnaire de la France. Forte de ses valeurs et de ses orientations contre le racisme et l’antisémitisme, la CGT appelle la profession à faire front et à continuer de se mobiliser massivement contre l’extrême-droite et ses violences. ¡ No pasarán ! Plus que jamais, c’est le moment de se syndiquer. Adhérez à la CGT !

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